Le film présente 2 particularités : d’une part, il est adapté d’une nouvelle, « Le corps » (« The body ») (1982), parmi quatre du recueil, « Différentes saisons » (« Different seasons ») de Stephen King, qui n’est pas horrifique, ni fantastique ou surnaturelle ; d’autre part, son titre (littéralement, reste près de moi, soutiens moi) est celui de la chanson de Ben E. King (1938-2015) (qui s’est inspiré d’un gospel et qui a fait l’objet de centaines de reprises), qui, entre autres, l’illustre musicalement, mais qui n’a aucun rapport avec le scénario. Quant au sujet, conventionnel, il traite de l’adolescence et du destin de 4 copains [Gordie Lachance, Chris Chambers (River Phoenix, 16 ans), Teddy Duchamp et Vern Tessio, tous interprétés avec beaucoup de naturel], en 1959, à travers le cheminement le long d’une voie ferrée dans l’Oregon, à la recherche du corps d’un adolescent disparu (d’où le titre de la nouvelle), Ray Brower. C’est aussi le portrait d’une Amérique rurale où est présente la masculinité toxique, principalement de la bande d’Ace (Kiefer Sutherland, fils de Donald, son 4e film à 20 ans) mais aussi de Teddy, fascinés par la violence et les armes à feu. A signaler le côté potache et drôle de la scène du record d’ingestion de tartes à la myrtille, racontée par Gordie,
futur écrivain
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