Hiroshima, mon amour
Note moyenne
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129 critiques spectateurs

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1000gr2Sci
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23 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2025
Hiroshima mon amour est une brûlure filmée à fleur de peau, où le souvenir suinte plus fort que le sang et l’amour s’écrit en cendres. Resnais ne raconte pas : il murmure, il répète, il tranche le silence avec des ellipses qui lacèrent le cœur. Emmanuelle Riva est une plaie ouverte, lointaine et incandescente, face à un Hiroshima qui ne guérit jamais — ni dans les corps, ni dans les regards. Ce film ne se regarde pas : il se subit comme un chagrin dont on ne veut pas guérir.
meiorah
meiorah

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juin 2025
Tu n'as rien vu à Hiroshima
C'est une phrase qu'on n'oublie pas.
Comme un coup de feu étouffé. Comme une vérité qu'on refuse d'entendre.
Hiroshima mon amour, c'est une blessure ouverte. Une errance entre les décombres d'un passé trop lourd et un présent trop fragile. Deux inconnus, deux solitudes, qui se croisent le temps de quelques heures. Elle parle, il se tait. Il est là, mais elle est encore ailleurs.
C'est un film hanté par la mémoire, par la guerre, par l'impossibilité d'aimer pleinement quand on est brisé.
Et au centre de cette tempête calme : Emmanuelle Riva.
Magnétique, troublante, incandescente. Chaque mot qu'elle prononce semble trembler entre le contrôle et la rupture. Elle dit l'oubli, la honte, l'amour mais c'est son corps, son regard, ses silences surtout, qui disent tout. Elle n'interprète pas un personnage: elle est la mémoire elle-même, instable, obsessionnelle, sublime.
Face à elle, Eiji Okada, tout en retenue. Il incarne cette force silencieuse, cette présence immobile qui refuse de se laisser engloutir par les mots. Leur duo est un miracle d'équilibre. Elle déborde, il ancre. Elle se souvient, il exige l'oubli. Et dans cette tension, quelque chose d'universel naît.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mai 2025
En 1959, en plein essor du mouvement de la Nouvelle Vague, Alain Resnais signe son premier long-métrage affichant déjà son talent de metteur en scène. Le scénario, écrit par Marguerite Duras, retrace le coup de foudre entre une Française et un Japonais. A travers cette rencontre éphémère, le travail sur la mémoire permet d’opposer une douleur intime (un amour de jeunesse) à un drame collectif (la bombe d’Hiroshima). Malheureusement, sur la durée le récit se répand dans un marasme de réflexions lancinantes. Les promesses fulgurantes du début du film laissent place à un ennui profond. Bref, la recherche d’un esthétisme stylisé n’est pas toujours le garant d’une émotion partagée.
Chingachgook
Chingachgook

20 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2025
D'accord avec les autres critiques : réalisation impeccable, acteurs nuls. De belles images défilent, des visages aux traits douloureux se succèdent et émeuvent, des vues d'Hiroshima et de son quotidien apaisent et... au milieu... les voix insupportables des deux personnages qui jouent mal un texte qui n'est pas fait pour être récité. C'est dommage et ça gâche le film même s'il reste à voir car vraiment beau. La musique est belle et devrait quand même vous dissuader de le regarde sans volume, comme un film muet en noir et blanc.
Nadia T
Nadia T

6 abonnés 501 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 mars 2025
Je n'ai pas compris sûrement la profondeur de ce film
... Je l'ai trouvé pas terrible, lent ! J'ai dû le regarder en 3 fois...
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juin 2024
Film explorant les thèmes de la mémoire individuelle et collective, ainsi que notre capacité à faire abstraction d'événements marquants. La juxtaposition de ces deux mémoires crée une tension constante, révélant les mécanismes de défense face à un trauma.

Les dialogues poétiques de Duras transcendent le cinéma, chaque mot devenant un symbole chargé de significations multiples. Cette poésie verbale, ode à la mémoire du désastre, tisse un récit où l'Orient et l'Occident tentent une réconciliation, une tentative marquée ensuite par un rapprochement à travers l'intimité de deux amants.

