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Un visiteur
2,0
Publiée le 16 août 2012
Ecrire que Stanley Kubrick a réalisé de meilleur film n'est pas très original mais pourtant c'est ainsi, Spartacus est un péplum moyen. Enfin quand je dis péplum, on se rapproche du mélo de bas étage dans de trop nombreuse séquence. Un long métrage de plus de 3 heures qui s'appel Spartacus dont les scènes les plus intéressantes sont celles sans Spartacus il faut avouer que c'est assez dérangent. J'ai malheureusement vu le film en VF, j'ai trouvé Douglas très décevant, Peter Ustinov et Laurence Olivier parfait par contre. À voir pour parfaire sa culture cinématographique.
Un très bon film signé Stanley Kubrick ! La révolte des esclaves contre les romains. L'empire romain n'est pas encore ce qu'il est. La preuve : Jules César n'est encore qu'un jeune politicien et ce n'est pas lui qui semble le plus disposé à jouer les premiers plans. La politique se mêle donc à cette histoire : on y voit des stratégies politiques. Historiquement, ce film est assez fidèle car les personnages les plus importants du film ont existé.
Pour commencer, Spartacus est peut-être le moins caractéristique des films de Kubrick. Le projet conçu plutôt par Kirk Douglas et le scénariste Dalton Trumbo appela le réalisateur pour terminer le film après le départ d'Anthony Mann derrière la caméra. D'une manière générale, Spartacus est moins grandiloquent que le Ben-Hur de William Wyler mais aussi moins caricatural. Le niveau des acteurs est bien meilleur. Si le premier misait sur l'action et le spectacle, celui-ci mise plus sur les dialogues et la réflexion. En revanche, cette production souffre de quelques longueurs et manque parfois de dynamique. Finalement, ce péplum met l'accent sur les aspects politiques de la vie romaine tout en y donnant un caractère très romantique avec un Spartacus qui assume sa féminité et pas mal de connotations homosexuelles entre les personnages.
Kubrick nous offre ici un péplum de facture très classique, correspondant en de nombreux points aux codes de l'époque, qu'il s'agisse de la mise en scène, des dialogues, des costumes, ou de la musique. L'originalité de "Spartacus" réside peut-être plus dans la réalisation, la mise en scène superbe d'un géant du cinéma. Les scènes de bataille, bien que rares, sont époustoufflantes pour l'époque. L'histoire, faite d'intrigues, est passionnante. Quant à l'esprit révolutionnaire qui se dégage, il est évident. La personnalité éprise de liberté de ce personnage historique est parfaitement mise en avant. Seul bémol : l'histoire d'amour entre Spartacus et Varinia, un peu longuette.
Un classique et un très grand péplum. La première partie dans l'école de gladiateurs est saisissante, le final grandiose. Entre les deux, quelques longueurs et une romance un peu datée mais qui donne un peu de profondeur aux personnages. La musique est un peu grandiloquente mais nous rappelle qu'il y a quelques temps le cinéma avait encore quelque chose de mythique ou de magique.
Pour beaucoup de cinéastes, cinéphiles, cinéphages, et j'en passe, Stanley Kubrick est un dieu. Un réalisateur de génie qui a, dès lors, inspiré Martin Scorsese, Gaspar Noé, Quentin Tarantino, Michael Mann, etc, etc... "Spartacus" reste le seul péplum de la carrière du cinéaste et sans doute un des moins réussi. D'abord sous la direction d'Anthony Mann, "Spartacus" s'est vu remis entre les mains de Kubrick après plusieurs différents entre l'acteur/producteur Kirk Douglas et le réalisateur d'origine. Lorsque l'on regarde "Spartacus", la patte "kubrickienne" ne se fait pas intégralement sentir. Rien ne différencie le film des autres péplums sortis durant la même période comme, je cite, "Ben-Hur" de William Wyler ou "Barabas" avec Anthony Quinn. Attention, je ne dis pas que "Spartacus" est un film mauvais, loin de là (je vois déjà quelques personnes sortir des pierres pour me lapider), seulement qu'il s'agit bel et bien du film le moins personnel de Kubrick et que cela se ressent. Premièrement par le scénario écrit par Howard Fast et Dalton Trumbo, qui présente plusieurs lacunes dont la plus importante concerne les interminables longueurs qui n'apportent pas grand chose au récit. A ça, on peut comparer ces scènes de long silence avec "Barry Lyndon" que Kubrick tournera 15 ans plus tard. Dans "Barry Lyndon", les scènes de silence étaient belles et maîtrisées, elle apportaient une dimension poétique au film. Le romantisme du début entre Barry et Lady Lyndon était subblimé. Dans "Spartacus", on peut toutefois citer cette volonté pré-"Barry Lyndon" de vouloir mettre en avant la romance entre Spartacus et Varinia. Sauf que l'ensemble a très mal vieilli et que l'effet voulu ne fonctionne plus et ennui, de même que ces autres scènes de dialogues qui n'apportent pas grand chose à l'intrigue. Quand on sait que Kubrick voulait modifier le scénario mais qu'il n'a pas pu à cause des producteurs, on s'en mord les doigts en fantasmant sur ce qu'il aurait fait de la légende du guerrier thrace. Outre un rythme qui passe d'un côté épique à une lenteur exaspérante, tout ce qui touche à la technique reste très maitrisée et gratifie le film de beaux plans que ce soit sur les personnages ou durant la bataille finale, très intéressante même si on ne remarque pas forcément les "touches" du maître derrière la caméra. Le casting reste très bon et Laurence Olivier ainsi que Peter Ustinov apportent leurs qualités de jeu à ce drame. "Spartacus" n'est pas un film sur lequel il faut cracher dessus de fond en comble. Le long-métrage a simplement mal vieilli à l'heure d'aujourd'hui, notamment au niveau du scénario. Un bon péplum, ni plus, ni moins, mais le moins personnel de son auteur qui, malheureusement, se ressent au niveau de la réalisation.
