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bug bunny
53 abonnés
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3,5
Publiée le 14 février 2021
Un super film ou on prends une grosse claque avec cette histoire plein de tendresse et d amour mais aussi qui traite d un sujet délicat bravo bon moment de passé
À peine sorti d’un « Grâce à Dieu » séduisant et agréablement éprouvant, François Ozon s’envole vers les côtes normandes, pour renouveler l’appétit du teen-movie et peut-être également pour y repêcher un fragment d’adolescence. Pas étonnant qu’il renoue enfin avec « La Danse du coucou », un roman d’Aidan Chambers qui l’a autrefois bercé dans ses inspirations et qui lui évoque aujourd’hui des retrouvailles tout à fait justifiées. Rien d’aussi tabou que l’homophobie sera au cœur d’un sujet qui se revendique avant tout universelle et crépusculaire. La jeunesse des années 80 nous revient ainsi en force et le cinéaste ne repousse pas l’envie de nous faire vibrer dans une ambiance mélancolique fantaisiste. La période estivale est un symbole puissant de cette liberté, qu’il décrit avec une grande justesse et sincérité. Dommage qu’il ne veuille pas totalement épouser cette intimité, qui le séduit et qui ne manque pas d’occasions pour enfin exploser.
Pas de temps à perdre, cependant, le film se jette rapidement à l’eau, à l’image d’Alexis (Félix Lefebvre) et de sa sensibilité juvénile. S’il ne s’agit pas de brosser avec désarroi la classe marginale qu’on lui associe, le jeune homme reste humble dans cette partition qui ne regarde que les adultes. Son seul désir révèle par conséquent des caresses, provenant à la fois de la brise, du soleil et de la vitalité de David (Benjamin Voisin). Leur rencontre est toute aussi singulière qu’après avoir lancé une bouteille à la mer. Et en l’occurrence, la bouteille c’est bien sûr Alexis. Il s’engage dès l’ouverture, sur une voix-off qui porte des souvenirs douloureux et un message rempli de suspense, que Ozon parviendra à maintenir dans sa mise en scène, du moins un certain temps. Sa force réside plutôt dans la verticalité des émotions. Le premier amour ne fait donc pas d’exceptions et tout le récit s’articule dans ces moments d’égarements, en relation directe avec les généralités de la mort. Le ton est sans doute marqué par du macabre, mais les personnages eux, ne s’arrêtent surtout pas de danser.
Mais au lieu d’évoquer le couple ou le duo, la narration campe derrière l’esprit d’un Alexis qui n’est pas encore prêt à s’ouvrir à son monde et qui n’est pas encore prêt à souffrir dans celui de de David. Cette passion, à la fois fraternelle et amoureuse, n’est qu’éphémère. En redoutant le non-sens de l’éternité, il reste tourmenté par un désir de réconciliation, mais également d’émancipation envers celui qui l’a sauvé et qui l’a libéré à son tour de cette stase, commune à cette période brumeuse, où nous finissons par céder à l’ivresse des passions. L’intention est bien présente, mais manque néanmoins d’aplomb dans sa démarche. Des personnages secondaires se greffent à peine à une aventure, qui privilégie la lumière à ceux qui contribuent à l’ascension émotionnelle du héros. Il n’est pourtant en rien mal entouré. Ce point aurait simplement dû permettre un développement plus pertinent, notamment dans les conflits avec un David, qui ne trouvent pas assez de force pour renouveler ses enjeux. Cette fébrilité a de quoi laisser perplexe, de même qu’un sentiment de déjà-vu, sans doute très mal amené ou mal interprété dans son épilogue.
Toutefois, « Eté 85 » réunit magnifiquement deux âmes, qui se partagent une scène de danse funèbre. Une danse qui anticipe évidemment le regard que le spectateur porte sur ces derniers, en déphasage avec leur jeu de jambes ou encore avec la mélodie que chacun préfère adopter. Ce pivot, qui rappelle évidemment « La Boum », s’accroche à cette envie de lâcher prise, dans une relation qui ne cesse de se balancer dans tous les sens, avec violence et une rationalité tranchante. Mais plus l’on avance, plus le film grille ses cartes et des possibilités de reconstituer l’intimité. Nous avons à faire à un deuil honorable, mais qui trébuche un peu trop dans la facilité de ne pas nous laisser accompagner le vertige des protagonistes au-delà d’une tombe ou d’une porte.
Le TREPORT est une ville très bien filmée qui souligne la beauté de la Normandie. Plusieurs obsessions dirigent la réalisation : l'écriture structure la pensée, le respect des promesses (danser sur la tombe), l'ambiguïté des relations professeur-élève, le suicide, les rites mortuaires juifs, la jalousie mortifère,... Des scènes fortes : écoute de Rod STEWART en discothèque, désespoir de la mère Valeria de David, la relation naissante au parc d'attraction soulignée par une musique révélatrice, danse sur la tombe... Des scènes ridicules : travestissement à la morgue, éducatrice anxiogène peu agréable, baisers dans l'arrière-boutique, les techniques de suicide, S'il n'y avait pas tous ces bémols le film serait mémorable, car il traite des traumatismes de la passion d'amour.
Même si on devine la progression du film, on ne pas nier qu'on reste séduit par le mélange des ingrédients (nostalgie des années 80, les paysages et surtout le 1er amour entre 2 jeunes garçons). Même si quelques scènes sont, à mon goût, exagérées, surtout chez les personnages secondaires, c'est peut-être aussi ce qui donne un très léger côté d'originalité. Néanmoins l'ennuie ne s'installe pas dans ce long métrage, l'histoire d'amour est bien développé et amené. Je dois avouer que sans la beauté du personnage principal et son jeu d'acteur, je mettrai 3 à ma note au lieu de 3,5 :) parce que la scène de la bagarre est juste à mourir de rire (digne d'une version sitcom bien "franchoullarde") et les fics apparaissent comme par magie en claquant des doigts. Ensuite, ça reste un film bon et sérieux.
