2002 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
240 critiques spectateurs
5
76 critiques
4
54 critiques
3
58 critiques
2
37 critiques
1
7 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Jean-claude G.
15 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 29 mars 2022
Des jeunes immigrés clandestins ayant transité par différents pays où ils ont été rejetés avant d'arriver en France accueillis bras ouverts , ça c'est crédible. Mais 60 jeunes tous beaux , en bonne santé, sérieux, polis , travailleurs, courageux, sans exception, ça ce n'est pas du tout crédible dans un film ultra orienté politiquement.
Encore une belle comédie sociale pour Louis-Julien Petit, qui nous avait bouleversé en présentant les femmes SDF avec fierté et dignité dans le magnifique Les Invisibles, cette fois-ci en s'attaquant au sujet des mineurs en situation irrégulière, avec toujours un ton entre l'humour et l'engagement. Au menu : de la bonne humeur et un sujet qui nous fait réfléchir (miam miam !). Audrey Lamy campe de nouveau le premier rôle du film, en apportant toute sa personnalité solaire et son dynamisme indéniable à son personnage qui en devient vite très attachant, surtout entourée de tous ces jeunes (novices dans le métier d'acteur !) qui sont aussi drôles, touchants, et naturels. Cette brigade triée sur le volet, pas très douée mais très volontaire, on l'adore en un clin-d'oeil, et si le film n'évite pas un soupçon de naïveté (ils sont tous des modèles), il nous apporte au moins un sourire sur les lèvres et nous donne envie de partager notre opinion sur le sujet : la même que le réalisateur, présent pour la projection, qui indique "On manque de main-d’œuvre, même non formée, dans de très nombreux milieux, et d'un autre côté on a des jeunes qui ont envie de bosser, mais n'ont pas le papier officiel qui les y autorise... N'y a-t-il pas un moyen de relier les deux ?". La Brigade imagine ce lien, invente une histoire (plus fictionnelle que Les Invisibles, notamment avec la parodie de Top Chef - "The Cook" - qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe) qui permet de rêver d'un modèle sociale cohérent, efficace, et résolument humain. Il y a encore du boulot, pour la France, mais La Brigade nous donne la force d'y croire à fond, et on reste ému quand on apprend que les chefs (conseillers) qui ont participé au film ont décidé de prendre des jeunes en formation, à l'image du film (on espère donc que ce qui nous paraît aujourd'hui de la tendre naïveté sera un jour une réalité). Louis-Julien Petit croit toujours aux personnes fracassées par la vie ou au parcours cahoteux qui arriveront à trouver leur place, et on ne reste pas insensible à cette belle histoire qui mêle débrouillardise, humour bien trouvé, rythme excellent, jeunes acteurs très à l'aise ("Gusgus" !) et une Audrey Lamy solaire. Régalez-vous, Mesdames et Messieurs.
Ce nouveau film de Louis Julien PETIT traite cette fois-ci du thème des migrants dans un foyer d’accueil avec une incursion dans la grande cuisine. A mon avis, on ne retrouve pas dans ce film l’esprit de son précédent film « LES INVISIBLES » de 2019. J’ai trouvé le scénario plutôt haché : les séquences se succèdent sans liant entre elles. Dommage car il y a un bon sujet et de bons acteurs.
