N'ayant pas forcément réussi à rentrer dans la proposition du premier volet, je n'attendais donc pas spécialement ce "Kingsman : Le Cercle d'or". Le précédent m'avait laissé le goût amer d'un ensemble trop fouillis, et qui n'était clairement pas pour moi dans les références qu'ils amenaient. Pourtant, alors que je pensais retrouver exactement le même type de propositions, j'ai été surpris de découvrir une suite qui change quand même pas mal de choses à son idée de base. À mon sens, le plus gros changement de ce long-métrage vient clairement du ton, celui-ci assumant beaucoup plus son aspect burlesque et "parodique". Et sur le papier, cela ne peut que me réjouir, car c'était justement ce que j'avais reproché au premier épisode. L'ensemble de celui-ci était clairement un peu trop perdu entre l'envie d'être très léger et l'envie de quand même se prendre au sérieux, ce qui donna un tout très bizarre. Par conséquent, ce film-ci va bien plus loin dans le nanardesque, mais c'est peut-être aussi un problème. À ce niveau, tout est une question de dosage et de façon de faire, et si je n'ai rien contre le fait d'enfin assumer pleinement un ton précis, cela ne doit pas déséquilibrer le reste. Le fait de proposer un ensemble plus léger ne veut pas dire "on va moins se concentrer pendant l'écriture du scénario". Au niveau de l'histoire, je trouve qu'il y a encore bien plus de problèmes que lors du premier, ça en est même sacrément dérangeant par instants. En ce sens, je pense notamment à la manière dont est traité le personnage de Roxy, ce qui est une vraie déception. Je pense aussi au retour de Harry Hart, qui n'apporte aucune plus-value émotionnelle, alors que ça aurait dû être le cas. On sent juste le ressort du scénariste un peu facile pour le faire revenir, car ils se sont dit que le public n'allait pas apprécier le film sans lui, ce qui annule également toute la dramaturgie du précédent. Et enfin, je trouve que certains éléments sont clairement trop peu développés et on se demande sincèrement ce qu'ils vont là. À ce niveau, je pense surtout aux personnages de Ginger ou de Tequila, qui ne servent absolument à rien pendant la totalité du film. Alors, au vu de ce scénario encore plus bancal que celui du premier, il était difficile de penser que je n'allais pas ressortir avec une impression encore plus négative que face à ce dernier. Pourtant, je reste finalement assez mitigé face à cet ensemble, que je trouve globalement du même niveau que son prédécesseur. Très sincèrement, ce qui remonte le niveau de cette suite vient surtout de la hausse du budget, cette dernière permettant d'offrir plus de crédibilité à l'action. Sur le papier, on retrouve encore cette envie d'offrir des séquences extrêmement dynamiques, où la caméra va toujours chercher à suivre les mouvements des personnages dans ces déplacements, afin de les renforcer. C'est donc toujours aussi efficace, mais, par certains petits détails, on est clairement face à une copie plus réussie. Déjà, car les effets spéciaux paraissent bien plus maîtrisés, que ce soit dans les incrustations sur fonds verts ou dans les textures de certains éléments (je pense notamment au chien robot). Et finalement, même dans le montage, je trouve que les séquences d'action de cette suite sont plus réussies. Là où je l'avais trouvé parfois trop brusque dans le premier, le montage de cette suite réussit à ne pas aller dans des coupures trop brusques et qui rendaient l'action un peu désagréable à regarder par instants. Globalement, je suis donc toujours aussi mitigé face à cette licence, mais pour des raisons différentes malgré tout. Cependant, je continue d'avouer que cet avis est très subjectif, et je peux toujours comprendre que ce projet ait réussi à trouver un public. Pour conclure, une suite différente, mais pas forcément plus réussie.