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La première chose qui m’a agréablement surpris dans Presque célèbre, c’est sa mise en scène. Pour ce type de film, je m’attendais à quelque chose de plus plat, voire de peu recherché. Cameron Crowe fait pourtant preuve d’une véritable attention à la composition de l’image. Certains choix d’angles, de cadrages ou encore le positionnement des personnages dans le cadre et les espaces témoignent d’un réel souci visuel. Ces détails ne sont pas toujours indispensables au récit, mais ils apportent une richesse esthétique qui m’a plu.
La bande originale occupe évidemment une place essentielle dans le film. En accord avec son univers rock, elle participe pleinement à son identité et accompagne les différentes émotions du récit. Pourtant, ce sont paradoxalement les passages instrumentaux qui m’ont le plus touché. Moins rock’n’roll, ils laissent davantage de place à l’émotion. Je pense notamment à un passage vers 1 h 34 min 35 s, que j’ai trouvé particulièrement fort, empreint de nostalgie et d’une certaine mélancolie, comme si une page était en train de se tourner. C’est dans ces moments plus intimes que la musique m’a semblé la plus marquante.
Le rythme m’a paru globalement convenable, même si le film comporte quelques longueurs. Certains dialogues et passages m’ont semblé superflus, au point que l’ensemble aurait probablement gagné à être un peu plus resserré. Cela ne remet pas en cause la cohérence du récit, mais empêche parfois le film de conserver toute son intensité.
Au final, Presque célèbre possède de vraies qualités, et je comprends les récompenses qu’il a reçues, notamment pour son scénario. J’ai apprécié sa mise en scène, son attention aux détails et sa manière d’utiliser la musique, au-delà du simple accompagnement de l’univers rock. Malgré cela, le film ne m’a pas particulièrement marqué sur le plan émotionnel. J’y reconnais un travail pertinent et soigné, sans avoir pour autant ressenti l’enthousiasme qu’il semble susciter chez d’autres spectateurs.
La bande originale occupe évidemment une place essentielle dans le film. En accord avec son univers rock, elle participe pleinement à son identité et accompagne les différentes émotions du récit. Pourtant, ce sont paradoxalement les passages instrumentaux qui m’ont le plus touché. Moins rock’n’roll, ils laissent davantage de place à l’émotion. Je pense notamment à un passage vers 1 h 34 min 35 s, que j’ai trouvé particulièrement fort, empreint de nostalgie et d’une certaine mélancolie, comme si une page était en train de se tourner. C’est dans ces moments plus intimes que la musique m’a semblé la plus marquante.
Le rythme m’a paru globalement convenable, même si le film comporte quelques longueurs. Certains dialogues et passages m’ont semblé superflus, au point que l’ensemble aurait probablement gagné à être un peu plus resserré. Cela ne remet pas en cause la cohérence du récit, mais empêche parfois le film de conserver toute son intensité.
Au final, Presque célèbre possède de vraies qualités, et je comprends les récompenses qu’il a reçues, notamment pour son scénario. J’ai apprécié sa mise en scène, son attention aux détails et sa manière d’utiliser la musique, au-delà du simple accompagnement de l’univers rock. Malgré cela, le film ne m’a pas particulièrement marqué sur le plan émotionnel. J’y reconnais un travail pertinent et soigné, sans avoir pour autant ressenti l’enthousiasme qu’il semble susciter chez d’autres spectateurs.
Mise en images ( 2000).par un ancien journaliste de rock, embauché de façon improbable par la revue " Rolling stones ", le scénario suit la tournée américaine d'un groupe de rock.
Si la mise en place du sujet laisse espérer le meilleur ( du moins pour les amateurs du rock de la fin des années 1960 - sans doute la période reine, inégalée, de ce genre musical ), la faiblesse de ce qui suit a quelque chose de décevant.
Les musiciens s'avèrent superficiels et les groupies se font berner par ces personnalités émotionnellement immatures.
Malheureusement de très nombreuses scènes n' ont pas beaucoup d'intérêt, les dialogues sont faibles et finalement ce " presque célèbre " décrit l'histoire de déceptions.
Déception sentimentale et déception à l'égard d'un milieu dont on rêve qui repose sur une image factice. Il reste la musique, malheureusement pas très présente à l'image.
Vu en DVD
Si la mise en place du sujet laisse espérer le meilleur ( du moins pour les amateurs du rock de la fin des années 1960 - sans doute la période reine, inégalée, de ce genre musical ), la faiblesse de ce qui suit a quelque chose de décevant.
