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SuperMadara
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5,0
Publiée le 4 octobre 2013
Un chef d'oeuvre du polar, une enquête qui alterne entre un humour bouffonesque et hilarant et une tension dramatique étouffante et qui prend aux tripes ! Adapté d'un fait divers réel, le scénario raconte l'enquête mené par un flic de la campagne bourru et un détective envoyé par Séoul professionnel et efficace pour arrêter une série de meurtres survenu dans les années 80 en Corée du Sud, une intrigue qui se découpe en 2 grands actes : un commencement plus léger, plus drôle sur les prémices de l'enquête et l'alchimie complexe entre les 2 flics, puis un deuxième acte bien plus sombre et traumatisant, d'une violence émotionnelle qui ne peut pas laisser indifférent ! Aussi drôle qu'impressionnant, Song Kang-Ho explose l'écran et intègre son rôle avec une conviction flagrante, il comprend les forces et les faiblesses de son personnage et les incarne avec une incroyable crédibilité, face a Kim Sang-Kyung plus propre et classe (et donc un peu moins intéressant) mais qui connait une évolution intéressante au fil de l'intrigue. Membre éminent de la nouvelle vague sud-coréenne, Bong Joon Ho maitrise l'équilibre de sa mise en scène avec assurance et un certain lyrisme qui amplifie la puissance visuelle du film, grâce a sa réalisation, le choc du film sur le spectateur est largement amplifié ! Un pur chef d'oeuvre, tout simplement indescriptible, un pur choc qui fait rire, émeut et influe réellement sur nous, spectateurs...
Après avoir découvert la trilogie sur la vengeance de Park-chan Wook et le cinéma d’Hong-jin Na, c’est un autre réalisateur sud-coréen vers lequel je suis allé en la personne de Bong Joon Ho. Une chose est sûre, ces cinéastes ne veulent pas faire de leurs œuvres des vitrines de leur pays (qui sont sensées donner envie d’aller voir derrière ce qui s’y passe en profondeur). On y retrouve toujours ce genre du policier/thriller froid ultra violent avec des personnages dont les histoires s’entrelacent et dont le dénouement qui en émane n’est souvent que peu glorieux. Mais je dois bien admettre qu’avec Memories of Murder, j’ai non seulement pris une nouvelle claque, mais aussi découvert une autre façon de faire du cinéma en Corée du Sud.
J’avais gouté à la vengeance traitée par PCW, puis à la traque d’un homme vécue à la première personne vue par HJN. Et bien Memories of Murder, c’est encore autre chose. Sorte d’ovni parfois incompréhensible, souvent absurde, de temps à autre drôle, également un peu prise de tête par moments, mais surtout, dénonciateur d’une époque, avec des personnages qui symbolisent l’archaïsme, le progrès, l’innocence ou encore la violence. Certainement révélateur d’une façon de vivre, mais surtout de travailler, dans le domaine de la police principalement, Memories of Murder dresse un portrait effarant de cette Corée des eighties. Des pistes ici et là qui ne se rejoignent jamais vraiment pour nous amener vers cette morale finale qui fait froid dans le dos. Alors si on peut parfois s’embêter un peu devant ce casse-tête étant donné que l’on se demande clairement où on va et pourquoi, il faut savoir aller au bout car ça en vaut la chandelle. La dernière partie est sublime et, d’une certaine manière, nous laisse pantois.
En définitive Memories of Murder fait donc parti de ces films qui à défaut de poser des questions et de ne pas y répondre, propose une vision pertinente et cohérente d’une société non sans défaut. J’en ai presque oublié de parler de technique, mais comme d’habitude avec les sud-coréens, la copie est parfaite, tout est bien réglé, lisible et surtout, beau. Les derniers plans sont magnifiques. Puis plus j’y pense, plus je me redis que ce film est grand. Futur classique.
