Arco
Note moyenne
4,3
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247 critiques spectateurs

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Lil Sprite
Lil Sprite

69 abonnés 784 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 octobre 2025
Arco est un film d’animation remarquablement écrit et profondément touchant, porté par une maîtrise technique irréprochable. La France s’impose une nouvelle fois, démontrant tout son savoir-faire et sa capacité à s’inspirer des plus grands sans jamais renier cette patte singulière qui fait tout son charme.
Peut-être légèrement trop long pour une histoire somme toute simple, le film n’en demeure pas moins formidablement raconté.
Arco, c’est l’expression du talent français dans toute sa splendeur : un film abouti, sincère et élégant, qu’il faut absolument soutenir.
Totoscope
Totoscope

12 abonnés 136 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2025
Arco est un film d’animation original et brillant. Un condensé génial des cinémas de Miyazaki, de Spielberg (grosse pensée à ) et de la BD française dont est issu son réalisateur, Ugo Bienvenu. Un mélange hétéroclite et équilibré, capable de toucher tous les publics.

C’est avant tout une œuvre, animée en 2D, d’une maîtrise et d’une beauté plastique remarquables. Derrière une histoire en apparence simple se cache une vraie richesse, tant visuelle que narrative. À la fois le récit d’une amitié pré-adolescente et la rencontre entre deux futurs. L’un proche qui est un simple prolongement (et la fin) de notre époque matérialiste : désastre écologique et technologie omniprésente qui nous isole des autres et nous déconnecte de notre environnement ; puis un autre, plus lointain mais surtout plus radieux, où les humains vivent en toute simplicité et en symbiose avec la nature. C’est donc une fable écologique qui foisonne d’idées de SF, résonne avec notre monde et nos angoisses, qui parle de deuil mais aussi d’espoir, qui alerte en restant lumineuse.

On peut regretter une durée trop courte et un manque de développement général avec des éléments qui n’ont pas la place de s’installer. Mais difficile de bouder son plaisir devant un conte fantastique lumineux, accessible, plein de douceur et d’optimisme. Un film de science-fiction rare, qui ose imaginer un avenir désirable même si semé d’embûches, qui propose une réflexion philosophique sur notre modèle de société et ce qu'il en restera. Un appel à un renouveau de l’humanité. Au-dessus des nuages, le soleil.
Oribunoki
Oribunoki

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2025
Une vraie merveille.
(Enfin) une histoire originale, l’animation est sublime, les personnages sont touchants et attachants et la portée morale est forte.
Je n’ai qu’une envie : retourner dans ce monde
Caro Cinéma
Caro Cinéma

82 abonnés 387 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 octobre 2025
Excellent film d’animation
de science-fiction.
spoiler: Il y a cette scène dans la salle des profs où la petite fille lance : "T’inquiète, ils sont en mode veille". Elle parle de ses enseignants (des robots parfaitement rangés et alignés).
En tant que prof et spectatrice, j’ai dû me retenir pour ne pas éclater de rire mais derrière ce passage se cache une réflexion profonde sur notre avenir.
Après ce film, vous ne verrez plus les arcs-en-ciel de la même manière. Plus sérieusement, "Arco" invite à réfléchir sur les avancées technologiques, l’Intelligence Artificielle, l'éloignement du monde vivant spoiler: (même si la scène du robot se battant pour sauver les enfants est émouvante)
et sur l’impact du changement climatique.
Un film d’animation qu’on apprécie en tant qu’adulte et que je ne conseillerais pas à de jeunes enfants.
Arthur Bauche
Arthur Bauche

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 avril 2026
FABULEUX. Intelligent, touchant et drôle parfois. Ce film fait réfléchir sur notre monde qui se dessine malheureusement à l’encontre de notre propre humanité, de ce qui nous nourrit profondément.

