Jazz, politique et décolonisation s’entremêlent dans ce grand huit historique qui révèle un incroyable épisode de la guerre froide. En 1961, la chanteuse Abbey Lincoln et le batteur Max Roach, militants des droits civiques et figures du jazz, interrompent une session du Conseil de sécurité de l’ONU pour protester contre l’assassinat de Patrice Lumumba, Premier ministre du Congo nouvellement indépendant. Dans ce pays en proie à la guerre civile, les sous-sols, riches en uranium, attisent les ingérences occidentales. L’ONU devient alors l’arène d’un bras de fer géopolitique majeur et Louis Armstrong, nommé “Ambassadeur du Jazz", est envoyé en mission au Congo par les États-Unis, pour détourner l'attention du coup d'État soutenu par la CIA...
Depuis 25 ans, la République Démocratique du Congo est déchirée par une guerre largement ignorée des médias et de la communauté internationale. Parcourant le pays caméra au poing depuis trente ans, Thierry Michel retrace les enchaînements de cette impitoyable violence.
Hiam Abbass a quitté son village palestinien pour réaliser son rêve de devenir actrice en Europe, laissant derrière elle sa mère, sa grand-mère et ses sept sœurs. Trente ans plus tard, sa fille Lina, réalisatrice, retourne avec elle sur les traces des lieux disparus et des mémoires dispersées de quatre générations de femmes palestiniennes.
En 2015, la réalisatrice débarque à New York avec un bébé dans les bras. En quête d’alliées pour renégocier maternité et féminisme et pour repenser le monde dans lequel sa fille grandira, elle découvre Barnard College, une prestigieuse université pour femmes. Sa rencontre avec Evy, Lila, Anta et Talia, quatre étudiantes engagées, marque le début d’un voyage intime et politique qui dure(ra) dix ans. D’Obama à Trump, tandis qu’elles construisent leur vie adulte, elles sont traversées par #MeToo, la crise climatique, Black Lives Matter; elles ont 30 ans aujourd’hui et représentent les visages de la résistance.
Le souffle révolutionnaire qu’a connu l’Amérique latine au XX siècle doit beaucoup à la participation de millions de chrétiens, engagés dans les luttes politiques au nom de leur foi. Portés par la théologie de la libération, ils ont défié les régimes militaires et les oligarchies au péril de leur vie. À rebours de l’idée de la religion comme opium du peuple, le film part à la rencontre d’hommes et de femmes qui ont cru voir dans la révolution l’avènement du Royaume de Dieu, sur la terre plutôt qu’au ciel.
Une nouvelle génération politise les enjeux autour du corps, de la sexualité et des rapports de genre. Deux amies, Nina et Yéléna, découvrent au cœur de ce mouvement féministe qui déferle un plaisir jusqu’ici insoupçonné. Celui d’abolir le patriarcat, tout simplement.
Romy, 23 ans, enquête sur le divorce de ses parents, aidée d’une amie à la caméra. Entre documentaire et chansons, ce road-movie de l’intime nous plonge au cœur d’une famille dysfonctionnelle et haute en couleurs.
Au cœur du camp de concentration de Ravensbrück, la veille de Noël 1944, Nelly rencontre Nadine. Près de soixante-dix ans plus tard, la petite-fille de Nelly, Sylvie, décide d’ouvrir les archives personnelles de Nelly et Nadine, afin de découvrir leur improbable histoire d’amour.
Depuis 1990, la population d’insectes aurait chuté de 75 % en Europe. Aussi captivante qu’alarmante, cette enquête internationale pointe le rôle des néonicotinoïdes, des insecticides neurotoxiques, dans le désastre écologique en cours.
Arnaud, c’est mon petit frère. Un jour, je me suis rendue compte qu’il était déjà grand. Il est né là où on ne choisit pas et cherche ce qu’il aurait dû être. Libre.
Damien Samedi a 43 ans. Pour sa mère Ysma, Damien est toujours son gamin, celui qu’elle n’a jamais abandonné lorsqu’il est tombé dans la drogue. Un fils qui a, malgré tout, cherché à protéger sa mère. Un homme qui tente de se libérer de ses addictions.
Sous le célèbre Strip de Las Vegas, des milliers de sans-abris vivent dans un immense réseau de tunnels obscurs et insalubres. The Neon People s’intéresse à une poignée d’entre eux et décrit leurs conditions de vie. Mais aussi leurs espoirs.
À l’hôpital, soignants et soignantes interrogent leur pratique lors d’ateliers de simulation avec des comédiens. Pour annoncer un cancer ou accompagner ses proches, l’empathie avec le patient se travaille. Mais l’idéal relationnel prôné en formation est-il applicable dans un système hospitalier de plus en plus à bout de force ? Peu à peu, la simulation devient un exutoire aux malaises qui rongent l’institution…