4100 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
389 critiques spectateurs
5
30 critiques
4
133 critiques
3
120 critiques
2
72 critiques
1
23 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 septembre 2015
Vivement le paradis ou presque ..... Film intéressant surtout pour les Bourges qui sont bien loin des ghettos,des bidonvilles en tôle ondulée et autres favelas.Film réussi ,bien monté et bien joué.J ai bien aimé l'épilogue U.K.d Audiard .Problème du monde bien grave où de nombreuses vies sont en cause........
Un film très dur sur cet homme qui a fui la guerre et qui se fait rattraper par elle dans un pays qui l'a accueilli. C'est difficile, presque dérangeant mais on voit tout avec cette distance que Dheepan essaie de maintenir jusqu'au final rédempteur
. Content de l'avoir vu mais vraiment pas envie de le revoir tellement l'ambiance n' est qu' oppressante : par la violence du passé de guerre au sri lanka, par les tensions dans cette famille d'immigrés qui n'a rien d'une famille vu que tous ne se connaissait pas avant de jouer cette duperie pour pouvoir immigrer en France, et enfin, cette vie dans une banlieue reculée où les trafics de drogues ont la main mise sur la population. Les protagonistes rêvent d'aller en Angleterre et ils subissent une vie oppressante au fond d'une cité enclavée, malgré de bonnes intentions d'intégration (le mari occupe le boulot de concierge). Si il est bon de passer le message que la plupart des migrants veulent se rendre en Angleterre ou Allemagne et non dans nos contrées , la fin stéréotypée m'a déçue. Spoiler Spoiler Spoiler Spoiler Spoiler Spoiler. En effet, odiard veut nous faire croire qu'au royaume uni, la vie est toute rose, contrairement à ici, toute grise.
Film en deux parties dans un basculement stéréotypé, de clichés, vide de tout, sans intérêt qui ne laisse finalement qu'un goût amer après une première belle partie. Ne mérite absolument pas une palme d'or
Palme d'or du Festival de Cannes 2015, Dheepan est une peinture très noire (voire trop, c'est selon) de la situation des réfugiés politiques et des cités françaises. Jacques Audiard réussit très bien à montrer la difficulté de s'intégrer dans une société très éloignée de ses origines. L'interprétation très justes des trois acteurs principaux (Antonythasan Jesuthasan, Kalieaswari Srinivasan et Claudine Vinasithamby) aide en grande partie à comprendre la volonté de s'intégrer malgré le décalage culturelspoiler: (Dheepan qui demande à Yalini de porter le voile car beaucoup de femmes de la cité le portent) et la douleur que cela entrainespoiler: (Illayaal provoquant une bagarre suite aux rejets qu'elle vit à l'école) . Audiard montre d'ailleurs que les difficultés d'intégration sont également dues aux endroits où sont logés les nouveaux immigrés. Ainsi, les personnages principaux se retrouvent dans une cité complètement gouvernée par la délinquance et où la majorité des habitants subissent la dictature d'une minorité de voyous. Plus le film avance et plus Audiard délaisse le sujet de l'intégration pour aborder le sujet de la lutte d'un homme seul poussé à combattre avec ses propres moyens contre les truands rappelant ainsi énormément le cinéma américain. En effet, plus le film avance et plus on pense au western, au cinéma de Peckinpahspoiler: et surtout à Taxi driver (dont la fin est un quasi-copié-collé) . Cela nous amène à une surprenante réflexion. En effet, on peut penser que la violence finale est assez nauséabonde (pouvant même donner l'impression d'un film fascisant) mais on se dit qu'il est étrange que l'on accepte cela du cinéma américain mais moins du cinéma français pour la simple raison qu'il dépeint notre société sous un jour très sombre. Enfin, la toute dernière séquence du film est un peu décevante car elle est trop optimiste par rapport à tout ce qui à précédé (elle fait penser que l'Angleterre est le Paradis sur Terre, comme si les problèmes sociaux français ne pouvaient pas être rencontrés là-bas) et assez peu crédiblespoiler: (Dheepan n'a eu aucun problème judiciaire suite au carnage final ? N'y aurait-il plus de police en France ?) . D'un point de vue purement cinématographique, le film est très réussi et très fort (une fois encore grâce en partie à la justesse des trois interprètes principaux mais également à tous les rôles secondaires). L'appréciation varie alors selon l'interprétation politique que l'on fait de l’œuvre et du mélange entre film social et polar.
Dans la plupart de ses interviews Audiard nous dit qu'il a voulu filmer une histoire d'amour. On ne peut pas dire que dans Dheepan elle soit très intense et très originale, mettre côte à côte dans le même appartement une femme et un homme sensé vivre une vie de couple, la question n'est pas si cela va se passer mais quand ? Et pour le coup si c'était vraiment son intention c'est raté, l'histoire d'amour est relativement secondaire par rapport au contexte social-politique du film et le fait qu'il soit sri lankais n'apporte rien à l'histoire, le réalisateur la traite comme une banale bluette entre occidentaux. La séquence édénique de fin le confirme ; le rêve c'est de posséder une maison avec jardin en Angleterre. Audiard traite la banlieue comme l'avait fait Mathieu Kassovitz dans La haine, d'une manière caricaturale. Faire le parallèle entre la guerre civile au Sri Lanka et la banlieue française est un raccourci très osé. Certe, le réalisateur le traite d'une manière très abstraite et fictionnée aux antipodes du documentaire mais les références sont trop proches de notre actualité pour que la distanciation opère à plein et surtout que l'histoire d'amour prime sur le contexte social. En voulant tenir les deux (romance et chronique sociale) finalement Audiard rate son film.