Leur amour incarne la lutte entre se souvenir et éphémérité, interférant avec leur capacité à vivre pleinement le présent. Cette dualité, inhérente au récit, suggère la possibilité d'une guérison, ainsi que la difficulté de la réconciliation avec un passé traumatique.
Mysterfool
Mysterfool

15 abonnés 252 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2024
J'ai lu le livre, je me suis beaucoup ennuyé et puis Marguerite m'a capté vers la fin en 10 pages lorsqu'elle a raconté une femme tondue à la libération pour cause d'amour. Qu'en savaient- ils de l'amour ces bourreaux du cheveux, les mêmes qui ont collaboré pour la plupart, les mêmes qui se sont dégonflé pour la plupart. Je sais qu'il y a eu les justes et les résistants mais j'ai du mal à croire qu'ils aient participé à cette lâcheté.
Et puis j'ai vu le film et je me suis rendu compte que j'avais oublié que le livre n'était qu'un scénario. Avec les images le texte de Duras prend tout son sens et fait de cette histoire une douce épure sur l'amour et la mort. Hiroshima mon amour, terrible oxymore pour réparer une jeune femme lourdement blessée à la libération de Nevers.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 août 2023
Asez lent, original pour l'époque. Bons acteurs et musiques. Histoire forte, qui marque. A voir au moins une fois.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 mai 2023
Ah la fameuse Nouvelle Vague, cette période du cinéma français bourrée de films chiants et pourtant idolâtrés par la presse intello et récompensés par de multiples festivals qui le sont tout autant ! Bien heureusement, tous les films de cette période ne sont pas ainsi mais, avec ce film d'Alain Resnais sorti en 1959, nous n'en sommes tout de même pas bien loin ! Le film raconte l'histoire d'une actrice française qui rencontre un japonais et lui parle de son ancienne histoire d'amour interdite avec un allemand. Le synopsis est réellement intéressant, j'étais d'ailleurs vraiment emballé à l'idée de découvrir le film mais surtout pour le thème de l'histoire d'amour interdite avec l'allemand qui est particulièrement intéressant mais surtout audacieux pour l'époque ! Mais le film préfère malheureusement se concentrer sur l'histoire d'amour présente que vit l'actrice avec l’architecte japonais. Le thème de la paix, des désastres commis par les bombardements atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki sont également des thèmes intéressants et importants bien-sûr, les dix premières minutes du film en sont d'ailleurs particulièrement marquantes et saisissantes, mais le film s'égare dans des flashbacks rendus mous par la narratrice, qui n'est autre qu'Emmanuelle Riva. Non pas que l'actrice soit mauvaise, je pense que c'est avant tout un problème de direction d'acteurs, ces derniers ne dégageant aucune émotion (ce qui est un comble pour une histoire d'amour, surtout tragique) et puis les dialogues sont plats ! Alors oui, le film est écrit par Marguerite Duras et cette dernière apprécie les longues scènes de contemplation dans lesquelles les acteurs récitent un texte au lieu de le jouer (en témoigne "India Song" par exemple même si, pour le coup, le film était réussi, enfin surtout pour son côté expérimental) mais ici, force est de constater que ça ne colle pas vraiment au propos du film ! Ainsi, on s’ennuie, on se lasse très vite devant une histoire qui avait pourtant du potentiel, ce qui en est particulièrement frustrant ! Heureusement, tout n'est pas à jeter, on retiendra par exemple quelques scènes fortes entre les deux personnages ou encore la mise en scène de Resnais qui est très bonne (et dont la scène d'introduction est d'ailleurs la plus réussie). "Hiroshima, mon amour" est donc, pour moi, une déception en étant loin d'être le chef-d’œuvre attendu.
Storm
Storm

