4727 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
419 critiques spectateurs
5
128 critiques
4
178 critiques
3
61 critiques
2
26 critiques
1
12 critiques
0
14 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 novembre 2018
Superbement interprété, le sujet est si difficile à traiter , Andrea est une fantastique comédienne , Karine Viard est incroyable comme à son habitude, c est une très belle réussite , bravo à cette équipe
La première scène manque de crédibilité à mon goût .. mais la suite relève le niveau . C'est un sujet très compliqué. La pédophilie. Forcément, certaines scènes sont douloureuses . La réalisation est somptueuse . Les souvenirs sont racontés d'une façon très originales. Ils sont constamment mélangés au présent à travers des plans communs. Visuellement, c'est splendide. Une idée géniale.
S'ajoute la danse, que les réalisateurs utilisent pour exprimer des sentiments, pour remplacer certains mots ... et ça aussi c'est super bien ficelé. Cornillac est débordant de sincérité et Karin Viard excellente dans ce rôle de mère cruelle . Andréa Bescond est également à la hauteur ( D'ailleurs, sa ressemblance avec Karin Viard est frappante ) La petite fille s'exprime divinement bien avec des regards, des postures, des gestes .. ( Un peu moins dans le jeu avec paroles ( parfois ), selon moi ) Un film qui ne laisse pas insensible. Malgré le sujet délicat, les réalisateurs ont rajoutés un brin d'humour.. ce qui permet au film de ne pas être uniquement dans le sombre.
15/20 Richard .
J'attend l'avis de mon compère Thibaud
Mon avis le voilà... Ambiance lourde... très lourde. Difficile d'imaginer le calvaire que vivent les milliers d'enfants victimes de violences sexuelles. C'est pourtant l'enfance qu'a vécu Andréa Bescond, co-réalisatrice de "Les chatouilles". C'est donc son enfance, son passé, ses douleurs qu'elle expose ici sur grand écran. C'est certain, les deux ou trois scènes montrant l'approche du violeur vers sa victime semble en effet manquer de réalisme. Mais le réalisme face à l'absurde et l'incompréhensible relèverai, je pense, d'avantage de la faute de goûts que d'un service véritablement rendu à l'histoire. Pour le reste Richard a tout dit. La manière dont le film est construit est magnifique et les souvenirs racontés par la victime devenu adulte, sont amenés de manière très original. Mais pour moi la grande réussite de ce film est bien le jeu des acteurs. De Andréa Bescond à karine Viard, en passant par Clovis Cornillac ( il commence à vieillir le bougre) impossible de ne pas être pris dans l'ambiance macabre forcé par l'histoire. Et puisqu'on est sur les prestations qui déglingues, comment ne pas parler de la celle de Gringe, qui à sa manière, apporte énormément au film.
Pour conclure, je ne conseillerai pas ce film à tout le monde. Névrosé, fragiles, bien-pensants s'abstenir.
Qu'ajouter aux commentaires des autres spectateurs qui ont mis 5 étoiles. Ce film est réellement formidable, toujours supportable par l'incroyable énergie qui s'en dégage. Au delà du drame une fabuleuse histoire de résilience.
Difficile d'avoir un avis tranché sur ce film. Si l'on est touché par la souffrance de l'enfant, la narration faite autour de la thérapie de l'adulte est parfois déstabilisante. Andréa Bescond dans son propre rôle nous offre un portrait d'une danseuse très borderline et limite agaçante, les nombreuses scènes de danse parasitent le film. Les acteurs sont tous au top, Karine Viard en mère abjecte. Pierre Delalonchamps s'en sort admirablement dans un rôle très difficile à tenir.
la mise en scène et la subtilité de la narration de l'histoire sont exceptionnelles, j'ai trouvé les acteurs très justes, c'est un film très intelligent et sensible J'ai beaucoup aimé ... et pleuré
Mise en scène impeccable, personnages bouleversants, acteurs au sommet (par principe je vais voir tous les films dans lesquels Karine Viard joue, et rien que pour sa prestation dans ce film je veux retourner le voir), histoire qui fait malheureusement écho à beaucoup. Un film à voir, absolument
L’agression sexuelle sur enfant est un sujet grave. Si grave qu’il mérite un traitement cinématographique sérieux. C’est hélas le contraire de ce film qui choisit la légèreté à travers le récit d’une thérapie psychanalytique d’une danseuse de hip-hop au caractère trempé. Il y a quelque chose dans cette histoire qui fait penser aux excès de cinéma d’un certain Cyril Collard qui mettait en scène la chronique de sa disparition dans des outrages et des cris à la limite de l’hystérie.
