Note moyenne
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Un très bon film de procès qui allie émotion et réalisme. On comprend de nombreux mécanismes de la mise en accusation, des ressorts psychologiques qui peuvent rendre vulnérables face à la mise en accusation, les biais sociaux qui peuvent influencer un jugement moral.
J'avais bien aimé « Terre battue » du même Stéphane Demoustier, il y avait donc une certaine logique à ce que j'aille voir « La Fille au bracelet » en salles, d'autant que le sujet était intéressant. D'emblée, avec cette scène d'introduction entièrement muette posant avec beaucoup d'intelligence le ton de l'œuvre, on sent qu'il y a un point de vue, un vrai réalisateur derrière la caméra : sobre, appliqué, non dénué d'idées. Le reste sera, certes, plus classique, trouvant un équilibre assez juste entre scènes de procès et quotidien de la famille dans ce moment (très) difficile (une jeune femme accusée du meurtre de sa meilleure amie). Alors clairement, c'est très linéaire, se focalisant beaucoup sur les arguments des avocates et les témoignages des différents appelés, pouvant laisser pointer une légère lassitude sur la durée, sans que cela ne soit plus problématique que cela. Les choix sont cohérents, l'écriture très rigoureuse : on y croit, aussi bien par la qualité des personnages, nuancés, complexes, gardant régulièrement une part d'ombre, à l'image de cette insaisissable héroïne, ambiguë jusque dans les dernières minutes, que de l'interprétation : Melissa Guers, donc, très intéressante, bien entouré par Roschdy Zem, Anaïs Demoustier, Chiara Mastroianni et l'excellente Annie Mercier, remarquable en défenseur aussi tenace que pragmatique. Vous écrire que j'en suis sorti enthousiasmé serait excessif, mais c'est un bon film, rigoureux, clair, sans artifices et se montrant suffisamment subtil pour ne jamais trancher définitivement, à l'image de cette dernière scène soulevant plus de questions que de réponses... Stéphane Demoustier confirme qu'il est désormais un nom à suivre.
Le bracelet de la fille en question n’est pas un bijou mais le bracelet électronique portée par la jeune fille de 18 ans accusée du meurtre de sa meilleure amie intervenu deux ans plutôt. Inspiré d’un fait divers argentin récent, la jeune fille a tout de la coupable désignée : seule présente sur les lieux, un alibi aux béances temporelles, …
Stéphane Demoustier se lance dans un film procès de facture classique : huis clos dans le tribunal, enchainement des plaidoiries et témoignages, flashbacks destinés à éclairer le spectateur sur les faits. Intriguer dans un premier temps par cette affaire judiciaire, l’envie de se forger son intime conviction sur la culpabilité ou non de la jeune fille est au cœur de mes préoccupations. Mais très vite, et c’est là que le film sort de sa zone de confort qu’aurait pu être un film type « Faites entrer l’accusé » en déplaçant le débat. Plus qu’un procès, Stéphane Demoustier interroge premièrement la parentalité au travers de tous ces parents vivant sous le même toit que leurs ados dont ils ignorent en fait des pans entiers de leurs existence. Là c’est un procès, moment où toute son intimité est déballée sur la voie publique, qui fait tomber les masques. Deuxièmement, et c’est pour moi le sujet phare et passionnant du film, comment juger une personne en faisant fi de sa propre éducation et de ses codes moraux ? En effet, la génération dite Z née avec les réseaux sociaux et portant une approche parfois libertaire de la sexualité font des choix et ont des expériences pouvant désarçonner des générations précédentes ; la justice doit être rendue en ne condamnant pas sur la moralité générationnelle ou sociale. Réflexion sympa engendré par un film malgré tout sans guère d’envergure.
