Saint-Ex
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Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 865 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 novembre 2024
Vu en festival à Montréal.

Ce premier film en langue française du cinéaste espagnol Pablo Aguerro (« Les Sorcières d’Akelarre ») est une proposition audacieuse concernant un personnage illustre de notre culture : l’écrivain, aviateur et poète Antoine De Saint-Exupéry. Plutôt que de se tenter à un biopic classique, il va juste croquer le personnage sur une petite période de sa vie et qui concerne davantage ses faits d’armes en tant que pilote d’avion pour l’aéropostale et sa relation son meilleur ami Henri Guillaumet, également aviateur pour la société. Et cela dans une tentative coincée entre récit d’aventures et portrait onirique tentant d’illustrer l’inspiration de ses écrits. Et cette période librement inspirée de la réalité fait la part belle à l’amitié et au dépassement de soi non sans délaisser la poésie qui caractérise cet homme. On a donc de très belles images des paysages de la Patagonie mais qui semblent parfois factices ou peu réalistes. Paradoxalement, malgré un tournage sur place, on a parfois l’impression de mauvais effets spéciaux où les acteurs semblent jouer devant des fonds verts avec des incrustations mal faites. On a souvent l’impression que le film a été tourné en studio et qu’il souffre d’un budget maigre qui ressort de partout. « Saint-Ex » développe par ses images quelque chose d’aussi factice que sublime. Étrange.

Mais s’il n’y avait que cela... Le trio d’acteurs ne semble pas jouer dans le même film. Si Louis Garrel joue un Saint-Exupéry un peu décalé qui ressemble plus à l’acteur lui-même qu’autre chose et pourquoi pas tandis que Diane Kruger propose une partition proche de la tragédie et que Vincent Cassel se croit dans une comédie. On comprend que les rencontres du personnage dans sa quête pour retrouver son meilleur ami disparu dans les Andes, presque proches de l’irréel, permettent de raconter et de mettre en lumière une partie de son œuvre. Mais la sauce ne prend pas. Le film a beau être court, on dirait qu’il dure le double et on s’ennuie ferme si ce n’est une séquence d’ouverture prometteuse entre naufrage et crash aérien assez originale. Loin d’un biopic conventionnel, « Saint-Ex » nous ramène aux grandes heures de l’aéropostale et des balbutiements de l’aviation. Curieux choix narratifs pour un récit qui ne nous attrape jamais et qui sonne la plupart du temps faux et toc. On a la désagréable impression d’être devant une œuvre qui aurait pu être magique et envoûtante mais qui se révèle ratée et laborieuse. On serait curieux de voir les coulisses du tournage de ce long-métrage qui ose quelque chose de différent mais se brise les ailes de l’ambition et ne nous apprend pas grand-chose sur son personnage en plus de passer à côté de son sujet. Plus raté que mauvais, mais dans tous les cas peu palpitants voilà un film peu intéressant hormis le beau livre de paysages incroyables et d’éclairages somptueux qui permettent au moins de se rincer l’œil à quelques reprises.

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Charles-Maxime
Charles-Maxime

62 abonnés 58 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 décembre 2024
Que retenir d’un film où rien ne va ? Entre les gros plans fixes longs et inutiles, les scènes de pilotage extrêmement mal filmées, les touches d’humour qui n’ont rien à faire et sans évoquer le scénario invraisemblable bref je vais m’arrêter là. Je me demande bien ce que Louis Garrel est allé faire dans ce bourbier… Ce film est en lice pour être le navet de l’année, et c’est bien dommage car la vie du héros donne la matière pour réaliser un très grand film. Ce sera pour une prochaine fois !
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 décembre 2024
Contrairement à ce que son titre annonce, "Saint-Ex" n’est pas un biopic. S’il évoque, brièvement, son enfance dans le château familial, la mort de son frère cadet, François, puis sa disparition en mer en juillet 1944, "Saint-Ex" se focalise sur un épisode de la vie du célèbre écrivain : en 1929, avec Henri Guillaumet, employé de la Compagnie générale aéropostale, il traverse la cordillère des Andes et ouvre la route aérienne de l’Argentine au Chili.

