American Horror Story
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Jessyjoe
Jessyjoe

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Critique de la saison 7
5,0
Publiée le 5 octobre 2023
Saison plutôt bien réussite, totalement en adéquation avec les problèmes récurrents de notre société moderne. [SPOILERS] Le personnage de Kai Anderson est très charismatique et psychologique. Les dérives sectaires sont hyper bien présenté et met bien en évidence les faiblesses humaines. Très instructif sur l’évocation de plusieurs évènements de notre histoire. Les rebondissements sont bien fait et nous donne envie de continuer à regarder sans cesse les épisodes pour en savoir plus. Les tenues des personnages sont très beau et j'apprécie beaucoup le contexte du quartier résidentiel américain.
cylon86
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 4
4,5
Publiée le 23 janvier 2015
Après une troisième saison réjouissante mais beaucoup moins glauque que les précédentes, "American Horror Story" se rattrape avec cette quatrième saison, nous plongeant au sein d'une troupe de forains installée en Floride en 1952. L'occasion pour la série de s'offrir une belle galerie de "freaks" et de mêler le tout à l'ambition de la propriétaire de la troupe, au destin d'une femme à deux têtes, à un homme décidé à tuer les monstres pour les revendre après et à un jeune homme aux tendances psychotiques dangereuses... Après deux premiers épisodes un peu lent, mettant gentiment l'intrigue et les (nombreux) personnages en place, la saison prend son envol et nous prend à la gorge. Non seulement c'est une saison riche en personnages hauts en couleur, en rebondissements, en meurtres et autres choses un peu glauques mais c'est aussi la première saison où la série ose s'aventurer sur un terrain qui lui était alors quasiment méconnu : l'émotion et la tendresse. Si elle ne perd absolument pas des éléments qui ont su faire son succès, la série, en se plaçant du côté des "freaks" ne se contente pas de cumuler les scènes étranges, gores ou dérangeantes, elle s'attarde sur ses personnages, ces "monstres de la nature" qui n'ont personne d'autre à part eux-mêmes comme famille. Il ne s'agit plus de faire dans le grand-guignol, il faut humaniser ces personnages, leur donner une raison de vivre, une psychologie qui les rend attachants. En ce sens, "Freak Show" est une véritable surprise, saison teintée de mélancolie qui ne manquera pas de nous offrir de beaux moments d'émotions comme en témoigne le très émouvant épisode 10. Plus mûre que les saisons précédentes, cette saison 4 d'"American Horror Story" ravira son public, ne nous épargnant rien, s'amusant à nous surprendre d'épisodes en épisodes tout en continuant à nous choquer et à nous troubler. Une fois n'est pas coutume, la star de cette saison est encore Jessica Lange. Alors qu'il est prévu que cette saison sera la dernière dans laquelle l'actrice apparaîtra, elle y trouve un rôle en or, celle d'Elsa Mars, une femme ambitieuse aux rêves de gloire, une grande manipulatrice, une menteuse hors-pair mais également une femme brisée, presque pathétique. En quelques épisodes et quelques scènes (celle de la chanson "Gods and Monsters" notamment), Lange est sublime, s'offrant corps et âme à ce rôle en or, spécialement écrit pour elle. Mais il serait dommage de bouder le reste du casting, presque exclusivement composé d'habitués de la série (Evan Peters, Sarah Paulson, Denis O'Hare, Frances Conroy mais également Kathy Bates, Emma Roberts, Angela Bassett) ou de savoureux invités (Danny Huston, Neil Patrick Harris, John Carroll Lynch) Parmi les nouveaux venus, Michael Chikilis s'offre un rôle solide mais la surprise vient surtout de Finn Wittrock, tout à fait excellent dans le rôle de Dandy, ce gosse de riche psychopathe qui ne supporte pas d'être contrarié. Vous l'aurez compris, ce "Freak Show" est un grand cru.
Empereur Palpoutine
Empereur Palpoutine