Depuis le Seven de David Fincher, le thriller policier s'est plus ou moins formaté sur ce modèle pour ne produire qu'une infinité de films sans grande saveur, qui peinent à s'affirmer comme du grand film. Mais dans le pays du matin calme, une perle apparaît. En effet, avec Memories of Murder, son deuxième film seulement, Bong Joon-ho dynamite le thriller autant par sa mise en scène que par sa structure en strates qui repense complètement la façon de raconter une enquête policière. Le résultat est assez surprenant et influencera des grands réalisateurs tel que David Fincher lui-même, avec Zodiac. Joon-ho nous démontre qu'il est doté d'une extrême habilité à mélanger les genres, comme c'était le cas aussi dans Barking Dog, mais là il fait encore plus fort. En partant d’un fait divers sordide, l’enquête à la poursuite du premier serial killer officiel de Corée redéfinit les codes du genre pour mieux leur faire côtoyer d’autres espaces d’expression. Ainsi la structure du film est un mélange de frustration et d'absurde. Frustation car les éléments habituels de l’enquête policière sont ici repensés, jusqu’à ne plus s’inscrire du tout dans le schéma que nous sert Hollywood depuis une dizaine d’années. Absurde car le film s'avère drôle à travers cette enquête pourtant ignoble de viols et de meurtres sur de jeunes filles. Et c’est en ça que Bon Joon-ho fait fort : il parvient à créer une ambiance que le spectateur ressent comme naturel, pour le pousser ensuite à analyser ses propres réactions instinctives. Et c’est à travers cette replongée dans l’expérience cinématographique vécue que le film dévoile finalement son cœur. Il s’agit d’un enquête mais avant tout d’un portrait au vitriol, non seulement de la police coréenne, mais de tout un pays. Car oui, Memories of Murdr est avant tout une dénonciation de l'incompétence de la police des petites villes dans les années 80, avec des agents aux méthodes peu orthodoxes d’un autre temps, responsables de violences inacceptables et dont la principale qualité était de savoir maquiller leurs dérapages. Ainsin nous sont présenté un duo de policiers qui fait très good cop/bad cop mais s’en éloigne immédiatement par leur bêtise. Très vite, Bong Joon-ho tourne en ridicule le fameux “instinct policier” véhiculé par le cinéma américain, à travers le personnage incarné par Song Kang-ho, et ce jusqu’au final extrêmement émouvant pour mettre en lumière le pathétique de la situation. Ainsi, en plus d'être une critique de la police locale, Bong Joon-ho fait aussi passer la Corée du sud pour un grand enfant incapable de s’assumer tout seul. La reconnaissance d'ADN, technologie que les coréens n'avaient pas à l'époque, doit être envoyée en Amérique qui est dès lors, leur seul et unique espoir. Et la démonstration est passionnante car elle est le fruit d’une écriture d’une finesse assez remarquable. De plus, le réalisateur prend bien soin de la qualité de ses personnages, qu’il ne va cesser de faire évoluer afin de créer l’émotion. Chaque plan, chaque scène est un changement d'état d'âme et d'esprit pour les policiers avançant lentement dans l'enquête. Ainsi, par l’élégance de sa mise en scène, la très bonne gestion du rythme de sa narration, la construction de ses personnages jamais figés ( comme l’évolution de l’inspecteur de Séoul incarné par Kim Sang-kyeong, bouleversant dans le final ), ses moments où le temps semble s’arrêter, la richesse de son propos qui dépasse largement le cadre du thriller et son ampleur dramatique, Memories of Murder est un petit monument du cinéma sud-coréen, passé malheureusement un peu inaperçu, mais vaut son pesant d'or.
Attention chef-d'oeuvre du cinema Coreen ! Memories of murders,ou comment nous parler d'une véritable affaire de meurtre,avec un brio incroyable. Tout est la,la réalisation sobre et impeccable,un excellent duo d'acteurs (Song Kang-Ho,encore une fois en grande forme.) et la minutie du travail effectué. Un film policier dans toute sa splendeur,une histoire glaçante,fascinante,et surtout inoubliable. A voir absolument.
Encore un très bon polar coré celui-ci n'est pas à mettre dans la même veine qu'un "the chaser" (du reste excellent aussi) Moins d'image choques ou de scènes violentes,mais l'histoire est absolument prenante, orchestré par une réalisation soignée, rythmée, et servie par un jeu d'acteur parfait! Un humour redoutable, vient se mêler à ce film policier, tiré d'une histoire vraie il ne faut pas l'oublier. Les personnages à la fois différents se complètent très bien!le film ne tombe jamais dans la surenchère, c'est un film parfaitement juste et maitrisé!
