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Un visiteur
4,0
Publiée le 1 mars 2023
Superbe film, de par son histoire et son adaptation. J'ai aimé le rôle et le jeu de Bouli Lanners, j'ai été contente de retrouver Lula Cotton-Frapier et Pauline Serieys que je connaissais via les séries Skam et Les Grands, petits rôles clés qu'elles interprètent bien dans ce film. Tout le casting est superbe. Scénario bien tourné car spoiler: jusqu'à à la fin on y croit, à un denouement!
Et ça gagne un césar ? donc le cinema Français c'est les Tuches et les chroniques de la vie ordinaire ! ça fait peur. C'est une histoire sordide qu'on lit dans le journal, qui n'a aucun interêt. On rajoute quelques clichés machistes et féministes et on obtient ce film . Incroyablement lent , chiant, totalement inutile , des personnages parfois excessifs sans saveur , sans émotion, sans rêve , métaphores naïves ( le cycliste qui tourne en rond et qui finit par s'échapper de la piste ) . Vu les critiques mon avis est minoritaire , ce qui ne me rassure pas , car je dois sans doute faire mon deuil du cinéma Français que j'aime.
Je comprends pourquoi le film a été récompensé aux césars. Il sert très bien un discours qu'on nous inflige depuis des années, en gros les hommes sont tous des salauds et des criminels en puissance tandis que les femmes sont toutes des victimes potentielles de ces derniers. Passée cette remarque, l'enquête sans être passionnante se regarde avec intérêt, les acteurs sont bons et la vie au sein de la pj bien retranscrite.
Pas mieux qu'un téléfilm de TF1. Le scénario est anémique, les images quelconques et les acteurs tristounets. Ajoutez à cela un son de mauvaise qualité et vous avez tous les ingrédients d'un loupé. Les récompenses obtenues en masse aux Cesars sont injustifiées.
bon polar bien realisé avec des acteurs credibles, une enquête prenante mais malheureusement il y a quand même une frustration qui laisse un goût amer au film.
Si l'ambition originale des auteurs de ce film était de réaliser un réquisitoire contre les violences faites aux femmes par des hommes, alors il n'est pas le meilleur qu'on ait pu voir sur ce thème. Ce que j'ai visionné hier soir, à mon domicile, n'est en tout cas pas le grand film qu'on a tenté de me vendre, avec cet argument du grandiose pamphlet contre le féminicide ("fémicide", calqué sur "homicide" serait d'ailleurs un bien meilleur néologisme), et d'abord parce que cette production, qui a de grandes qualités, n'est justement pas un grand film du tout, mais plutôt une petite œuvre intimiste qui réussit là où on ne l'attend pas, à savoir que La nuit du 12 me semble être avant tout un constat crépusculaire sur une époque crépusculaire. Cette prétendue question centrale sur "ce qui cloche entre les femmes et les hommes" ne me paraît être ici qu'un questionnement artificiel greffé sur le regard que les personnages sont amenés à porter sur notre réel où tout se déglingue, à commencer par les photocopieuses. Je lis que l'on a récompensé, aux César, le film, le réalisateur, l'interprète principal; moi, c'est le personnage incarné par Bouli Lanners qui m'a paru, dans un jeu dramatique exemplaire, figurer le mieux le vrai propos du film, cet affaissement général d'un pays où des forces destructrices puissantes téléguident le naufrage général.
Le genre de film qui te met une claque au museau et te laisse des traces à vie, polar basé sur une enquête réelle de la PJ de Grenoble qui frôle le documentaire tant la réalité choque, tant l’interprétation est naturelle.Une subtilité de mise en scène , une photo proche du parfait. Un vrai polar saisissant et troublant. 7 césars amplement mérité.
Je ne comprends pas les critiques élogieuses. Oui les acteurs jouent très bien, c'est bien filmé. Le problème réside dans le message. Nous sommes prévenus, point de dénouement final de l'enquête, on suivra donc les différents protagonistes et leurs états d'âme, et là est le problème, c'est très moralisateur, ce sont les hommes qui ont tué cette femme, ils sont tous violents, peut-être n'ai-je pas compris le message, mais on est très loin d'un film comme The Chaser. Les hommes soupçonnés d'être les tueurs n'ont absolument pas le profil psychologique de tueurs. L'un représente la bêtise, l'autre la marginalisation, un autre les jeunes de cité, et selon moi, ce que veut dénoncer le film, c'est la justice incompétente, la police parfois désemparée et en manque de moyens, mais à aucun moment je ne sens unmessage destiné aux hommes, qui seraient seuls responsables de ce genre d'acte, alors que nombre de choses entrent en ligne de compte comme le terrain psychologique, l'éducation, etc. Une fois de plus les acteurs jouent très bien et les césars remportés sont entièrement mérités, mais pour moi, lemessage est maladroit.
Film intéressant et très prenant (on est tendu du début à la fin) sur une affaire horrible irrésolue. Le duo de flics est touchant, leur dévouement et leur sensibilité remarquables. Mais le message concernant les relations hommes/femmes est dérangeant et surtout celui qui laisse entendre que chaque homme est un criminel potentiel...