Les musiciens s'avèrent superficiels et les groupies se font berner par ces personnalités émotionnellement immatures.
Malheureusement de très nombreuses scènes n' ont pas beaucoup d'intérêt, les dialogues sont faibles et finalement ce " presque célèbre " décrit l'histoire de déceptions.
Déception sentimentale et déception à l'égard d'un milieu dont on rêve qui repose sur une image factice. Il reste la musique, malheureusement pas très présente à l'image.
Vu en DVD
D'abord, il faut divulguer que je ne suis pas objectif :
(1) Comme les personnages du film, je suis Américain de souche.
(2) Comme William Miller (le jeune journaleux vedette du film), j'ai terminé mes études secondaires en '73.
(3) Comme William, j'étais « intellectuellement précoce » et plus jeune que mes camarades de classe.
(4) La bande sonore du film, c'était la bande sonore de mon adolescence — musique qui m'est restée chère au cœur pour toujours.
(5) J'ai grandi à Seattle à trois rues de la maison des sœurs Wilson, musiciennes qui ont formé le groupe Heart et dont Nancy est devenue l'épouse de Cameron Crowe, scénariste et metteur en scène de Presque célèbre. Nancy Wilson a d'ailleurs composé la chanson hit fictive de Stillwater du film.
(6) Quand j'étais ado et jeune adulte, je lisais _Rolling Stone,_ magazine pour qui travaillait William Miller dans le film et Cameron Crowe dans la vraie vie.
Bref, Presque célèbre est ~un peu~ le docudrame de ma vie adolescente à moi. Pour moi aussi (comme pour tous mes amis), la musique, c'était plus que de la simple musique, cela avait une signification profonde. À nos yeux, ça pouvait changer le monde. Enfin, c'est ce qu'on voulait croire. Comme la plupart des ados, on était jeunes et cons, et on a mis beaucoup plus de temps que William Miller (et Cameron Crowe) pour se déniaiser.
Reste quand même énormément d'affection pour les âmes perdues de ce conte : les groupies (Penny Lane, Sapphire, Estrella et Polexia Aphrodisia), qui méritent qu'on les aime sans qu'elles aient à jouer des personnages fictifs; les membres du groupe Stillwater, qui ont du talent même s'ils pètent souvent plus haut que leurs trous du'c ; et les fans, qui ne sont qu'à la recherche d'une raison d'être. C'est une histoire très américaine, de gens sincères mais très égarés à la recherche de la « meaning of life » et d'une « life of meaning ».
(1) Comme les personnages du film, je suis Américain de souche.
(2) Comme William Miller (le jeune journaleux vedette du film), j'ai terminé mes études secondaires en '73.
(3) Comme William, j'étais « intellectuellement précoce » et plus jeune que mes camarades de classe.
(4) La bande sonore du film, c'était la bande sonore de mon adolescence — musique qui m'est restée chère au cœur pour toujours.
(5) J'ai grandi à Seattle à trois rues de la maison des sœurs Wilson, musiciennes qui ont formé le groupe Heart et dont Nancy est devenue l'épouse de Cameron Crowe, scénariste et metteur en scène de Presque célèbre. Nancy Wilson a d'ailleurs composé la chanson hit fictive de Stillwater du film.
(6) Quand j'étais ado et jeune adulte, je lisais _Rolling Stone,_ magazine pour qui travaillait William Miller dans le film et Cameron Crowe dans la vraie vie.
Bref, Presque célèbre est ~un peu~ le docudrame de ma vie adolescente à moi. Pour moi aussi (comme pour tous mes amis), la musique, c'était plus que de la simple musique, cela avait une signification profonde. À nos yeux, ça pouvait changer le monde. Enfin, c'est ce qu'on voulait croire. Comme la plupart des ados, on était jeunes et cons, et on a mis beaucoup plus de temps que William Miller (et Cameron Crowe) pour se déniaiser.
Reste quand même énormément d'affection pour les âmes perdues de ce conte : les groupies (Penny Lane, Sapphire, Estrella et Polexia Aphrodisia), qui méritent qu'on les aime sans qu'elles aient à jouer des personnages fictifs; les membres du groupe Stillwater, qui ont du talent même s'ils pètent souvent plus haut que leurs trous du'c ; et les fans, qui ne sont qu'à la recherche d'une raison d'être. C'est une histoire très américaine, de gens sincères mais très égarés à la recherche de la « meaning of life » et d'une « life of meaning ».
