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vivaBFG
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4,5
Publiée le 29 août 2026
Un film qui dénonce tout : la télévision sans limite et sans tabou, les dérives des médias, le voyeurisme des téléspectateurs. Et même si cette "télé" va très loin dans l'ignominie, il est un excellent reflet de la télévision actuelle, et doit nous permettre de nous interroger sur ce qui devrait être ses limites. Un magnifique film réflexion avec une belle pléiade d'acteur extraordinaire. A voir par les amateurs de film d'action mais aussi de réflexion
« Le Prix du Danger » est un film visionnaire pour son époque. Sorti en 1982, le film aborde déjà les excès et méfaits de la télévision spectacle, actuellement représentée par la téléréalité. Tiré d’une nouvelle, le scénario raconte et suit un candidat de télévision confronté à des épreuves dangereuses et à une course-poursuite avec des tueurs chargé de l’éliminer. S’il s’en sort, il peut gagner un importante somme d’argent. Le concept vous rappelle quelque chose ? Bien sur, « Running Man » avec Arnold Schwarzenegger sorti en 1989 et sa nouvelle version sortie en 2025, s’en sont fortement inspirés, même si le matériau d’origine de ceux-ci est plutôt le roman de Stephen King. L’amoralité de cette émission qui transparait donc du film était déjà très audacieuse pour l’époque et semble toujours aussi actuel. Gérard Lanvin est très convaincant dans ce rôle physique et l’excellent Michel Piccoli excelle dans le rôle du présentateur TV immoral. La fin très cynique achève le film sur une note amère et un peu désespérée qui renforce une fois encore l’amoralité de l’histoire. Note : 14/20
Le Prix du Danger est un film réalisé par Yves Boisset sorti en 1983.
Ce long métrage d'anticipation n'a peut être jamais été autant d'actualité que dans la société actuelle. Grâce à une mise en scène efficace et rythmée, Yves Boisset dénonce les inégalités sociales qui se reflètent à travers la société du spectacle, montrant les aspects les plus abjectes de la population. Le tout est porté par un casting magnifiquement choisi : Gérard Lanvin est parfait dans le rôle de Jacquemard, personnage "d'en bas" qui prend le risque de tout perdre (est-ce qu'il a vraiment quelque chose ?), Michel Piccoli est terrifiant dans le rôle du présentateur de ce concept macabre, Marie-France Pisier et Bruno Cremer les secondent bien avec le cynisme qu'il faut. Le tout est illustré par une musique de circonstance signée Vladimir Cosma. Il est en revanche dommage que la post-synchronisation soit aussi aléatoire. spoiler: En outre, il manque peut être une séquence où l'on voit la réaction de la compagne de Jacquemard à la fin lorsqu'il se fait enfermer pour sa soi-disant folie (bien qu'elle le quitte avant le début de la course) .
Ce film est terriblement efficace et assez flippant tant son propos reste pertinent. Un très bon film de divertissement qui fait réfléchir.
Le réalisateur Y. Boisset nous livre ici une critique forte de la télévision, basant son scénario sur le roman éponyme de R. Sheckley. C'est un film d'anticipation où la société va mal semble-t-il, on nous parle de chômage mais on n'en sait pas plus et on n'en voit pas plus, car l'environnement nous est familier, c'est celui des années 80 filmé tel quel. Les décors font penser à des constructions plutôt russe et communiste, c'est gris et froid, mais c'est tout. M. Piccoli en affreux producteur est d'un cynisme parfait et fait penser à quelques présentateurs de télévision. Bien sur, son ton mielleux et son cynisme sont exagérés mais il s'en donne à pleine joie et ça fonctionne. G. Lanvin est le trublion, plein d'énergie, c'est le candidat presque parfait, celui qui va faire exploser la machine et il le fait, jusqu'à un certain point. C'est la télé-réalité avant l'heure. Et poussée jusqu'à son paroxysme. Le film fait penser à Masques de Chabrol avec un Noiret aussi mielleux mais dans un autre registre de télévision. Il fait aussi penser à Running Man dans non plus le registre de la télévision mais celui ou pour être sauvé on est prêt à mettre sa vie en jeu.
“Le Prix du danger”, film d’anticipation sorti en 1983, frappe aujourd’hui par son incroyable actualité. Malgré ses quarante ans, il aborde deux thèmes qui résonnent particulièrement avec notre époque. D’abord, il anticipe l’essor de la téléréalité et interroge, avec une ironie mordante, la dérive mercantile des producteurs de télévision : jusqu’où sont-ils prêts à aller pour l’audience ? Le film multiplie les clins d’œil à la télévision contemporaine, comme ces publicités omniprésentes, devenues indispensables au financement des programmes. Ensuite, il préfigure un genre cinématographique en plein essor ces dernières années : les films de survie, où les personnages doivent gagner un “jeu” pour échapper à la mort. Sur ce plan, le scénario est visionnaire, et l’idée de base reste captivante. Côté interprétation, le film bénéficie d’une distribution solide. Michel Piccoli incarne à la perfection un présentateur cynique, prêt à tout pour le spectacle, tandis que Gérard Lanvin convainc dans le rôle d’un homme traqué. La mise en scène, en revanche, constitue le point faible du film. La première partie, trop bavarde et peu démonstrative, manque de rythme et de tension visuelle. On sent qu’il y avait là une marge de progression, et cette faiblesse atténue quelque peu l’impact final. Malgré tout, “Le Prix du danger” reste un film surprenant, intelligent, même s’il ne parvient pas tout à fait à transcender son sujet pour devenir un chef-d’œuvre inoubliable.