J’y suis allé en famille avec deux enfants(8-10) qui ont aussi beaucoup même s’ils n’ont pas eu la même lecture que nous.
Une expérience inoubliable sur le plan artistique, la pâte graphique, la musique.
Poétique et touchant. Un chef d’œuvre!
Bravo à toute l’équipe.
Alexandre Dreux
Alexandre Dreux

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2025
Film magnifique, très poétique et en même temps très engagé.
Arco est un beau voyage coloré, avec quelques longueurs malheureusement, le film aurait gagné à être un peu plus épuré peut-être.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 30 octobre 2025
J’aimerais bien que l’animation 2D se détache de ce style et innove un peu plus parce que j’en ai vraiment marre. C’est daté et l’esthétique ne me parle pas du tout. Je suis très déçu par ARCO que la plupart des gens encense apparemment. Il va sûrement remporter le César puisque la concurrence est faible pour le moment mais pour moi, c’est une œuvre très basique et bien trop enfantine. J’ai bien aimé le délire autour des arcs-en-ciel, le leitmotiv d’Arnaud Toulon et le rôle des parents du personnage d’Arco. L’univers aurait pu être intéressant aussi mais trop peu d’éléments le définissent. On n’a pas grand chose si ce n’est quelques robots et des habitations circulaires. Les jolies idées de mise en scène ont quasiment toutes été gâchées par la suite avec des dialogues explicatifs et les personnages qui font office de menace sont de risibles caricatures. Vraiment pas un film marquant de cette année. 11,5/20
RedArrow

1 898 abonnés 1 697 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2025
La claque de film d'animation 2025 se faisait attendre...
Elle a enfin surgi des cieux sous la forme d'une merveille répondant au petit nom de "Arco".

Le meilleur est sans doute d'y aller vierge de toute information sur son histoire tant l'introduction à l'univers SF concocté par le français Ugo Bienvenu au sein de son premier long-métrage est un bonheur d'immersion en termes de narration, faisant percuter deux mondes lointains, où le spectateur est placé au rang d'explorateur pour en lever le voile sur l'inconnu de leurs subtilités inventives toujours pensées comme des échos (porteurs d'espoir ou non) pas si éloignés du nôtre, et en en matérialisant les répercussions humaines dans les battements de coeur dégagés par la rencontre entre ses deux jeunes protagonistes principaux.
L'éblouissement passe bien sûr aussi par un visuel au style étonnant, héritier évident de l'animation japonaise 2D ravivant le design naïf d'anciennes séries du genre des années 80 pour ce qui concerne en grande partie les personnages (le look improbable de son trio de "méchants" en est le paroxysme) mais dans des cadres ahurissants de détails (notamment sylvestres et citadins), des espèces de fourmillements picturaux dans lesquels nos yeux se plongent avec régal et ne peuvent qu'en savourer la méticulosité du travail fourni.

Si, dans un premier temps, l'intrigue va faire de la réunion extraordinaire de ses deux petits héros un apaisement à leurs maux mutuels dans un registre semblable à "." par le biais de très jolis moments poétiques de communion enfantine, "Arco" va s'envoler de façon encore plus grandiose dans sa deuxième partie, sorte de course-poursuite permanente où chaque possibilité de son récit à peine survolée jusqu'alors, chaque trait de caractère faussement insignifiant de personnage révélé, chaque envolée esthétique laissée en jachère dans notre imagination vont devenir les couleurs socles d'un véritable arc-en-ciel émotionnel ne cessant de prendre son essor de perfection pour irradier l'écran par toute l'amplitude de sa beauté et de son intelligence.
Et, alors même que le film paraîtra à un moment trouver la voie d'une conclusion rêvée, qui pourrait parachever idéalement l'éclat qu'il ne cesse d'atteindre, "Arco" se permettra même de déjouer nos attentes pour une fin en réalité encore plus posée et belle que supputée, quintessence poétique d'un récit et d'une maîtrise narrative à le délivrer (à tous les niveaux) jamais pris en défaut.

Un bijou.
Si jamais vous vous demandiez d'où viennent les arcs-en-ciel en franchissant la porte du cinéma où était diffusé "Arco", il est fort probable que "l'esprit d'Ugo Bienvenu" soit la seule réponse qui vous reste en tête en quittant la salle.
Hugo Haja Sauty
Hugo Haja Sauty

1 abonné 20 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 novembre 2025
Il faut dire les termes,
les dessins et l'animation sont excellentes mais l'histoire et incompréhensible.
Le contexte n'est pas posé et tout va trop vite.
NMZ
NMZ

