Le Parrain, 2e partie
Note moyenne
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675 critiques spectateurs

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Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 juillet 2017
À l'image du premier volet, les ambitions de Coppola pour "Le Parrain II" sont démesurées. Ne souhaitant pas proposer qu'un prolongement du récit déjà amorcé, il fait de cette suite une œuvre double, au regard miroir.

La vie de Michael, maintenant à la tête de la Famille, croise ainsi celle de son père, Vito, de son enfance en Sicile jusqu'à son statut de Don. Ce choix narratif, loin de n'être qu'une façon de densifier artificiellement son histoire, est véritablement là pour créer un rapport thématique entre les deux pans du récit.

Ce dernier suit ainsi Michael évoluant au sein d'une période trouble, autant dans son intimité que pour Cuba, pays dans lequel il essaye d'assouvir son pouvoir, alors même qu'une révolution est en marche. C'est dans cette ambiance de déliquescence que Coppola traite, à deux échelles différentes : politique et humaine, le poids de l'héritage, la perte de repère mais aussi, à l'instar du premier volet, la corruption et l'hypocrisie qui ronge le pays. C'est dans ce chaos, pourtant silencieux, que la figure d'un jeune Vito (incroyable DeNiro) apporte de la sérénité. Représentation de l'homme que Michael idéalise, mais n'arrivera jamais à être. Ces passages, en plus d'offrir au long-métrage une dimension supplémentaire par leur traitement de l'immigration et d'une Amérique bouillonnante, rappellent immédiatement la romance Italienne de Michael, sorte de calme avant la tempête.

C'est sur ce principe, d'une œuvre qui regarde autant vers le passé que vers l'avenir, que Coppola construit sa mise en scène. Toujours aussi somptueuse, et considérant son cadre comme l'élément qui catalyse les enjeux, le cinéaste déploie une richesse formelle plus importante, notamment dans son utilisation de mouvements de caméra latéraux, symbolisant l'avenir qui s'offre au protagoniste dans le cas de Vito, mais aussi le poids du passé, venger sa famille pour le père, voir sa vie et son empire s'écrouler pour le fils.

"Le Parrain II" est sublime et torturé. Il présente les mêmes qualités que son ainé, celles d'une œuvre politique à la portée humaine bouleversante, où la complexité n'est jamais un frein pour l'émotion ou la réflexion. Les choix des protagonistes, et leurs conséquences, donne à cette suite l'ampleur d'une tragédie, incarnée par Don Vito, dont le fantôme hante chaque scène, chaque plan, chaque seconde du long-métrage, jusqu'à ce plan final, d'une solitude et d'une froideur déchirante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 mai 2017
Il faut au moins avoir vu une fois dans sa vie ce film, que certains considèrent comme étant le meilleur de la trilogie, et dans lequel on suit avec intérêt le deuxième acte du destin de la famille Corleone, intimement mêlée à l’histoire de l’Amérique au XXème siècle. Cette famille est le miroir des logiques brutales qui sont à l’œuvre dans la société, ce qui est encore plus frappant dans ce deuxième volet où l'on voit deux générations de Corléone (Pacino et De Niro) évoluer dans leurs milieux respectifs. On suit les bonheurs et les malheurs (surtout les malheurs) de ce clan, mais on suit en particulier le parcours de Michael Corleone, joué par l’excellent Al Pacino, personnage tragique par excellence, qu’on croirait sorti d’une pièce de Shakespeare, et qui poursuit ici son ascension. Son parcours est celui d’un homme qui n’a pas réussi à échapper à son milieu d’origine, à cette famille criminelle dont il vomissait les pratiques dans le premier film. Les autres personnages sont tous très travaillés, on assiste à une véritable galerie de portraits. L’aspect dramatique est nourri par le passage de témoin entre deux générations. Car le passage du temps est un thème qui nourrit toute la trilogie. Au final on a un film long mais équilibré, on n’a pas affaire à un grand film malade. Car on revient de loin, Coppola dut batailler avec les producteurs afin d’imposer sa vision de l'histoire, adaptée du roman homonyme à succès de Mario Puzo, qui participa au scénario. Le résultat ? Un triomphe commercial, qui rapporta bien plus que le premier volet. A la vision de ce film, on peut dire que Coppola n’a pas volé ce succès, car on en ressort ébloui au vu de sa profondeur et de sa richesse dramatique. Et quelle musique, et quels acteurs ! Vous pouvez lire ma critique complète (illustrée et accompagnée d’extraits) de la trilogie Le Parrain ainsi que d’autres critiques et articles sur le cinéma ainsi que des extraits de films sur mon blog : 7emeart.wordpress
gizmo129
gizmo129