Il est impossible de regarder Le Prix du Danger aujourd'hui sans être frappé par son concept proprement visionnaire. En 1983, Yves Boisset dénonçait avec une lucidité prophétique les dérives de la télé-réalité, imaginant un jeu mortel où un homme doit survivre à des tueurs pour la gloire et l'argent. Cette critique féroce de la transformation de la violence en spectacle est la plus grande force du film.
Le film brille lorsqu'il se fait pur thriller. Porté par un Gérard Lanvin charismatique et physique, il offre une course-poursuite haletante et sans temps mort. Le suspense est palpable et la réalisation nerveuse d'Yves Boisset nous plonge au cœur de l'action. Face à la proie, Michel Piccoli est glaçant de cynisme en producteur manipulateur. L'ensemble baigne dans une ambiance 80's qui, si elle a vieilli, confère au film un cachet indéniable et se conclut sur une fin choc qui marque les esprits.
Toutefois, ce point fort est aussi là où le bât blesse. Si le message est puissant, il est martelé avec un manque de subtilité qui frise la caricature. Le propos devient parfois trop appuyé et répétitif, notamment à travers les fausses publicités, rendant la dénonciation moins percutante à force d'insistance.
La tension de la chasse à l'homme est régulièrement brisée par de longues "entre-scènes" sur le plateau de télévision, souvent sans réel intérêt, ces séquences cassant le rythme de la traque. De plus, si l'ensemble est mené tambour battant, certaines scènes d'action accusent leur âge et peuvent paraître un peu maladroites aujourd'hui.
Au final, le constat est celui d'un film où tout est bien vu, bien joué, mais avec quelques maladresses tout de même. Le Prix du Danger reste une œuvre importante pour son propos incroyablement prémonitoire et l'efficacité de ses scènes de poursuite. Cependant, son manque de finesse et ses ruptures de rythme l'empêchent d'être le chef-d'œuvre qu'il aurait pu être. Un film d'anticipation essentiel pour son message, mais qui, en tant qu'œuvre cinématographique, reste prisonnier de ses propres excès.
Un film culte que j'ai pris plaisir à découvrir grâce à Arte. On peut en conclure aujourd'hui, que depuis la création du CSA, ce macabre spectacle n'arrivera probablement jamais chez nous. Un classique Français. ----Décembre 2025----
Réalisé en 1983 par Yves Boisset, ce film d’anticipation dénonce avec beaucoup d’audace le mercantilisme et la manipulation des médias. Participant à un jeu télévisé doté d’une forte récompense, un homme (Patrick Dewaere s’étant désisté, c’est Gérard Lanvin qui tient le rôle) joue avec sa vie devant les caméras. Le propos n’épargne personne, de la bêtise humaine au voyeurisme en passant par l’immoralité des producteurs de l’émission. A ce titre, en tant que présentateur, Michel Piccoli livre une performance ahurissante de cynisme. Malheureusement, sur la forme ce long-métrage vieillit mal en raison d’une mise en scène approximative et de courses-poursuites chaotiques frisant l’invraisemblance. Bref, on retiendra le caractère totalement visionnaire pour l’époque des dérives de la télé-réalité.
Un film coup de poing de Yves Boisset qui paraît encore très actuel sur de nombreux points en 2025. Michel Piccoli crève l’écran, Gérard Lanvin s’impose dans son premier grand rôle majeur, les seconds rôles sont très bons Marie-France Pisier et Bruno Crémer en tête.
Le propos de ce film est carrément visionnaire quant aux dérives du monde télévisuel depuis quelques décennies : course à l'audimat, appât du gain, voyeurisme, manipulation des masses, monopole de la publicité sur les écrans, violence sans limite, etc... Une excellente surprise, un film inclassable qui vaut le coup d'oeil.