Il est difficile de rejeter en bloc un tel film. En effet, on ne peut pas nier que certaines scènes sont particulièrement touchantes, particulièrement quand il s’agit de prendre le point de vue de la jeune victime ou celui des parents, qui hésitent entre rejet, déni, compassion et colère. La palette des troubles réactionnels face à de telles monstruosités est plutôt bien racontée. Mais dès que la réalisatrice cède à la caricature d’elle-même dans un personnage excessif et vulgaire, le récit s’enfonce dans une série de scènes agaçantes, voire dérangeantes.
Pour autant, « Les chatouilles » démontrent un talent de réalisateur certain. Adaptée d’une pièce de théâtre, la mise en scène ne parvient pas à dépasser le caractère démonstratif du récit. On se demande même si l’écriture des dialogues ne vient pas à l’encontre du genre cinématographique. Toutefois, on saluera la performance des comédiens, et particulièrement celle de Karin Viard qui, pour une fois, n’interprète pas un personnage vulgaire et réducteur. En conclusion, si le talent est perceptible, on attend avec impatience le second film.
Un film rare sur un sujet difficile à traiter, qui réussi l'exploit de nous faire beaucoup rire et ressentir le désarroi de la victime en même temps. Bravo!
Je suis sortie de la salle sous le choc. Le viol sur mineurs est un sujet extrêmement difficiles à aborder avec justesse. Ce film y réussi avec talent. Les scènes étaient subtils et le film est plein de vie grâce à la danse. Le jeu des acteurs est super. A voir à tout prix !!!!
Un très beau film, porté par de très bons acteurs, une perspective cinématographique assez singulière (beaucoup de mouvements entre différents plans et différentes époques), et quelque chose qui me rappelle aussi Inception avec l'interférence du réel dans le souvenir. Très émouvant de voir le déni familial (spoiler: avec le rôle abject de Karine Viard ), la chaleureuse présence paternelle qui se cherche une place, et la brûlante énergie de Andréa Bescond qui l'aide à transformer dans la douleur son enfance brisée. Un film comme on en manque. Un sujet difficile, et malheureusement si familier... Merci Andréa Bescond et Eric Metayer de nous offrir cette oeuvre. <3
Un seul mot me vient à la sortie : MERCI! Merci Madame Bescond d'oser parler de ce sujet encore si tabou dans les familles (car c'est principalement un mal familial ET sociétal, mais enfoui). Vous dépeignez parfaitement les symptômes post-traumatiques si visibles pourtant, mais interprétés autrement pas la plupart, y compris les professionnels. Toutes ces personnes qu'on nomme folles, excentriques, abimées, dépendantes, problématiques, incasables...alors qu'elles sont pour la plupart violentées et seules. J'avais vu la pièce dont est tirée cette adaptation cinématographique. Comment montrer au cinéma l’innommable ? Certaines scènes sont insoutenables, en suggérant simplement pourtant. Les dialogues sont percutants et là aussi si vraies sur le déni, la honte, la culpabilité, la perversité de l'agresseur se faisant passer pour l'ami fidèle et si gentil. Mais surtout la colère de l'enfant devenant adulte, sa désintégration au fur et à mesure comme sa lente reconstruction. Car il s'agit ici surtout de résilience et de force e la vie sur la mort. Une formidable leçon de survie et d'amour des choses, des gens et de la parole libérée. Il était temps avec tous ces enfants agressés qui grandissent dans la honte et le silence. Ce film devrait être montré dans les lycées, voir les collèges, et aux professionnels du soin et de l'accompagnement. Au-delà du thème, c'est bien sur un bel objet artistique, comme l'était la pièce. On passe rapidement sur la crédibilité de l'âge de l'actrice aux diverses étapes qu'elle narre, puisque le sujet raconte sa vie et personne d'autres qu'elle ne peut le faire aussi profondément au contraire. C'est ici un point de vue pertinent essentiel même. C'est bien filmé, bien amené (entre flash back et utilisation de la psychothérapie comme liant). C'est souvent poétique même. C'est sombre et tendu comme lumineux à d'autre. La vie quoi ! C'est parfois surjoué (au début surtout) mais le défi de démontrer et sauver est bien là. Les acteurs sont brillants : Viard tjs aussi exceptionnelle dans un rôle difficile, Cornillac bouleversant. Que dire de Pierre Deladonchamps qui encore une fois prend à bras le corps un rôle particulièrement odieux. L'utilisation des scènes de danse (essentielles aussi de les avoir gardées) est pertinente. La danse de la colère, comme le titre de la pièce, est sublimée par la rage d'Andréa Bescond. Quelles émotions partagées et quel bel exemple ! MERCI encore!