Il suffit de jeter un oeil à la bande-annonce pour savoir de quoi sera fait ce film. Tout y sonne faux, depuis l’affiche – dont le sommet montagneux encapuchonné de neige ressemble plus au Kilimanjaro qu’à l’Aconcagua – jusqu’au jeu des acteurs et aux décors de carton pâte. Pas un cheveu du beau Louis Garrel ne bouge quand il vole, la tête nue, dans son Potez 25 à quatre mille mètres d’altitude. Quand son avion s’écrase dans l’océan, il flotte gentiment, le temps de lui laisser le temps de s’en extraire. Quand son moteur s’arrête, faute d’oxygène à trop haute altitude, Saint-Ex rampe sur la carlingue et redémarre à la main l’hélice immobile.

On se croirait dans une bande dessinée des années cinquante, à la ligne claire, aux héros purs et parfaits, pas dans un film. Quelques références, allusives et pataudes, sont faites à l’oeuvre littéraire de Saint-Exupéry (qui évoque son séjour en Amérique du sud et son amitié avec Guillaumet dans Vol de nuit et Terre des hommes) : lors d’une improbable escale dans une hacienda paradisiaque, il croise un jeune garçon aux cheveux bouclés roux qui pourrait bien lui inspirer le petit Prince s’il lui demandait de lui dessiner un mouton.

Rien ne marche dans ce film : ni les paysages à couper le souffle filmés dans la Cordillère des Andes et en Patagonie, ni les acteurs coincés dans la caricature de leurs personnages (Vincent Cassel incarne l’héroïsme, Louis Garrel la loyauté, Diane Kruger la dévotion matrimoniale), ni un scénario dont on connaît à l’avance le dénouement si on a, comme ce fut mon cas, été biberonné aux histoires épiques des grands explorateurs et si, à côté d’un poème de Rudyard Kipling, on avait dans sa chambre un poster de Guillaumet marchant seul dans la neige orné des mots célèbres : « Ce que j’ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait »

PS : Aurez-vous reconnu la voix du directeur de l’Aéropostale à la radio ? Je n’y serai pas arrivé sans aller lire le générique. Il s’agissait de….
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2024
Élevé dans un petit village de Patagonie, Pablo Agüero n'avait qu'un seul livre à la maison, durant son enfance : Le Petit Prince. Avec Saint-Ex, il s'octroie le privilège de rendre hommage à l'auteur qui l'a fait rêver, mais aussi au pilote mythique de l’Aéropostale, tout en revenant tourner dans son pays d'origine, l'Argentine. Ce n'est pas un biopic mais une tranche d'existence, marquée par l'amitié très forte entre Saint-Ex et Guillaumet, eux-mêmes au service d'une entreprise capitaliste qui considérait le passage du courrier plus important que la vie de ses pilotes. D'emblée, sur terre comme au ciel, le film s'épanouit entre réalisme et poésie, prenant la forme d'une aventure humaine et de survie, tour à tour symbolique, mystique et naïve, dans le décor majestueux et périlleux de la Cordillère des Andes, dont le franchissement, dans les années 30 relevait autant de l'héroïsme que de la démence. L'onirisme, fruit d'effets spéciaux splendides, sert à Agüero pour nous conter une épopée réelle sous forme de fable, avec ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines. Garrel, Cassel et Krüger jouent avec bonheur ces êtres pas aussi libres comme l'air qu'ils l'auraient souhaité mais prêts à tout les risques pour maintenir leurs rêves vivants, même et surtout au-dessus des montagnes.Elevé
Jean N.

327 abonnés 735 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 décembre 2024
Le film s'est dépêché de sortir pour concourir au titre de navet de l'année 2024, ouf! Il était temps!
Il a de fortes chances d'obtenir Le navet d'Or.
Le trio d’acteurs ne semble pas jouer dans le même film. Louis Garrel joue un Saint-Exupéry plus à l'ouest qu’autre chose , alors que Diane Kruger propose une partition proche de la tragédie et Vincent Cassel lui est là pour rigoler. On comprend que les rencontres du personnage dans sa quête pour retrouver son meilleur ami disparu dans les Andes, presque proches de l’irréel, permettent de raconter et de mettre en lumière une partie de son œuvre. Mais ça ne prend pas. Le film a beau être court, on dirait qu’il dure des plombes et on se fait iech ....
D'ailleurs je me suis éjecté du bi-plan avant la fin .
Cyril d.
Cyril d.

