Le Grand Bain
Note moyenne
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1 397 critiques spectateurs

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landofshit0

319 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 avril 2019
On a annoncé ce film presque comme un chef-d’œuvre, voilà l'état du cinéma français et de la comédie en 2018, dès un petit truc se démarque un tout petit peu de la médiocrité habituel on s'empresse de crier au génie. Encenser un film de Lellouche, c'est dire si la comédie française va mal. On a le gentil naïf, le dépressif, celui qui rêve de réussite, l'entrepreneur qui mène la grande vie sans en avoir les moyens, le gars énervé, un étranger et un autre gars qui est... on ne sait pas trop quoi. Voilà la brochette d'hommes qu'a imaginée Lellouche pour faire son film. Les femmes elles dirigent, elles entraînent cette équipe d'hommes bancale. Il faut bien inverser les rôles pour que le film ne soit pas associé à un truc trop macho. Ces femmes elles non plus ne sont pas mieux que les hommes, l'une est alcoolique et seule, et l'autre est un tyran en fauteuil roulant, teint comme dans **Dogeball**. Lellouche souhaite montrer que quelque soit la place des gens dans la société c'est dur pour tout le monde, personne n'est épargné par le simple fait de vivre. Son but est de montrer la lourdeur des choses tout en le faisant passer de façon légère. En ce sens Lellouche a un vrai point commun avec ses personnages, il rêve d'une chose qu'il n'atteindra jamais. Il ne sera jamais subtil et restera pour le reste de ces jours le gros beauf qu'il est. Le réalisateur il est vrai a pourtant une réflexion sur la vie et le temps qui passe, mais s'il se rend compte de certaines choses il ne sait en faire qu'une mauvais analyse de comptoir. Son film oscille entre des réflexions presque bonnes et des idées bas de plafond. Pas besoin de dire que c'est la seconde option qui prédomine sur la première.

La réalisation et ces mouvements de caméra sont eux aussi dans le même registre. Le film est tellement mal pensé en matière de mise en images qu'il est presque impossible d'oublier la caméra pendant toute la première heure. Lellouche fait des plans qu'il pense réfléchi et bien senti, alors qu'il se vautre dans un clipesque absolu. Le beauf qu'il est s'étale encore un peu plus avec ses plans d'une rare sottise. La caméra est placée dans la piscine, pour se trouver à moitié immergée comme dans les reportages animaliers, on voit donc ce qui se passe sous l'eau et à la surface. Lors de ces scènes on voit aussi la vitre qui protège la caméra lors de ces passages, il y a de belles traces sur cette vitre. Il faut croire qu'il n'y avait pas un assistant attribuer au nettoyage de la vitre. Lellouche filme aussi par exemple une route à l'envers depuis le capot d'une voiture et fait pivoter la caméra pour revenir sur le conducteur Guillaume Canet. Bonjour la lourdeur de cet effet tape à l’œil, qui n'a absolument aucun intérêt. Les effets se calment un peu par la suite, mais dès que la caméra arrive à se faire oublier, il ne faut pas longtemps pour que Lellouche replace l'un de ces vilains effets qui revient faire sentir la lourdeur de sa réalisation.

Les personnages sont à l'image du reste du film, quelques bons trucs mais dans l’ensemble leur caractère sont mal utilisés. Lellouche les traite de façon conventionnelle, il ne sait pas faire autrement. Bon, il est tout de même moins balourd que son pote Canet l'est dans **Les petits mouchoirs** mais ça ne vole pas très haut pour autant. La camaraderie ne se résume pas à de grands éclats de rire comme dans une pub pour les pâtes. Dans celle-ci on veut nous faire croire que tout le monde s'amuse autour du partage d'un bon moment d'un plat industriel partagé. Hummmmmmmm....comme c'est bon. Les acteurs ne sont pas mauvais dans ces rôles de losers. Quoique Poelvoorde a besoin d’être dirigé, il ne faut pas le laisser en roue libre car l'homme à vite fait d'en faire trop. C'est ce qu'a compris Dupieux dans **Au poste**, contrairement à un Lellouche qui a trop tendance à le laisser faire son numéro. Virginie Efira n'est toujours pas une actrice donc elle manque de crédibilité dans bon nombre de scènes. Elle joue très mal l'ivresse, il faut voir l'instant dans lequel elle arrive à l’entraînement, bourrée, enfin non, saoule. Katerine comme d'hab fait du Katerine, bon on a comprit ça n'a rien d'étonnant, l'homme a certes un truc comique mais ici son décalage est trop poussif et ça ne fonctionne que sporadiquement.Fort heureusement Alban Ivanov est quasi inexistant et c'est tant mieux. Le film suit un schéma fort classique, les losers dans lesquels personne ne croit vont se révéler sur le final. Difficile de croire que cette équipe de mecs ventripotents arrive à faire mieux que les équipes de gars affûtés, d'autant que Lellouche montre les figures complexes que ces équipes arrivent à faire. Bon on veut bien que ces mecs aient quelque chose en plus que les autres n'ont pas. Par contre les raccords lors de ces scènes ne sont carrément pas bons, car le Sri-Lankais est petit et gros, comme Alban Ivanov d'ailleurs, mais quand on voit leurs jambes sortirent de l'eau elles sont toute fines est affûtées. Bon le film est moins pire que la bande annonce le laissait croire et c'est presque bien par instants, mais c'est Lellouche qui est derrière tout ça et c'est le gros handicap de ce Grand bain.
Ron Burgundy
Ron Burgundy