133 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2017
Si ce parrain 2ieme partie ne manque pas de qualités évidentes, d'une d'une atmosphère sombre et enivrante, l'histoire ne parvient jamais à égaler le premier épisode. Plus brouillon, ce deuxième volet se demande que raconter de nouveau sur Michael Corleone et se perd dans une histoire peu intéressante... Surtout, ce nouveau scénario ne suffisait pas pour faire tenir le film sur une durée de 3h et il fallait alors créer un second chapitre pour le coup passionnant ! On assiste ainsi à deux histoires contées en parallèle, celle de Michael donc mais aussi celle de l’ascension de Don Vito Corleone interprétait par un jeune Robert de Niro impressionnant. C'est dans cette deuxième histoire que le parrain prend son envol car l'on retrouve l’ascension irrésistible qui nous avait marqué dans le premier film ! Ce parrain deuxième partie est donc assez inégal, ne parvient pas à réaliser avec son prédécesseur mais permet tout de même d’étendre l'univers de la saga.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2017
Deuxième partie de la saga du Parrain, ce long film de près de 3h20 met un peu de temps à démarrer mais finit par nous embarquer à nouveau pour notre plus grand plaisir dans les sombres et complexes affaires de la famille Corleone, en faisant des parallèles entre le père jeune (Robert De Niro) au moment de son arrivée aux États-Unis et le fils (Al Pacino), chef de la famille au "présent". La mise en scène est toujours aussi maîtrisée.
Ol M.
Ol M.

12 abonnés 60 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2017
tres bon film,al pacino et de niro au top,mais je prefere quand meme le 1er opus,je me demande si FFC n aurait pas du mettre la jeunesse de vito corleone dans le 1er opus au debut du film en fait...plutot que de couper sans cesse la 2eme partie,enfin c'est un point de vue....
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 10 janvier 2017
Une grande partie du charme du premier film a disparu dans ce second volet, sans doute parce que Vito Corleone n'est plus et partant, l'incroyable prestation de Marlon Brando... Revenir sur les origines et le début de parcours du Don aux Etats-Unis est une idée assez dispensable en définitive, bien que ce soit l'occasion pour un jeunot plein de talent de s'illustrer, à savoir Robert De Niro dont les rôles à venir de mauvais garçon et/ou de gangster feront la gloire... parce qu'il le vaut bien !

Bien sûr, Al Pacino reprend les rênes de la Famille avec aplomb et talent, se fait des ennemis, puis éventuellement finit par liquider tout le monde, ainsi va Cosa Nostra. La vie familiale et sentimentale de notre mafieux va de pair ou parfois à contre-courant des aléas des "affaires" mais tourne un peu trop souvent au psychodrame, tandis que le rythme faiblit considérablement au fil des trois plombes qui sont allègrement dépassées...

Cela reste loin d'être inintéressant ou même ennuyeux et cette saga sait encore captiver l'attention malgré une intrigue principale plus fouillis que jamais, pour ne pas dire confuse sur bien des aspects... malgré (encore !) son pourtant très long métrage qui aurait dû et pu fournir davantage de lumière aux évènements.

