Derniers Avis : Sans jamais nous connaître - Page 10
Sans jamais nous connaître
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Mélanie M.
13 abonnés
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3,0
Publiée le 25 février 2024
Les idées scénaristiques sont bonnes, j'ai suivi avec intérêt les interactions entre les personnages. C'est un film où tout était fait pour m'émouvoir et pourtant je suis restée totalement hermétique aux émotions du personnage principal. Je pense que j'ai été dérangée par le manque d'évolution artistique du film. Les jeux de lumières, les mouvements de caméra, les couleurs et le rythme ne changent pas durant tout le film, ce qui est dommage.
Pffff quelle barbe Le dispositif du film est intéressant sur le papier mais aucune émotion ne se dégage du film qui affleure tous ces sujets Ennuyeux On peut s’én passer sans problème - allez-y voir le bonello. !
Adam vit à Londres dans une tour, dont la quasi-totalité des appartements sont libres, mis à part celui d’Harry, un voisin avec lequel il va entamer une relation. En parallèle, il se rendra dans sa maison d’enfance, où il découvrira ses parents qui semblent avoir le même âge que le jour de leur mort, 30 ans plus tôt…
Bon, le pitch est assez improbable, mais si vous l’acceptez et que vous rentrez dedans, il vous plongera dans un récit mélancolique qui risque de vous marquer profondément.
Rarement, la solitude n’a été aussi bien portée à l’écran et par certains aspects le film n’est pas sans rappeler un certain HER (immense chef-d’œuvre de SF). Andrew Haigh nous emmène dans un voyage intérieur sur le deuil et le lâcher prise, qui abordera énormément de thèmes, faisant que le spectateur arrive forcément à s’identifier à un moment où un autre.
La romance tient une place centrale et son lot d’émotions, d’autant plus qu’Andrew Scott et Paul Mescal sont bouleversants. Mais pourtant, j’ai moins été sensible à cette partie du film et j’ai même trouvé qu’elle apportait quelques longueurs à l’ensemble. Car clairement, là où le film prend son envol et devient passionnant, c’est dans les échanges entre notre héros et ses parents. L’écriture est exemplaire et les dialogues sont d’une profondeur inouïe et en font pour moi la plus grande force émotionnelle du film.
On notera aussi un sublime travail sur la lumière et les cadres apportant à l’œuvre une poésie et une délicatesse qui font mouche.
Le cinéaste nous livre un moment onirique, une fable philosophique sur le poids des mots et des non-dits, mais surtout un film puissant qui touche en plein cœur…
Oh Mon Dieu, quelle claque !!! Un hymne au droit de ne pas être ce que les autres attendent de nous, mais d'être qui nous sommes.... Bouleversant !!!
Je suis sortie confuse de ce film, les critiques en parle du film de 2024. Alors oui j’ai pleuré, la relation entre les parents et leurs fils étaient très belles, les acteurs sont magnifiques, leurs interprétations sont incroyables. La relation d’amour est très belle ! Après j’ai pas compris le film, la musique est là tout le temps en fond sonore c’est insupportable, c’est quand même un film lent.
un drame troublant, à l'ambiance énigmatique, assumant une cadence engourdie tout à fait raccord et qui semble avoir plusieurs lectures. ici, tout se mélange : présent et passé, vie et mort, réalité et fiction ; une sorte d'autothérapie intérieure et lancinante quand la solitude a envahi l'existence, basée sur les souvenirs, les fantômes du passé, le deuil impossible. fascinante, surprenante, l'adaptation de cette nouvelle raconte beaucoup, propose de jolis moments de sensibilité et déclenche bien des questions sur toute sa durée. A noter, la puissance apportée par le bijou de Frankie goes to Hollywood, "The power of love".
