Le Bonheur des uns...
Note moyenne
2,6
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300 critiques spectateurs

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Ismael
Ismael

127 abonnés 209 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2020
Le Bonheur des uns est un petit film humble et sans prétention. Son propos peut même paraître assez futile au premier abord mais reste peut-être plus subtil et original qu’il n’y parait. Bref c’est rafraîchissant sans vraiment être une comédie non plus et ça nous change de toutes ces productions françaises ou il est tellement souvent question de dépression, de maladie ou de violence.

Alors certes l’histoire en elle-même est assez improbable et on ne saura finalement jamais pourquoi le roman de Léa a subitement autant de succès, puisque on ne peut évidemment pas le lire à travers l’écran. Peu importe car l’essentiel est ailleurs.

Car ce qui le film réussit bien en revanche c’est de montrer l’envers du décor de ce qu’on appelle couramment et banalement l’amitié. Les amis de Léa devraient normalement être fiers ou du moins contents de son succès puisque ce sont ses amis justement. Et bien non…les relations humaines sont plus complexes que cela.
Et c’est là que « le bonheur des uns » est intéressant, car à travers le récit chacun peut mettre en parallèle sa propre histoire ou se rappeler la réaction de ses amis à l’annonce de telle bonne nouvelle, etc. Du coup le film devient intriguant et bien plus accessible que tous ceux qui nous relatent ces drames de la vie, qui nous touchent heureusement moins souvent.

Niveau réalisation et interprétation, c’est du classique. Cassel fait du Cassel, Damiens du Damiens. Foresti semble avoir plus de mal. Mais c’est Bérénice Béjo qui finalement retient l’attention avec son personnage aussi discret et mystérieux que le film lui-même.

Bref, dans quelques mois tout le monde aura oublié ce petit film, mais sur le moment on passe 1h40 plutôt agréables.
benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2020
« Le bonheur des uns... » fait évidemment penser à ce fameux proverbe, et se révèle être surtout une comédie de David Cohen plus subtile et plus profonde que l’on ne pouvait imaginer...
Si le thème de la jalousie, de l’envie, et de la célébrité à travers la réussite, sont bien sûr au centre de ce quatuor formé de deux couples amis, c’est encore plus l’évolution de ces quatre personnages qui va constituer le point d’orgue de cette histoire.
C’est en effet Léa et sa prose (Bérénice Béjo), qui vont servir de déclencheur à cette histoire, celle de la bande que finalement tous considèrent comme une personne sans ambition, indécise et presque soumise !
Le phénomène de dépassement de soi, de rivalité à l’autre va alors se mettre en place avec des scènes et des répliques plutôt vachardes et culpabilisantes, car ces trois autres qui l’entourent, et l’observent, vont réagir et comment !
En tête de ce jeu de manipulation et de déstabilisation, arrive Karine (Florence Foresti), particulièrement terrible et cynique envers son amie d’enfance, portée trop vite selon elle tout en haut de l’affiche, suivie par l’époux de Léa, Marc (Vincent Cassel) qui dans un autre registre et pour d’autres raisons, sera très intéressant à observer lui aussi quant à sa perte de pouvoir et tout au moins d’emprise, sur cette femme qui se révèle tout à coup à ses yeux...
Et pour le dernier de la troupe en tant que mari conciliant et aimant, toujours prêt à acquiescer ce que dit sa femme Karine, on trouve Francis (François Damiens), parfait dans l’homme au caractère tempéré qui arrondit les angles comme pas deux !
Alors bout à bout la mayonnaise prend plutôt pas mal, avec des moments fort bien vus et ciblés, où l’échange de regards en dit long sur le ressenti et l’état d’esprit de chacun...
Il en résulte une très bonne réflexion sur l’être humain et son cheminement vers l’accomplissement puis la reconnaissance, et ainsi sur ce qui va le modifier tout en modifiant les autres autour de lui !
L’image que l’on donne de soi a ici toute son importance, et le fait de changer, de vouloir se construire ou s’assumer, amène dans cette comédie grinçante aux entournures, tout un lot de situations drôles, tendres puis tout à coup très cruelles, particulièrement justes et pertinentes, magnifiées par des acteurs au mieux de leur forme !
On pourra juste regretter peut-être le côté un peu forcé de Florence Foresti où le ton de l’humoriste prend quelquefois le dessus.
Il n’en reste pas moins que d’observer ce que le succès soudain et la célébrité qui en découle, peuvent déclencher comme réactions parmi les proches, est ici très bien traité et analysé...
Une comédie au vitriol et aux répercussions étonnantes, bien inspirée et bien aboutie vraiment !
francoisjhn
francoisjhn