114 abonnés 194 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 4
4,5
Publiée le 18 mai 2015
Cette saison 4 d'AHS démarre en fanfare après une saison 3 plutôt plate. Elle aborde de nombreux sujets tabous dans la société américaine. Doté d'une touche graphique digne des meilleurs Tim Burton et d'un univers complètement déjanté, The Freak show sort les grands moyens.
Cette saison est morbide, glaucque, triste et vraiment très gore, âmes sensibles s'abstenir.
On apprécie le double épisode sur Edward Mordrake, particulièrement réussit.
La saison 4 monte en puissance jusqu'à l'épisode 13, où l'acteur Finn Wittrock crève l'écran dans de ce show final.
J'ajouterai un point négatif à cette saison : on ressent un essoufflement d'idées dans le scénario.
Empereur Palpoutine
Empereur Palpoutine

114 abonnés 194 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 6
4,5
Publiée le 11 octobre 2016
Retour en force d'American Horror Story pour cette sixième saison.
Longtemps gardé secret par les créateurs, le thème de cette saison 6 d'AHS explore un mythe bien connu
du folklore Américain : la colonie disparue de Roanoke.
Le scénario est simple, presque bateau : un jeune couple emménage dans une immense maison perdue dans les bois, avant de s'apercevoir avec horreur qu'elle est hantée...
Ce qui n'est pas sans rappeler un certain Phantasmagoria, chef d'oeuvre d'épouvante horreur du jeu vidéo, datant de 1995.
Roanoke fait de nombreux clins d’œils à des films du genre (Sixième sens de M. Night Shyamalan, The Conjuring, Canibale Holocaust, les Autres, Hostel, Le Projet Blair Witch ...)
Est-ce qu'il s'agit de clins d'oeils volontaires, ou d'un manque d'inspiration de la part de Ryan Murphy ?
Le sujet est à débattre.
Côté casting, on fête le grand retour de Lily Rabe, Sarah Paulson, Angella Basset, et West Bentley, qui a tenu le rôle principal de la saison 5. Lady Gaga est toujours de la partie, vient s'ajouter à cela une surprise de taille : Cuba Gooding Jr, qui crève l'écran.
L'ambiance est lourde, pesante, les "décorations" de la maison sont très sobre. On est loin de la qualité
graphique / photographique apporté par Hotel et Freak Show.
Plus gore que sombre, cette saison 6 s'approche du slasher movie, et s'éloigne des codes habituels d'AHS, dans un mélange d'Asylum et de Murder House, qui ravira les fans de la première heure.
Le seul grand regret de Roanoke, tournée sous la forme d'un documentaire, est...
spoiler: l'absence du générique culte dont on attendait malheureusement beaucoup.
Renaud  de Montbas
Renaud de Montbas

36 abonnés 683 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 8
4,5
Publiée le 13 octobre 2019
Je ne comprends pas les déceptions, j'ai trouvé qu'"Apocalypse" était un grand cru d'AHS. ca démarre en science fiction apocalyptique avant de dévier très vite dans le paranormal type Damien / Amytiville. Les flashbacks s'imbriquent les uns dans les autres créant autant de petites histoires dans la grande avant que le puzzle ne se dévoile dans son intégralité à la fin, un vrai travail d'horlogerie suisse. Tout ce qui fait la force d'AHS est au rendez vous : un univers totalement original, une photo digne des meilleures productions pour grand écran et un casting léché (la récurrente Kathy Bates dont je suis fan à vie depuis "misery", Joan Collins héroïne de "dynastie" pratiquement dans son rôle, et même une apparition musicale de Stevie Nicks chanteuse de Fleetwood Mac). Ceux qui déplorent le gore assez peu présent n'ont pas bien saisi je pense que ce n'est pas le but principal d'AHS. Le pari de chaque saison est de nous entrainer dans une histoire un peu folle et, pour reprendre un adjectif qui colle pile poil à cette série, totalement baroque ! Mission accomplie en ce qui me concerne 4.5 / 5
Laëtitia V.
Laëtitia V.

