Valérie Donzelli a le sens du timing ! Tourné avant, mais sorti quelques mois après l'incendie dévastateur de la Cathédrale de Notre-Dame de Paris, son film met en scène une architecte chargée malgré elle de reprendre le parvis de ladite cathédrale. Nul doute que cela lui a fait un peu de pub, avec plus de 200 000 entrées en salles. C'est peu, mais pour un petit film à 3,5 millions d'euros de budget sorti en période de Noël, ce n'est pas si mal. "Notre dame" est une comédie plutôt foutraque, qui a tendance à changer de ton et de style en cours de route. Ca démarre bien, entre le running gag de gens qui se giflent pleine rue, ou ce patron absolument infect incarné par Samir Guesmi. La manière dont l'héroïne remporte le concours du parvis de la cathédrale n'a certes ni queue ni tête (pas de dossier, pas de budget, pas de planning, pas de problèmes !). Mais on comprend bien que la vraisemblance n'est pas le souci de l'actrice/réalisatrice. Par contre le film part dans trop de directions. Entre des intermèdes muets ou musicaux pas vraiment de bon goûts. Cet ex-compagnon dépressif fatigant (Thomas Scimeca) qui se balade régulièrement à poil. Cet ancien amour sorti de nulle part (Pierre Deladonchamps). Une voix off maladroite qui débarque de temps en temps. Oui, c'est léger, ça donne le sourire, mais on a du mal à voir où tout cela va, et l'ensemble a par conséquent du mal à se tenir. Pour l'anecdote, dans le film les plans de la protagoniste, aux allures phalliques, font scandale. Je soupçonne Valérie Donzelli de s'être inspirée de l'oeuvre Tree, un sapin gonflable déployé à Paris sur la Place Vendôme en 2014, dont les allures de plug anal avaient échauffé les esprits.
En 2019, Valérie Donzelli signe une petite comédie fantaisiste assumant pleinement son aspect fleur bleue. La réalisatrice interprète le rôle d’une femme emportée dans un tourbillon de problèmes familiaux, professionnels et sentimentaux totalement farfelus. L’idée n’est pas de proposer une critique sociale acerbe mais de livrer un conte moderne absurde. Le récit s’appuie sur la présence de nombreux acteurs attachants (Virginie Ledoyen, Pierre Deladonchamps, Bouli Lanners, Thomas Scimeca, etc.) malheureusement cantonnés dans des rôles insuffisamment développés. Bref, un film bourré d’énergie auquel il manque tout de même un peu de rigueur.
c'est long à démarrer, pas facile le genre comédie, sans tomber sur l'enchainement de scénettes. Je ne savais pas que Donzelli voulait rendre hommage à la beauté de Paris, et le film ne le fait pas sentir. Par contre, le petit budget est bien visible (toujours les mêmes vêtements) et être devant et derrière la caméra n'est pas donné à tout le monde (plus co-scénariste). Dans le genre femme qui court tout le temps, on préfèrera Laure Calamy dans A plein temps. DVD mai 2026
Dès les premières images j’ai ressenti ce que l’on voit lorsque certains n’ont rien à transmettre en narrant des choses niaises… Scénario pitoyable aux rôles, dialogues et scènes pauvres. C’est un mauvais navet. Certains oublient que l’Art est exigeant.
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3,0
Publiée le 21 juin 2024
Une comèdie onirique et quelque peu inattendue de la part de Valèrie Donzelli qui s'approprie le premier rôle, celui de Maud Crayon, une architecte et mère de deux enfants! Un jour elle devient (sur un ètonnant malentendu) la laurèate du concours lancè pour le rèamènagement du parvis de Notre Dame! Dèbute alors une nouvelle histoire pour Maud mais aussi une nouvelle vie où tout arrive un peu trop en même temps! Malgrè la dèbâcle, cette quadra sortie tout droit d'un film de Sophie Fillières compte aller jusqu'au bout de sa mission entre une grossesse, un amour de jeunesse retrouvè et le père de ses enfants! On est en plein coeur d'une capitale pleine de fantaisie où des types se prennent des claques dans la rue, où une maquette d'architecte s'envole dans le ciel de Paris, où l'on mange des gnocchis...Bref c'est une comèdie lègère et tourbillonnante qui fait du bien malgrè le contexte difficile et tragique de Notre Dame...
On peut accoler beaucoup d'adjectifs au film : foutraque, poétique, drôle, hétérogène, burlesque, inabouti, fantasque... Peut être que la réalisatrice s'est un peu égarée dans la multitude de ses idées, mais il en ressort un film gai et divertissant, parfois un peu difficile à suivre, mais dont on sort plutôt heureux.
Un film qui ne fonctionne pas, le jeu des acteurs je pense ... C'est joué sur le ton de la farce avec une actrice qui semble tout le temps ailleurs. Quelques bonnes idées.
Une comédie completement décalé qui fera frémir d'horreur ceux qui n'aime pas briser les codes du cinéma. Un changement qui fait du bien avec une satyre de la société plutôt bien trouver.
C'est loufoque et burlesque. Totalement improbable, ne pas chercher le rationnel. Une sorte de Tati à la Klapisch. Et un casting 5 étoiles ! L'univers de Donzelli. J'adore.
Comédie loufoque. C'est vraiment nul. Cela ne me fait pas rire. Le scénario est vide. Le seul intérêt pour moi est le charme irrésistible de Valérie Donzelli.
Comédie loufoque. C'est vraiment nul. Cela ne me fait pas rire.Le scénario est vide. Le seul intérêt pour moi est le charme irrésistible de Valérie Donzelli.
Donzelli pourrait tout à fait être l’héritière de Buster Keaton dans sa facétie mais elle est aussi dans la veine de Gondry et pourquoi pas dans la poésie de Demy. Si on pouvait comparer son cinema à de la pâtisserie, on serait dans le dessert fin, qui se mange sans faim. Il est vrai que c’est original de mettre au centre du film un monument qui par sa vibrante présence s’agace du fourmillement qui lui tourne autour. Mais le style est marqué. Pas d’enjeu véritable, juste une vision du couple et de l’amour au final.
La réjouissance à l'état pur au moment de commencer ce film : voir et rêver Paris, rire et sourire, contempler Notre Dame et imaginer son nouveau parvis...suivie par la déception à l'état pur : Paris est mal filmée, le scénario, qui se veut subtil, est lourdingue, le style davantage loufoque que burlesque et la direction d'acteurs caricaturale. Quant à la mise en scène, elle fait penser à un de ces courts métrage de post adolescents que l'on nous inflige parfois dans les cinémas d'art et d'essai. C'est sans doute pour cela que ce navet a plu à la presse. Cerise sur le gâteau une morale de "magazine féminin" qui suinte les faux bons sentiments. Ecoeurant comme une soupe trop grasse. Ami cinéphile, passe ton chemin