tout-un-cinema.blogspot.com
Stéphane Demoustier se lance dans un film procès de facture classique : huis clos dans le tribunal, enchainement des plaidoiries et témoignages, flashbacks destinés à éclairer le spectateur sur les faits. Intriguer dans un premier temps par cette affaire judiciaire, l’envie de se forger son intime conviction sur la culpabilité ou non de la jeune fille est au cœur de mes préoccupations. Mais très vite, et c’est là que le film sort de sa zone de confort qu’aurait pu être un film type « Faites entrer l’accusé » en déplaçant le débat. Plus qu’un procès, Stéphane Demoustier interroge premièrement la parentalité au travers de tous ces parents vivant sous le même toit que leurs ados dont ils ignorent en fait des pans entiers de leurs existence. Là c’est un procès, moment où toute son intimité est déballée sur la voie publique, qui fait tomber les masques. Deuxièmement, et c’est pour moi le sujet phare et passionnant du film, comment juger une personne en faisant fi de sa propre éducation et de ses codes moraux ? En effet, la génération dite Z née avec les réseaux sociaux et portant une approche parfois libertaire de la sexualité font des choix et ont des expériences pouvant désarçonner des générations précédentes ; la justice doit être rendue en ne condamnant pas sur la moralité générationnelle ou sociale. Réflexion sympa engendré par un film malgré tout sans guère d’envergure.
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Un bon téléfilm. Plutôt correctement joué. Sans plus . Personnages de la vie, moyennement sympathiques
Très bon film français mené d'une main de maître !! Les acteurs sont tous bluffants de réalisme et l'histoire est parfaite
Un film de procès intelligemment bien mis en scène par Stéphane Demoustier !! Ce long métrage n'a pas du certainement couté bien cher pour les producteurs puisque la plupart des scènes sont tournés dans un fond d'écran rouge qui donne lieu à un tribunal avec vitres pour l'accusée entouré par les juges, les avocats, la famille et le public. On y suit les procès d'une jeune mineure soupçonné de meurtre d'une copine qui vit sous bracelet électronique judiciaire chez ses parents. D'ailleurs, le film nous en apprend progressivement dans l'enquète parce qu'on ne sait pas grand chose au départ, on est interrogé en avançant sur la demoiselle si elle est coupable ou nonLa force de "La fille au bracelet", c'est son scénario bien construit avec de très bons dialogues d'audiences des avocats comme celle joué par la soeur du cinéaste Anais Demoustier très piquante et percutante dans ses questions auquel on n'a pas l'habitude de voir l'actrice jouée comme ça. Roschdy Zem et Chiara Mastroianni sont remarquables dans la peau des parents soucieux et coup de chapeau à Mélissa Guers dans la peau de l'accusée mystérieuse et bouleversante. Du bon cinéma recommandable.
Un film très ingénieux car dépouillé de tout artifice et de parti pris pour interroger le spectateur sur sa faculté de juré et sur sa faculté de parent...
car sommes nous bien sûr de connaître et de comprendre la réalité de nos enfants ? L'absence (apparente) de point de vue conférant au film toute sa singularité et son intérêt... pour mieux déguiser le vrai point de vue ; celui que le point de vue de la moralité ne doit pas l'emporter sur le point de vue de la justice. En ça, le film est remarquable.
https://www.facebook.com/198947620315540/photos/a.198952403648395/1329084630635161/?type=3&theater
car sommes nous bien sûr de connaître et de comprendre la réalité de nos enfants ? L'absence (apparente) de point de vue conférant au film toute sa singularité et son intérêt... pour mieux déguiser le vrai point de vue ; celui que le point de vue de la moralité ne doit pas l'emporter sur le point de vue de la justice. En ça, le film est remarquable.
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Film subtilement écrit qui par l'intermédiaire d'un procès atroce - inspirée d'une histoire vraie - questionne la représentation des adolescentes dans la société actuelle.
Absolument tous le casting est parfaitement choisi, avec en tête la jeune Mélissa Guers qui grâce à son jeu impassible déroute le spectateur.
Absolument tous le casting est parfaitement choisi, avec en tête la jeune Mélissa Guers qui grâce à son jeu impassible déroute le spectateur.
Bon drame judiciaire mais avec quelques zones d'ombre non expliquées bien qu'évoquées au tribunal. Lise reste murée dans une attitude qui la dessert quant à son éventuelle innocence. Très bon casting et jeu de toute l'équipe hormis Anaïs Demoustier absolument pas crédible dans le rôle de l'avocate générale (son cher frère aurait mieux fait de choisir une autre actrice à mon avis !). Quant aux parents, ils sont pile-poil dans leur rôle.
enfin un bon film français..bravo au réalisateur..le film est bien rythmé et passionnant. Bravo aux acteurs..tout particulièrement le père et l'avocate générale. allez y.
