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inspecteur morvandieu
96 abonnés
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3,0
Publiée le 25 juin 2026
A l'opposé de nombreuses productions de science-fiction fauchées de l'époque, le film de McLeod Wilcox s'est donné les moyens d'une fiction futuriste spectaculaire et ambitieuse. "Planète interdite" n'est pas avare d'effets spéciaux, dont certains sont remarquables, ni de décors extraterrestres saisissants. Au point que le réalisateur se fait un devoir de nous les présenter avec une certaine ostentation. Le film n'est pas dépourvu d'ingénuité. Les costumes de l'équipage du commandant Adams (Leslie Nielsen, bien loi du flic Drebin !), les pistolets à rayon laser, le personnage féminin (une jeune fille que sa candeur n'empêche pas d'être sexy, la mode sur les planètes désertes étant aux jupes courtes) sont parmi quelques procédés désuets ou conventionnels du genre. Posés sur la planète Altair, les hommes du commandant Adams sont tout de suite confrontés à divers phénomènes surnaturels. Longtemps, le récit piétine, entre son affichage un peu trop simple d'un univers futuriste et un pseudo débat scientifique sur une communauté extraterrestre disparue. En revanche, la résolution du mystère Altair sera plus convaincante et prendra même des accents shakespeariens, ce dont on ne doit pas s'étonner lorsque l'on sait que le scénario s'est pour une part inspiré de "La tempête". De fait, "Planète interdite" est un des premiers bons films de science-fiction.
Fred M. Wilcox livre une œuvre fondatrice de la science-fiction moderne, dont l’ambition intellectuelle dépasse largement les standards du genre de son époque. Le film fascine par sa capacité à mêler exploration spatiale, réflexion psychanalytique et questionnement sur les limites du progrès technologique. Son univers visuel conserve un charme intact, porté par des décors audacieux et par l’étrangeté persistante de la civilisation disparue des Krells. Pourtant, malgré la richesse de ses idées et son influence considérable, le récit paraît parfois marqué par certaines conventions narratives et psychologiques qui trahissent son âge. Une aventure imaginative et visionnaire, dont la portée conceptuelle demeure remarquable, mais qui suscite aujourd’hui davantage l’admiration pour son héritage que l’émerveillement absolu.
Si on compare l'âge de ce film avec son scénario, ses décors et ses effets spéciaux avec les productions plus modernes, et bien, ce film ne démérite pas loin s'en faut. En effet, le scénario est très créatif, imaginatif pour l'époque. Les décors sont hyper kitsch! Et je ne vous parle pas des effets spéciaux; désuets à souhait. Mais c'était en 1956!! Il faudra attendre star wars pour avoir quelque chose de bien évolué, soit 23 ans plus tard! C'est assez incroyable. Mis à part cela, il faut bien avouer que l'ennui n'est pas loin pendant la première heure, vite récupéré lorsque l'action arrive enfin. A voir plus pour une culture cinématographique, pour l'histoire du cinéma fantastique et de la science fiction que pour le divertissement que ce doit de procurer le cinéma.
A mon sens ce film mérite bien tous les avis très positifs à son sujet, son charme particulier perdure malgré son ancienneté, difficile d'y trouver de notable défaut... même les tirs laser plutôt mous du genou vers la bête méritent l'indulgence au vu de l'age du film (ou était-ce voulu ainsi ?). Personnellement j'aurais bien aimé en avoir un peu plus visuellement sur le savoir et les réalisations de ces énigmatiques Krells mais bon, c'est déjà un sacré film en l'état.
Comment ? Seulement 3 étoiles pour ce monument de la science-fiction ? Et bien oui, et je vais m'en expliquer. Parce que chef d'oeuvre du genre, il l'est incontestablement. Même autant d'années après, il reste bluffant visuellement parlant. Je vous mets au défi de trouver un film d'aujourd'hui capable de faire mieux avec des moyens autrement plus importants qu'à l'époque. Quant à son histoire, elle était géniale. Il fallait toute l'imagination du monde pour inventer l'histoire d'une civilisation ayant habité cette planète particulière 2 millions d'années plus tôt. Mais... quelque chose arrive souvent et à tout le monde : se retrouver face à un thème qui nous parle moins que d'autres. C'est aussi simple que ça. Et en ce qui me concerne, "Forbidden planet" m'a toujours moins marqué que d'autres classiques du genre qui, intrinsèquement, lui sont inférieurs. Il y a des choses que l'on ne commande pas.