14 abonnés 34 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 décembre 2024
Je ne comprends pas les critiques négatives envers ce film. Certes, ce n'est pas un récit strictement historique sur le personnage, mais il propose une approche onirique avec des scènes magnifiques et de jolis clins d'œil à ses œuvres, comme Le Petit Prince. On est plongé dans un univers plein de douceur, et je trouve ce film incroyablement beau. Franchement, le film est aussi très joli visuellement parlant, il donne de l'espoir et transmet un joli message. Cela change un peu des films habituels.

Le choix des musiques et des plans est vraiment formidable. Je n'ai pas trouvé qu'il y avait d'images de synthèse affreuses. Au contraire, on est complètement immergé dans l'univers de Saint-Exupéry, comme si on entrait dans son imaginaire, et ça, j'ai beaucoup aimé. Plutôt qu'un film très terre à terre, celui-ci apporte une approche différente qui colle parfaitement au personnage. Même si ce n'est pas un film historique comme certains auraient pu l’espérer, cela apporte un vent de fraîcheur en sortant des sentiers battus. Le résultat est poétique et visuellement sublime. Pourquoi le critiquer ainsi ? Il est bon parfois de changer de registre et d’apprécier autre chose que des blockbusters. Ce film, plus léger et onirique, mérite d’être regardé avec un œil différent. Moi, j'ai bien aimé, je l'ai trouvé formidable.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 657 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 décembre 2024
Pablo Agüero regarde Saint-Exupéry comme un Icare soucieux de défier le soleil et dépasser la « porte du ciel », compose pour cela une forme emphatique, gonflée par des effets visuels très visibles et par la partition envahissante de Christophe Julien – qu’un enfant joue au piano suivant l’idée que la rendre intradiégétique suffirait à la légitimer –, augmentée de plans iconiques plaçant le personnage ou sa main au centre du cadre et jouant sur leur ombre face à la lumière. Ces partis pris, s’ils rendent l’ensemble spectaculaire, ont pour principaux effets de balayer les paysages de Patagonie et d’écraser les personnages et leurs enjeux sensibles qui se désintègrent au contact d’un épique à l’américaine : chaque scène se construit en acmé, ouverte sur une autre scène plus intense encore, et ainsi de suite. Par exemple, lorsque spoiler: Saint-Exupéry prend la décision de partir à la recherche de son ami, ayant « déjà perdu un frère » et ne souhaitant pas « en perdre un autre »
, c’est aux sons tonitruants d’une musique trop grandiloquente pour capter la détresse émotionnelle censée ici s’exprimer.
L’amitié compétitive entre l’auteur et Henri Guillaumet, accentuée par des flashbacks lourdingues et inutiles, éclipse la figure féminine pâlement interprétée par Diane Kruger, qui ne dispose d’aucun espace de jeu véritable sinon celui du vecteur émotionnel inopérant car laissé au second plan, cantonné à une fonction d’utilité scénaristique. Le réalisateur argentin s’efforce de représenter la passion des deux hommes tel un ensorcellement, à l’instar de son œuvre précédente, Akelarre (2020), qui investissait le petit monde des sorcières au début du XVIIe siècle : une séquence de danse autour du feu avec divers instruments improvisés rappelle les incantations de cérémonies païennes, le « livre magique » de l’écrivain ressemble à un livre de sortilèges capable de ramener les morts à la vie…
Le souci, c’est qu’il néglige toute complexité, c’est-à-dire celle de ses personnages mais aussi celle de son récit : les hésitations, les incertitudes durent quelques secondes avant qu’un « euréka » ne résonne dans les abris aériens, synonyme d’innovations improbables qui s’appliquent à merveille. Une confusion s’observe entre efficacité épique et poésie de la montagne, le film ne trouvant jamais le ton juste pour saisir, en qualité d’« hommage » (cf. texte inaugural), son rêveur épris de liberté et d’amitié accomplissant ses voyages « la tête dans les étoiles ».
selenie