32 abonnés 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2019
Ah la la le grand perdant des Césars 2019! Le grand bain a eu un grand succès et il est mérité, c’est un film français typique avec des acteurs qui ont passés la quarantaine et qui sont dépressifs. La réalisation est bonne, les personnages sont touchants. Par contre le personnage noir manque énormément de profondeur et se limite au mec qui sait pas parler français. La préparation de la compétition est vraiment stressante
Je vous le conseille.

Spoiler:
Qu’ils gagnent la médaille d’or à la fin du film manque cruellement de réalisme.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 avril 2019
Super Casting !! une comédie touchante et drôle qui fait du bien.
Leila Bekhti juste géniale dans son personnage
Say-me
Say-me

6 abonnés 140 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2019
Sacré Lellouche !
Une bonne dose d'humour et des délires simples qui font du bien !
Ce film met en avant l'estime de soi, la confiance en soi, et la satisfaction de s'accomplir.
On y trouve également de l'espoir, de l'autodérision, bref que des bonnes choses !

Le jeu d'acteur est sans artéfacts et plaisant à voir !
On y verrait presque des traits de personnalité au naturel.
Un bon moment de divertissement.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 25 avril 2019
je n'ai pas ri une seule fois. quelques sourires quand Leila rudoit la bande de bras cassés caricaturaux. Mais bof, tout est exagéré et pas vraiment traité en profondeur. En plus il y a un film anglais exactement pareil, mais beaucoup plus drole.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 avril 2019
Génial, très touchant et drôle. Un scénario original et des acteurs au top. Un film à voir absolument.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 avril 2019
Un film léger et profond à la fois, où chaque acteur incarne avec beaucoup de sensibilité un personnage à la dérive. Leurs efforts dans cet improbable club de natation synchronisée masculine pour décrocher une place aux J.O. sont savoureux. On rit, on réfléchit, on est ému, bref: savourez cette comédie hydratante!
Ptiloudemarseille
Ptiloudemarseille

10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 avril 2019
Un peu long à démarrer pour faire la présentation de chacun des personnages, mais un film très solaire et qui apprend beaucoup de l’humain. Une grande prise en compte de soi après ce film
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 24 avril 2019
A voir pour l'excellent Jean-Hugues Anglade qui eclipse haut la main le reste de la distribution, et pour l'excellente bande son de Jon Brion, immense musicien et producteur hélas trop méconnu.en France. Pour le reste le film est bien trop long et s'égare dans des sous sous sous intrigues qui n'ont absolument aucun intérêt.
David B.
David B.

56 abonnés 595 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2019
Un scénario qui apparaît de prime abord plutôt plat, mais un film métaphorique sur la difficulté que représente le grand bain de la vie avec son lot de mal-être, de coups durs, et également de joies simples, de dépassements et d'espoirs. Bien vu.
Julien B.
Julien B.