Almost famous est le récit initiatique touchant et drôle d'un jeune homme, dans une représentation bon enfant du monde du rock des années 70. L'esprit de camaraderie, bien que ponctué de tensions, et la musique qui l'accompagne en font un bon "fell good movie".
Ce film essaye de montrer l'univers des tournées d'un groupe pop au début des années 70 aux US. Ce n'est pas une réussite: histoire banale, personnages caricaturaux, lieux communs sur ce milieu (tout en passant sous silence ses pires excès !). tout cela pour nous livrer un récit, somme toute assez mièvre et prévisible, certes porté par une BO de qualité issue ( en partie ) des groupes rocks de l'époque, mais qui va devenir assez vite envahissante par son côté monocorde et trop fourni.
L'image n'est pas vilaine, les acteurs corrects, mais c'est l'ennui qui gagne et la lassitude d'un scénario qui tourne en rond. A aucun moment on accroche aux personnages: pas d'émotion, pas même d'empathie et on se met à attendre la fin avec impatience en luttant contre le sommeil...
L'image n'est pas vilaine, les acteurs corrects, mais c'est l'ennui qui gagne et la lassitude d'un scénario qui tourne en rond. A aucun moment on accroche aux personnages: pas d'émotion, pas même d'empathie et on se met à attendre la fin avec impatience en luttant contre le sommeil...
Lycéen et journaliste, William est chargé de suivre, pour le célèbre magazine Rolling Stone, un groupe montant du rock. On est dans les années 70 et le film de Cameron Crowe, d'inspiration autobiographique, décrit un univers musical typé, dans la mouvance post-hippie.
Fantaisiste -mais pas dans l'esprit très parodique de l'excellent "Spinal top" de Rob Reiner- "Presque célèbre" est une peinture un rien nostalgique des seventies, de leur musique pop et de leurs modes, représentées ici par le groupe plus ou moins homogène des Stillwater. William l'apprenti découvre les contingences d'une tournée de pop-stars, avec tous les excès qui font leur légende et avec ce discours libertaire un peu court.
L'époque est très bien reproduite et le film s'appuie sur des interprètes intéressants, voire attachants. Au long de péripéties cocasses et autre turpitudes psychédéliques qui émaillent la tournée et les concerts, le réalisateur dessine une comédie de mœurs colorée et entrainante, un divertissement sympathique, à défaut d'un témoignage incontournable.
Fantaisiste -mais pas dans l'esprit très parodique de l'excellent "Spinal top" de Rob Reiner- "Presque célèbre" est une peinture un rien nostalgique des seventies, de leur musique pop et de leurs modes, représentées ici par le groupe plus ou moins homogène des Stillwater. William l'apprenti découvre les contingences d'une tournée de pop-stars, avec tous les excès qui font leur légende et avec ce discours libertaire un peu court.
L'époque est très bien reproduite et le film s'appuie sur des interprètes intéressants, voire attachants. Au long de péripéties cocasses et autre turpitudes psychédéliques qui émaillent la tournée et les concerts, le réalisateur dessine une comédie de mœurs colorée et entrainante, un divertissement sympathique, à défaut d'un témoignage incontournable.
Doté d'un enthousiasmant casting (à l'exception de Kate Hudson), ce multiple récit initiatique en forme d'hommage au rock n roll mais surtout à ses véritables fans encourage à quitter les masques (excellente scène en avion) pour se confronter à la réalité de sa personnalité et ainsi se construire une vie en adéquation avec ses besoins véritables. Parfois longuette, parfois maladroite, la narration parvient tout de même à déclencher rires, dodelinements ou tendresse grâce aux interactions du héros avec respectivement sa mère, la musique et le guitariste du groupe (dommage que la romance fonctionne si mal). Soulignant les relations tendues voire antagonistes entre artistes et presse (à travers notamment la présence du mentor charismatique), l'intrigue en illustre la complexité tout en nous plongeant habilement dans une époque oscillant entre libertés et inquiétudes. Assurément perfectible mais sympathique.
Presque Célèbre pose les bases stylistiques qui feront de Vanilla Sky un hit. La nostalgie et l'exploration de l'identité, déjà présentes, se développeront davantage dans son œuvre suivante. On y trouve une attention particulière aux détails, une bande-son soigneusement travaillée, bien que sans le budget de Vanilla Sky, et des personnages charismatiques, éléments clés qui seront affinés dans le film ultérieur.
