L’Incroyable Femme des Neiges a été présenté lors de l’édition 2025 de la Berlinale.
Le film a été tourné entre le 11 mars et le 28 avril 2024 dans le massif du Jura ainsi qu’au Groenland.
L’Incroyable Femme des Neiges marque la troisième collaboration de Sébastien Betbeder avec Bastien Bouillon après 2 automnes 3 hivers (2013) et Debout sur la montagne (2019).
L’Incroyable Femme des Neiges marque un tournant dans la filmographie de Sébastien Betbeder dans la mesure où il met ici en avant une femme alors que son cinéma s’intéressait surtout jusqu’à présent à des personnages masculins. Pour le personnage de Coline que joue Blanche Gardin, le cinéaste s’est inspiré de grandes aventurières qui ont marqué l’Histoire comme Alexandra David-Néel et Nastassja Martin.
Si Sébastien Betbeder évite d’avoir un acteur en tête lorsqu’il écrit un scénario, il lui semblait évident avec L’Incroyable Femme des Neiges que le personnage principal ne pouvait être interprété que par Blanche Gardin, dont il avait aimé la manière avec laquelle elle se mettait en scène dans sa série La meilleure version de moi-même (2021). Sa conviction était telle que si la comédienne avait refusé le rôle, il n’aurait certainement pas réalisé le film.
Il s’agit du deuxième film que Sébastien Betbeder tourne au Groenland après Le Voyage au Groenland avec Thomas Scimeca, sorti en 2016. Il retrouve d’ailleurs ici deux comédiens, Ole Eliassen et Martin Jensen, qui figuraient déjà dans ce précédent long-métrage.
Le tournage au Groenland n’a pas été de tout repos pour Sébastien Betbeder et son équipe. Surpris par une vague de froid intense et soudaine, ils mettaient parfois jusqu’à cinq heures pour se rendre sur les décors nécessaires. Le tournage prenait des allures d’épopée lorsqu’il fallait repartir et que les températures avaient chuté au fil de la journée. Malgré les difficultés, le cinéaste a néanmoins pu tourner jusqu’à tard en raison du jour perpétuel à cette période de l’année au Groenland.
Parmi les genres qui ont servi de références à Sébastien Betbeder pour le film, il y a notamment le western. Le cinéaste s’est inspiré de ce registre cinématographique en plaçant une partie de son intrigue dans les paysages du Jura qui faisaient comme un écho au genre (les forêts de sapins, la couleur brune du paysage, les façades des maisons en bois…). En outre, le réalisateur s’est également référé à plusieurs westerns mythiques pour L’Incroyable Femme des Neiges comme Little Big Man d’Arthur Penn (1971), qui est d’ailleurs cité dans le film avec un extrait, John McCabe de Robert Altman (1971) et Jeremiah Johnson de Sydney Pollack (1972).