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4,0
Publiée le 28 février 2023
Mais qui est coupable de cet assassinat terrible la nuit du 12 et qui signale dès son introduction que l'on ne trouvera pas le criminel ? Plusieurs suspects mais aucune preuve à l'appui! Dominik Moll brouille les pistes, explore nos obsessions, pose un ensemble de questions (notamment sur la violence des hommes envers les femmes) dans une enquête policière qui ne rèpond pas à des codes ètablis! Le cinèaste porte le regard ailleurs, sur d'autres choses pourtant essentielles, dans un rèel violent et difficile! Le rythme est lent mais la tension est constante! Une vèritable rèussite à tous les niveaux! Le choix des interprètes l'atteste avec une justesse sans pareil! De Bastien Bouillon en policier hantè par cette enquête d'homicide non rèsolue à Bouli Lanners qui s'offre ici l'un de ses plus beaux rôles, en passant ègalement par tous les autres rôles secondaires! Triomphe aux Cèsar avec pas moins de 6 rècompenses dont le meilleur film de l'annèe 2023! On prendrait presque ça pour un coup de maître à ce stade! En tout cas ça fait plaisir de voir Dominik Moll au mieux de sa forme! il mèriterait qu'on le salue, comme nous saluons celui qui fut cèsarisè pour "Harry, un ami qui vous veut du bien" (2000). Images magnifiques du Vèlodrome d'Eybens en nocturne et de la montèe du Col de la Croix de fer depuis Saint Jean de Maurienne...
La nuit du 12, un crime a eu lieu : le corps calciné d’une femme a été retrouvé à Grenoble. Yohan, enquêteur à la PJ est chargé d’élucider le mystère autour du meurtrier toujours en cavale. Les interrogatoires et suspects se succèdent dans une spirale infernale. Adapté À la du livre de Pauline Guéra 18.3 – une année à la PJ, La nuit du 12 est un polar palpitant. Il entraîne le spectateur au cœur d’une enquête déroutante qui tiens le spectateur en haleine jusqu’au bout : le réalisateur maitrise l’art des faux-semblants intelligemment avec les convictions que peuvent avoir les spectateurs sur l’identité du meurtrier, menant tout bonnement fausse route. Le film semble s’inspirer de Memories of Murder de par le choix de la mise en scène tout bonnement génial (une photographie froide et crue mettant le spectateur mal à l'aise face à un monde où ce sont majoritairement les hommes qui commettent les crimes et majoritairement les hommes qui sont censés les résoudre)
je vous laisse juge : sous couvert de "basé sur fait réel" ... on assiste à ... rien. Un documentaire sans scénario (aucune histoire), tourné par des amateurs (acteurs ce n'est pas possible), dans un petit appartement (prêté par un des amateurs ?), avec 2-3 plans de route dans les voitures de l'équipe, 2-3 plans de vélo qui n'apportent absolument rien, puis d'un coup le documentaire s'arrête (peut-être par fatigue, ou parce qu'ils avaient fini les pizza, ou parce qu'ils n'avaient plue de batterie sur leurs caméras de smartphone avec lesquels ils avaient enregistré ça).
Cela aurait pu s'arrêter comme ça 15 minutes plus tôt ou 30 ou mieux .... ne jamais commencer.
Le nouveau long-métrage de Dominik Moll est un thriller pas comme les autres. D’abord parce qu’on nous annonce, dès le début, que le film va nous parler d’une affaire non résolue. On se demande alors ce que le scénario va pouvoir nous raconter pendant près de deux heures. Après la dure scène introductive de présentation du crime, le long-métrage narre donc l’enquête policière, comme le font chaque film du genre. Sauf que les potentiels coupables sont nombreux et indissociables. Le récit va alors se pencher sur les tourments du flic en charge de l’enquête. Mais il va surtout nous proposer une réflexion puissante sur les relations hommes-femmes dans notre société. C’est donc bien le thème du féminicide qui se trouve être le cœur du film, ce qui donne une ampleur toute particulière à ce thriller d’une intelligence rare. Bastien Bouillon incarne le premier rôle, ce chef de groupe de la police judiciaire tourmenté par cette affaire. Son interprétation nous laisse, au début, un peu dubitatif. En effet, il est peu expressif, semble froid et détaché. Mais son personnage s’étoffe au fil du récit, et on finit par être en symbiose avec ses émotions. Second rôle de choix, l’excellent Bouli Lanners, aide à briser sa carapace, pour mieux nous permettre de se projeter dans ses questionnements. Mais cette enquête n’est menée que par des hommes et ce n’est que vers le final que des femmes interviennent enfin dans l’enquête. Sans doute trop tard. La Nuit du 12 nous offre tout de même une réflexion brillante sur les féminicides et sur ceux chargés d’élucider ces crimes.
Excellent est Bastien BOUILLON dans ce rôle de Yohann. Excellent est le film, car il réussit à transmettre cette émotion de frustration que ressentent les personnages. Les premiers plans sont explicites, ce qui permet de prendre la mesure de l'horreur dont il est question. Un bon message y est véhiculé, car ce film questionne. On emporte des images, des répliques et un sentiment très amère mais qui n'exclut pas une once d'espoir.
Je ne comprends pas ces notes et ce César. Film sympa que l'on peut voir sur France 3 , pas plus .pas vraiment du cinéma mais un bon téléfilm. J'ai perdu mon temps.