Avis : La Dernière Folie de Claire Darling - Page 2
La Dernière Folie de Claire Darling
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Boby 53
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1,5
Publiée le 8 septembre 2020
En lisant les critiques je suis assez d'accord avec celle de Paris Match: "film bourgeois d'un autre temps". Tout cela est poussif, maniéré, prévisible, sauf la fin, grotesque. Les interprètes n'y sont pour rien: Deneuve et sa fille sont excellentes, mais franchement le scénario est affligeant ! D'après un roman d'une américaine, ou anglaise, on ne voit pas ce qui a pu tenter J. bertucelli. A peine d'un niveau d'une dramatique de France 3....
Il faut avoir le cœur bien accroché et un moral d’acier à toutes épreuves pour endurer ce film qui parle de la vie, de la mort, du temps qui passe inexorablement, du vieillissement, de la perte des facultés vitales, des joies enfouies du passé qui ne reviendront jamais, des blessures et des deuils qu’on a subis et qui ne cicatriseront jamais. C’est un bilan horrible sur l’existence, mais hélas, c’est la triste réalité !
Je suis totalement tombée sous le charme de ce film délicat et poétique, tourné en été dans une belle maison ancienne, personnage à part entière, tout comme les objets et les souvenirs qui la hantent. Catherine Deneuve et Chiara sont tellement touchantes, l'une en mère agée, perdue entre rêve et réalité, l'autre en fille, écorchée vive et mal aimée. Aucune des deux ne s'est jamais remises de ses deuils. Le passé, pesant surgit dans le présent à la vue d'une pendule éléphant, d'un automate ou d'une bague. Les morts apparaissent dans la réalité altérée d'une femme déboussolée. Le tout suggère un univers parallèle tout en subtilité.
J'avais beaucoup aimé "L'arbre" il y a maintenant 9 ans et voir Catherine Deneuve grisonnante, en espérant la voir dans un contre-emploi, m'a emballé. Mauvaise pioche ! Cette adaptation de roman, très étrange dans sa mise en route, s'avère être un objet de bâillements. Tout se déroule dans une vieille maison de famille, rempli d'objets de brocante et donc de souvenirs qui en découlent. La réalisatrice a donc fait le choix audacieux et risqué d'entremêler les époques, entre rêve et réalité. Le résultat m'a déconcerté car assez nébuleux dans son ensemble, sans effets, ce qui donne un côté très brut à cette forme atypique. J'aurai aimé retrouvé davantage le sens de "folie", signifié dans le titre, dans la mise en scène. Ça manque pour moi d'onirisme, de fantaisie, de poésie, pour ne pas dire magie... Il y a un côté très terre-à-terre dans ce voyage dans le temps, très laborieux et au final ennuyeux pour le spectateur. Pourtant, notre curiosité est attisée dans la première partie. Il y a un mystère, une atmosphère empreint de nostalgie. Les thèmes des rapports mère-fille, les objets qui nous entourent chargés de souvenirs, la mort, les mensonges, les contradictions en chacun de nous apportent de la matière au récit. Mais seulement voilà, c'est un récit littéraire et je pense qu'en termes de ressentis, d'adaptation et d'émotions, l'oeuvre originale se veut beaucoup plus riche et passionnante. Ici, c'est trop lisse, trop triste, trop lent. Certes, le jeu aérien de Deneuve participe à cet engouement mais j'étais déçu que la réalisatrice ne profite pas plus des capacités de sa comédienne. L'histoire se regarde, se comprend mais sans étincelles, sans envolée folle ! L'enjeu des scènes du passé ne font pas assez écho avec le trouble du présent. Et l'ennui est d'autant plus flagrant quand on se penche sur les personnages secondaires dont l'émotion nous laisse totalement indifférent. Je pense que le coeur de cette histoire est passionnant mais que la réalisatrice, comme ses acteurs, n'ont pas réussi à transposé les mots de l'auteur à l'image...
La septantaine bien entamée, Claire Darling (Catherine Deneuve) habite une belle demeure dans un charmant village de l'Oise. Un beau matin, elle se réveille hantée par une prémonition : elle mourra le soir même. Du coup, dans un élan de folie, elle décide d'organiser un vide-grenier pour brader toutes ses possessions matérielles. Une brocanteuse, amie de la famille (Laure Calamy) s'alarme et prévient Marie, la fille de Claire Darling (Chiara Mastroianni).
César du premier film en 2004 avec "Depuis qu'Otar est parti", Julie Bertuccelli alterne documentaires engagés ("La Cour de Babel") et fictions dramatiques ("L'Arbre"). La Dernière Folie de Claire Darling ressortit clairement de la seconde catégorie. Il s'agit de l'adaptation d'un court roman de Lynda Rutledge dont l'action se déroule le 31 décembre 1999 au Texas.
