Excellent duo!! L antagonisme des rôles et le grandiloquence de Daniel Auteuil .. ainsi que la belle interprétation de Camilla .. bravo .. un vrai bonheur
J'ai rarement vu un film français aussi claquant et clinquant que Le Brio. Il est une claque, une merveille. "L'habit ne fait pas le moine ? Mais vous conviendrez avec moi, qu'on ne naît pas moine, on le devient." Auteuil, Daniel de son prénom, dirige d'une main de velours puissante auprès de Camelia Jordana, cette histoire prof-élève donnant de grands frissons dans les discours euphoriques et merveilleux qui leur sont donnés et qu'ils nous offrent sur un plateau d'or. Amoureux des mots, amoureux du bien dire et des belles lettres, chassez vos a priori sur le cinéma français, car il a plus à vous offrir que vous osez l'imaginer. Il y a tant à dire sur le film que je ne sais quoi dire, mon souffle est coupé devant ces jeux d'acteur formidables et fantastiques dans lesquels se mêlent éloquence, dialectique et amour tant bien littéraire que physique ainsi qu'un casse fulgurant des préjugés racials. Le film est magistral, sans mauvais clin d'oeil. Ouvrez l'oeil, et le bon, ouvrez votre esprit au champ des possibles car dans le cynisme ambitieux de Pierre, vous serez subjugué par le cran insolent bien qu'impuni, mais si époustouflant qu'il ne peut être décrit simplement. Certaines scènes sont maladroites mais n'enlèvent rien au plaisir de le regarder et de l'écouter !
Un film beaucoup plus profond qu'il n'y parait, qui transcende le cliché sociétal pour aborder les règles de communication en société, la transmission du savoir et la réussite professionnelle. Daniel Auteuil est parfait, et Camélia Jordana montre à la fin du film qu'elle est une excellente actrice. Yvan Attal n'a peut-être pas complètement exploité son potentiel. Hormis ce léger défaut, ce film est une réussite.
Oui, d'accord, je m'y attendais un petit peu, ayant déjà vu le documentaire "A voix haute", mais franchement, je me suis laissé cueillir par le jeu des acteurs. Auteuil au top!!
D'un côté Neïla Salah (Camélia Jordana starlette de la chanson - "La nouvelle star" - passée au cinéma) : une jeune beurette de banlieue fait sa rentrée en fac de droit à Assas. De l'autre Pierre Mazard (Daniel Auteuil toujours aussi cauteleux) : un vieux cacique cravaté et raciste l'attaque frontalement pour son retard, son langage et sa tenue vestimentaire avant d'être obligé par le président de l'université de la préparer au concours d'éloquence pour faire pièce aux critiques qui le ciblent sur les réseaux sociaux.
J'ai hésité près de deux mois à aller voir "Le Brio". Les conseils de quelques amis, son succès insolent au box office (où il s'achemine doucement vers les deux millions d'entrées) ont fini par me convaincre. Et je serais définitivement malhonnête si je refusais d'admettre que je n'avais pas été touché par cette histoire, par ses personnages, par sa conclusion surprenante - là où j'attendais inévitablement le succès triomphal de Neïla en finale du concours.
Pour autant, comment ne pas exprimer des réticences devant tant de caricatures et de simplifications ? À commencer par cette affiche. La photo est prise dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne - alors que l'action est censée se dérouler rue d'Assas à Paris II - et Neïla Salah arbore fièrement un code civil - alors que Pierre Mazard enseigne l'histoire du droit.
Neïla, le cheveu noir, la langue bien pendue, une mère célibattante, une grand-mère débordante d'amour (on retrouve les trois générations de "L'Art de perdre", l'extraordinaire roman d'Alice Zeniter), habite un HLM à Créteil. Pierre Mazard constitue son parfait opposé : un mandarin de la faculté, caparaçonné dans son costume-cravate, emmuré dans ses certitudes, qui dîne seul dans un bistro du Quartier latin et vit rue Malebranche.
Comme de bien entendu, nos deux héros, si différents, vont commencer par se détester. Comme de bien entendu, ils vont finir par s'adorer. Ce schéma a déjà fait ses preuves : "La Grande vadrouille", "L'Arme fatale", "Intouchables"... Le film déroule sagement toutes les étapes de cette histoire cousue de fil blanc, l'égrenant de quelques préceptes simplistes : pour réussir, il faut se tenir droit, bien articuler et soigner ses apparences. Sous des abords politiquement correct (acceptons les autres et leurs différences), il charrie en fait un conservatisme sans âge (l'intégration suppose la soumission aux règles de la majorité).
À ce film formaté, concocté pour les dimanches soirs de France 2, préférez sans hésiter l'un des tous meilleurs documentaires de l'année passée, "À voix haute", qui suit les candidats du concours Eloquentia et leurs coachs.
Un excellent film qui me fait réfléchir aux liens présumés ou bien réels que l’on tisse avec le monde, une force à dépasser ses préjugés pour dépasser sa condition initiale. Camila Jordana se révèle être une remarquable actrice, Auteuil tout aussi attachant en provocateur détestable mais brillant pédagogue. Que ce film puisse être vu par le plus grand nombre, que l’on vive dans les cités ou des quartiers
Excellent film. Daniel Auteuil y campe un rôle détestable au début, et Camelia Jordana est épatante. Tout est juste, les dialogues sont ciselés, on y retournerait volontiers rien que pour savourer ces joutes oratoires. C'est souvent drôle et également émouvant et profond. Ca inspire pas mal de réflexions sur l'habit et le moine, sur l'éducation, sur l'apparence et la manière de se présenter. Bravo !
Les extraits avec Gainsbourg, Brel... au tout début du film le résume au mieux. Pour le reste, si globalement le film ne déçoit pas il reste dans des attendus convenus, pour utiliser un terme juridique. Les stéréotypes par ailleurs critiqués sont pourtant bien présents: le prof de droit réac, l'institution cynique, la jeunesse rebelle... D'ailleurs ces stéréotypes ils existent pour de vrai. J'aurai aimé un peu plus d'originalité et d'imagination pour en jouer et les déjouer. Comme le personnage de la grand mère et la scène de la moustache par exemple. Malheureusement l'ensemble du film demeure très, trop convenu.