7 444 abonnés 6 651 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 décembre 2024
Le réalisateur-scénariste crée plutôt une évocation onirique autour de Saint-Ex et imagine que c'est cet événement qui est à l'origine de l'inspiration de l'auteur pour son futur "Le Petit Prince" (1943). Le film reste donc une fiction, d'où une excuse pour le casting, si Louis Garrel à presque l'âge de Saint-Ex à l'époque, Guillaumet avait deux décennies de moins que son interprète puisque Vincent Cassel a déjà 58 ans. Le casting restreint, aux seconds rôles quasi inexistants, reposant sur le trio de stars donnent une dimension très théâtrale ce qui arase tout souffle lyrique ou onirique malgré, là aussi, quelques séquences d'exception. Les trois stars ne semblent pas vraiment investi ou même inspiré, ou plutôt les trois acteurs semblent constamment s'interroger sur ce qu'ils sont en train de tourner. Tandis que les premières oeuvres de Saint-Ex sont occultés du récit (le fait relaté se situe entre ses romans "Courrier Sud" en 1929 et "Vol de Nuit" en 1931). Un film qui ne tient donc pas ses promesses, tout semble maladroit ou inabouti même si on décèle ici ou là quelques moments de grâce.
Site : Selenie.fr
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 500 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 décembre 2024
À part quelques belles images rien ne sauve ce navet de l'échec total et avec un tel casting c'est un sacré gâchis de pellicule et de talent.

Lamentable.
Philippe Pourrat
Philippe Pourrat

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 novembre 2024
Si le fond de l'histoire est authentique, sa mise en scène est plutôt catastrophique. Nous avons tenu jusqu'à la fin du film en attendant un sursaut de réalisme et de sincérité.
Rien n'est crédible : le sur-jeu des acteurs, les effets spéciaux a gogo, et certaines scènes de redémarrage de moteur que Bébel lui-même n'aurait pas osé tourner.
D'autres films, en ce moment, méritent 10 fois votre temps et votre argent...
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 avril 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes :
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On aurait pus espérer une fresque aérienne enivrante ; au lieux de ça, on se retrouve avec un biopic qui hésite entre la contemplation pseudo-poétique et l’ennui pur. Hélas, ce film ne s’envole jamais et reste cloué au sol comme un pigeon fatigué.
Louis Garrel, dans le rôle-titre, semble croire que marmonner à demi-mot suffit pour retranscrire la grandeur du personnage. ... ce n’est pas le cas. Son Saint-Exupéry ressemble davantage à un poète maudit en pleine dépression qu'à l'aventurier intrépide qu'on attendait. Diane Kruger, condamnée au rôle de l’épouse qui soupire à longueur de scène, tente désespérement d’apporté un peu de relief, en vain. Quand à Vincent Cassel, qui cabotine dans un rôle de pilote fantasque, il semble avoir confondu Saint-Ex avec une comédie burlesque.
Le scénario est un étrange assemblage de morceaux de vie sans lien logique, comme si le film avait été monté par un monteur allergique à la cohérence. On passe d'une séquence aérienne vaguement impressionnante à une discussion interminable sur le sens de la vie, le tout agrémenté de dialogues qui se prennent bien trop au sérieux. Ajoutez à cela une direction artistique qui hésite entre un réalisme poussiéreux et des élans surréalistes mal maîtrisés, et vous obtenez un film qui ne sait pas sur quel pied danser.
La mise en scène, censée capturer la beauté des paysages et la poésie de l’aviation, ressemble plus à une succession de cartes postales fades. Même les majestueux décors argentins finissent par sembler monotones sous la caméra d'Agüero. Les rares envolées visuelles sont plombées par une photographie qui hésite entre le gris morne et l’ocre délavé, rendant l’ensemble aussi vibrant qu’un documentaire sur la fabrication du linoleum.
Quand à la bande originale, elle semble avoir été composée sous sédatif. Plutôt que d'accompagner l’émotion, elle se contente de souligner lourdement chaque scène déjà trop appuyée, ajoutant une couche supplémentaire à l’indigestion générale.
Bref, Saint-Ex est une tentative ratée de donner vie à l’un des plus grands écrivains-aviateurs français. Plutôt qu’un vibrant hommage, on assiste à un biopic qui oscille entre le soporifique et le maladroit, incapable de capturer la grandeur d’un homme dont la plume et le courage méritaient bien mieux. Si vous cherchez à redécouvrir Saint-Exupéry, relisez Terre des hommes ou Vol de nuit, vous y trouverez plus d’émotions en quelques pages que dans ces deux longues heures de film.
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2024
Film d'aventure contre le temps où la poésie jaillit des cimes, des étendues et de l'insouciance, ancrée dans un fragment biographique de la vie de Saint-Exupéry.