S. Kubrick nous livre ici un grand péplum, étonnant par la richesse du scénario (à ne pas oublier que ce film date de 1960) et par le bon jeu des acteurs. La durée de ce film est de trois heures, cela peut paraitre long pour l'époque, néanmoins on ne s’ennuie pas une seule seconde. Merci Stanley pour ce chef-d’œuvre, il restera un classique à jamais.
J'étais vraiment pas chaud pour me taper 3h de péplum, je ne l'avais jamais vu alors je me suis forcé. Évidemment je ne regrette pas, malgré quelques longueurs et autres moments d'absence de ma part, j'en sors agréablement surpris. C'est grandiose, titanesque. Kirk Douglas est immense, Tony Curtis a la grande classe.
Spartacus est le seul film dont le grand Stanley Kubrick ne soit pas à l'origine et ça ressent surtout dans la première partie, donc on ne sait pas si il faut classer dans ses films majeur (qui compte Fear and Desire, Le Baiser Du Tueur, L'Ultime Razzia et Les Sentiers de la gloire ) ou ses films mineurs (qui compte Lolita, Docteur Folamour , 2001, L'Odyssée De L'Espace, Orange mécanique, Shining, Full Metal Jacket et Eyes Wide Shut) dans les deux cas ce n'est pas son meilleur, surtout dans le deuxième, car si on le compare à ses plus grands films, ce Spartacus fait pâle figure, même dans ses films mineurs il n'a pas un beau teint, car a côté de Les Sentiers De La Gloire et peut-être L'Ultime Razzia, Spartacus manque clairement de profondeur. Le scénario de Dalton Trumbo est bon, mais il prend trop le temps d'exister, on se perd vite mais il parvient toujours à accrocher, les personnages sont formidablement bien écrit, encore heureux on est chez Kubrick, ils sont d'une grande épaisseur et par moment ils arrivent à être attachant, les acteurs sont très bons, Kirk Douglas est très bons, Jean Simmons est magnifique, Peter Ustinov est parfait, il mérite amplement son Oscars du Meilleur second rôle, Laurence Olivier est toujours juste, Charles Laughton est parfait, John Gavin est bon, la mise en scène est assez inégale et ne prend aucun risque, mais pourtant elle ne manque pas d'idée, les dialogues sont fantastiques et malin, la photographie de Russell Metty (il a travaillé sur quatre fois pour Orson Welles dont sur Citizen Kane) est splendide, il mérite bien sûr son Oscar de la Meilleure photographie pour un film en couleur pour Russell Metty, Alex North signe une B.O. magistrale, les costumes sont superbes un Oscar pour les Meilleurs costumes pour un film en couleur pour Valles et Bill Thomas est tout simplement normal. Stanley Kubrick signe pas un grand pour sa carrière, mais c'est grâce à lui que Stanley Kubrick est devenu le maître Kubrick et en plus il est loin d'être mauvais. Cette fresque de trois heures est belle, émouvante, révoltante, compliqué, accrocheur et terriblement efficace. À voir.
C'est extraordinaire ! Un des plus beaux et plus grands peplum de l'histoire du cinéma (peut-être le meilleur ?). Avec Kubrick, on s'attend toujours à du bon, mais là, il m'a vraiment surpris par la modernité qu'il a su donner à l'histoire, grâce à un scénario très bien ficelé et des dialogues carrément exceptionnels. On peut ajouter évidemment, des plans magnifiques comme celui des corps sur le champ de bataille (qu'on retrouvera dans Kingdom of Heaven de Ridley Scott qui s'était déjà un peu inspiré de ce film pour faire Gladiator), ou encore le plan final, un des plus beaux d'entre tous. Je me suis même dit que George Lucas s'en était inspiré pour Star Wars (l'ordre et les costumes de Rome ressemblent beaucoup à l'Empire, et impossible de ne pas voir de continuité entre les gladiateurs et les Jedi - notamment le symbole des cheveux). Grand film sur la liberté qu'il est très bon de revoir aujourd'hui (une des scènes dans la propriété de Gracius aurait pu être tourné dans une villa de Beverly Hills tant la piscine et l'architecture sont évocatrices). Ne soyez pas effrayés par les 3h, ceci est une légende du cinéma !
En plein âge d'or du péplum (fin 50's - début 60's), Stanley Kubrick pond, avec "Spartacus", son premier et unique film de ce genre. Si l'intrigue reste des plus conventionnelle, le souffle épique du film et ses nombreuses autres qualités tant techniques qu'émotionnelles en fait un film des plus réussit. Je regrette la présence de quelques longueurs par ci par là ( plus de trois heures de film obligent) ainsi que des dialogues parfois insipides.
C'est une bonne histoire que Kubrick a sous la main, il a aussi les moyens, mais il nous sert un truc ultra-mou genre guimauve ,méga-concentré sur la romance de Spartacus. Du coup ça avance pas, mais alors pas du tout, et autant dire que pendant 3h18 il ne se passe pas grand chose. On se fait bien chiez en gros.