Film sorti en 2010, visionné pour la première fois en 2026, mais je l'ai trouvé bien malgré le temps écoulé et les autres films connus sur le même thème (Harry Potter notamment). Ici, le héros est un jeune garçon, Dave Stutler (Jay Baruchel) qui apprend à ses dépend qu'il a des pouvoirs magiques. Il essaie de mener une vie normale sans en tenir compte. Mais l'urgence le rappelle à ses devoirs et donc il accepte de se former auprès du grand sorcier Balthazar Blake (Nicholas Cage), pour l'aider à sauver le monde. Le scénario, bien que peu original, est bien mené, par une réalisation dynamique, avec de très beaux effets spéciaux, et pas mal d'humour. On reconnait très bien la patte des studio Disney qui qui savent donner une âme enchanteresse à la magie, en pensant à tout un tas d'effets spéciaux poétiques, amusants, qui font appel à notre âme d'enfant. Cette histoire s'accompagne d'un quête sentimentale, car Dave est amoureux de Becky Barnes (Teresa Palmer). L'histoire sentimentale est conventionnelle et ce qui m'a le plus gêné, qui m'a semblé le plus vieillot c'est dans la répartition des personnages : il fait de la science, elle s'intéresse aux arts ; il comprend des sujets compliqués; elle ne comprend pas mais quand il lui explique en lui parlant comme à une enfant finalement elle comprend ; il prend des initiatives ; elle fait ce qu'on lui demande sans questionner etc. C'est une répartition extrêmement clichée de l'homme sachant qui apprend la vie à la femme en quête d'amour. De plus, le scénario de base m'a vraiment gêné tant il fait distorsion des légendes qui ont inspiré la trame de l'histoire. Morgane est une fée extrêmement méchante, on pourrait carrément dire une sorcière, tandis que Merlin est un magicien puissant et bon. Magie noire contre magie blanche en quelques sortes. Or, la femme, qui forcément dispose de la magie de façon maléfique contrairement aux hommes qui sauraient en disposer pour sauver le monde est un autre cliché, qui enfonce des portes et qui ne remet pas suffisamment en cause le mythe de la sorcière, largement déconstruit aujourd'hui. C'est ce point qui fait que j'ai trouvé le film vieillot : les rôles féminins sont trop secondaires et trop cliché : niaiserie ou maléfique, cela sont deux clichés véhiculés par le cinéma américain pour parler des femmes. Donc un bon film à voir, en famille, mais comme une œuvre un peu datée en terme de description des femmes sur grand écran.