Un film pas forcément accessible au plus grand nombre tant sont utilisés les effets de style, les métaphores, le symbolisme. Forcément on a un film esthétiquement époustouflant et très moderne punk où chaque plan, chaque scène, semble avoir été travaillé comme un tableau usant des effets de lumière, maquillage, costumes, décors, prises de vue, rythme et cadence de l'image, montage ultra rapide. Un film qui au travers d'une jeune fille de 16 ans débarquant dans le monde de la mode, est construit comme un film d'horreur, en particulier, un film de vampires, où les autres se repaissent de votre sang, voir vous mangent pour récupérer vos qualités, ici la beauté naturelle. C'est donc à travers ce prisme de lutte à mort, de loi de la jungle, qu'est articulé le film. Parfois trop compliqué et métaphorique, c'est cependant très bien joué par un magnifique quatuor d'actrices et en particulier la sublimement belle, pure, nymphe antique, Elle Fanning, totalement captivante, hypnotisante, ensorcelante. Un film beau, étonnant, totalement stylisé et portant le style très esthetisant et symbolique de son réalisateur mais pas forcément accessible, voire passionnant, le style et la forme prenant le pas sur le sens et l'histoire.
Refn est un idiot. L'un de ces idiots savants devant lesquels la société s'émerveille : et logiquement les éloges qu'il reçoit le confortent dans la certitude aveugle qu'il est "dans le vrai". Après une filmographie au mieux moyenne mais célébrée un peu partout, "The Neon Demon" lui permet, en toute liberté et en roue libre, de faire le cinéma qu'il rêve d'offrir au monde. Naturellement, le résultat est plastiquement superbe - pouvu qu'on aime les pubs pour les parfums et les clips de musique électro (mais qui ne les aime pas ?) - et d'une idiotie intégrale. Le scénario, évidemment signé RWN (Refn devient un logo !), est inepte, qui brasse des banalités au point de frôler les nanars du cinéma-bis italien des années 60 (mais sans le charme de l'innocence et de la perversité de ceux-ci) : la mode c'est le royaume du Mal, la vraie beauté est naturelle, les hommes sont des porcs libidineux, les femmes sont des garces envieuses, bla bla bla. La mise en scène est remarquable, chaque scène devient un vrai tour de force, ce qui permet au film de frôler parfois l'envoûtement. Certes, la fin, qui repique l'idée de Friedkin dans "To Live and Die in L.A." (titre qui irait aussi comme un gant ici), est une vaste blague, qui ruine le peu de crédibilité qui restait à Refn après la redoutable scène de sexe lesbien avec un cadavre (mais où va-t-il chercher ce genre de très mauvaises idées ?)... Mais l'idiotie absolue de Refn, c'est quand même de penser qu'il peut vomir l'artificialité et célébrer la "vraie beauté" en réalisant le film le plus artificiel et le moins vrai imaginable : que l'inanité de ce paradoxe lui ait échappé le condamne à errer à jamais au purgatoire des "petits maîtres", en compagnie de ces nombreux faiseurs qui n'ont rien compris au Cinéma, et que notre époque déboussolée semble adorer.
Au début sceptique par le côté méta dangereux pour épileptiques mais l'hypra dérangeant et "sale" dans des images sublimes. Chapeau. Un véritable film d'horreur dans la beauté. Le réalisateur nous invite dans son imagination, et dieu seul sait combien c'est inconfortable et oppressant...
Si la fée électricité s'évaporait, qu'est-ce qui subsisterait du cinéma récent de Winding Refn ? The Neon Demon ne manque pas de qualité dramatique et visuelle malgré une incarnation placide voire morne de Elle Fanning. En pleine incandescence de la filière distribution, le succès de ce type de produit fait office de maillon de la chaîne. On s'auto-congratule d'avoir trouvé le génie qui signale les segments profanés de la profession. Alors, les ventes ?
Une oeuvre expérimentale radicale et trash a souhait mais d'une esthétique visuelle superbe. En revanche, comme à son habitude, le réalisateur impose une certaine lenteur ce qui peut facilement rebuter pas mal de spectateurs... Le scénario terriblement cruel mais profondément réalistes débouche inéluctablement sur une fable satirique tranchante. Pas de doute on tient du "Refn" pur jus. On aime ou pas mais une chose est certaine, on vit une expérience nouvelle à chaque nouveau film de sa part.
Comment Refn a pu passer des 3 Pusher et Drive à ces mauvais clips que sont Only God Forgives et Neon Demon... On se le demande tant il met visiblement un point d'honneur à réaliser des films sans aucune matière. Attention Nicolas, tu as la tendance à confondre beau et bon.....il faut vite sortir de ce mécanisme dont l'issue te sera fatale (cinématographiquement, s'entend).
L'image est somptueuse, Elle Fanning est formidable, la musique et le film dans son ensemble sont envoutants. The Neon Demon est avant tout un bel exercice de style, un objet fascinant, malheureusement un peu creux même s'il dépeint avec acidité le monde de la mode. Le final est à la limite du grotesque. Dommage !