L'ambiance demeure inimitable, toujours accompagnée de la belle musique de Nino Rota mais décidément, il y a quelque chose de pourri au royaume de Mafialand qui ne parvient plus à nous électriser et nous émouvoir comme jadis.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 septembre 2016
Le Parrain 2ème partie est un film à la hauteur du premier film.
L'histoire, divisée en deux (une partie traitant de la jeunesse de Vito Corleone, et l'autre dans le prolongement du premier chapitre), est excellente, peut-être même plus dramatique et déchirante que la première. On reste accroché. Quelques scènes sont cultes (le procès, la pêche de Frederico)
Les acteurs sont très bons. Al Pacino et Robert de Niro sont excellents. Diane Keaton, Robert Duvall, John Cazale et Talia Shire sont toujours aussi bluffants.
La musique et le thème sont toujours aussi beaux.
Un excellent film de Francis Ford Coppola.
Stéphane D
Stéphane D

174 abonnés 2 354 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 septembre 2016
Au milieu de la trilogie, se trouve cet épisode à la construction...déstabilisante. D'un côté l'histoire qui continue d'avancer et de l'autre l'enfance de Vito. Pour moi, c'est loin d'être une réussite. Heureusement Al Pacino facine de plus en plus, mais on peine à trouver un vrai fil conducteur au récit.
Et c'est d'autant plus difficile que c'est encore plus long! (3h20). Dommage malgré le plaisir d'avoir gagné De Niro au casting.
Dead-for-Someone
Dead-for-Someone

49 abonnés 694 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2016
Après l'immense succès du Parrain, Coppola signe la 2e partie du récit de la famille Corleone. Ce film se divise en 2 histoires : la première qui raconte comment Michael Corleone dirige la famille et doit faire face à la mafia juive qui semble vouloir sa mort. La seconde histoire évoque la jeunesse de Vito et comment il a pu devenir l'un des hommes les plus influents de la mafia américaine.
Comme dans le premier volet, la réalisation est superbe, avec des plans soignés et des prises de vues magnifiques.
Le scénario est donc coupé en 2 : une partie sur Michael et l'autre sur Vito. La première est bien, avec toujours des meurtres, des trahisons, du sang mais cela devient très vite compliqué et confus avec tous ces personnages et intrigues (j'ai dû plusieurs fois faire pause pour lire des résumés pour tout comprendre). La partie avec Vito m'a moins convaincu : le fait d'expliquer le passé de cet homme énigmatique tue le personnage. Dans le premier Parrain, c'est un homme froid et mystérieux mais qui pense avant tout à sa famille. Raconter ce que l'on ne savait pas casse le mythe autour du personnage. Cette histoire flash-back n'est pas complètement à jeter mais n'était pas vraiment nécessaire.
Les acteurs sont bons, même très bons bien que de Niro ne m'ait pas entièrement convaincu.
La photographie, elle, est toujours aussi somptueuse et le soin apporté aux couleurs est raffiné. Le montage est très bon et intelligent. Les décors sont encore une fois superbes ainsi que les costumes.
La musique est toujours envoûtante et magique.
Le Parrain 2e partie est une très bonne suite qui prouve que Coppola est un grand réalisateur.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 août 2016
Cette deuxième partie de la trilogie reprend l'histoire là où le premier film l'avait laissé. On suit donc les péripéties de Michael (Al Pacino) à la tête de la famille Corleone. L'effet de surprise est passé mais on peu compter sur Coppola et son excellent casting pour transcender une banale intrigue et en faire une longue fresque mafieuse captivante et intense. En revanche, j'ai des doutes sur l'utilité et l'intérêt d'entrecouper l'histoire principale de flashbacks sur les origines de Vito Corleone (Marlon Bnrado dans le premier film). Ces derniers n'apportent pas grand chose à part lancer la carrière du jeune Robert de Niro.
Un cran en dessous du précédent long métrage, cette suite n'en reste pas moins somptueuse, ambitieuse et passionnante.
Desman
Desman

8 abonnés 314 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 août 2016
Certes un cran au-dessous de la première partie, mais ce film continue à merveille la saga familiale. Le meilleur est sans aucun doute les flash-backs sur la jeunesse de Vito Corleone, joué par un De Niro inspiré.
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 août 2016
"Le Parrain 2" (1974) France 3 le 21.07.2016