83 abonnés 59 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 7
2,0
Publiée le 19 novembre 2017
Pourquoi 2 étoiles ? Parce que j'en ai ras le bol de Sarah Paulson! Marre du scénario identique... D'abord victime puis bourreau puis héroïne.
Ça devient pathétique.
Lorsque Jessica lange était de la partie elle donnait du piquant à la série. Maintenant c'est plat, sans saveur, c'est fade.
Couscous
Couscous

50 abonnés 444 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 7
2,0
Publiée le 20 mai 2018
Autant l'histoire est super intéressante et très cohérente, avec beaucoup de suspens et une très bonne tension. Mais par contre ça n'a strictement rien à voir avec l'univers de AHS. La descente aux enfers de Kai donnait un peu de piquant surtout à la fin mais finalement ça ne sert à rien tellement c'est pas exploité. Sarah Paulson je l'adore mais j'en ai marre de l'entendre chialer et se morfondre sur elle même avant de devenir la super héroïne (qui devient ce qu'elle a toujours juré de combattre). Fin bref l'ambiance n'a plus rien à voir, c'est dommage car ça a du bon notamment le point de vu de la manipulation médiatique, ça pourrait en faire réfléchir plus d'un.
anonyme
Un visiteur
Critique de la saison 3
3,5
Publiée le 6 février 2014
De retour pour une troisième saison estampillée "COVEN", American Horror Story nous promettait cette fois des sorcières, du Voodoo, la Nouvelle-Orléans et Kathy Bates (sans oublier le retour de Taissa Farmiga de la saison 1) ... et tout ça, ça donne quoi au final ?
Une intrigue nouvelle, de nouveaux personnages, le tout gravitant toujours autours d'un lieu précis. Ici il est question d'un couvant aux allures particulières puisqu'elle regorge de sorcières aux pouvoirs différents qui devront apprendre à vivre en société en maitrisant leurs capacités. Le tout étant chapeauté par la directrice des lieux, Cordelia Foxx (jouée par Sarah Paulson) et sa mère, une puissante sorcière, Fiona Goode (Jessica Lange). D'ailleurs une fois encore, Jessica Lange campe un personnage hautement chargé en mystères en tout genre, et porte à merveille ce rôle. On retrouvera des acteurs de saisons précédentes (pas tous) et on découvre aussi de nouveaux talents. Quant à Kathy Bates, on peut aisément dire que son rôle lui va à merveille tant elle nous fait frissonner à chacune de ses apparitions...
Coté scénario, comme convenu, cette saison n'a pas grand-chose à voir avec la précédente, ni la première d'ailleurs, on se laisse prendre dans l'intrigue très rapidement.
L'intrigue démarre en trombe et dès les premiers épisodes le décor est planté. Chaque épisode tient en haleine, mais cela dit, il faut reconnaitre que cette saison est bien plus différente que la précédente. Quand Asylum jouait sur le morbide, les scènes qui mettent mal à l'aise ainsi que la peur pure et dure, Coven, elle ne vend pas forcément de frissons. L'intrigue des protagonistes principaux est mise au centre de l'attention et le côté "peur" et "horreur" est un peu délaissée. (Même si pour "équilibrer la balance", quelques scènes plutôt gore sont saupoudrées ici et là afin de rappeler que la série s'appelle « American HORROR Story »)
Dans cette saison, on pourra noter aussi la présence de deux éléments qui étaient plutôt absents dans les saisons précédentes; l'amour et l'humour. Ils ne dérangent pas forcément, si ce n'est qu'ils éclipsent encore un peu plus l'effet de malaise et de peur des scènes.
Ce qui, je trouve, est regrettable est le statut de l'une des protagonistes principales spoiler: Zoey, qui, dans les esprits de tous les spectateurs, était bien évidemment vouée à être la Supreme que tout le monde attendait. Mêlée à son pouvoir incontrôlable de veuve noire, le personnage aurait pu fasciner et la fin aurait bien pu se focaliser sur elle. Mais malheureusement, l'intrigue à prit une tournure différente, envoyant son pouvoir de veuve noire aux oubliettes après une partouze (???) et nous apprenant qu'au final, la pauvre Zoey ne sera pas vraiment la supreme, mais simplement conseillère de cette dernière... Voilà ce qui m'a un peu chiffonné concernant son personnage. Même chose à propos de la scène finale, au moment où Fiona revient pour "finir le travail" et tuer la supreme [étant sa fille]. On s’attend pendant cette scène à ce que Fiona tue Cordelia dans un élan de désespoir... Mais non. Rien. Elle meurt dans les bras dans sa fille; je ne critique pas cette fin, c'est une belle manière de conclure, mais on s'attendait tous à une fin moins « heureuse», encore une fois nous sommes dans American Horror Story et pas American Happy Horror Story... Mais mon avis général sur la fin en elle-même, mis à part le détail que je viens de soulever, je la trouve tout de même aboutie pleine de sens, même si elle est un poil sans surprise et laisse un gout amer.