Un film d'horreur à l'univers étrange en qualités mais aussi en défauts écrit et réalisé par Nicolas Winding Refn !! Je sais pas pourquoi mais je m'attendais à pas grand chose avant de visionner "The Neon Démon" vu que je n'ai pas aimé le long métrage d'avant du metteur en scène "Only God Forgives". Ce qui me frappe ici, ce sont les images superbes que ce soit dans les bons moments ou l'obscurité de l'horreur, visuellement, le cinéaste fait un travail hors pair. Ce que j'ai moins aimé , c'est la deuxième partie assez mystérieuse dans le mauvais sens du terme, j'ai eu l'impression de voir du vide dans l'histoire avec des plans alléchantes que ne veulent pas dire grand chose. A part ça, la musique est entrainante. Le casting joue bien le jeu avec la belle Elle Fanning dans le personnage central entouré par de belles actrices comme Jena Malone, Christina Hnedricks et les participations de Keanu Reeves et Desmond Harrington. Moyen.
Nicolas Winding Refn, c'est un réalisateur bien à part qui tente vraiment de nous plonger dans des univers inhabituels. Des plans toujours tellement soignés, un souci du détail extrême, la BO est de toute beauté. En bref, niveau réalisation c'est génial, pour les acteurs c'est très bien aussi, ils sont tous convaincants. Par contre, c'est toujours le même "mais" que pour les autres œuvres, il veut être tellement esthétique et nous faire un contraste dans ce film avec la beauté de chaque plans et le coté sombre qu'il peut y avoir dans le milieu de mode, qu'au final, ça me donne l'impression qu'on montre pour montrer, le fond n'est pas assez subtile, pas assez poussé (même si ça l'est déjà pas mal), les longueurs sont trop présentes et l'atmosphère ne prend que parce que c'est beau et bien réalisé. La substance du film ne m'aura pas autant marqué que sa réalisation, ce qui m'a évidemment empêché d'être conquis par le tout. C'est très rageant pour moi car il a toutes les ficelés, réalisation, BO, acteurs, il veut toujours faire très obscure mais en nous montrant le positif aussi, donc voilà, j'en suis déçu. J'espère que la prochaine fois il aura un scénario beaucoup plus puissant, ça sera à mon avis du grand art mais pour le moment, je ne suis toujours pas convaincu.
NWR signe là une œuvre radicale, à l'esthétique poussée à l'extrême. De film en film, le réalisateur danois semble faire de plus en plus des œuvres qui lui ressemblent ou qui lui plaisent. Moins de violence visuelle que dans les précédents films, mais une débauche de couleurs et une B.O. singulière qui classent "The Neon Demon" dans le genre expérimental. Tout en dénonçant le monde extrêmement superficiel de la mode et ses dérives.
A des années-lumière du splendide "Drive", son film le plus accessible au public, ou du controversé "Only God forgives", le danois Nicolas Winding Refn retombe dans une lourdeur visuelle indicible avec "The Neon Demon", qui évoque la transformation d’une jeune fille pure qui, mis à part sa beauté naturelle, ne dispose d’aucun autre atout dans la vie. Forcément, elle veut faire carrière dans le monde sans pitié du mannequinant. Fatalement, elle va susciter les jalousies autour d’elle et devra en assumer les conséquences, aussi terribles soient elles. NWR est assurément un esthète, mais le message qu’il veut nous transmettre est connu et les artifices génèrent une lenteur et rapidement un ennui profond. "The Neon Demon" est l’exemple criant d’un long métrage ne peut seulement être un exercice de style. Cette œuvre d’art aurait dû être un modeste court-métrage.
QUEL NAVET !! Enfin si l'on peut appeler cela comme ça. Il n'y a pas d'histoire à ça. J'ai eu l'impression de tourner les pages d'un Vogue pendant toute une journée (à la vue de certains plans*).
*spoiler: Notamment le dernier avec la mannequin qui mange l’œil, après que sa copine mannequin l'ait gerbé et se soit charcuté
On se fait embarqué dans un thriller dramatique, égocentrique, paranoïaque, TRASH. Il 'ny a pas de grande conclusion à tirer. Il n'y a pas de scénario à mes yeux, pas de dialogue, juste une succession d'image anti-épileptique, avec une pointe de mode. Elle Fanning n'était pas dans ses meilleurs jours pour avoir accepté un rôle pareil. Décevant, décevant, décevant...
Si on me demande mon premier sentiment ; mais c'est quoi ce film dégueulasse!! vraiment il m'a mis mal à l'aise, j'ai compris les grandes lignes "métaphoriques" sur le monde de la mode, si tenté qu'il fallait y comprendre un truc... mais la façon de l'exprimer dans certaines scènes est écoeurant, j'ai eu la gerbe ! Elle Fanning est vraiment une beauté naturelle mais alors je n'accroche pas du tout au scénario bidon, tordu et sale...
Un film qui encore aujourd'hui me perturbe. J'ai mit 2,5 car j'étais tiraillé comme beaucoup entre 0 et 5. A la fois terriblement nul et terriblement hypnotisant. J'avais l'impression de mourir d'ennui en le regardant et pourtant j'étais comme captivé tout le long du film. un expérience étrange pour un film étrange.