Effectivement, beaucoup font référence à la version danoise de 2022, bien plus glauque et dont la fin diffère totalement. Là, c'est un peu courru d'avance...on sent que le couple emmené par un remarquable James MC Avoy est bien tordu...et que nos bobos sont mal tombés. La tension est constante et c'est Mackenzie Davis qui s'impose en mère transcendée par la terreur. Un bon thriller.
Speak No Evil m’a laissé un goût amer, malgré la solide performance de James McAvoy. Il est impressionnant, physiquement intimidant, et habite son rôle avec une intensité qui capte l’attention à chaque scène. Son charisme inquiétant est indéniablement le point fort du film. Mais pour le reste, ce remake manque cruellement de l’impact psychologique et de la noirceur malsaine de l’original danois.
Là où l’original jouait sur une tension psychologique insoutenable, cette version américaine se contente de choix plus convenus, perdant en subtilité ce qu’elle gagne en accessibilité. Et la fin ? Une déception totale. Là où le film danois frappait par une conclusion brutale et choquante, ce remake propose une fin clichée et prévisible, typiquement hollywoodienne, qui gomme toute la violence émotionnelle et psychologique du récit.
Malgré une réalisation propre et quelques bonnes idées, ce remake édulcoré ne parvient jamais à égaler la puissance et l’audace de son prédécesseur.
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2,0
Publiée le 8 janvier 2025
Remake US de l'implacable "Speak No Evil" (2022) où l'on n'apporte des changements au film danois sorti deux ans auparavant! Les ricains aiment les remakes, la violence cinèmatographique, le sang à l'ècran, les tubes des 80's (« Eternal Flame »). il aime avoir la trouille au-delà de toute expression, et prennent leur pied à l'idèe qu'un remake peut être meilleur que l'original! Ce n'est pas le cas ici avec un effet de surprise qui s'est totalement estompè! Le charme de l’original ètant en grande partie son rèalisme, son malaise ambiant et sa tension palpable! Avec cette version, même s’il y a deux trois idèes intèressantes, c’est un thriller psychologique qui manque cruellement de personnalitè et d'ambition! Certes, ça s'anime un peu vers la fin mais la première heure est vraiment conventionnelle! Quant à l'interprètation, James McAvoy en fait des tonnes et Mackenzie Davis surjoue! Heureusement les deux jeunes acteurs sont à la hauteur de leur rôle! Les 2* sont pour eux et pour The Bangles...
Speak No Evil est un film au rythme lent mais captivant, qui parvient à maintenir une tension constante. Rien n'est vraiment prévisible, ce qui rend l'expérience particulièrement immersive et fascinante. Chaque scène semble minutieusement pensée pour garder le spectateur sur le qui-vive, sans jamais tomber dans les clichés.
James McAvoy livre une performance exceptionnelle. Son jeu d'acteur, empreint de subtilité et d'intensité, ajoute une profondeur incroyable à l'histoire. Sa capacité à s'impliquer totalement dans son rôle fait toute la différence et contribue largement à l'impact émotionnel du film.
En résumé, Speak No Evil est une œuvre marquante, qui brille par son atmosphère et l'interprétation magistrale de McAvoy. J’ai adoré du début à la fin.
C'est sympa, les décors sont très beaux a voir, le film avance dans un bon rythme, on monte crescendo dans une ambiance malsaine. James McAvoy est vraiment terrifiant, il a ce regard vraiment louche qu'il maîtrise super bien, j'avais beaucoup aimé sa prestance dans '' Split '' et ici aussi. Je le trouve trop doux a mon avis le film, pas aussi terrifiant qu'on a pu l'imaginer avec ce remake, c'est un peu dommage car on voit tout les événements venir, y'a pas de surprise, quelque chose qui me fait retourner le ventre mais c'étais un moment sympathique a passer devant !
Quand un weekend de tranquillité se transforme peu à peu en un moment plein de tension. De petits riens d'un séjour dans la campagne anglaise, une promenade en extérieur ou un repas, des jeux de regards, des phrases anodines mais troublantes suffisent à instaurer un climat d'angoisse car, sachant que nous ne regardons pas une comédie romantique, nous nous attendons à ce que la situation vrille à n'importe quel moment. Toute cette partie est très bien maitrisée, évidemment grâce au jeu de James McEvoy (Paddy) mais également de Mackenzie Davis (la mère de famille Louise) dont le spectateur ressent bien la gêne et l’inquiétude grandissante. Bon, le spoiler: dénouement, classique survival déjà vu , est moins mémorable (spoiler: dommage de finir un tel film en happy-end... ) mais Speak No Evil reste un thriller psychologique efficace à voir.
Rythme super lent spoiler: ils peuvent sans sortir 50 fois ils sont en voiture au lieu de partir ils reviennent dans la maison où ils sont en danger... Ils peuvent ramassé 12 armes il préfère prendre le couteau a beurre.... Film tiré par les cheveux
halletante descente aux enfers d'une famille US au prise avec un couple de pyschopathe, sympathiques au départ, qui les attire comme des proies dans leur cottage milieu de la campagne anglaise... hâte de voir le film Danois qui l'a inspiré que je ne connais pas.