Beaucoup relégueront cette saison comme une saison plus "ouverte" pour un public plus large, et c'est vrai, les audiences en sont la preuve. Mais il n'y a pas de raison de s’inquiéter; une saison = une histoire vous vous souvenez ? Alors prenez votre mal en patience, et attendez de voir ce que la prochaine histoire qu'American Horror Story va vous réserver !
Sudhir
Sudhir

28 abonnés 480 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 7
3,5
Publiée le 27 novembre 2017
L'une des meilleures (avec 6 -2 -1) On sent du Wang ( (Saw) du Murphy. Critique actuelle de la société américaine sous Trump . Plus encore que la maîtrise du sujet "cult", de la direction acteurs, musique rien n'est vain.. Que dire du final qui tombe de façon dérangeante sur les faits d’actualités tant a la place des Femmes dans la société (H Weistein).
anonyme
Un visiteur
Critique de la saison 4
5,0
Publiée le 27 novembre 2014
Extrêmement déçue par la saison 3 (qui me faisait penser à un divertissement pour adolescent(e)s un peu niais), j'avais peur d'être à nouveau déçue par cette nouvelle saison.
Finalement, j'ai tout de suite accroché, je trouve les personnages attachants, et d'autres inquiétants, et l'intrigue me convient parfaitement. L'esthétique est très soignée (Dieu qu'il est magnifique cet opening...), chaque personnage a une histoire sombre et touchante...
On y retrouve une Jessica Lange parfaite, rayonnante, elle va définitivement nous manquer si elle quitte réellement la série après Freak Show ! Mais aussi Kathy Bates, Evan Peters et tous les autres acteurs jouent à merveille. Par contre je ne peux pas encadrer Dandy ;

En gros, pour le moment c'est une totale réussite (pour moi), qui rattrape bien Coven que je n'ai même pas regardé jusqu'au bout tellement je l'avais trouvée inintéressante...
anonyme
Un visiteur
Critique de la saison 1
0,5
Publiée le 17 avril 2015
Le scénario ne tient pas debout!
Même pour des adeptes de surnaturel, de fantômes et autres possessions, là on a une bonne histoire mais qui est très mal écrite.

Les "esprits" apparaissent quand ils veulent et pas dans les moments les plus opportuns , la voisine qui rentre tout le temps dans la baraque comme si c'était chez elle, de nouvelles histoires sur les anciens habitants de la maison qui surgissent jusqu'à la fin de la saison et qui nous perd encore plus dans la compréhension de ce qui s'y passe ... Les personnages vivants qui peuvent voir et toucher les morts ...

De plus, l'ambiance n'est pas effrayante du tout (elle est plutôt agaçante pour ma part), pour une série d'horreur et d'épouvante le niveau de suspens et de stress n'est pas au rendez vous. A part peut être pour le générique qui est très bien fait ...

