Cannes 2025
Ce film est présenté en sélection Un Certain Regard au Festival de Cannes 2025.
De la plume à l'écran
L’Inconnu de la Grande Arche est adapté du roman La Grande Arche de Laurence Cossé (Gallimard), publié en 2016.
Quand une carrière en inspire une autre
Le sujet du film autour de la construction de la Grande Arche de La Défense avait de quoi séduire le cinéaste, Stéphane Demoustier, qui a commencé sa carrière de réalisateur dans le domaine de l’architecture. En effet, pendant plus d’une dizaine d’années, il a gagné sa vie en réalisant des films de commande pour le Pavillon de l’Arsenal et la Cité d’architecture. Il a ainsi beaucoup appris en filmant des bâtiments et des quartiers et en interviewant des architectes.
Mitterrand, un héros de cinéma
C’est Michel Fau qui interprète François Mitterrand dans L’Inconnu de la Grande Arche, rejoignant ainsi la longue liste de comédiens à avoir incarné le président de la République au cinéma et à la télévision parmi lesquels Michel Bouquet (Le Promeneur du Champ-de-Mars de Robert Guédiguian – 2005), Philippe Magnan (L’Affaire Farewell de Christian Carion – 2009 et Changer la vie de Serge Moati – 2011) ou encore Michel Duchaussoy (le téléfilm L’Affaire Gordji : Histoire d’une cohabitation de Guillaume Nicloux – 2011).
Pure fiction
Contrairement aux différents protagonistes du récit (Johan Otto von Spreckelsen, François Mitterrand, Paul Andreu…), le personnage de Liv, que joue la comédienne Sidse Babett Knudsen, a été totalement inventé pour les besoins du film.
Lieu d’exception
Pour les besoins du film, Stéphane Demoustier et son équipe ont pu tourner dans l’enceinte de l’Élysée, un fait finalement assez rare au cinéma. Le réalisateur a notamment retrouvé des fauteuils contemporains que François Mitterrand avait fait installer lorsqu’il était au pouvoir et qui traduisaient une rupture ainsi qu’une volonté d'évoluer vers la modernité.
Un chantier titanesque
Pour reconstituer le chantier impressionnant de la Grande Arche de La Défense, Stéphane Demoustier a travaillé en étroite collaboration avec son chef opérateur, David Chambille, et la coordinatrice VFX, Lise Fisher. Après avoir examiné un grand nombre de photographies de références, ils ont décidé d’animer ces clichés. Contrairement à ce qui se fait habituellement au cinéma et qui consiste à intégrer des images d’archives dans un film, le but a été ici de faire rentrer le long-métrage dans les archives. Ce qui donne un effet de réel assez bluffant.
Le langage de Molière
Pour les besoins du film, l’acteur danois Claes Bang a appris le français, langue dont il ne connaissait jusqu’à présent que quelques rudiments.
Un morceau mythique
Dans une scène du film, le personnage de Johan Otto von Spreckelsen, qu’interprète Claes Bang, joue un prélude de Bach à l’orgue. Ce morceau avait notamment été utilisé dans le classique Solaris d’Andreï Tarkovski (1972). Toutefois, si Stéphane Demoustier a choisi ce prologue dans le film, c’est également parce qu’il figurait parmi la batterie de morceaux que l’acteur danois était capable de jouer.
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