Comédie romantique réalisée par les frères Foenkinos, Les Fantasmes est un long-métrage qui ne paie pas de mine et qui pourtant s'avère plaisant. L'histoire nous en fait suivre plusieurs car il s'agit d'un film à sketchs qui comporte donc six petites aventures, toutes portées sur la sexualité, ce que son titre explicite laisse deviner facilement. On y accompagne plusieurs couples qui explorent des pratiques et des plaisirs particuliers. Tout cela est fait de façon ludique pour les non-initiés, en expliquant à chaque fois en guise d'introduction le terme qui se cache derrière ces pratiques. On prend donc du plaisir pendant environ une heure et demie car ces courts récits liés entre eux de façon judicieuse, sont tous plus surprenants les uns que les autres et surtout très bien pensés, créant des situations savoureuses et des chutes toujours très drôles. L'humour noir est de rigueur et provoque quelques éclats de rires car cela traite de la sexualité de façon décomplexé et maîtrise bien son sujet. Cependant, il aurait pu aller encore un peu plus loin pour être totalement jubilatoire. Car malgré le thème, il reste gentil dans ce qu'il montre. On voit peu de peau à l'image. Et c'est dommage car le casting comporte de beaux noms et de beaux visages entre Monica Bellucci, Karin Viard, Denis Podalydès, Nicolas Bedos, Joséphine Japy, Ramzy Bedia ou encore Jean-Paul Rouve pour ne citer qu'eux. En effet la distribution comporte de nombreux comédiens qui jouent des rôles franchement appréciables. Les duos fonctionnent à chaque fois très bien et sont entourés par d'autres personnages tout aussi agréables. Leurs échangent sont amusants, notamment grâce aux dialogues bien écrits. Malheureusement, si le film est alléchant dans son propos, il n'est pas du tout attirant et subversif sur sa forme. Malgré la présence de deux réalisateurs, la mise en scène est très plate, elle manque de panache et d'ambiance. Cela est d'autant plus frustrant que les transitions entre les différents sketchs sont franchement géniales et bien trouvées. Hélas, ce sont de trop rares éclaircies dans un brouillard visuel. La photographie est fade, pas aidées par des décors sans charme. Cette absence d'esthétique fait qu'on passe à côté de l'aspect charnel du sujet. La b.o. pour sa part est presque insignifiante tant elle se fait peu entendre malgré des morceaux présentables. Là encore elle aurait pu d'avantage et mieux être considérée. Reste une fin sympathique venant clore Les Fantasmes, qui au final est une curiosité affriolante méritant d'être découverte malgré un physique peu séduisant.