Je vais me distinguer du concert de louanges généralement décernés à ce film, (à moins que ce ne soit à Coppola) mais je n'ai pas du tout aimé ce "Parrain 2" destiné semble-t-il à faire du racolage et des dollars avant tout ! Coppola non plus n'en voulait pas mais il semblerait que la Paramount, appâtée par les dollars que lui avait rapportés le premier opus, et avec laquelle le réalisateur entretenait les plus mauvais rapports, ne lui ait guère laissé le choix. Le résultat : un budget multiplié par deux et une fréquentation en salles tombée de 4 millions d'entrées en salles françaises à 1,1 pour cet opus réchauffé...Relativement un bide...
Ca s'explique aisément : malgré Al Pacino, le casting est loin d'être aussi bon que le premier "parrain", et la durée de cette version n°2 frise l'incorrection vis à vis du public : 200 mn à subir ! Vendrait-on les films au kilo aux US ? Il en résulte quantité de scènes inutiles faites pour meubler et des flash-back à gogos qui enlèvent tout intérêt et tout rythme à cette histoire de crapules.On cherche parfois à comprendre, et on déconnecte. Ce n'est plus long, c'est interminable comme un supplice chinois..Coppola voulait qu'on aime Vito : c'est loupé : il est suffisant, macho, et antipathique au possible ! Bref, c'est un ratage comme bien souvent les films qui ont fait recette et dont on en fait un deuxième en espérant que le miracle recommence !
A ne regarder qu'après avoir pris des pilules contre le sommeil ! Bon courage !
willycopresto
Ben D
Ben D

3 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2016
Suite réussite pour Francis Ford Coppola, le Parrain 2 est un digne successeur du premier volet. Nous retrouvons la famille Corleone quelle qu'années après le premier épisode pour une nouvelle histoire pleine de rebondissements, de corruption et de mafia. On retrouve aussi Vito Corleone l'or de flashbacks qui expliquent comme il a créé petit à petit son organisation. Je ne vais pas en dire plus du fait que ce film est une réussi cinématographique.

À voir impérativement le premier volet avant. POP-CORN
Ann Val
Ann Val

110 abonnés 352 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2016
Des acteurs cultes, des répliques cultes, un scénario culte, bref... un film culte et sans aucun rival dans le domaine tant il est travaillé et léché... Chef d’œuvre !
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 novembre 2015
« Le Parrain, 2e partie » prolonge la collaboration entre Francis Ford Coppola et Mario Puzo, qui écrivent un scénario original à la narration complexe, faite de va-et-vient entre passé et présent. Le film est donc porté par une ambition romanesque considérable, qui tend à la fois à montrer l’ascension de Vito (De Niro bouleversant) et l’enclenchement de la chute de Michael. D’un côté, comment un jeune garçon timide, qui voit sa mère assassinée sous ses yeux, immigrera à New York et s’élèvera en se mesurant au terrible don Fanucci ; de l’autre, Michael se voit directement menacé par la justice et vit l’éclatement total de sa famille. Ainsi, Coppola raconte l’histoire de deux trajectoires opposées, celles d’un père et d’un fils aux conceptions du pouvoir bien différentes, du mafieux qui règne grâce au pizzo à l’homme d’affaires qui tente de faire rentrer sa famille dans la légalité. « Le Parrain, 2e partie » est une fresque gigantesque, s’étalant sur plus d’un demi-siècle, politique et intime, qui raconte avec une puissance hors de commun la divergence de deux points de vue et qui fait paradoxalement converger les deux figures dominantes. Entre l’ambition de Vito, qui regarde vers le futur, et la solitude de Michael, qui se tourne vers son passé dans une dernière scène profondément mélancolique, le père et le fils sont à la fois réunis dans la maison mais jamais dans le même plan, une idée de mise en scène géniale qui permet de raconter en même temps une union passée et le début d’une fracture. Un grand film, à l’allure d’une tragédie.
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