Memories of Murder, de Bong Joon-ho est un film rare, pour pas mal de raisons. C'est un authentique polar dans lequel on est sans cesse colleté à l'enquête, à ses rebondissements, ses interrogations, ses interrogatoires. De ce point de vue déjà, le film dénote une absence totale d'effets faciles, de tape à l'oeil: film sobre et limpide, il évite totalement l’esbroufe facile et la complaisance. La mise en scène, très efficace, sonne juste et claque comme les sons du petit matin dans un froid sec hivernal. De cette absence d'artifices naît une terrible proximité: nous sommes très proches de ces flics paumés et dépourvus d’inspiration; nous sommes très proches surtout, trop proches, de ces victimes humiliées gisant sur le sol froid des nuits ruisselantes de pluie, attendant dans une terreur muette la violation de leur corps, de leur esprit. D'une indiscutable drôlerie, le film aux accents parfois presque burlesque laisse cependant, de ce côté aussi, un goût amer. Ce quotidien tourné en dérision, ces petites manies pas tout à fait anodines, ces flics brutaux et bêtes , tous ces gens laissés pour compte, attardés ou ruraux crottés,laissent entrevoir une critique sociale , une pique acérée envers une société injuste et cruelle. Les décors sont d'une justesse et d'une simplicité sidérantes, le jeu de tous ces excellents acteurs aussi; plus vrais que nature, ils ne laissent s'installer aucune distance entre leurs personnages et eux-mêmes: chapeau! Finalement, ce film est un régal tout en distillant une certaine nausée: je suis ressorti conquis mais mal à l'aise aussi devant un film intrinsèquement dérangeant, révélateur qu'il est des failles et des limites de la condition humaine. Œuvre dédiée à l'erreur dans toutes ses dimensions, ce film est un sans-faute.
Quelle claque ! Ce film sud-Coréen signé Bong Joon-ho (qui a entre autre réaliser le très bon "The Host") est carrément époustouflant. Il prouve qu'il n'y a pas forcément besoin d'un budget Hollywoodien et d’innombrables artifices (explosions, fusillades ...) afin de mettre sur pied un excellent thriller. En fait, Memories of Murder surpasse tous ses homologues américains car il se veut réaliste, extrêmement touchant et impeccablement mis en scène. Ce film résume à lui seul les qualités indéniables que porte la nouvelle vague du cinéma sud-coréen. Mémorable portrait d'une police rurale crapuleuse et inefficace au possible, Memories of Murder s’appuie sur une enquête criminelle démente et extrêmement prenante. À la fois critique et parfaitement encré dans la réalité, ce petit bijou met en "confrontation" deux flics que tout oppose. L'un est maladroit et incompétent tandis que l'autre est méticuleux, logique et professionnel. Affiliés sur la même enquête, ils vont devoir "collaborer" tant bien que mal. L'intrigue est transversale et touche la vie personnelle de chacun, à travers des scènes émotionnellement fortes et très poétiques, comme seul le cinéma Asiatique sait en faire. La caméra subjugue par tant de maîtrise, les paysages agricoles enchantent. Les dialogues sont fins et souvent cocasses, car l'humour n'est pas de reste dans cet impeccable mélange de genres. L'ambiance se fait de plus en plus lourde, la tension est rapidement palpable. On est complétement scotché à notre fauteuil, devant les nombreux échecs qui ponctuent cette rude et violente investigation. Les acteurs sont tous parfaits, faisant preuve d'un naturel hors-du-commun. La musique est émouvante et se marie à merveille aux fragrances de cette œuvre. En ressort complétement hébété de ce film, qui est ma foi quasi-parfait. Simple, délicat, efficace, émotionnellement nuancé et déchirant, Memories of Murder saura trouver sa place au panthéon contemporain du 7ème Art ! Une claque je vous dis !
Deuxième film du coréen Bong Joon-ho, Memories of Murder est un film qui percute le spectateur en pleine face, le mettant face à un univers corrompu, violent où il n'y a plus ni gentils ni méchants prédéfinis. En retranscrivant le plus fidèlement possible l'atmosphère tendue qui parcourt la Corée du sud à la fin des années 80 Bong Joon-ho met autant en lumière les crimes odieux que les méthodes très contestables des enquêteurs de l'époque. Le film a ainsi la particularité de ne pas montrer un héros à l'écran mais uniquement des enquêteurs perdus qui cherchent en vain le meurtrier. La mise en scène prend de ce fait deux chemins: des plans d'une grande poésie, lents et contemplatifs, et des plans beaucoup plus sauvages où la violence devient gênante. Mais cette gêne occasionnée éloigne un peu trop le spectateur de l'action malgré une intrigue prenante, le forçant sans cesse à remettre en question les protagonistes. Le film repose cependant sur une intrigue rythmée entre les agressions brutales qui secouent et horrifient et les recherches lacunaires des policiers qui vont de fausse piste en fausse piste. Si Memories of murder subit quelques temps morts à cause de ses protagonistes peu attachants, il n'en reste pas moins un film travaillé, autant sur son scénario machiavélique que sur sa mise en scène soignée à l'image de la nouvelle vague coréenne.
