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Michel Moatti
9 abonnés
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4,5
Publiée le 23 octobre 2022
Un thriller qui multiplie les rebondissements et cause nos sursauts dans notre fauteuil, des comédiens impeccables et talentueux, un décor de rêve, une image très travaillée et qui participe aux sens (chaque personnage est filmé en focale courte pour brouiller l'environnement)... Et vous avez un des meilleurs films français de l'année! A ne pas rater!!! Mention spéciale à Laure Calamy qui nous réjouit à chacune de ses apparitions. Un très très agréable moment de cinéma!
Scénario bien maîtrisé mais 2:05 = bcp trop long, personnages intéressants et sarcastiques à souhait, ambiance malsaine et l'on devine assez rapidement qu'il ne faut pas se fier aux apparences. Contrairement à certaines critiques, je ne retrouve ni le brio de C. Chabrol et sa critique acerbe de la petite bourgeoisie provinciale, pas plus que la perfection du thriller de B. De Palma. Bref, même si le film est de qualité avec une parfaite distribution, je ne peux le considerer comme excellent et me suis plutôt ennuyée.
Très bonne surprise ! Je ne m'attendais à rien et j'ai étais carrément séduit par l'histoire proposée. Laure Calamy est étincelante dans ce thriller familial où les proies et les prédateurs se confondent. Tenu en haleine jusqu'au bout, on se laisse prendre dans ce jeu dangereux. Attention aux anges heureux. Je recommande ce film !
Décidément, Sébastien Marnier devient un spécialiste « es Thriller ». En témoignent ces deux précédents film, Irréprochable et L’heure de la sortie. Ces nouvelles 125 minutes prouvent, encore une fois, son savoir-faire de réalisateur et de scénariste. Dans une luxueuse villa en bord de mer, une jeune femme modeste retrouve une étrange famille : un père inconnu et très riche, son épouse fantasque, sa fille, une femme d’affaires ambitieuse, une ado rebelle ainsi qu’une inquiétante servante. Quelqu’un ment. Entre suspicions et mensonges, le mystère s’installe et le mal se répand… Ambiance, humour glaçant, duplicité des personnages… tout est réuni pour faire penser au Claude Chabrol des bonnes années… Un sacré compliment ! Enfin un scénario original… original. Même si le quasi huis-clos avec une famille qui se déchire – et comment ! -, ce n’est pas nouveau, on marche… et on en redemande. Bon, Marnier a choisi de faire dans le tordu, et pour le coup, c’est un must. Pas un personnage pour rattraper l’autre. De l’ancêtre à l’ado en passant par ce gynécée ahurissant de méchanceté et totalement nourri au mensonge et à la dissimulation, chacun et chacune défendent ici leur pré-carré avec un niveau de cruauté rarement atteint. Le spectateur est constamment blackboulé de surprise en surprise – toutes mauvaises -, au point que ça en devient jouissif. Même la grande demeure qui a tout d’un mausolée et qui sert de décor est inquiétante à souhait. Là aussi, tout est démesuré : escalier en marbre rose, meubles signés à foison, 3000 objets – dont une foultitude d’animaux empaillés -, 4 500 cassettes VHS. La musique, tout en impulsions, crissements, coassements de grenouilles… la photographie anamorphique en format 2.55 – plus large encore que le scope -, tout est là pour créer une sensation de malaise… et croyez-moi, c’est réussi. Un film de genre à voir absolument. Entre autres, pour la performance du casting. Le patriarche – dans la vie comme dans le film -, Jacques Weber, parfait comme à son habitude, est entourée d’une constellations de femmes, Laure Calamy, Doria Tillier, Dominique Blanc, Suzanne Clément, Céleste Brunnquell, Naïdra Ayadi, Véronique Ruggia-Saura, qui se disputent toutes la palme de l’hypocrisie et de la cruauté. Un thriller malsain, vénéneux, dysfonctionnel à souhait, peuplé de personnages détestables. Un hymne jubilatoire à la
Un film où la puissance liée à l' argent est présente mais aussi la famille, que l' on cherche ou que l' on fuit.. Les personnages sont tous hors-normes et souvent inquiétants, l' intrigue est bien ficelée et tient jusqu' au dénouement.
Une jeune femme (Laure Calamy), à l'existence précaire, travaille à la chaîne dans une poissonnerie industrielle du sud de la France. Elle perd son logement. Sa mère, qui l'a élevée seule, vient de mourir. Son amoureuse purge en prison une longue peine. Elle se résout à recontacter son père (Jacques Weber), un richissime homme d'affaires qui vit reclus dans son hôtel particulier sur l'île de Porquerolles. Diminué par une attaque, le vieillard antisémite et homophobe, portant toujours beau, est entouré d'un quatuor de femmes qui réserve à la nouvelle arrivante un accueil hostile : sa femme (Dominique Blanc), une diva droguée au télé-achat, sa fille (Dora Tillier) qui a repris les rênes de l'empire familial, sa petite fille (Céleste Brunquell), l'œil vissé derrière son appareil photo, sa domestique (Véronique Ruggia Saura)...
Quelqu'un ment nous dit l'affiche. Mais qui ? "L'Origine du mal" n'est pas un "whodunit" construit autour d'un crime et de sa résolution. Sa structure est moins familière et plus complexe. spoiler: On découvre vite l'identité du dissimulateur comme on comprend ses motifs. L'enjeu du film se déplace pour savoir s'il parviendra à ses fins et comment. Le scénario révèle quelques jolis rebondissements. Il aurait pu s'achever au tribunal ou à l'hôpital ; mais il continue une demi-heure supplémentaire dont l'utilité scénaristique ne saute pas aux yeux.