Ajouter une critique à un film vieux de 70 ans, on pourrait se demander à quoi ça rime. Et pourtant, ce film est largement au niveau de la science-fiction actuelle. Bien entendu, les effets spéciaux ne sont pas au niveau d'Inception ou de Terminator. Pourtant, comparés aux nanars genre Cosmos 1999, tourné 20 ans plus tard, ils sont tout à fait impressionnants. Cependant, la force de ce film tient dans son scénario et - ce qui est rare pour un film de science-fiction -, la psychologie fouillée des personnages ainsi que le niveau de langue. Il est vrai que la comparaison des dialogues avec ceux des films contemporains rend la comparaison peu flatteuse. D'une certaine manière, et sans spoiler, la trame même du récit repose sur sa dimension psychique et/ou psychologique. Des moments forts, un humour qui n'a pas vieilli, la ravissante Anne Francis dévoilée dans toutes les tenues que le puritanisme de l'époque autorisait, et voilà un film que l'on peut presque déguster en famille. Ce que j'avais fait, enfant, et qui m'avait marqué
L'influence de Planète Interdite sur de futurs mastodontes de la SF, indubitable, n'empêche pas d'admettre ses défauts. D'un point de vue technique, les décors et effets spéciaux trahissent cruellement leur âge; d'un point de vue psychologique on ne saurait caractériser les différents personnages de manière précise ou complexe et on déplorera la portrait de la seule femme qui, bien qu'éloignée de la Terre, se révèle coquette, légère et aguicheuse... Cependant l'histoire demeure intrigante par son mélange de fantastique et de démons intérieurs - bien que loin du thriller ou de l'horreur ; difficile aussi de nier la cohérence de cette planète que la musique électronique rend plus mystérieuse encore. Des dangers du progrès inconscient...
superbe film de sciences fiction, malgré les moyens limités à l'époque en matière d'effets spéciaux, la magie et le mystère sont au rendez-vous. Un merveilleux souvenir de mon enfance quand je l'ai vu la première fois, avant de le revoir plus tard à l'âge adulte
Dans le style "ciné club", sans doute un des meilleurs films de science fiction. L'histoire est tout simplement géniale, c'est bien joué, de bons effets spéciaux (pour l'époque), de bons acteurs.
Film de science-fiction, réalisé par Fred M. Wilcox, Planète Interdite est un long-métrage de bonne facture. L'histoire se déroule au vingt-deuxième siècle et nous fait suivre l'équipage d'un vaisseau spatial qui se rend en expédition sur une planète lointaine dans le dessein d'enquêter sur la disparition, vingt années plus tôt, du navire spatial Bellérophon et de ses hommes. Les explorateurs sont ainsi accueillis par Robby, un robot ultra perfectionné qui les conduits jusqu'à la demeure d'un énigmatique docteur qui, avec sa fille Altaira, est le seul survivant de l'expédition précédente. Ce dernier leur explique alors qu'il a découvert qu'il y a plusieurs milliers d'années la planète était habitée par des êtres à l'intelligence exceptionnelle qui ont mystérieusement disparus et laissé derrière eux comme trace de leur civilisation un cube gigantesque permettant de fournir une énergie incommensurable. Ce scénario n'est malheureusement pas très passionnant à visionner tout du long de sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. Pourtant, tous les ingrédients sont présents pour offrir une intrigue intéressante, mais il n'en est hélas rien. La faute à un rythme lent, manquant d'action au détriment de beaucoup de bavardages inutiles. Même les thématiques abordées, pourtant captivantes, ne parviennent pas à nous sortir de notre semi-ennui. L'ensemble est également porté par des personnages peu attachants, interprétés par une distribution correcte mais sans plus comportant entre autre Walter Pidgeon, Anne Francis, Leslie Nielsen, Warren Stevens, Jack Kelly ou encore Richard Anderson. Tous ces rôles entretiennent des relations ne procurant absolument aucune émotion et sont soutenus par des dialogues fleuves beaucoup trop neutres pour créer un quelconque sentiment. L'ensemble se rattrape sur sa forme en étant bien réalisé par le cinéaste américain. Sa mise en scène est qualitative et évolue dans des décors futuristes remarquables qui sont une des grandes force du métrage. Il en va de même pour le robot franchement convaincant tout comme les effets spéciaux. Ce visuel intergalactique est accompagné par une b.o. cosignée par Louis et Bebe Barron, dont les compositions électroniques sont dans le ton de l'action et du propos, sans pour autant être marquantes. Cette mission au fin fond de l'univers s'achève sur une fin correcte sous forme de morale, venant mettre un terme à Planète Interdite, qui, en conclusion, est un film méritant le coup d'œil.
Un film de SF que je n'avais jamais encore vu et qui s'est révélé très intéressant, notamment la scène dans le laboratoire. Pour le reste, la version française est très bien doublée et l'action est fort méthodique pour une réalisation des années 50. On peut aussi voir le jeune Leslie Nielsen à 30 ans en commandant du vaisseau s'éprendre de la belle Anne Francis alias Altaira Morbius, fille du professeur Edward Morbius, découvreur de la mystérieuse civilisation des Krells... très bon dans le genre.
J'ai vu ce film étant enfant, c'est le premier film SF en couleur... J'adore ce film, d'ailleurs, je m'apprête à le mettre ce soir sur écran 77 pouces Oled... Les effets spéciaux étaient bluffant pour l'époque et restent toujours bons, ça change des films SF actuels (pas toujours réussis avec les images de synthèse.....) J'adore la narration, autant en VF que VO, et quel plaisir de voir Leslie Nielsen dans un rôle sérieux. Il faut voir le film dans le contexte d'époque. Ce film reste une référence, tout comme L'Invasion des profanateurs de sépultures sorti la même année.... 3 films ont marqué mon enfance, les deux cités ci-dessus et Les Oiseaux. 1963.