Non seulement un de mes films préféré mais aussi l'un des meilleurs films Coréen et l'un des meilleurs Thriller qui existe a mes yeux ! Memories of Murder parle de l’enquête policière sur le tout premier serial killer en Corée du Sud . Inspiré d'une histoire vraie qui se déroula dans les années 80 on voit des policiers désabusés et inefficace face a ce meurtrier, des flics qui sont prêt a balancer un innocent en prison et l'accuser des crimes pour passer pour des flics efficaces . Une enquête qui patauge ou les méthodes les plus inhabituel seront mise en oeuvre pour arrêter le coupable .
Le tout est agréablement saupoudré d'humour, un humour génial qui empêche le film de sombrer dans une certaine noirceur. Les acteurs jouent beaucoup a la réussite de ce film, tous aussi géniaux les un que les autres, une démonstration de talents en tout genre, Song Kang-Ho aussi drôle que violent et Kim Sang-kyung qui démontre un talent dramatique intense, surtout sur la fin ou rien que son regard dira absolument tout .
L’enquête est prenante du début a la fin , captivant et sans la moindre seconde de répit , pas la moindre seconde d'ennui ce qui rend ce thriller palpitant . Coté photographie c'est juste sublime , pas la moindre erreur .
Il y a ensuite la fin, elle risque de décevoir certaines personnes mais a mes yeux c'est la que tout se joue et c'est là que l'on voit a quel point le réalisateur est talentueux , au contraire de "Zodiac" de David Fincher ou il prenait la liberté de donner son point de vu ici Bong Joon-ho le réalisateur ne donne rien il nous laisse face a la réalité total des faits . C'est ça qui rend la chose encore plus dramatique et intense , le fait de voir la triste vérité sur cette enquête .
D'une puissance phénoménale Memories of Murder est un thriller puissant qui nous prend au tripes, drôle , émouvant et touchant munie d'interprétation exceptionnelle .
Song Kang-Ho qu est ce que j adore se mec il est drole en meme temps il joue trop bien le film peut paraitre long mais les moments d humour font passer les longueurs et l intrigue est superbe le correns sont tres fort ca doit faire partie d un des premiers film culte sud correns avec old boy
"Le cinéma coréen surpasse définitivement Hollywood" . C'est exactement ce que je pensais en regardant ce film . Qu'une seule chose a dire: Excellent. 4,5/5
J'ai acheté ce film après juste avoir vu Song Kang-Ho dans le casting ! Et encore une fois il confirme : C'est un des meilleurs acteur de sa génération, et je pèse bien mes mots. Mais il n'est pas le seul atout de se film. Un policier sombre, original, véritable captivant, on est pris d'empathie envers tous les personnages. La réalisation et l'orientation du film m'ont quelques peu bouleversé mais se révèle sa plus grande qualité. Un film que je ne recommande que trop encore une perle du cinéma coréen.
En Corée du Sud en 1986, le pays va vivre sa première histoire de crime en série. Des femmes sont retrouvées violées dans une mise en scène macabre millimétrée et sans cesse répétées dans les moindres détails. Un classique du serial killer. Deux policiers locaux, ruraux et surtout brutaux enquêtent difficilement ; le pouvoir central leur adjoint un policier de Séoul plus moderne dans ses techniques d’enquête. L’opposition entre les modernes et les classiques, les jeunes et les anciens ; c’est un grand classique du polar qui permet d’ajouter à l’enquête une tension interne. Tiré d’un fait réel et de la première histoire de meurtres en série de Corée ; le réalisateur se sert du film pour dénoncer durement les méthodes d’interrogatoire par la torture et d’enquête par la fabrication de preuves de la police de l’époque ; sous la dictature. La cruauté de ces flics est dans une veine Coréenne ; les low et high kick remplacent systématiquement le coup de poing. Les personnages sont très tranchés et hauts en couleur, mais tous très imprégnés et hantés par cette enquête. Et c’est intéressant, car l’enquête se termina avec des tests ADN sans parvenir à trouver le coupable. Le réalisateur Coréen se mouille un peu dans ce film, car de tous les coupables présumés, notre verdict en tant que spectateur est fait. Le réalisateur aussi fait partie de la grande école du cinéma d’Asie du Sud Est : quelle dextérité avec sa caméra, ses plans séquences longs avec des entrées et de sorties de cadre,… La mise en scène est très travaillé mais tout en discrétion ; du talent et de l’humilité. Le tout donne un film à l’ambiance surchauffée, tendue et froide… Un thriller très prenant et jouant avec d’autres codes que les traditionnels thrillers US… çà dépayse. Personnellement, la fin m’a laissé quelque peu sur ma faim… Mais au moins, le réalisateur choisi un parti pris non conventionnel pour un thriller.