Il y a un problème Louis-Julien Petit ! Pas pour tout le monde, mais, en tout cas, pour celles et ceux qui se désolent de voir des histoires bâties sur des thèmes sociaux très intéressants, des histoires qui conviendraient parfaitement à Ken Loach, gâchées par un parti pris un peu trop systématique d’exagération balourde et de rigolade bêtasse. C’était le cas de Discount où l’on voyait les employé.e.s d’un magasin discount lutter contre la mise en place de caisses automatiques en créant en douce leur propre « Discount alternatif », à partir de la récupération de produits qui auraient dû être jetés. C’était le cas dans Les invisibles, film dans lequel des travailleuses sociales très investies faisaient tout leur possible pour « recaser » des femmes SDF jusque là hébergées dans un centre d’accueil dont la fermeture venait d’être annoncée. On aurait aimé voir ce que Ken Loach, auquel certains n’hésitent pas à comparer Louis-Julien Petit (après tout, il est né en Angleterre, lui aussi), aurait fait sur de tels sujets : sans doute des films qui auraient été aussi drôles sans qu’il ait été nécessaire d’en rajouter dans l’exagération et la rigolade. Que dire, maintenant, de La brigade ? Malheureusement, c’est toujours le même constat : un sujet intéressant, un sujet fort, et des choix en matière de réalisation qui arrivent in fine à fortement ébranler l’a priori favorable généré par ce sujet. En tout cas, même si, concernant ce film qui aborde des sujets fort intéressants, on peut en effet se montrer insatisfait du choix de la tête d'affiche, trop marquée par "Scènes de ménage", et des partis pris de réalisation, on espère que ces choix, par contre, vont réussir à attirer un public qui n'aurait peut-être pas été voir la même histoire racontée par Ken Loach
Avant de plonger dans le dernier Léa Seydoux (ceux qui savent savent) dernière Comédie de la semaine avec l’avant-première de « La Brigade », une comédie sociale de Louis-Julien Petit (réalisateur de « Discount » et des « Invisibles »). L’histoire : Depuis toute petite, Cathy rêve de diriger son propre restaurant. Mais à quarante ans, rien ne s'est passé comme prévu et elle se retrouve contrainte d'accepter un poste de cantinière dans un foyer pour jeunes migrants. Son rêve semble encore s’éloigner… ou pas ? Film volontairement commercial avec pour objectif de placer la question des migrants mineurs non accompagnés entre les deux yeux de la ménagère de moins de cinquante ans, « La Brigade » fait de l’œil aux œuvres de Toledano/Nakache et propose un décalcomanie de « Un Triomphe » avec un « twist » final que je ne révèlerai pas. J’ai trouvé le film plaisant tout en me disant « j’aurai tout autant pu le voir à la télé » quand…. sûrement conscient qu’il en était au dernier tiers de son « œuvre », le réalisateur saupoudre à la hâte son long métrage de plusieurs effets «ciné» piochés ça et là. J’en suis resté pantois. Audrey Lamy est plutôt bonne (j’avoue ne pas trop connaître sa carrière passée) et les MNA castés pour les besoins du film sont épatants dans leur propre rôle. Vous le ressentez à l’issue de ma critique. J’hésite à vous recommander cette «feelgood » movie par manque d’émotion cinéphile mais cela reste un film qui vous fera du bien et en ce moment cela n’est pas du luxe ! PS :j’ai assisté à un débat en présence du réalisateur à l’issue du film et cela m’a confirmé le manque total de personnalité de ce long métrage, Louis-Julien Petit ayant passé une heure à nous égrener des anecdotes de tournage, mais de cinéma il ne fut jamais question !
Jean-Louis Petit s'est encore dépassé. Un film brillant, émouvant, drôle et une prestation des acteurs, pourtant en grande partie amateurs, sans égal, sans oublier Audrey Lamy, toujours au top. Enfin une présentation bien différente d'un sujet sensible que nous n'entendons jamais. Encore bravo. Je ne doute pas une seconde que ce film fera sensation, à voir absolument !
Louis-Julien Petit ne s'est pas trop fatigué pour réaliser sa nouvelle comédie sociale, même affiche, mêmes acteurs que pour Les Invisibles et Discount, ses précédents et plutôt mérités succès. Pour le scénario, il est parti d'une ou deux bonnes idées, la confrontation d'une population - de jeunes mineurs étrangers - avec la rigueur d'une brigade de cuisine ou la caricature d'une émission de télé-réalité, mais échoue à développer dans la durée le potentiel explosif de ces munitions. Audrey Lamy, malgré tout son talent, n'a visiblement pas la carrure pour compenser tous les défauts un film aussi mal ficelé. Dialogues gnangnans, montage lymphatique, ruptures de rythme, incohérences de scénario, jeunes acteurs sans expérience ... On s'exaspère rapidement de cette recherche incessante de l'approbation tacite du spectateur que l'on embobine de bons sentiments et de dégoulinades des bonnes intentions.