1 abonné 39 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 novembre 2022
Film assez ennuyant. L'intérêt historique est certain (les ravages de la bombe nucléaire, le sort des tondues) et la réflexion intéressante (la guerre telle que vécue des deux côtés de la planète) mais concrètement le film se résume à un dialogue sans action, sans lieu (les nombreuses images du ravage de la bombe nucléaire auraient mieux trouvé leur place dans un documentaire). C'est lent, les errements des personnages pénibles (va t elle partir ou rester?) et la musique lancinante rajoute à cette longueur et vacuité des scènes.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 septembre 2022
Pas captivant mais pas ennuyeux pour autant, Marguerite Duras n’a donc pas écrit que des conneries.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juin 2022
« Hiroshima, mon Amour » est le premier long-métrage d’Alain Resnais sur un scénario de Marguerite Duras. Ce film franco-japonais sorti en 1959, raconte la rencontre entre « Elle » (Emmanuelle Riva) une jeune actrice française venue à Hiroshima pour un film d’allure documentaire en faveur de la paix, tourné 14 ans après l’explosion nucléaire. « Lui » (Eiji Okada) est japonais, architecte mais on ne saura rien de plus sauf que ses 2 parents sont morts à Hiroshima. Une histoire d’amour intense bien que brève – une journée d’après le titre - va les faire parler. Il ne fera que répéter qu'elle n'a « rien vu à Hiroshima ». Et elle lui parlera de son adolescence à Nevers, de son amour pour un soldat allemand bavarois (Bernard Fresson) et de l'humiliation qu'elle a subie lorsqu'elle a été tondue à la Libération à l’âge de 18 ans, son père, pharmacien, ayant même dû fermer son officine.
Le noir et blanc est superbe et les scènes d’amour très brèves avec au tout début la superposition progressive de la peau des amants et de la peau des irradiés puis d’un nuage d’explosion nucléaire. Les dialogues sont « tronqués » sans lien entre eux et souvent en voix-off ressemblant plutôt à des réflexions personnelles.
Pour certains ce film était une provocation vis-à-vis des américains avec la vision des sinistres induits par l’explosion nucléaire » et de ce fait le film sera présenté à Cannes en hors compétition en 1969. Pour d’autres comme Malraux, Godard, Truffaut, Chabrol… c’est un hymne à la vie et la mort – éternel conflit entre Eros et Thanatos – et un hymne à la réconciliation. Ce film qui ressemble à un poème mélancolique, lancera la carrière d’Alain Resnais qui avec son difficile film « L’année à Marienbad » (1961), sera un des piliers de la Nouvelle Vague du Cinéma Français.
noizet
noizet

7 abonnés 213 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 février 2022
je ne choisis pas forcémment par gout les films que je regarde.
ça peut être aussi parce que je suis avec quelqu'un qui a envie de le voir ou revoir .
Résultat je me trouve parfois embarqué dans le visionnage de quelque chose que je trouve insipide.
la plupart des "chef d'oeuves de la nouvelle vague des années 1950 1960 sont pour moi une purge .
je n'y vois que des histoires destinées à des intellos qui on envie de se torturer les méninges pour deviner où l'auteur veut en venir.
c'est le cas dHIROSHIMA, MON AMOUR. , lourd lent et décousu . en tout cas c'est mon avis et je le partage ...
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 août 2021
Hiroshima mon amour est un film qui m'a pas mal divisé. D'un côté, le film est visuellement somptueux et n'a pas pris une ride. La musique et les longues discussions des personnages donnent un ton très poétique au film, d'autant plus que je trouve la relation entre les deux personnages très romantique et mignonne. De ce point de vue, il est donc indéniable qu'Hiroshima mon amour est un film magnifique. Mais hormis cela, j'avoue que tout le reste est ennuyeux ! Les dialogues sont souvent assez pompeux et la quasi totalité du film consiste à décrire des lieux où événements déjà passés. Le tout est difficilement captivant, même si la beauté indéniable du film m'a empêché de totalement décroché.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 juin 2021
Je ne m'étais jamais endormi devant un film jusqu'au cinéma de la Nouvelle Vague française. Hiroshima, mon amour perd du terrain de plusieurs façons. La première est l'utilisation excessive de voix-off. Les voix-off sont acceptables si elles sont essentielles pour faire connaître l'histoire et qu'il est impossible de le faire autrement. Mais ces voix-off représentent un pourcentage important du film. Elles ne s'arrêtaient jamais elles continuaient et continuaient. Finalement l'histoire nous amène dans des séquences interminables où l'on voit le couple dîner au restaurant et la femme se plaindre de sa vie auprès d'un homme qui a perdu sa famille à la guerre et dont on ne sait pas grand-chose. L'histoire s'est étiolée à partir de là. Il y a une énième voix-off sur le destin cruel d'Hiroshima suivie d'une demi-heure de la même scène répétée encore et encore dans différents endroits. Ce n'est pas parce que c'est un film Français et que c'est vieux que c'est de l'art. Une narration de qualité est essentielle à la réalisation de tout film et c'est quelque chose que Hiroshima, mon amour n'offre même pas...
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