Julie Bertuccelli s'en est très librement inspirée. "Le dernier vide-grenier de Faith Bass Darling" racontait la vie de la riche veuve à partir des objets qu'elle mettait à l'encan : un revolver, une alliance, une pendule, une bible... Rien de tel dans "La Dernière Folie..." qui se construit plutôt autour de flashbacks où l'on voit Alice Taglioni interpréter une Catherine Deneuve plus jeune et pas vraiment heureuse, entourée d'un mari qu'elle n'aime pas (Olivier Rabourdin), d'une fille en pleine révolte adolescente et d'un fils dont on apprendra bien vite le sort funeste. Elle trouve son seul réconfort dans la compagnie d'un prêtre. On dirait du Bernanos en moins austère, du Chabrol sans enquêteurs.
"La Dernière Folie de Claire Darling" est un film étonnant sinon bancal. Deux films s'y percutent. L'un est lumineux qui a pour héros Catherine Deneuve, Mamie Nova gentiment amnésique qui embrasse comme du bon pain tous ceux qu'elle croise à son vide-grenier. L'autre est plus amer qui montre une Alice Taglioni en grande bourgeoise superficielle et déprimée.
Qu'est-ce que la réalisatrice a voulu nous dire ? Que ces deux femmes n'en font qu'une ? Qu'une grande bourgeoise neurasthénique peut devenir une gentille patriarche ? Qu'il est toujours temps de se réconcilier avec la vie jusqu'au jour de sa mort ?
Tout en finesse et subtilité ce film est remarquable,on se laisse bercer dans ce retour vers le passé et toutes les interrogations qui en découlent.... L'interprétation magistrale de Catherine Deneuve habite le film, la présence de Chiara Mastroianni et de Alice Taglioni apporte une autre lumière sur ce superbe film.
un film assez troublant et dérangeant avec un formidable trio d'actrices. Catherine Deneuve nous plonge dans le passé et nous raconte son histoire souvent triste et remplie de nostalgie, par moment c'est bouleversant.
« La Dernière folie de Claire Darling » est l’adaptation d’un roman de Lynda Rutledge, « Le Dernier vide-grenier de Faith Bass Darling ». Catherine Deneuve y joue une femme persuadée de vivre son dernier jour. Elle vide sa maison et brade tout aux voisins dans son jardin. Cette folie fait revenir sa fille qu’elle n’a pas vue depuis vingt ans. Chaque objet réveille des moments précieux de leur passé. Clope au bec, Deneuve en impose par sa prestance fantomatique. Celle qui attend la mort nous fait défiler sa vie au fur et à mesure que les objets s’échappent. Chiara Mastroianni apporte la cohérence nécessaire au discernement ce conte bourgeois. Il faut avouer qu’on prend du plaisir uniquement grâce aux deux comédiennes car le scénario est finalement assez vide. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Un film long et lent avec une impression que le scénario a été écrit durant le tournage. Quelles que soient les qualités des acteurs, ce film peut déprimer.
En 25 ans de carrière, Julie Bertuccelli a beaucoup plus oeuvré dans le documentaire que dans la fiction puisqu'elle n'a signé que Depuis qu'Otar est parti et L'arbre avant La dernière folie de Claire Darling, qui est d'ailleurs le seul à avoir été tourné en France, mêle si l'origine littéraire est américaine. Comme ses précédents films, Claire Darling se caractérise par un éloignement certain du réalisme pur, prenant plutôt des allures de conte, avec un net penchant pour l'onirisme voire le fantastique. Mais avec délicatesse et douceur, avec son propre rythme, sans chercher manifestement à plaire. D'où un côté désuet qui tranche assez avec ce que l'on côtoie généralement ces temps-ci sur les écrans. La dernière folie de Claire Darling prend comme point de départ, un vide-grenier, celui, très symbolique, qu'une femme organise dans son jardin, pour se débarrasser des souvenirs du passé. Les objets jouent un grand rôle dans le film, marqueurs d'une vie qui pourrait toucher à sa fin. Le va-et-vient de différentes temporalités est contant, assez joliment réalisé, le passé venant régulièrement contaminer le présent, les fantômes compris. Le charme du long-métrage émane de cette fragilité narrative, que d'aucuns pourront juger répétitive, mais qui ne manque pas d'un certain panache mélancolique. Il règne dans La dernière folie de Claire Darling un climat bergmanien (Les fraises sauvages) auquel on a le droit de ne pas être insensible. Pour la première fois, Catherine Deneuve arbore des cheveux blancs, qui ne restreignent en aucun cas son charisme et son élégance. Elle est royale. Et la manière dont le film se termine, en feu d'artifice, clôt de jolie façon un film à la séduction discrète qui ennuiera les uns et bouleversera les autres. A moins de connaître les deux sentiments à la fois, ce qui est absolument possible.
