Un très bon western qui allie avec succès le classicisme et la modernité du genre. On est en 1971, à la fin du cycle hollywoodien du western traditionnel, il y a eu l’arrivée de Sergio Leone et du western spaghetti, et aux USA ,des westerns « gauche moral », cinéma indy, mais ici Walsh arrive à trouver un juste positionnement . John Wayne, égal à lui-même, au Top, est bien le fier et digne représentant de l’individualisme US , cowboy solitaire qui veut défendre la bonne cause , mais il est entouré de personnages atypiques , et surtout de deux personnages féminines , très « féministe » pour l’époque , qui vont d’ailleurs bousculer le « vieux » John, trop « confortable » . Ces deux femmes seront des combattantes, elles partent au front, tuent des méchants mais aussi prennent les devants en amour. C’est bien la belle Jennifer O’Neill , absolument délicieuse et envoutante, qui prendra la décision d’ embrasser le cowboy sudiste , pour montrer que c’est elle qui décide, qui assume son choix, actrice brillante que l’on ne reverra pas beaucoup si ce n’est , dans le film culte « Un été 42 » . L’autre femme, humiliée par le Sherif corrompu, la très belle Sherry Lansing décidera de se venger, de le tuer elle-même, sans attendre l’aide de John. Ces femmes ne craindront pas se dénuder à plusieurs reprises, pour affirmer leur liberté. La guerre de Sécession est le point de départ du film avec une très bonne attaque de train, grandiose et magistrale, créant un bon socle narratif, superbement filmée par Walsh. Dans la 2eme partie les deux ennemis du passé, le colonel Yankee et le capitaine sudiste feront équipe pour restaurer l’ordre juste et démocratique, tout en prônant la réconciliation, et le pardon .Très beaux paysages de désert , et une maestria à la réalisation font de ce film un western culte marquant , bouclant un cycle.