Bref, il y a trop d'incohérences dans le scénario, qui je pense, en énerveraient plus d'un et la série ne fait pas peur.
anonyme
Un visiteur
Critique de la saison 3
5,0
Publiée le 4 décembre 2014
Blabla Blabla ! Pleins de personnes sont déçus pour cette saison 3, hors que moi je la trouve très bien et je trouve que la saison 3 faits duré le suspense jusqu’à la fin comme les 2 premières saisons et en plus nous avons de très très bonnes actrices qui fonts leurs entrées dans American Horror Story comme :"Kathy Bates", "Emma Roberts" et "Gabourey Sidibe" que demander de plus. JE RECOMMANDE CETTE SAISON !
soundsmatt
soundsmatt

36 abonnés 57 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 8
4,5
Publiée le 14 septembre 2020
Les sorcières sont de retour ! C'est avec immense joie de retrouver les personnages présents sur les saisons précédentes, ou alors même en les évoquant. Apocalypse apporte des éléments distincts, des réponses aux questions non répondues ou alors mystérieuses de certaines anthologies précédentes, le tout équilibré par une force dans les mouvements de caméra tout aussi digne que la saison de l'Hotel Cortez.
Anthony O
Anthony O

71 abonnés 687 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 3
4,0
Publiée le 1 août 2016
Encore une saison de très bonne facture avec une intrigue autour des sorcières de Salem prenante et excitante.
Les acteurs récurrents sont toujours aussi incontournables. Cependant, au contraire de la saison 2, la fin de cette saison est un peu fade.
Zoumir
Zoumir

78 abonnés 1 064 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,0
Publiée le 13 juillet 2022
Brad & Ryan Horror Show
Saison 1
Ayant plutôt l'habitude de critiquer des séries dans leur ensemble une fois celles-ci terminées, American Horror Story, de part son format particulier, m'a imposé une critique par saison. Le concept d'une histoire originale à chaque saison avec les mêmes acteurs fait partie du charme macabre de la nouvelle série de Ryan Murphy et Brad Falchuk. En ce qui concerne cette première saison, elle bénéficie d'un des génériques les plus réussis de ces dernières années. Au son d'une musique (si on peut appeler cela une musique) torturée défilent devant nos yeux des images malsaines qui mettent immédiatement le spectateur dans l'ambiance d'un premier épisode baigné d'angoisse et de surnaturel.
Dans l'ensemble, les 12 épisodes forment un contenu inégal mais plaisant. L'intérêt immédiat de la série se trouve dans les questions qu'elles posent en confrontant cette famille aux prises avec les occupants d'une maison hantée. Qui est qui ? Qui fait quoi ? Pourquoi ? Autant de réponses qui seront données bien trop rapidement mais qui n'empêcheront pas la saison de se conclure de très belle manière. Les trouvailles visuelles qui jalonnent le récit sont remarquables et si à mesure que l'intrigue se déroule, l'angoisse est moindre, cette première saison de American Horror Story n'en reste pas moins intéressante de bout en bout. Curieux de voir la suite. 7/10

Saison 2
Brutale !
C'est le mot pour cette deuxième saison de American Horror Story. Moins oppressante que la première, cette nouvelle histoire au sein d'un asile psychiatrique s'aventure allègrement du côté de l'horreur visuelle. Gore et dérangeante à souhait, immorale même, Murphy et Falchuk s'en donne à cœur joie en mixant des thèmes qui à priori n'ont rien à faire ensemble. Le scénario est dense, peut-être un peu trop avec certaines idées qui n'apportent rien d'autre qu'un peu d'étrangeté en décalage avec le quotidien très terre à terre de cet hôpital psychiatrique. Mais pas de quoi crier au scandale tant cette saison nous tient en haleine autant qu'elle nous secoue. Jusqu'à son final qui relègue l'horreur en second plan pour vraiment mettre en avant les 3 personnages principaux, on est captivé. Si Sarah Paulson apporte beaucoup à son personnage, ce sont de nouveaux Evan Peters et Jessica Lange qui nous en mettent plein la vue. Un tour de force diablement efficace malgré quelques petits défauts. 7/10