« La Dernière Folie de Claire Darling », un titre plutôt classe pour une vieille dame qui l’est tout autant ! Une passionnée de beaux objets, rares et précieux, de belles lampes, de belle vaisselle et surtout d’automates uniques et merveilleux aux yeux des enfants et des adultes... De quoi nous émerveiller aussi en tant que spectateur pour peu que l’on ait un petit penchant de ce côté-là. Des objets qui dit-elle, l’ont accompagnée pour mieux tenir, ou mieux résister face aux épreuves de la vie... Alors que la confusion des temps se mêle à celle des sentiments, que les visages des uns rappellent ceux des autres, qu’on a aimés ou détestés, pour Claire ce jour précis, les jeux sont faits, rien ne va plus, et donc bonjour la brocante à domicile ! Si la cinéaste Julie Bertuccelli arrive à camper l’univers de cette Madame Darling avec beaucoup de charme et d’ambiguïté, en la faisant plus amoureuse de ses collections que de ceux qui l’entourent, elle arrive au fond aussi à se prendre les pieds dans le tapis avec le même problème que son héroïne, c’est à dire en privilégiant le beau décor, la belle ambiance plutôt qu’à s’intéresser vraiment à ses personnages qui semblent en roue libre, qui n’arrivent pas à nous toucher plus que cela ! Le duo mère/fille qui révèle de grandes failles, et une relation complexe et fragile, ne délivre en fait et paradoxalement que très peu d’émotion au point de nous laisser sur la touche. Bien sûr, on sent à la lecture de ces aller-retours dans le temps poindre le drame familial, mais jamais on n’arrive à s’identifier à l’une ou à l’autre, que ce soit cette mère dure et fantasque qui perd la tête, que cette fille en quête d’amour et de reconnaissance, elle plutôt troublée, mais aussi perdue dans ce retour sur les lieux de son enfance ! Et c’est justement cette impression qui rejaillit plus d’une fois, celle de voir tous ces acteurs justement un peu perdus, sans qu’ils ne croient vraiment de près ou de loin à leur personnage qu’ils interprètent sans âme, sans réel investissement. Et pourtant Catherine Deneuve, sauf ici sans doute, à eu récemment des rôles bourrés d’humanisme, doublés justement d’une réelle profondeur et dont l’humour était le petit plus enchanteur... C’est ce que l’on attendait encore, mais cette fois, cette image de femme élégante et distinguée, à la poigne de fer lui colle peut-être trop à la peau, en correspondant finalement au genre de personnage qu’elle laisse percevoir dans la vie, avec ce caractère trempé et inflexible qui semble être le sien ! Rien ne vaut finalement une Deneuve à contre-emploi, plus impertinente et surprenante qu’ici ! Alors bon gré, mal gré, on assiste de loin à ces retrouvailles où l’on s’attire, où l’on se déchire sans être plus bouleversé que cela... Rien n’est désagréable, l’endroit est magnifique évidemment avec un parfum de conte sur l’enfance et ses secrets, dans lequel des enfants joyeux et farfelus courent tout azimut... Peut-être presque trop beau dans un sens, puisqu’on en oublie l’essentiel, tout ce qui touche à cette fameuse psychologie des personnages, ce qui les rend finalement passionnants à comprendre et à aimer !
Le sujet était sympa mais l'exploitation, une horreur ! J'avais envie de bouffer mon t-shirt tant c'est de la torture de suivre ce film qui tourne en rond, rempli de dialogues vides et inintéressants. Ça se regarde le nombril ! C'est plat, c'est fade. On ne peut pas dire raté puisqu'il n'y a rien à récupérer. Honteux... 1,6/5
Fait de pause, d'aller et de retour entre le présent et le passé, le drame familiale de Julie Bertuccelli se savoure comme un agréable souvenir d'enfance.
Très bon film qui fait rimer poésie, onirisme et légèreté en évoquant des situations dramatiques et tragiques. Un conte initiatique qui ravit les yeux et l'esprit. Catherine Deneuve délivre une interprétation très subtile : elle sait mieux que personne faire surgir la folie sur son visage-paysage.
Retour à la fiction pour Julie Bertuccelli après deux documentaires dont le formidable La cour de Babel. Pour son nouveau film, la réalisatrice de L'arbre réunie une nouvelle fois à l'écran Catherine Deneuve et sa fille Chiara Mastroianni. Ce qui n'était plus arrivé depuis 3 cœurs en 2014. Leur tête-à-tête mère-fille n'a sans doute jamais été aussi émouvant et jamais aussi poignant. Les deux actrices sont vraiment très justes, on y croit et on se laisse emporter par cette ambiance aussi nostalgique et poétique que tragique. La mise en scène est d'une belle élégance. Le scénario joliment écrit, entre passé et présent, plus qu'en flash-backs on suit deux histoires côte à côte qui résonnent chacune l'une dans l'autre. Seule la fin, totalement inattendue, me laisse légèrement perplexe. Rien à dire autrement, voilà un très beau film et une belle réflexion sur la vieillesse et les rapports familiaux, qui confirme tout le talent de la réalisatrice. Un très joli moment.