Pablo Agüero compose un film idolâtrant les prouesses des pionniers de l’aviation et l’amitié, ce lien indéfectible entre frères d'un ciel.

À travers une narration hybride, le cinéaste transcende la simple biographie pour plonger dans l'insouciance et la pugnacité d'un homme.

La mise en scène, faite de tableaux éthérés, convoque l’imaginaire du Petit Prince sans s’y enfermer. En quête de son ami, Saint-Exupéry croise des enfants, figures d’innocence et de vérité. À leurs côtés, il retrouve cette pureté et sincérité qu’il a toujours célébré. Ces rencontres soulignent l'idée que la simplicité des enfants, leur capacité d'imaginer et de croire, peut guider les adultes dans des situations d'égarement ou de perte.

En cela, le berger, figure de sagesse et de guide en communion avec la nature, et l’enfant, émerveillé par le vent, incarnent la solution convoité par Saint-Exupéry pour retrouver son ami.

Le vent lui-même se fait symbole de mouvement, de lien et de vie. Il traverse et relie, souffle invisible qui unit les êtres et les espaces.

L’emprunt au fantastique prolonge cette réflexion, imprégnant l’œuvre d’une dimension métaphysique où le réel et l’imaginaire s’entrelacent. Ces touches oniriques ouvrent des brèches d’interprétation, invitant le spectateur à se laisser porter par l’intuition, à ressentir au-delà des mots, des images et de la biographie.

Ainsi, Agüero signe une œuvre de haute voltige, où se présente néanmoins quelques faiblesses : le jeu d'acteur de Cassel, les flash-backs sur son défunt frère et quelques dialogues trop explicites quant au déroulement du récit, mais l'essence de l'univers de Saint-Exupéry ne décroît jamais.
René ROZO
René ROZO

5 abonnés 27 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 décembre 2024
Image et mise en scène, grotesque.
Jeu des acteurs, peu convaincant.
Il y avait un thème qui pouvait être fantastique, on en a fait une Daube.
Un casque cuir qui tiens sans attaches dans un vol à 6000 m, un foulard qui flotte à 5000 m comme sur le quai de la baie des Anges, une voix monocorde de radio qui semble arriver des WC à deux mètres, pour un texte qui semble être découvert au moment du tournage.
Un copain à coté de moi, à passé son temps à dormir, j'ai dû lui donner des coups de coudes à chaque ronflement.
Il faut vraiment aller voir ce film, en nombre, pour connaître le degré zéro.
Mathieulepors
Mathieulepors

1 abonné 1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 décembre 2024
Ceux qui sont à la recherche de vérité historique ou de biopic ne trouveront pas ce qu'ils veulent...j'ai été surpris par l'aspect onirique du film, un peu décontenancé par les effets spéciaux...et puis j'ai accepté que c'était ça, le film...Et je me suis laissé porter! J'ai aimé le ton décalé et surtout, les paysages, il y a des plans absolument magnifiques. Fallait oser!
Trophyme
Trophyme

9 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 décembre 2024
J'ai eu la joie de voir ce film en avant première. J'ai été très touché en qualité de petits-fils d'un de ses compagnons d'arme durant la seconde guerre mondiale. Le film présente un Antoine de Saint-Exupéry plutôt adolescent qui est une interprétation romanesque de l'homme. Mais l'extraordinaire aventure des pilotes de cette époque est superbement restituée dans la période préalable des années 1930 lorsque les pilotes de L'Aéropostale vainquirent la cordillère des Andes.
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