Ce film est le dernier long métrage interprété par Carole Lombard, qui a trouvé la mort dans un accident d'avion peu après le tournage.
Le père de l'acteur Jack Benny aurait quitté la salle lors de la projection à laquelle l'avait emmené son fils. Rabbin, il n'acceptait pas de voir son fils jouer un nazi, ce que son personnage Joseph Tura feint d'être dans le film. Jack Benny dut lui expliquer la réalité et lui montrer, au contraire, l'aspect satirique du film pour que le malentendu soit dissipé.
Le titre est bien évidemment tiré du Hamlet de Shakespeare, mais il sert surtout, dans le film, de code entre Maria Tura (Carole Lombard) et le lieutenant Stanislav Sobinski (Robert Stack).
En outre, une des répliques les plus célèbres du film repose également sur cette référence culturelle. Le colonel colonel nazi Ehrhardt s'exclame ainsi, en parlant de Joseph Tura, médiocre acteur: "Ah, oui, je l'ai vu jouer dans Hamlet à Londres. Ce qu'il a fait subir à Shakespeare, nous le faisons à la Pologne."
Un remake du film de Lubitsch, identiquement intitulé To be or not to be, fut réalisé en 1983 par Alan Johnson et produit par Mel Brooks. Celui-ci y incarne également un des personnages principaux.
Si To be or not to be traite d'un sujet éminemment grave, il le fait sur le ton tendrement comique propre à Lubitsch. Un choix compréhensible : comment Hollywood aurait pu mieux s'attaquer à l'atrocité nazie que par la dérision ? To be or not to be reprend ainsi l'approche du Dictateur de Charles Chaplin, sorti deux ans auparavant (1940).
Robert Stack, dont le personnage du lieutenant Sobinsky fut l'un des premiers grands rôles, et qui joua notamment par la suite dans Paris brûle-t-il ? (Réné Clément, 1965) est davantage connu du grand public pour son personnage d'Elliot Ness dans la série télévisée Les Incorruptibles (à partir de 1959).