Saison 3
Pour cette saison 3, American Horror Story se délocalise à la Nouvelle Orléans. Cette fois-ci, le scénario s'oriente vers la sorcellerie avec un couvent de jeunes sorcières dans lequel les demoiselles doivent apprendre à maîtriser leurs pouvoirs. Toujours sur fond de problèmes plus terre à terre, le show qui met à mal les événements les moins glorieux de l'histoire américaine dénonce ici le racisme, à travers ses sorcières et leurs rivales afro-américaines, adepte du vaudou. Toujours aussi adroitement mis en scène et justement filmée, cette saison 3 marquera moins les esprits. Ni véritablement stressante (saison 1) ni véritablement dérangeante (saison 2), elle n'en reste pas moins agréable à regarder grâce à quelques trouvailles scénaristiques et à son casting toujours irréprochable (Jessica Lange en tête, encore !). Un moins bon cru néanmoins tout à fait honorable. 6/10

Saison 4
De bonnes idées pour cette saison 4 d'American Horror Story: le freak show bien sûr qui est le thème majeur mais aussi les différents "monstres" revues par Ryan Murphy et Brad Falchuk. La mise en scène est toujours aussi géniale, à la fois inspirée et subtile, en contradiction avec la brutalité de l'oeuvre. Comme toujours, Jessica Lange est formidable. Sarah Poulson impressionne dans ses rôles de soeurs siamoises et les plans de caméra sont tout bonnement parfaits lorsqu'ils jouent avec ses deux personnalités. Mais au delà de l'horreur graphique de la série, ce sont les thèmes actuels et sociaux qui résonnent dans AHS qui donnent une véritable puissance à l'ensemble. Et comme pour l'histoire qui s'étire un peu en longueur car elle manque parfois de justification, cette saison ne réussit pas là où les deux premières saisons touchaient à la perfection dans l'un ou l'autre de ses points. Alors bien sûr on reste séduit par tant de maîtrise graphique, par cette faculté qu'ont Murphy et Falchuk de créer une ambiance mais le tout tarde à se conclure... très justement il faut le reconnaître. Bref, en remontant un peu le niveau après une saison 3 moins prenante, American Horror Story confirme qu'elle est une série à part entière de qualité qui, de par son format de renouveau permanent, est forcément inégale tout en restant fortement recommandable. 7/10

Saison 5
Hôtel hanté, mythe du vampire altéré, fantômes s'abreuvant des 7 péchés capitaux sur fond de problèmes existentiels sont les grandes lignes de cette nouvelle saison d'AHS Hotel. Si le thème sous-jacent traite plutôt des tueurs en série stars de l'Amérique, Murphy et Falchuk délaissent pour la première fois des travers plus marqués de l'histoire américaine pour faire la part belle uniquement aux personnages. Et malheureusement, pour ma part, cette nouvelle année tire en longueur, la faute à un scénario bien trop lisse. Malgré une esthétique toujours très puissante, une mise en scène efficace et stylisée et quelques scènes savoureuses, on s'éloigne de l'envie de dévorer les épisodes très présentes dans les saisons précédentes (peut être un peu moins la 3). Jessica Lange laisse bien évidemment un grand vide malgré l'arrivée assez convaincante de Lady Gaga mais on restera au final très déçu par cette 5ème livraison qui n'arrive jamais à vraiment nous captiver. Une saison qui sent un peu le pot-pourri et le réchauffé et qui reste donc très moyenne. Il parait que le niveau remonte à la prochaine. A suivre... 5/10