Sébastien Marnier, qui avait déjà signé deux films épatants ("Irréprochable" avec Marina Foïs et "L'Heure de la sortie" avec Laurent Lafitte) prend un plaisir communicatif à créer autour de Jacques Weber un décor hitchcockien de serre exotique étouffante (la bande son du dernier plan est saturée de cris nocturnes d'une faune équatoriale). Dominique Blanc s'en donne à cœur joie dans un personnage qu'on n'imaginait plus voir à l'écran depuis "Le Boulevard du crépuscule". En revanche, Céleste Brunquell, un des plus grands espoirs du jeune cinéma français, est sous-exploitée.
Mais c'est surtout Laure Calamy dont le talent explose. On avait pris l'habitude depuis "Antoinette dans les Cévennes" de la cantonner aux rôles de quadragénaire nature et marrante. Déjà dans À plein temps - sans doute l'un des meilleurs films de l'année - elle montrait son potentiel dramatique. Ici, elle joue un personnage border line, vénéneux, chabrolien à souhait. Une nouvelle corde à son registre décidément très large.
Quel bonheur ! un grand film malin, dérangeant, malsain à souhait ! Je n'ai pas vu passer les 2 heures ! les thrillers amerloques n'ont qu'à bien se tenir ! Le cinéma français qu'on aime , Chabrolien et même au delà, des acteurs au diapason, (magistral Weber !). Le genre de film qui je l'espère (re)donne envie d'aller au cinéma EN SALLE ! courez voir ce film c'est un ordre !
Il y avait une belle affiche, de bons acteurs et un excellent scénario. Mais tout cela n'a pas donné un bon film à mon avis. On comprend, que l'on ne comprend pas tout et la solution de l'énigme vient à la fin. Cependant, le film semble long ..., trop long. Et on se lasse de vouloir comprendre les situations et les rapports entre les différents protagonistes.. Beaucoup de scènes de violence ou de sexe qui ne semblent pas toujours indispensables ou ... encore une fois, trop longues. Une grand déception.
Une performance d'acteurs pour un scénario convenu mais efficace dans des ambiances toujours étouffantes quels que soient les lieux et les causes (prison, usine, maladie, solitude, haine, jalousie, dénuement, luxe...). Tous les personnages sont en prison. C'est noir, absolument, méchant et sans grand espoir: comme le monde tel que les hommes l'ont fait.
Très bon thriller avec un superbe casting. Le décorateur a du avoir beaucoup de plaisir et il nous en donne avec cette villa incroyable où chaque détail est là pour nous emmener loin loin, comme pour nous embrouiller où nous sortir de nos schémas conventionnels. C'est réussi !
L’origine du Mal, on ne la perçoit pas immédiatement. Le réalisateur nous montre des personnages haut en couleurs. Les comédiens se livrent à de belles performances (Laure Calamy, Dominique Blanc, Jacques Weber).
Chaque personnage peut sembler excessif dans cette immense maison bourgeoise, « pieds dans l’eau » ! Pourtant le sourire qui affleure sur nos lèvres se fige le plus souvent; on est mal à l’aise….
Sébastien Marnier nous manipule et la perversité est partout !
Dans une luxueuse villa en bord de mer, une jeune femme modeste retrouve son pére inconnu et sa famille étrange et très riche Aprés un première partie où il ne se passe pas grand-chose, si ce n’est présenter les personnages, l’intrigue se met peu à peu en place. La monté en tension se fait peu à peu avec plusieurs rebondissement surprenants. Sur l’affiche est inscrit « Quelqu’un ment ». En fait, et sans spolier tous et toutes se mentent et (tente de) se manipulent. Il ne s’agit pas d’une simple intrusion familiale par usurpation d’identité, mais plutôt d’un jeu de massacre sans violences physiquespoiler: (un peu à la fin quand même). . Pour autant il s'agit d'un vrai thriller psychologique avec une ambiance volontairement malsaine
IN-CRO-YABLE, de rebondissements en rebondissements on se plonge dans la famille, chaque personnage possède des qualités et surtout des défauts qui nous surprennent, qui nous font rire, mais aussi peur. Top 3 des films vus cette année
Voilà (enfin) un excellent thriller (et non polar) qui vous tient en haleine d'un bout à l'autre. Le scénario est bouclé de main de maître puisque du début à la fin vous comprenez et évoluez dans l'intrigue pas à pas. C'est captivant et nous ne connaissons, ni n'imaginons la fin de ce film de 2h qui passe comme une lettre à la poste. Bravo à Sébastien Marnier. Laure Calamy est diabolique et nous enveloppe dans son rôle ambigu de "la fille". Doria Tillier est tout simplement parfaite dans son rôle de l'arriviste prête à tout. Dominique Blanc est stupéfiante et quelle actrice formidable ! Jacques Weber est à la base un homme de théâtre dramatique et ce rôle lui va à merveille, car il est … dramatique. Les quatre autres actrices complètent parfaitement le casting. Bref, je ne vous raconte rien, car ce serait gâché. Toutefois, ne vous méprenez pas en voyant les premières images du film : ce n'est pas une information sur le dépistage du cancer du sein. (Vous comprendrez en y allant). N'hésitez pas à voir ce film !