Quel dommage... j'attendais beaucoup de ce film sur une sujet grave porté entièrement par Audrey Lamy qui est brillante... mais grosse déception surtout la deuxième partie qui tourne au ridicule, on se demande où on va. Pas d'émotion.
Vulgaire, lourd, dialogues creux et stéréotypés, humour potache, décors et costumes ringards, scénario vide comme le jeu de l'actrice principale. J'ai tenu 45 minutes dans ce gloubiboulga indigeste mêlant le rêve déchu d'une femme vulgaire se rêvant cheffe, qui a surtout une grande bouche, puis arrive une émission culinaire à la Top Chef et le sujet maltraité et insultant des migrants accentué par des vannes toutes faites, à la limite du respect. Un haut-le-cœur !!!
On connait tous la fibre sociale qui anime Audrey Lamy à travers des comédies comme "Rebelles" ou "Les invisibles". Ici, elle incarne Cathy-Marie, qui claque la porte de son ancien boulot dans la restauration pour prendre les rênes d'une cantine accueillant des jeunes migrants dans le Nord de la France. L'intention de faire découvrir la bonne cuisine à ces jeunes déracinés était plus que louable. Audrey Lamy donne beaucoup de sa personne pour former cette joyeuse bande (excellent Gusgus), mais malheureusement la mayonnaise ne prend pas. En effet, le cinéaste Louis-Julien Petit se disperse trop dans une abondance de bons sentiments, et le résultat final est décevant dans un film que j'aurais tellement aimé apprécié au vu du sujet traité.
C'est incroyable de noter à plus d' une étoile pour un tel navet! Scénario improbable, qualité du jeu d'acteur minable mise en scène inexistante. C'est un mauvais téléfilm, mais qui va vite passer sur le service public, car c'est dans l'air du temps. Ne perdez pas le vôtre comme moi à visionner ça! Le niveau du cinéma français est bien bas!
Vu à l'alpe d'huez. Troisieme opus et on commence à comprendre la méthode de LJ Petit qui consiste à choisir un sujet social qui ne peut QUE faire l'unanimité et broder autour... mais là le manque de travail se voit beaucoup. Fort heureusement Audrey Lamy porte le film et tente de combler les crevasses d'un scénario lent et pénible. Elle est brillante. Les autres on s'y attache mais plus par obligation qu'autre chose. Cluzet en roue libre. Finir ce film en 2022 sur des petits noirs qui hurle à la femme blanche "oui chef" m'a fait grincer des dents.
En tant que récit social et humaniste, La Brigade coche consciencieusement les cases idoines pendant une bonne heure D'accord, ce n'est pas du Ken Loach, loin de là mais il y a une histoire qui se tient et surtout un esprit positif et une vision, qui ne l'est pas moins, du "problème" des migrants, avec la volonté de Louis-Julien Petit de réaliser une œuvre optimiste, avec un peu de candeur, certes, mais sans démagogie aucune et avec une énergie rafraîchissante. Et puis, insensiblement, le film patine, ayant sans doute dit l'essentiel à partir de sa trame de départ. Vient alors, comme un désagréable cheveu sur la soupe, une satire ratée et hors sujet des émissions de télévision consacrées à la cuisine. Alors que le film avait justement trouvé son rythme de croisière, tout semble désormais précipité, au mépris de toute crédibilité. On comprend bien, in fine, qu'il y avait pour le cinéaste un message urgent à faire passer mais pourquoi ne pas l'avoir préparé en amont ? Dommage que ce final parte autant en vrille, une vraie faute de goût, mais cela ne remet pas en cause la prestation impeccable de Audrey Lamy et de ses camarades, amateurs ou professionnels, à l'exception peut-être d'un François Cluzet, bizarrement en porte-à-faux, et qui ne semble pas avoir trouvé sa place au "chœur" du dispositif.