L'humour, la mélancolie et la complexité des relations humaines, ainsi que le penchant pour la beauté visuelle, préfigurent le style ambitieux de Crowe, qui culminera deux ans plus tard dans Vanilla Sky. En somme, Presque Célèbre est une œuvre agréable, révélant le potentiel du réalisateur et annonçant les explorations plus audacieuses à venir.
L'humour, la mélancolie et la complexité des relations humaines, ainsi que le penchant pour la beauté visuelle, préfigurent le style ambitieux de Crowe, qui culminera deux ans plus tard dans Vanilla Sky. En somme, Presque Célèbre est une œuvre agréable, révélant le potentiel du réalisateur et annonçant les explorations plus audacieuses à venir.
Un film qui retrace la vie d'un reporter dans le monde du rock. Des émotions et une immersion extraordinaire, que je conseille a tout amateur de bonnes musiques
J'ai rarement vu film plus surcôté.
Histoire sans le moindre intérêt, acteurs vides et cabotins, dialogues qui se veulent profonds mais d'une vacuité abyssale. Aucune grâce, aucun humour, un calvaire de deux heures quarante dont je ne suis pas venue à bout.
L'actrice principale est insupportable, comme elle est aussi bidon que son personnage, elle se contente de minauder et pense, comme son personnage, que c'est là la bonne attitude.
Ce film est tellement faux que je ne voyais pas les décors mais les studios de Hollywood. J'ai bien essayé de me concentrer sur les vêtements mais ça n'a pas pris non plus. Tout est laid, fade, terne.
Rien n'évoque les années 70 dans ce film, ç'aurait pourtant été ça de gagné.
Je n'avais qu'une seule envie : voir le gamin rentrer chez lui et retrouver Frances McDormand, seul personnage gracieux de cette catastrophe.
Histoire sans le moindre intérêt, acteurs vides et cabotins, dialogues qui se veulent profonds mais d'une vacuité abyssale. Aucune grâce, aucun humour, un calvaire de deux heures quarante dont je ne suis pas venue à bout.
L'actrice principale est insupportable, comme elle est aussi bidon que son personnage, elle se contente de minauder et pense, comme son personnage, que c'est là la bonne attitude.
Ce film est tellement faux que je ne voyais pas les décors mais les studios de Hollywood. J'ai bien essayé de me concentrer sur les vêtements mais ça n'a pas pris non plus. Tout est laid, fade, terne.
Rien n'évoque les années 70 dans ce film, ç'aurait pourtant été ça de gagné.
Je n'avais qu'une seule envie : voir le gamin rentrer chez lui et retrouver Frances McDormand, seul personnage gracieux de cette catastrophe.
« Une Nuit »
Bousculade flash dans un métro bondé, coup de gueule entre deux stations : le décor n’invitait pas vraiment au coup de foudre. D’ailleurs ni l’un ni l’autre n’y pensait, quoique.
Aimantés dans la nuit parisienne, Nathalie et Aymeric (on ne connaîtra leurs prénoms que tard dans le film) s’apprêtent à vivre de longues heures d’une passion légère et folle. Désir brûlant consommé dans une cabine de photomaton sur le quai, les deux inconnus se vouvoient aimablement, devisent sur le pourquoi du comment de l’alchimie, se testent du bout des phrases, parlent d’amour mais pas vraiment.
Tout en séduction nonchalante, lui (Alex Lutz, comment ne pas céder ?) déploie un luxe d’arguments aimables au fil de dialogues savoureux face aux réparties cash d’une Karine Viard épatante. Comme sortis d’un Woody Allen en bord de Seine et de scène, Nathalie et Aymeric introspectent leurs désirs, interrogent les heures à venir : faudra-t-il se dire adieu, comment se dire adieu, quand se dire adieu et pourquoi se dire adieu ? Type ou pas type ? Cap ou pas cap : le couple joue à ne pas choisir, à laisser faire le hasard.
Les regards et les mots, les sourires d’Aymeric et le rire de Nathalie, tout les rapproche, même cette disponibilité fugace, moments volés avec l’humour-signature d’Alex Lutz, le blondinet qu’on adore aimer. Un scénario pas téléphoné, intense et joyeux. Une aventure-éclair dont on fait les bonnes rom-com.