Sujet sensible. Je savais que la mise en scène était très originale, et quand j'ai vu les scènes d'ouvertures dansées j'ai eu peur de ne pas supporter de tels inserts sur la longueur. Et finalement tout est juste, bien dosé, très fin... on rit souvent et forcément on est très émus. Bravo, l’exercice était très difficile et c'est selon moi un sans faute.
Raconter la vérité J’ai mis longtemps à écrire cette critique. J’étais partagée entre le fait de dire la vérité ou l’éviter. Ce film réalisé par Andrea Bescond et Éric Métayer m’a marquée à double titre. En tant que spectatrice et en tant que victime. Voilà, c’est dit. Peu de films dénoncent la pédophilie de la façon dont l’a fait « Les chatouilles ». Il a fallu mettre en scène une enfant confrontée à la pédophilie et le rôle d’Odette joué par la petite fille, Cyrille Mairesse, l’a forcément marquée. Le titre est très bien trouvé. Il montre jusqu’à quel point le fait de toucher un enfant peut être relativisé par un pédophile et par un adulte de son entourage, le tout étant destructeur pour la victime. « Les chatouilles » est un film fort. Et pas seulement en raison du sujet et du vécu de la danseuse Andréa Bescond. La mise en scène oscille entre théâtre, danse et récit cinématographique. Les acteurs jouent leur rôle à la perfection et l’actrice Karin Viard, dans le rôle de la mère, est impressionnante. Et il a fallu j’imagine, beaucoup de courage à Pierre Deladonchamps pour jouer le rôle du pédophile, qui n’est autre que le meilleur ami de la famille. Andréa nous transmet son histoire, catharsis pour les spectateurs. Il me restera longtemps en tête cette image de la femme adulte qui console la petite fille qu’elle a été. Blog : https://www.movieintheair.com
Pas franchement convaincu par ce premier long-métrage traitant d’un sujet difficile par un ton qui alterne sans cesse gravité et comédie décalée sans que l’on sache vraiment à quoi se raccrocher. Certes, on salue le courage d’Andrea Bescond d’incarner son propre rôle, mais cela ne la sert pas nécessairement car son interprétation proche de l’hystérie ne la rend pas particulièrement sympathique. Les allers-retours entre passé et présent, le tout submergé de séquences de rêves et de fantasmes donne un sentiment de fourre-tout qui vient parasiter le thème du film lui-même. Les nombreuses séquences de danse, même si elles sont là pour exprimer corporellement ce que la jeune femme ne peut dire, viennent égaler briser le rythme de la narration, donnant au métrage un aspect chaotique, sans doute voulu par les auteurs, mais que j’ai trouvé irritant à la longue. Bref, le film fait preuve de qualités indéniables et ne saurait être enfermé dans une case spécifique – ce qui est toujours une qualité – mais je n’ai pas vraiment accroché à cette proposition.