Très beau scénario et belle mise en scène avec une mélancolie permanente qui sublime le film. La lumière et la photographie accentuent l'ambiance. La scène de fin et magistrale sublimée par le titre The Power Of Love de Frankie Goes To Holliwood. Le seul bémol du film selon moi est le manque de pudeur des scènes intimes entre les deux protagonistes. Il n'y avait pas besoin d'aller aussi loin pour montrer leurs sentiments, c'est dommage.
Film à tiroirs, dans la veine du "6iéme sens" et "Les autres", "Sans jamais nous connaître" est une expérience cinématographique. Non pas par des effets spéciaux, mais pas un scénario sophistiqué, des décors et une photo installant une ambiance trouble presque surréaliste. La solitude, et ses conséquences, imposé par le deuil, les normes sociales, l'âge..reste le fil rouge de ce film inclassable et marquant.
Troublant par son sujet,parfois abscons, parfois elliptique, sans aucun doute métaphorique, cette proposition sur la solitude est aussi fascinante qu'émotionnelle, filmée avec un soin esthétique dans son dénuement. Portée par des acteurs investis, " All of Us Strangers" dans son titre original emporte le spectateur dans un rêve éveillé, touche par sa sincérité et qu'importe si parfois le propos échappe ou se suspend au profit d'une séquence stylistique, on ne s'ennuie pas un second dans ce scénario original comme le cinéma offre hélas trop rarement.
Andrew Scott est d’une justesse sublime. On se laisse emporter dans cette histoire de fantômes, de souvenirs, de famille. C’est puissant, magnifiquement écrit, beau et triste.
Très beau film! Ne soyez pas tenter de dire trop tôt que vous ne comprenez rien. Tout est bien pensé et minutieusement apporté à l’écran. Laisser vous simplement vivre cette introspection onirique remplie d’amour. J’en ressors la musique de fin dans les écouteurs et c’est puissant !
Splendide et touchant. Beaucoup iront chercher dans ce film une histoire d'amour (il peut être un peu vendu ainsi dans sa bande annonce et sa sortie le 14 février n'est pas anodine...), et même s'il en est une, on est très loin d'une histoire classique. Ici les sujets principaux sont : le deuil, les traumatismes d'enfance, la solitude (c'est sûrement LE point du film) et l'homosexualité. Adam a perdu ses parents dans un accident lorsqu'il avait douze ans, et n'est jamais passé à autre chose. Vivant seul, reclus dans sa tour, on voit très bien qu'il a toujours vécu une vie d'ermite. Sortir de la solitude avec l'irruption d'Harry dans sa vie le mène à se replonger dans le trauma de la perte de ses parents. Le theme de la solitude est pour moi si bien traité, avec deux personnages aux histoires familiales très différentes, distinctes, mais les rapprochant sur cet ermitage presque forcé. L'histoire d'amour est prenante, touchante et sert au propos. Les deux acteurs sont si crédibles dans leur rôle.
On oscille entre l'irréel et le réel, la frontière est fine et on ne sait pas vraiment la distinguer, et ce même jusqu'à la fin du film. Ce dénouement est d'ailleurs très surprenant, et très innatendu.
C'est un film qui prend son temps et il ne vaut pas attendre une présentation dynamique. Les plans sont lents, appuyés, la camera se rapproche sans cesse des personnages pour les analyser, observer leurs émotions. Le jeu des acteurs est totalement prenant, crédible et extraordinaire. D'un côté j'ai trouvé certaines peut-être trop lentes mais en même temps le film me semble être passé si rapidement, en un éclair !
C'est un film à voir et qui vous touchera, ou pas, mais dans ce cas allez au moins le tenter pour la finesse de ses plans, ses couleurs, et ses acteurs.
Un film inclassable, d'une beauté formelle et d'une grande mélancolie. Les deux acteurs sont parfaits, certaines scènes m'ont tiré des larmes et je n'étais pas la seule dans la salle. Que c'est beau le cinéma, quand c'est à ce point intelligent, inattendu, profond et poignant.