BbA
#UneNuit, 2023, 1h32, avec Alex Lutz et Karin Viard, Jérôme Pouly (spoil alert !), Nicole Calfan, Kenza Fortas, Noémie de Lattre… Film hors compétition et en clôture d’Un Certain Regard - Cannes 2023.
Bousculade flash dans un métro bondé, coup de gueule entre deux stations : le décor n’invitait pas vraiment au coup de foudre. D’ailleurs ni l’un ni l’autre n’y pensait, quoique.
Aimantés dans la nuit parisienne, Nathalie et Aymeric (on ne connaîtra leurs prénoms que tard dans le film) s’apprêtent à vivre de longues heures d’une passion légère et folle. Désir brûlant consommé dans une cabine de photomaton sur le quai, les deux inconnus se vouvoient aimablement, devisent sur le pourquoi du comment de l’alchimie, se testent du bout des phrases, parlent d’amour mais pas vraiment.
Tout en séduction nonchalante, lui (Alex Lutz, comment ne pas céder ?) déploie un luxe d’arguments aimables au fil de dialogues savoureux face aux réparties cash d’une Karine Viard épatante. Comme sortis d’un Woody Allen en bord de Seine et de scène, Nathalie et Aymeric introspectent leurs désirs, interrogent les heures à venir : faudra-t-il se dire adieu, comment se dire adieu, quand se dire adieu et pourquoi se dire adieu ? Type ou pas type ? Cap ou pas cap : le couple joue à ne pas choisir, à laisser faire le hasard.
Les regards et les mots, les sourires d’Aymeric et le rire de Nathalie, tout les rapproche, même cette disponibilité fugace, moments volés avec l’humour-signature d’Alex Lutz, le blondinet qu’on adore aimer. Un scénario pas téléphoné, intense et joyeux. Une aventure-éclair dont on fait les bonnes rom-com.
BbA
#UneNuit, 2023, 1h32, avec Alex Lutz et Karin Viard, Jérôme Pouly (spoil alert !), Nicole Calfan, Kenza Fortas, Noémie de Lattre… Film hors compétition et en clôture d’Un Certain Regard - Cannes 2023.
Un voyage musical attachant et nostalgique malgré des lourdeurs, dans l’univers rock des seventies, accompagnée par la lumineuse Kate Udson et une BO folle.
Presque célèbre exploite-t-il un subconscient américain dont je ne suis pas conscient. Existe-t-il un hymne national aux pantalons bouffants et aux groupes qui fait oublier ce film. Pour commencer c'est un film très ennuyeux qui suit les aventures pas très intéressantes ni même rock and roll d'un groupe de rock très bien élevé et d'un journaliste qui a le plus long délai du monde pour écrire un article sur eux. Il y a des groupies que l'on ne voit jamais faire l'amour très peu de drogue pas beaucoup d'alcool mais surtout une histoire d'amour entre un guitariste et l'apparemment irrésistible Penny Lane qui je suppose est censée être énigmatique mais qui n'est en fait qu'insipide. Si la performance de Kate Hudson est tout ce qu'il faut pour obtenir une nomination aux Oscars alors faites monter votre fille sur scène Cameron Crowe elle est là pour le prendre. De façon hilarante nous avons continuellement raté de peu diverses vraies stars du rock qui sont à côté et au bord de la piscine ce qui a au moins apporté un peu de légèreté tout au long de ce trop long gâchis mais je suis sûr que ce n'était pas le but...
J’ai adoré. Presque célèbre c’est une déclaration d’amour nostalgique au rock des années 70. C’est enlevé, naïf et par moment triste quand il cesse de l’être. Le film a une candeur et en même temps une lucidité sur cette période qui lui donne un goût doux et acide que j’ai adoré. Un film à voir absolument si on aime le rock.
On le sent, il y a eu un réel plaisir à faire le film, à le jouer, à l'écrire. Il dégage une légèreté sincère, un humour pince sans rire décapant mais surtout, derrière tout cela pointe une mélancolie, celle des années de nos adolescences. J'ai terminé le film complètement ébouriffé en me demandant, mais qu'avons-nous fait de nos reves ? Qu'avons-nous fait de toutes ces années ? Et si l'art et le cinéma ne devait servir qu'à ca, à questionner nos vies et nos choix, à poser un point d'interrogration salvateur sur nos vies, ce serait déjà grandiose.
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