"Dheepan', dernier film réalisé par Jacques Audiard, palme d'or à Cannes en 2015, raconte l'arrivée d'une famille Sri Lankaise recomposée en banlieue parisienne. La sortie du film coincide avec l'actualité où l'arrivée de migrants en provenance d'Afrique et du Moyen Orient est devenu quotidienne en Europe. Les acteurs du film ne sont pas des professionnels à l'exception de Vincent Rothiers. J'ai personnellement trouvé les acteurs attachants et l'histoire originale. Jacques Audiard déclarait récemment dans une interview qu'il s'était inspiré du film "les chiens de paille" de Peckinpah. Si l'on doit comparer les deux films, "Dheepan" comporte davantage une dimension sociale et la tension ne devient palpable qu'en toute fin de film.
Très prenant. Un mélange réussit de film "social", "culturel" et un suspens très bien mené, tant du point de vue sentimental que du point de vue action. Un film différent et qui marque. Loin des palmes d'or trop intellectuelles et contemplatives.
Un film excellent. Audiard prouve une nouvelle fois sa virtuosité derrière la caméra avec des plans réels, qui vous prennent aux tripes. Il démontre également son talent pour trouver des acteurs d'exception. Les acteurs tamils sont crédibles et attachants, et Vincent Rottiers crève l'écran, tout en émotion intériorisée. Le sujet du film est également fort et donne droit au chapitre à toute une communauté absolument non visible en France. Ce film n'est pas parfait certes (quel film l'est?) mais je ne comprends pas les notes moyennes. J'imagine que les spectateurs et la presse mettront plutôt 4.5/5 à Avengers 2... Pour ceux qui aime le cinéma qui traite de l'humain, le cinéma sensible et qui prête à réfléchir, préparez-vous à un beau moment. Merci Audiard, et merci Cannes te récompenser ce cinéma là. Du grand cinéma français.
Le premier quart d'heure de Dheepan annonce un grand film. Jacques Audiard plante le décor et nous prend aux tripes en quelques plans : un rebelle tamoul démobilisé trouve dans un camp de réfugié une femme et une fille pour demander l'asile familial en France. Mais ensuite tout se gâte. Dheepan est engagé comme concierge d'une barre d'immeubles gouvernés par des dealers. On ne saura rien des motifs de la guerre des gangs qui y fait rage. Mais notre héros, qui croyait avoir quitté l'enfer, s'y retrouve plongé à son corps défendant. Documentaire sur les banlieues françaises en déshérence ? Hymne à l'intégration républicaine ? Glorification hyperviolente de l'auto-défense louchant du côté de Charles Bronson ? Grand film romantique sur un homme en pleine reconstruction ? Dheepan - un titre sponsorisé par Pizza Hut ? - hésite entre ces registres
Jacques Audiard est l'un des plus grands réalisateurs contemporains. "Un prophète", "De rouille et d'os", "De battre mon cœur s'est arrêté", "Sur mes lèvres" sont des chefs d’œuvre. Il méritait la Palme d'Or pour l'ensemble de son œuvre. Pas sûr que Dheepan la méritât.
Le réalisme de la banlieue est bien entendue discutable, tout comme l'affrontement entre le héros et les jeunes dealer ou l'exil politique de cette famille recomposée.Mais c'est dans ce presque non-réalisme, dans la réalisation stylisée de Deephan que résident l'esthétisme et l'intérêt de ce film. Il n'existe pas une identité unique chez les tamouls sri-lankais, ni au Sri-Lanka, ni en France. Chaque histoire diffère. De même, il est illusoire d'envisager la banlieue et ses résidents comme un entité propre, avec des valeurs et des quotidiens proches. L'exacerbation des traits et des faits permet alors au spectateur de conserver une véritable distance identitaire avec les différents sujets traités, tout en autorisant un attachement et une projection plus facile vers tous les êtres humains à qui Audiard accorde la parole dans le film. Sans parole, sans communication, l'autre nous est étranger, mais dès qu'il pose des mots, dans une langue étrangère ou familière, il acquière alors toute son humanité.
Le début est sec et nerveux, ca commence assez fort et l'impression ressort qu'on va vivre une experience, que ce film va nous emporter, nous prendre au trip.... Et puis non! De toutes les difficultés à raconter une histoire, la ligne de front est quoi raconter et comment. A la sortie du film, la question me taraude, que raconte le film? et si cette question revient alors la manière n'a plus d'importance. La manière est forte, c'est bien fait, il y a de vrai qualité de mises en scène, la banalité d'une vie de misère est suffisamment mise en exergue, pas trop outrancière pour autant, mais forte et habile. Mais pour quel propos, pour quelle histoire. Au final, je ne sais pas trop ce qui est raconté et si je m'en tiens à ce que je vois, alors c'est très pauvre. Richesse de la mise en scène pour une pauvreté du sujet n'en fait pas un bon film. Il parait que le film a été monté à la va vite et que palme d'or obllige, il n'a pu être retouché, dommage! Amusant car cette hypothèse me semble vraisemblable, dans la mesure ou l'impression de fond reste ce problème de sujet, cette histoire qui au final me parait un peu baclée, surtout à la fin, comme expédiée, car il a fallu finir le film a tout prix dans les temps.... Si cela est vrai alors j'aimerai qu'Audiard ait la possibilité de remanier son film et de nous livrer une meilleure partition