10 abonnés 247 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 avril 2019
Comment ne pas penser à The full Monthy en voyant ce film ? Des hommes qui multiplient les échecs et dépressions tentent naïvement de se surpasser via la natation synchronisée, domaine traditionnellement féminin, avec une entraîneuse elle-même déclassée.
Cette équipe de ratés peut-elle réussir par la volonté ? Ces hommes trouveront-ils, par leur synergie, la force de triompher de l'adversité sociale ?
Le film compte visiblement sur les acteurs pour apporter une touche originale mais le problème est que ce n'est pas toujours convainquant. A cause de répliques et blagues très prévisibles, Poelvoorde et les autres tombent souvent dans l'auto-plagiat.
A l'approche du succès, chaque personnage s'affirme et affronte ses faiblesses, lesquelles sont bien banales (beau-frère idiot, activité professionnelle en stagnation, mère malade mentale).
Enfin, comme trop souvent dans les films français, le rythme est très inégal et la première partie du film, jusqu'à l'arrivée de Leïla Bekhti, est bien lente, voire soporifique.
Sans message convainquant, sans pouvoir hilarant, sans mise en scène haletante, ce film est, pour moi, juste distrayant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 avril 2019
Touchant et drôle, on découvre des personnages confrontés à des questions que tous les hommes se poseront un jour.
Se rassemblant autour d'une équipe de natation synchronisée, ces hommes ( et cette femme) partagerons leur douleur et essayerons de la surmonter.
Les personnages sont extrêmement attachants et le réalisateur prend le temps d'en décrire toute leur complexité. C'est avec plaisir que l'on suit leur évolution et leur poursuite d'un objectif.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 18 avril 2019
Un navet bas de gamme. Inesthétique et médiocre. Un barbotage ventripotent glauque. Là, on touche le fond et pas seulement de la piscine.
liloue51
liloue51

7 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 avril 2019
Un très grand film ...qui méritait vraiment un césar..Je n'avais pas vu un aussi bon film depuis très longtemps...
A moins de ne pas avoir de coeur du tout, on ne peut qu'être ému(e) à certains moments, et éclater de rire 2 mns après...
Un film ciselé, de très grande qualité et sensibilité, le tout mêlé d'humour !
S'il faut le rapprocher d'un autre ce serait "Full Monty" avec ce groupe qui s'aide et rit de lui- même.
Merci, Monsieur Lellouche, pour ce grand moment de cinéma !
Fred B.
Fred B.

16 abonnés 808 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2019
Vu le 16/04/2019.
J'avais pas été loin d'aller le voir au cinéma quand il était sorti vu le concert de louanges qui s'y appliquait. Et c’est vrai que cette comédie, qui reprend une trame proche de celle de "Full Monty", est attachante et présente de nombreux points positifs (pour une fois, c’est la femme qui domine l'homme, un homme qui s'attaque à un univers réservé aux femmes, la natation synchronisée, etc...).
Les personnages aussi sont attachants. Bertrand (Mathieu Amalric), dépressif chronique mais mari aimé, qui a dépassé depuis belle lurette le stade du faux-semblant. Laurent (Guillaume Canet), l’homme en colère quitté par sa femme, qui ne sait plus que régler des comptes avec la vie. Marcus (Benoît Poelvoorde), le petit patron mythomane qui coule avec sa boîte sans vouloir l’admettre. Simon (Jean-Hugues Anglade), le rockeur has been qui y croit encore mais ne peut même plus en convaincre son adolescente de fille. Thierry (Philippe Katerine), l’employé ­hypertimide de la piscine municipale qui se gave de sucreries. Avanish (Balasingham Thamilchelvan), le Sri-Lankais jovial et rondouillard qui ne parle pas un mot de français et en lequel le groupe trouve, pour cette raison même peut-être, une source solide de compréhension et de réconfort.
Alors pourquoi seulement 3.5 / 5? Et bien pour trois raisons. La première est que le film traine en longueur sur plusieurs points, les multiples séjours dans les vestiaires n'apportent pas grand chose et c’est lent, c’est lent, c’est d'un lent... La deuxième raison c’est que je ne supporte pas les films avec des clopes à tour de bras. Lellouche serait-il un fumeur invétéré? Parce que quasi tous ses personnages sont addicts depuis Efira sur le plot de la piscine à chacun des nageurs (sauf Almaric, pourtant peut-etre le plus enclin physiquement à cloper). Et la troisième raison c'est la grossièreté et les nombreuses insultes qui parsèment ce film, notamment dans la bouche de Leila Bekhti. Ca m'a choqué, on peut très bien montrer que les hommes peuvent aussi être dominés par une femme, je n'ai rien à y redire mais de façon bien plus polie, là ça devenait vraiment limite... Quand les gamins voient voir ça, c’est une sacrée claque...
Voilà, une bonne comédie qui souffre néanmoins des 3 défauts énoncés plus haut, dommage, je préfère les films de Dany Boon du coup...
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