35 abonnés 82 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2020
Film distrayant qui parle d'un sujet très intéressant : les relations amicales, la réussite, la jalousie, l'hypocrisie... Les personnages sont à l'image des acteurs : Léa (Bérénice Bejo) est sublime, Karine (Florence Foresti) et Marc (Vincent Cassel) sont prétentieux, et Francis (François Damiens) est sympa.
Frederic S
Frederic S

44 abonnés 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 septembre 2020
une très belle surprise pour un film qui ne payait pas de mine à la base .
un casting surprenant mais des personnages vie interprété .
lorsque réussite et jalousie se croisent ...
Flōrens PAB
Flōrens PAB

93 abonnés 614 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 août 2021
Si écrire un livre provoque autant d'hypocrisie et de jalousie, bah je vais m'abstenir ! Car derrière les félicitations, et peu importe la personne, il y aura toujours une trace de jalousie, d'envie, d'hypocrisie et le film retranscrit parfaitement les différentes réactions possibles entre le mari qui ne supporte pas que sa femme devienne "l'homme fort" de la maison, la copine d'enfance qui a l'impression que s'était son idée d'écrire un livre et le mari de la copine qui se perd dans ses hobby.
Béatrice L
Béatrice L

109 abonnés 169 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 septembre 2020
De très bonnes idées. Fable sur la jalousie drôle mais pas hilarante. Enfin un rôle digne de ce nom pour Florence Foresti qui forme avec François Damiens un couple génial. Par contre quelques longueurs par moments.
Cinemadourg

905 abonnés 1 782 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2020
Toutes nos relations, amicales ou amoureuses, tiennent dans la durée grâce à une subtile alchimie et un fragile équilibre entre chaque individu.
Cette comédie met en scène deux couples d'amis vivant une osmose plutôt douillette depuis des lustres, et si tout n'est pas parfait entre eux, chacun se sent à sa place dans ce grand concerto de cette vie socio-affective.
Quand Léa (Bérénice Béjo) publie son premier roman et devient en quelques semaines une célébrité, le quatuor bascule peu à peu dans un autre univers...
J'ai beaucoup aimé l'approche psychologique des personnages empêtrés dans leurs croyances et ne sachant pas comment accepter le changement d'une façon générale.
Si le fond aborde de vrais sujets de relations humaines, le film reste globalement très léger et on s'amuse beaucoup dans ces aventures du quotidien portées par des comédiens vraiment drôles et talentueux (François Damiens et Florence Foresti en tête).
Très plaisant.
Site CINEMADOURG.free.fr
selenie

7 444 abonnés 6 651 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2020
Daniel Cohen joue de la caricature pour accentuer le fossé qui va se creuser. Ce n'est pas pour rien qu'il y a un couple plus "cérébral", et un couple plus "terre à terre" justement joué par des humoristes. La comédie souligne l'osmose qui existe entre amis au début du film, mais au fur et à mesure que le succès de Léa se confirme les petites mesquineries se font plus fortes faisant glisser la fantaisie vers une amertume plus malaisante, mais aussi forcément plus humaine. On notera une jolie dédicace émotion au sein du couple Cassel/Béjo. On notera surtout quelques bugs niveau direction d'acteurs mais on finit par s'attacher à ces personnages imparfaits mais touchants. Un bon moment.
Site : Selenie
COPCOP
COPCOP

5 abonnés 19 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2020
Entre 'le prénom' et 'les yeux jaunes des crocodiles ' , cette comédie est agréable à suivre. J'ai bien aimé les jeux d'acteurs y compris celui du manager interprèté par Daniel Cohen lui-même. Un petit détail qui me chiffonne, pourquoi mettre les interprètes masculins en tête du générique, alors que les comédiennes ont plus de scènes...
Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 septembre 2020
Rarement vu une intrigue de comédie évoluer aussi peu avec un rythme, des situations et des dialogues d'une platitude étonnante, 1h30 de jalousie mesquine dans le dos avec le personnage insupportable joué par Foresti, les autres personnages sont ennuyeux: Bejo est excessivement gentille et naïve, Damiens sympa et un peu boulet, Cassel un macho basique. Un film très décevant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 septembre 2020
J'adore! Intelligent, émouvant, drôle et un casting fantastique! Bérénice Bejo est formidable et Vincent Cassel étonnant dans ce rôle. À voir absolument!!
ffred