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2025
Film visuellement réussi et d’une grande richesse symbolique, Arco mérite d’être vu et mais à condition discuté avec les enfants. Derrière la poésie des images, j’y ai surtout perçu un avenir lointain inquiétant : une humanité déracinée, vivant dans des arbres de métal au-dessus d’une Terre engloutie. Cet avenir "planant" dans les nuages, quoique pacifié en apparence, relève davantage de la survie que de la vie. D’ailleurs le jeune heros ne cherche t il pas a s’en extirper ? On y parle d’espoir, mais c’est finalement un espoir de continuité par rapport au futur proche dans lequel vit la jeune fille, pas de renaissance. Au-delà des bons sentiments, se rend-on compte vraiment de l’avenir technosolutionniste présenté à travers ce film ?
Vivre dans des arbres de métal, séparés du sol, au milieu de forêts artificielles : c’est cela, l’espoir pour nos enfants ?
A mon sens, une discussion sur l’avenir et ce qu’est la vie réelle s’impose avec eux à la fin du film.
ROY Ch.
ROY Ch.

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 octobre 2025
Bravo ! Enfin un très bon scénario qui ne cache pas la morosité du monde actuel et donne une vision optimiste pour un avenir radieux et coloré. À visionner de 9 à 99 ans, il est toujours temps d'apprendre à se comprendre entre humains volontaires. Il n'y a pas de violences, pas d'insultes, pas de combats entre nous et c'est un pur plaisir d'entrevoir le rayon de chaleur. Merci.
mathieu leblanc
mathieu leblanc

2 abonnés 74 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 octobre 2025
Peter Pan revisité. Où le pays des enfants perdus c'est la Terre - dans quelques années à peine. Par l'enfant caché de Spielberg et Miyazaki. Qui non content d'avoir accouché avec son chef d'oeuvre Préférence Système de la meilleure BD de 2019, nous livre à présent le plus grand film français de 2025. Ugo Bienvenu voit le futur comme personne.
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 299 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 octobre 2025
Arco est le meilleur film d'animation 2025 pour plusieurs raisons:
Son intelligence et sa créativité. On est en 2075 et on sent que tout à été bien pensé bien construit qu'on puisse croire à cet avenir proposé.

Son image et son histoire. Une image soigneusement travaillé d'un style rétro et une histoire originale avec un élément déclencheur qui nous capte et qui nous maintient pour en connaître l'issue final.

Son message et sa morale. Un film d'animation qui marche aussi bien chez les enfants que chez les adultes. Avec cette place qu'occupe les robots dans cette société ?
Ce rapport à l'éducation et à la famille qui nous interroge.

Un film d'animation bien réussi qu'il faut aller voir absolument. Bravo pour cette réalisation.
Theo
Theo

44 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 octobre 2025
Il y a des œuvres qui claquent comme des manifestes, et d’autres qui s’infiltrent en silence, s’installent durablement dans l’esprit, puis refont surface, des jours ou des semaines plus tard, au détour d’une lumière, d’un son, d’un geste. Arco, premier long-métrage d’animation d’Ugo Bienvenu, appartient à cette seconde catégorie. Le film ne cherche jamais à faire le grand spectacle : il construit patiemment un langage, un monde, une tonalité qui lui sont propres. Une œuvre audacieuse et tendre, à la beauté saisissante, qui trouve parfois sa grandeur dans ses limites mêmes.

Dans un genre souvent saturé de bruit, Arco surprend par sa pudeur. spoiler: Le film s’ouvre sur l’an 2932, époque rêvée où les humains semblent avoir réappris à vivre en équilibre avec le vivant. Arco, jeune garçon paré d’une cape arc-en-ciel et d’un bonnet d’aviateur rose incrusté d’une pierre, en est le symbole
: gracieux, contemplatif, il incarne un idéal de douceur et d’attention au monde. Le voyage temporel qui le propulse en 2075 n’est pas une catastrophe, c’est une dissonance, un pas de côté. Là, il rencontre Iris, fillette vive et seule dans un monde ultra-technologique, dont les parents sont des hologrammes plus présents en données qu’en chair.

Le film ne cherche jamais à forcer l’identification : il laisse aux personnages le droit d’être ambigus, et aux spectateurs celui de contempler. La relation entre Arco et Iris est douce sans être mièvre, empathique sans être démonstrative. Le scénario (coécrit avec Félix de Givry) sait éviter les pièges de l’excès émotionnel. Il privilégie les respirations aux explications, les élans poétiques aux rebondissements mécaniques.