"Eté 85" est un film qui n'invente rien dans le genre romance, et particulièrement romance homosexuelle. On se retrouve avec le même genre d'histoire vu et revu, mais ce long-métrage est proche de l'excellence. Nous avons à faire à de très beaux décors (moins incroyables que ceux dans "Call Me By Your Name", certes), à des acteurs qui sont d'une maîtrise parfaite ainsi qu'à une finspoiler: plutôt originale ce qui permet au film de se démarquer légèrement des autres du même genre. On prend plaisir à regarder ce film, c'est sûr. On pourra lui reprocher d'être parfois dans la facilité. Il faut voir ce film au moins une fois dans sa vie.
Je conseille à tout le monde de voir ce film ! Un vrai retour dans le temps et les deux acteurs sont magnifique, ils jouent parfaitement bien. Un grand bravo François Ozon pour ce chef d'œuvre. Dommage que ce film n'est pas plus de visibilité, il le mérite !!
Honnêtement j’ai bien aimé le film mais il y a plusieurs choses qui m’on dérangé lors de ma séance. L’histoire est bien écrite et il y a pas mal de bonne idée. Cependant la voie off nous sort de l’histoire elle n’est à mon sens pas assez introduite dans le film. Il y a aussi l’histoire parallèle sur la mort du deuxième personnage que je trouve inutile et mal menait, elle ne mène à rien à part de nous sortir de l’histoire. Pour finir l’histoire d’amour entre les deux personnages n’est pas assez développé, on n’a alors pas assez de temps pour s’attacher à leur couple. Vous allez passer tous de même un bon moment devant ce film, mais on l’oublie facilement.
Ce film est très beau, il a un peu un air de "Call me by your name". Le changement des couleurs selon la temporalité est juste tres bien utilisé. Cette façon de monter, où la problématique se trouve à la fin et pas au milieu comme dans énormément de film le rend plus palpitant. Pour l'histoire, la thématique est très bien trouvée, deux garçons qui tombent amoureux dans les années 80 où l'homosexualité pose problème, c'est très touchant. Les personnages sont pas exceptionnellement complexes à décrypté et ce n'est pas un besoin dans ce film car il y d'autre événement assez important que pour se concentre sur ce qui se passe dans la tête des personnages et puis ce qu'on doit savoir et comprendre nous est plus ou moins dit par la voix-off.
Après avoir abordé avec brio les affaires lyonnaises de pédophilie religieuses dans "Grâce à Dieu", François Ozon signe une romance estivale avec "Ete 85". Adapté du roman La Danse du coucou d'Aidan Chambers, le film narre en effet la rencontre furtive entre deux lycéens. Très à l'aise sur ce sujet, le cinéaste aborde les amours adolescentes avec gravité et légèreté à la fois, sans que l'un ne prenne le pas sur l'autre. Le film est assez bien rythmé et comporte même de jolis rebondissements. Amateurs pour la plupart, les acteurs livrent de belles et justes compositions, complétées par celle déjantée de Valeria Bruni Tedeschi. L'ensemble n'est certes pas parfait et agite parfois de grosses ficelles scénaristiques, mais Ozon a su tirer un film à la fois intimiste, simple et sincère. Un des meilleurs films français de cette année.
Deux acteurs formidables dans un film universel, retranscrivant parfaitement les émotions du premier amour, la déception amoureuse lorsque l'autre fait mal, et le désespoir de la perte de l'être aimé. L'homosexualité n'est pas le sujet de ce film, mais seulement l'amour, beau et pur, quel qu'il soit. Mention spéciale pour la scène du cimetière, magnifique.
Incroyable, j'ai été dedans du début jusqu'à la fin. De très bon acteurs. Rien à dire de plus. Je vous le conseille fortement si vous hésitez à le voir.
Comme l’année 2019 a été l’année de François Civil, je dirai que l’année 2020 est celle de Benjamin Voisin que j’ai déjà vu dans 3 films (« La Dernière vie de Simon », « Un Vrai Bonhomme » et « Eté 85 ») et, malgré sa performance impeccable, ce film est pour moi le moins bon des 3. Le casting est pourtant parfait. Peut-être que l’attente du dernier François Ozon était trop grande pour moi ? Ou que ce film arrive trop tard, après « Call Me By Your Name » (2018) et « La Vie d’Adèle » (2013) ? J’ai surtout trouvé que le film peinait à démarrer, heureusement, la dernière partie du film est très réussie. Finissons par une évidence : l’action du film se passant dans les années 80, celui-ci bénéficie bien sûr d’une superbe bande originale.
Après l'excellent pamphlet social "Grace à dieu", François Ozon revient en quelque sorte sur ses obsessions passés en racontant lle douloureux éveil amoureux d'un adolescent. Ozon, nous plonge dans l'époque de sa jeunesse e,n plein milieu des années 80. Mais Ozon ne nous parlera pas de sida à travers cette première expérience homosexuelle de son héros, iil préfère s'attarder sur le portrait psychologiqsue de ce jeune homme encore en pleine construction. Toujours juste, aidé pour celà par d'excellents comédiens, toutes générations confondues, le dernier Ozon se regarde avec un réel intérêt et même un certain plaisir tant on retrouve par moment l'insouciance des années 80. Le scénario, sans réel surprise, est bien construit . Une nouveffe fois, le jeune héros trouve son salut à travers l'écriture et Ozon fait donc à nouveau écho à un autre François, Truffaut dont le cinéaste peut se targuer d'être un de ses héritiers.