Très bon film. Très réaliste vis a vis du fonctionnement d'un procès d'assises, sans dramatisation artificielle d'une situation par nature dramatique. On partage le désarroi des parents emportés dans cette histoire.
spoiler:
La part de mystère sur la culpabilité effective de l’héroïne est bienvenue car probablement inhérente à ce type d'affaire.
Je suis aller voir La fille au bracelet en pensant à un film de justice totalement cliché, plein de stéréotypes et de faux-semblants révélé a la dernière minute.
Il n'en est rien, la fille au bracelet est brillant, du début a la fin, le film nous pousse à juger Lise, à se mettre a la place d'un spectacteur du procès, nous laissant avec notre opinion spoiler: (et cela même après la fin )
, aucun indice n'est donné au spectateur pour deviner quoi que ce soit, il le laisse sur ses questions.
Plan et acteurs sont brillamment combinés pour apporter une histoire brillante.
Un excellent film en somme, qui laissera le spectateur sans voix.
Il n'en est rien, la fille au bracelet est brillant, du début a la fin, le film nous pousse à juger Lise, à se mettre a la place d'un spectacteur du procès, nous laissant avec notre opinion spoiler: (et cela même après la fin )
, aucun indice n'est donné au spectateur pour deviner quoi que ce soit, il le laisse sur ses questions.
Plan et acteurs sont brillamment combinés pour apporter une histoire brillante.
Un excellent film en somme, qui laissera le spectateur sans voix.
Des jeux d'actrices forts, une mise en scène sobre, mais justifiée pour le contexte.
Ce film nous fait vivre ou revivre les frasques de l'adolescence et en même temps il nous plonge dans une profonde réflexion sur la culpabilité et la connaissance de ses enfants pour des parents. A voir absolument !
Ce film nous fait vivre ou revivre les frasques de l'adolescence et en même temps il nous plonge dans une profonde réflexion sur la culpabilité et la connaissance de ses enfants pour des parents. A voir absolument !
Un film de procès fascinant à l'interprétation extrêmement juste. La musique et le son soulignent une histoire brillamment écrite. Bravo aux acteurs, l'avocat de la défense et l'accusée en tête.
Le cinéma français dans ce qu'il a de meilleur. Un film qui expose, qui étudie, qui décortique mais qui ne juge pas. Et c'est très fort pour un film qui présente un procès. Et un procès lourd, complexe, chargé de mystères et de non-dits. Celui d'une jeune fille banale, de son époque, mais qui a 18 ans est accusée du meurtre sordide à 16 ans de son amie. Le procès décortique une vie, sa vie, et cherche progressivement à trouver des failles ou des preuves pour prouver la culpabilité ou l'innocence de la demoiselle. Des séquences de vie familiale viennent accompagner les scènes au tribunal. Melissa Guers à un rôle très fort, une présence qui irradie chaque image, dans ses doutes et ses faiblesses, ses silences et ses regards, ses paroles et sa gestuelle. Rochdi Zem et Chiara Mastroiani sont très bien en parents aimants et sensibles qui "découvrent" la vraie vie de leur fille avec des comportements de jeu pour des actes de la vie auxquels les adultes apportent une gravité inutile et que les jeunes font avec innocence et plaisir. Ce film nous ouvre les yeux sur ce que beaucoup de personnes (et majoritairement les parents) n'osent pas (ne veulent pas) voir ou imaginer : dès l'adolescence, les jeunes existent pleinement par eux-mêmes mais avec leurs codes propres et des comportements décalés par rapport à ce que la majorité imagine. Il y a de l'amour-haine entre eux, des actes physiques dénués de sentiment sauf l'envie de le faire, des engueulades monstres sans conséquence... Qui n'a jamais pesté à mort contre quelqu'un sans jamais avoir eu l'intention de transformer les mots en actes ? Imaginez que l'on associe vos mots à des actes délictueux et qu'on vous accuse en conséquence... Comment réagissez-vous ? Ce film vous y confronte. Il ne vous donne pas de réponse, il vous laisse avec votre conscience. Alors, coupable de vivre ou innocente ? Anaïs Demoustier en accusatrice et Annie Bernard en avocate de la défense ont également une présence très forte. Une très belle réussite, du cinéma intelligent sans être indigent ou intellectuel. Je n'aimerais pas être juré dans un tel procès car il y a tellement de parts d'ombres et de doutes, d'ambiguïté et de possibilités. Merci pour cet excellent travail.
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