Visuellement, Arco est une œuvre de textures et d’équilibres. Loin de l’hyperréalisme tapageur ou des esthétiques criardes, le film propose une animation à la fois sobre et envoûtante. Adam Sillard y insuffle une élégance graphique qui rend chaque plan évocateur. Les couleurs ne hurlent pas : elles chuchotent, elles suggèrent. Les décors de Fabio Besse ne se contentent pas de situer l’action, ils en prolongent le sens. La maison-champignon d’Iris, par exemple, résume en une image la solitude enveloppée dans la technologie.

Le choix de l’économie formelle n’est jamais un renoncement, mais une démarche artistique. L’épure est ici signe de maturité. Elle permet au spectateur de se perdre dans des détails signifiants : un reflet, une variation de lumière, un battement d’aile mécanique.

La musique d’Arnaud Toulon mérite qu’on s’y attarde. Rarement une bande-son aura accompagné l’animation avec autant de finesse. Ni mélodrame, ni abstraction, elle épouse le rythme du récit avec une sensibilité rare. Quelques nappes synthétiques, des respirations presque organiques, un soupçon de dissonance dans les moments-clés : la partition n’impose rien, mais soutient tout.

On est frappé par la manière dont le son – qu’il s’agisse de musique ou de bruitage – construit une dramaturgie parallèle. Certains silences sont aussi puissants que des dialogues. Cette attention sonore renforce l’impression d’être face à un film qui respecte profondément l’intelligence émotionnelle de son audience.

Le casting vocal fait preuve d’une retenue exemplaire. Oscar Tresanini et Margot Ringard Oldra trouvent le ton juste sans jamais surjouer l’enfance. Leur diction, leur tempo, leur respiration même traduisent l’ambivalence des sentiments. Autour d’eux, les voix de Vincent Macaigne, Alma Jodorowsky, Louis Garrel, Oxmo Puccino et Frédérique Cantrel composent un paysage sonore habité, évocateur. spoiler: Mention particulière pour cette dernière, dont l’apparition finale, chargée d’une émotion discrète, donne au film une conclusion troublante de beauté.


spoiler: Il serait faux de dire que Arco est une œuvre parfaite. Certains spectateurs pourront éprouver une légère frustration face à une narration qui flirte parfois avec l’ellipse trop marquée. Quelques personnages secondaires effleurés laissent entrevoir des promesses non totalement tenues. Mais c’est précisément dans cette incomplétude que le film trouve sa singularité. Ugo Bienvenu ne cherche pas à tout boucler, à tout expliquer. Il filme des passages, des correspondances, des échos. Il accepte que tout ne soit pas résolu – et cela confère au film une profondeur étrange, une résonance durable.
C’est un geste de cinéma humble, mais profondément maîtrisé.

Au fond, Arco ne parle pas seulement de futur ou de technologie. Il parle de transmission, de solitude, d’écoute, de la place du sensible dans un monde qui le délaisse. Il évoque, sans jamais asséner, la perte progressive de nos liens avec le vivant, l’autre, le silence. Et dans ce monde saturé d’images et d’informations, offrir 82 minutes d’un cinéma contemplatif, animé mais presque méditatif, tient déjà de l’acte politique.

Arco est une œuvre rare. Non pas parce qu’elle cherche à briller plus que les autres, mais parce qu’elle sait exactement d’où elle parle, et à qui elle s’adresse. C’est un film qui ne cherche pas l’immédiateté, mais la rémanence. Un film qui ne s’impose pas, mais s’offre. Et lorsqu’il s’efface, c’est pour mieux nous inviter à repenser ce que nous faisons de notre présent.

Une traversée délicate, inventive, profondément humaine. Une œuvre marquante, qui atteint des sommets subtils sans jamais perdre son ancrage sensible.
Acidus

881 abonnés 3 976 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 octobre 2025
Distingué après avoir remporté le Cristal au festival international du film d’animation d’Annecy, « Arco » est un magnifique conte science-fictionnel riche en couleurs et en émotions.

Un coup de coeur qui vient avant tout de son aspect visuel. Des dessins splendides dans un style retro-futuriste aux couleurs chatoyantes et riche en détails. Un sans-faute sur la forme d’autant que la partition musicale est elle aussi très belle.

Mon enthousiasme est un brin atténué par une histoire au déroulement un peu trop classique. Assez peu de surprise de ce côté-ci malgré un twist final appréciable. Cela dit, si originalité il n’y a pas au niveau de l’histoire, celle-ci n’en reste pas moins intense en émotions.

Un superbe film d’animation qui n’a pas volé son prix. Un gros coup de coeur !
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