1 987 abonnés 4 252 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 août 2022
J’en avais eu de bons et de mauvais échos. J’ai voulu me rendre compte. Ce film est juste une catastrophe. Alors que l’idée de départ pouvait être intéressante, elle n’est pas du tout exploitée. Le scénario est inepte, les dialogues sonnent faux, la mis en scène (de Daniel Cohen dont je n’ai vu que Comme une chef, déjà pas un chef d’oeuvre) inexistante. Les personnages sont aussi détestables que mal interprétés, aucun n’est attachant. On se demande ce que sont venus faire là-dedans Cassel, Béjo et Damiens. Foresti est exactement comme dans ses sketchs, aucun intérêt. Bref, un bon gros navet...
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 septembre 2020
Léa (Bérénice Béjo), vendeuse dans un magasin de prêt-à-porter, est mariée à Marc (Vincent Cassel) qui réalise une belle carrière dans l’aluminium. Elle a une passion secrète, l’écriture, et met la dernière main à son premier livre qu’une prestigieuse maison d’édition va publier.
Léa est restée très proche de Karine (Florence Foresti), une amie d’école, et a appris à connaître son mari Francis (François Damiens).
Les deux couples sont très liés. Mais leur belle complicité va se fissurer avec la soudaine célébrité que les livres de Léa lui donnent.

Il existe un sous-genre cinématographique dont je ne comprends pas la raison d’être : le théâtre filmé. Le théâtre, s’il a sur le cinéma l’avantage de permettre aux spectateurs d’être en contact direct avec les acteurs, a par rapport à lui un handicap structurel : son immobilité. Alors que le cinéma peut, en quelques instants, par la magie du montage, nous faire visiter toutes sortes d’endroits, le théâtre n’offre pas une telle palette aussi imaginative et rythmée que soient la mise en scène et la succession des décors. Attention ! je ne suis pas en train de dire que le cinéma est supérieur au théâtre, mais de m’interroger sur l’intérêt d’utiliser dans un film les mêmes codes qu’au théâtre.

Daniel Cohen avait écrit "L’Île flottante" pour le théâtre. Il ne l’a jamais monté mais a écrit sur cette base un film qu’il réalise et dans lequel il joue un petit rôle – celui du patron borné de la boutique du centre Beaugrenelle où Léa travaille. Il confie les rôles principaux à quatre acteurs plus ou moins célèbres qui n’avaient quasiment jamais joué ensemble et, espérant surfer sur le succès il y a quelques années du "Prénom", boucle une comédie française ni drôle ni intelligente.

Au théâtre, elle aurait compté quatre ou cinq actes tous construits selon le même schéma : un dîner entre les deux couples les montrant à chaque étape de leur relation lentement minée par le succès grandissant de Léa. Puisqu’on est au cinéma, le montage est plus dynamique et les décors moins monotones : le film commence certes par une longue scène au restaurant – où les atermoiements de Léa à choisir son dessert éclairent le titre de la pièce – et se poursuit successivement chez Karine et Francis, chez Léa et Marc, dans la boutique où Léa travaille, sur le lieu de travail de Marc, etc.

Puisque la pièce est censée faire rire, le casting compte deux acteurs connus pour leur humour. Hélas, ni Florence Foresti, en amie jalouse, ni François Damiens, en mari aimant « mais un peu con », ne parviennent à être drôles. Le scénario les condamne à incarner des caricatures sans nuances ni évolutions. C’est le cas aussi de Vincent Cassel dans un rôle à contre-emploi de mari jaloux et pas très fu-fute et de Bérénice Béjo dont l’inébranlable bienveillance devient à la longue horripilante.

Il n’y a décidément rien à sauver dans cette comédie française d’un autre âge qui louche plus du côté d’"Au théâtre ce soir" que de celui de Tchekov que le réalisateur a le culot de citer dans son dossier de presse.
lancelo25
lancelo25

38 abonnés 89 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 septembre 2020
Le film démarre par une scène interminable et absolument pas drôle aux gimmicks répétitifs. Cela annonce le principe même du film qui « enfonce le clou » d’une même thématique : la jalousie. Le problème est que les acteurs surjouent, surtout Foresti, et que son excès d’aigreur finit par nous donner la nausée. Ce film ne porte donc pas sur les effets collatéraux du succès d’un proche mais plutôt sur une perverse narcissique (jouée par Foresti) qui tente de contaminer son entourage par sa jalousie et son amertume maladive. Le comique est très lourd et sa répétition vire à l’ennui. Enfin un film où Cassel ne joue pas un psychopathe, ça lui va bien, l’humanité et les faiblesses qu’il révèle dans ce rôle le rendent presque touchant.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 11 janvier 2021
Le malheur du spectateur. Tout est lourdingue des les premières scènes. On dirait que ça a été écrit par quelqu'un qui n avait pas de moyens et voulait faire une film avec Cinq décors et plein de dialogues pour meubler.
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