"Speak No Evil" est un remake américain du film "Ne dis rien". Ayant trouvé l'original assez intéressant, j'avais donc hâte de voir ce que celui-ci pouvait proposer, même si l'intérêt de refaire la même chose m'échappait grandement. Mais pour le coup, je dois dire que ce projet est probablement l'un des remakes américains les plus intéressants que j'ai pu voir. La principale raison venant du fait que beaucoup de choses aient changé au sein de celui-ci, que ce soit dans le style ou dans l'approche de la thématique principale. Par conséquent, nous ne sommes pas exactement sur une copie sans âme. Certes, les grandes lignes sont encore présentes, et si vous connaissez déjà l'œuvre originale, vous allez y voir beaucoup de similitudes. Mais personnellement, même si les changements présents ont fait perdre certaines des qualités du premier film à celui-ci, j'ai trouvé que l'ensemble réussissait à apporter suffisamment de choses nouvelles. Par exemple, je trouve que nos personnages sont bien plus agréables à suivre que dans l'original, car ils étaient le gros point faible du film précédent. Ils étaient extrêmement stupides, et même si c'était pour le bon déroulé du récit, cela allait un peu loin. Ici, le long-métrage réussit tout ce que je reprochais à l'original, à savoir que l'on réussit à s'attacher à eux, mais on comprend aussi leurs défauts. Le film tourne encore autour de la même thématique, à savoir le fait de mettre des personnes face à une situation particulière, et de voir jusqu'où pouvons pousser leur bienséance. Et globalement, il réussit à étoffer ce point de vue, en renforçant encore davantage l'écart entre les deux couples notamment, mais aussi en ajoutant plus d'éléments par rapport à la personnalité du couple principal. On s'identifie donc beaucoup à eux, et on comprend bien plus pourquoi ils ont du mal à réagir face à ces situations. Et pour le coup, même si certains angles ont été arrondis, on reste quand même face à des situations similaires entre les deux films, il y a donc peu de nouveautés à ce niveau-là. Mais de mon point de vue, je trouve que James McAvoy est excellent dans son rôle et il réussit à amener l'angoisse de ses moments. Il développe vraiment cette image du personnage sans gêne qui prend un malin plaisir à jouer avec nos héros. Cependant, comme le film choisit d'étoffer davantage son récit, cela va inévitablement diminuer l'aura et le mystère qu'il l'entoure. On ressent bien moins l'ambiance oppressante de l'original, la mise en scène s'avérant moins efficace, même si cette dernière a quand même quelques idées. Le plus gros changement étant certainement dans la conclusion, spoiler: car là où l'original finissait très mal, c'est beaucoup plus joyeux ici. Cela pourra en décevoir certains, mais de mon côté, j'avoue avoir du mal avec les deux fins. La première allait beaucoup trop loin dans le ridicule du côté de nos héros, mais celle-ci aurait vraiment pu être bien menée, si ce n'étaient pas les tortionnaires qui agissaient désormais comme des idiots. Par conséquent, je pourrais comprendre que le film déçoive certaines personnes qui seraient trop attachées à l'œuvre d'origine, car nous ne sommes clairement pas dans le même style. Mais n'ayant pas adoré le film original, j'ai pu tranquillement apprécier cette relecture, qui s'avère plutôt intelligente. Et honnêtement, si vous découvrez cette histoire avec ce film, je suis sûr que vous pouvez facilement passer un bon moment. Pour conclure, un remake assez sympathique.
James Watkins, délaissant les artifices spectaculaires, livre un thriller psychologique d’une lenteur insidieuse, s’infiltrant au cœur des conventions sociales et écorchant, avec une froide acuité, les hypocrisies qui façonnent nos interactions quotidiennes.
Les décors naturels, baignés d’une lumière douce, instaurent un contraste avec l’atmosphère de malaise qui gagne peu à peu. Cette dichotomie reflète le cœur du propos : l’horreur est l’érosion progressive du confort et de la certitude.
L'un des aspects les plus dérangeants est sa critique de la politesse et du conformisme social. Le film expose comment le désir d'éviter le conflit ou l'embarras peut conduire à une abdication progressive de son autonomie et de son instinct de survie. Les protagonistes, incapables de s'opposer ouvertement à leurs hôtes malgré des comportements de plus en plus inacceptables, incarnent comment de petits compromis successifs mènent à une perte totale de contrôle.
Watkins réserve à la dernière partie un basculement glaçant dans l’horreur pure, porté par une froideur nordique. La mise en scène traduit la chute inexorable d’une famille piégée par des prédateurs ayant méthodiquement exploité leurs failles. La scène finale, accompagnée de la musique de Monteverdi, atteint une intensité insoutenable.
Cependant, le film vacille sous le poids d’un scénario parfois incohérent entraînant un manque d'empathie pour les protagonistes. Parmis eux, malgré tout, James McAvoy brille dans le rôle d’un hôte troublant.
Malgré quelques maladresses, ce thriller ose confronter l’hypocrisie du quotidien à la froideur implacable de l’horreur, laissant une impression durable. Un thriller conscient du monde, qui fait de l'exagération un espace de réflexion.