Film d'anticipation coécrit et réalisé par Yves Boisset, Le Prix Du Danger est un très bon long-métrage. L'histoire se déroule dans un futur proche, dans un pays européen, où la chaîne de télévision CTV diffuse une émission dans laquelle un homme doit rejoindre un endroit secret tout en étant poursuivis par cinq autres candidats armés, chargés de le tuer. S'il survit pendant quatre heures, il gagne un million de dollars. Mais aucun candidat n'y est jamais parvenu en trois émissions. Débute alors la quatrième dans laquelle trois candidats sont retenus pour les éliminatoires afin de désigner celui qui participera. Ce scénario, basé sur la nouvelle éponyme de l'auteur Robert Sheckley, s'avère particulièrement prenant et haletant à visionner tout du long de sa durée d'environ une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue très bien écrite, débutant sur les chapeaux de roues, nous immergeant ainsi immédiatement au cœur de l'action. S'ensuit les tractations afin de désigner un nouveau candidat, avant de vivre une nouvelle course effrénée à l'arrivée incertaine. Le récit ne se contente donc pas uniquement de nous faire suivre la chasse à l'homme grandeur nature au cours de laquelle le principal concerné évolue dans une ville continuant de vivre, étant applaudi ou chahuté par les passants dans son parcours filmé. Il nous montre également les coulisses de la préparation et de la diffusion de l'émission, ce qui est fort intéressant. Tout cela donne lieu à un véritable pamphlet contre la télévision et ses dérives entre publicités opportunistes, fausses séquences de compassion et voyeurisme malsain, dans le dessein de faire le plus d'audience possible. Toutes ces facettes sont ici parfaitement démontrées et donnent froid dans le dos car cela nous questionne jusqu'où sommes nous prêts à aller par appât du gain. Le ton est ultra cynique et percutant. L'ensemble est porté par des personnages aux personnalités bien développés. Des rôles interprétés par une excellente distribution, à commencer par Michel Piccoli en animateur vedette aussi souriant que faussement humaniste, qui incarne son personnage à la perfection, volant même la vedette à Gérard Lanvin qui joue l'homme poursuivi par les cinq chasseurs. Bruno Cremer et Marie-France Pisier ne sont pas en reste alors qu'Andréa Ferréol, Gabrielle Lazure, Catherine Lachens, Henri-Jacques Huet, Jean Rougerie, Jean-Claude Dreyfus, Steve Kalfa ou encore Jean-Pierre Bagot sont eux aussi très convaincants. Tous ces individus entretiennent des rapports basés sur la cupidité procurant quelques petites émotions. Des échanges soutenus par des dialogues parfaitement écrits. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français se veut ambitieuse. Sa mise en scène est soignée et bénéficie d'une grande ampleur à la faveur de ses plans aériens. De plus, elle évolue au sein d'une ville bien exploitée au parcours semé d'embûches et indécis. Ce visuel honorable est accompagné par une bande originale signée Vladimir Cosma, dont les compositions emplies de suspens collent parfaitement au propos et aux situations. Ces dernières sont uniquement là lorsque c'est nécessaire, sans en faire trop. La plupart du temps elles laissent place aux bruits environnants qui renforcent encore davantage l'atmosphère stressante de survie. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à cette œuvre prophétique. En conclusion, Le Prix Du Danger est un film méritant assurément d'être découvert.
On ne va pas parler de cette idée d'émission où un candidat d'un jeu se fait poursuivre par d'autres personnes qui ont pour but de le tuer (et peuvent tirer alors que candidat est au milieu de la foule) Non ce film est très mauvais à cause du bas niveau des dialogues et des interprétations à l'image de Gabrielle Lazure et surtout de la part de Michel Piccoli. D'ailleurs étonnant de voir Piccoli dans ce genre de film. L'interprétation est tellement mauvaise que l'on a l'impression d'entendre le doublage en français d'un film série B à très petit budget.
Adapté de la nouvelle The Prize of Peril (1958), donc bien avant le « Running Man » de Stephen King 1982), ce film du réalisateur très engagé et prolifique Yves Boisset, décédé cette année, est une merveille de critique de la télévision, toujours autant d’actualité 40 ans après : du placement des publicités dans le récit de l’animateur aux études marketing sur les candidats et sur les spectateurs. Par rapport aux « Running Man » américains, sa fin est beaucoup plus réaliste et il montre davantage l’envers du décor de la création de ce type de programmes. A noter un très bel environnement musical de Vladimir Cosma. A voir et à revoir à intervalles réguliers pour ne pas oublier les dérives possibles du média télévisuel.
Revu pour l’occasion avant de revoir la version avec Schwarzy et la sortie en salle de la nouvelle version, ce film d’anticipation français reste intéressant, même s’il a clairement pris un sacré coup de vieux. La réalisation est efficace, l’idée de départ reste maligne et assez visionnaire (une télé-réalité mortelle), mais l’ensemble manque de rythme par moments, et l’image comme le son trahissent un peu l’époque.
Côté casting, Gérard Lanvin fait le boulot, Michel Piccoli est assez génial avec aussi les regrettés Marie-France Pisier et Buno Cremer, un plaisir de revoir des visages qu’on ne voit plus ou peu aujourd’hui.
Un film d’action français original pour son époque, plus discret aujourd’hui, mais qui mérite le coup d’œil, surtout dans le contexte d’un remake.