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Iloonoyeil
93 abonnés
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3,5
Publiée le 18 novembre 2024
Bonjour tout le monde, Le cinéma d' Emmanuel Mouret évolue et tant mieux ! Le long métrage "Trois amies "dresse un portrait raffiné et précis de trois femmes qui sont de vraies amies et qui s ' aident évidemment. Les décisions de chacune influencent les autres et leurs proches.Voilà une belle œuvre cinématographique sensible et délicatement filmée et mise en musique. Cordialement. Gérard Michel
Mais quelle idée de donner un titre aussi plat, promesse d’ennui abyssal, à un film aussi fin, subtil, intelligent, émouvant et même hilarant par moments ?
Ai vu « Trois amies » d’Emmanuel Mouret. Le réalisateur rajoute une pièce supplémentaire à son oeuvre d’une grande cohérence et originalité. « Trois amies » est une variation sur le sentiment de l’amour qui stagne, se tari, surgit, s’enflamme, se contrôle, se fait désirer… Trois amies, toutes trois professeurs dans l’Education Nationale dans le même collège, vivent des histoires d’amour mais pas au même stage et qui vont évoluer avec le temps. Comme au jeu des chaises musicales il y en a toujours une qui reste en rade. Alice, professeur d’histoire (parfaite Camille Cottin dans un registre nouveau qui lui va bien) n’a jamais été amoureuse de son mari mais est heureuse avec lui. Joan, professeur d’anglais (sublime India Hair) est sur le point de quitter son mari et père de sa petite fille, sans savoir à quel point sa décision va impacter tout son entourage. Rebecca, professeur d’Art Plastique, (irradiante Sara Forestier) vit une histoire passionnée avec un Monsieur X qui est marié. Autour de ce trio, les hommes (Damien Bonnard, Grégoire Ludig, Vincent Macaigne, Eric Caravaca) vont papillonner, virevolter, se succéder, partir, se poser… Comme à son habitude, Emmanuel Mouret construit un scénario d’une mécanique de haute précision imparable. Les dialogues littéraires sont savoureux, la caractérisation des personnages très juste. Mais Mouret est aussi de plus en plus un grand metteur en scène, dans ce nouvel opus il fait évoluer ses comédiens et sa caméra en mouvements fluides et constants souvent proche d’un ballet, jouant avec les perspectives, les portes, les couloirs… Là aussi la grammaire et la mécanique sont à leurs apogées. « Trois amies » est un film d’une grande élégance où les sentiments sont subtils, le propos prête toujours à réflexion, sans oublier la jubilation de voir toute cette équipe très homogène de comédiens se délecter à interpréter ce marivaudage doux-amer.
C'est un film bavard, aussi mauvais qu'un Woody Allen. Les acteurs ne jouent pas ensemble, ils parlent à leurs psy! D'ou cette absence d'émotion... paradoxal lorsque que l'on prétend traiter des sentiments humains. L'acteur du Palmashow joue la comédie romantique comme ses sketch qui ne font rire que le moins de 40 ans....bref rien de nouveau dans ce film.
Encore un petit bijou d'Emmanuel Mouret qui sonde avec une grande finesse ici le coeur des femmes. Nous sommes chez Marivaux et Rohmer, un.peu chez Allen aussi. On pleure, on rit. On pleure aussi parce que c’est déjà fini. Au final, on a pris un plaisir fou et on se dit qu'une fois de plus, les films de ce monsieur Mouret sont un regal pour l'esprit.
A la fois tres drôle, poétique et sensible. Le sentiment amoureux dans le couple est finement décortiqué, opposant les points de vues, qui s’avèrent changeants…
Ah, Emmanuel Mouret ! Film après film, c'est toujours le même cinéma. Il change les lieux (à peine), les personnages (à peine), mais il raconte toujours et encore la même histoire, celle de couples petits bourgeois libertaires qui passent leurs journées à tromper leur conjoint(e), refusant toute restriction à leur plaisir narcissique. C'est du pur vaudeville. Mais la petite bourgeoisie n'aime pas le vaudeville, alors pour faire intello, entre deux coucheries, les personnages discutent de leurs tourments sentimentaux, un verre de blanc à la main, se baladant dans une expo d'art contemporain sur un fond de flûte traversière. Sans intérêt.
J'ai adoré ce film, beaucoup d'émotions et de psychologie. L'amour, l'amitié et le mensonge font de ce film un moment de réflexion sur les sentiments. Les personnages sont vraiment attachants et le personnage principal m'a bien énervé car elle était fade et elle reproduisait en boucle ses conneries. C'est quand les êtres qu'on aime disparaissent que la souffrance et les regrets remontent à la surface. Un grand bravo à Emmanuel Mouret.
Voilà un Woody Allen français, et pour s'en convaincre, le titre du générique en minuscules blanches sur fond noir et l'introduction parlée suffiront ! Ensuite, voilà un chassé-croisé amoureux plutôt agréable à regarder et magnifiquement interprété, et c'est bien là que réside tout l'intérêt, bien que l'ennui ne soit quand même jamais très loin...
Pas terrible, pathétique, manque de peps, ce sont les qualificatifs que j'attribue à ce film. Le début semblait pourtant prometteur mais peu à peu, et tout au long du film, j'ai ressenti une grande déception allant crescendo jusqu'au final. Ce qui m'a dérangée c'est que les couples semblent mal assorties selon moi; les tourments de Joan qui ne sait pas ce qu'elle veut font soupirer d'ennui. Si le film avait été cantonné aux histoires de Rebecca et Alice, peut-être que mon ressenti aurait été différent. Mais 2H pour un mélo-drame c'est trop.
Mon favori parmi les derniers longs métrages d’Emanuel Mouret! Trois amies, trois caractères de femme, trois visions de l’amour…riche et tissé avec du grand art! Un grand merci!