Saison 6
"Il parait que le niveau remonte à la prochaine". Oui, je reprends mes propres mots afin d'appuyer très fort sur la blessure infligée par cette sixième saison.
Rien. Pot-pourri (mais vraiment pourri). Électrocardiogramme plat. Sous couvert d'un reportage télévisé permettant une mise en abîme intéressante de par l'association d'acteurs pour jouer de vrais personnages eux même joués par des acteurs, on assiste à une salve d'épisodes sans saveurs (allez, 1 épisode est vraiment bon). Pas de peurs, d'oppression ou de tremblements pour ma part à cause du grotesque de certains leviers. Les moteurs de l'horreur sont lestés d'une parure parfois absurde, maintes fois vues dans d'autres productions et l'histoire ne s'emballe jamais vraiment. Les personnages sont lisses de stéréotypes et leur banalité empêche véritablement toutes craintes pour leur sort. La maison, l'emplacement, le contexte historique, les dangers sont un mélange maladroit de différents genres dont certaines œuvres ont pourtant marquées le cinéma d'horreur. Une véritable perte de temps. Une saison inutile. 2/10

Saison 7
Après un raté monumental, American Horror Story redresse la barre d'une belle manière en surfant sur l'élection de Donald Trump à la tête des U.S.A. Comme dans les premières saisons (principalement la 1ère et la 3ème), le show s'attaque justement à la face sombre de l'humanité sur une période délicate en exacerbant les maux d'une société gangrenées par ses espoirs et ses démons. Entre racisme et homophobie, ce AHS Cult relaie ostensiblement les travers de l'insécurité martelée par les médias qui font ici le terreau sanguinolent et plus que fertile d'une ascension politique et sectaire, les deux étant étroitement liés.
On retrouve encore une fois certains visages familiers. Evan Peters et Sarah Paulson se partagent brillamment les rôles principaux dans ce jeu de dupe qui malheureusement, abuse un peu trop des renversements de situations.
Mais quoiqu'il en soit, le scénario nous tient ici en haleine jusqu'à la conclusion et l'intérêt qui s'était évaporé dans la saison précédente grandi de nouveau.
Un beau sursaut d'orgueil pour une série qui continue de tenter des choses pour gommer ses aspects plus conventionnels. 7/10

Saison 8
Cette huitième saison du show tient bien plus du fan service que du véritable tour de force. Avec une vision de fin du monde superbement initiée dans un premier épisode haletant et orchestré autour d'une fuite vers un salut soigneusement préparé, cette vision de l'apocalypse peut se targuer de refléter admirablement l'anéantissement d'une espèce où la sélection n'a plus rien de naturelle. Collés aux basques de "héros" à la futilité sans bornes, on assiste à une course contre la montre, introduction maîtrisée d'un nouveau chapitre, qui sera à la fois exaltant par ses références et les liens qu'il tisse avec certaines précédentes saisons et tristement ennuyeux par des tours et des détours loin d'être nécessaires. AHS Apocalypse est un cercle bien trop long dont on doit faire le tour pour arriver à une conclusion tout aussi réussie que son introduction.
Quelques épisodes suffisent à nous interroger sur ce qui nous attend dans ce bunker post-apocalyptique à l'allure d'œuvre d'art au milieu d'un paysage d'une désespérance sans limite pour ensuite remonter le temps, d'une saison à l'autre, vers des explications aussi improbables que pleinement destinées à raviver la flamme des plus fidèles adorateurs de la série.
C'est osé, passablement réussi mais loin d'être obligatoire car ce qu'il restera principalement de cette nouvelle salve d'épisodes, c'est un sujet épineux sur un équilibre de la terreur malmené par une armée de sorciers et de sorcières qui, à force de se livrer bataille, créeront l'arme ultime responsable d'un cataclysme sans précédent.
Cette saison qui se suit avec intérêt malgré quelques irrégularités et des choix inutiles aurait pu clore cette série sur la note globale qu'on lui mettrait. Pas mal. 6/10

Saison 1 9 84
Si il est une constante qui ne déçoit pas dans AHS, c'est bien son générique et encore une fois, celui-ci est une réussite visuelle revisitée cette fois-ci façon new-wave.
Nouvelle saison, nouvelle ambiance, nouvelle relecture d'une ancienne vague : les slashers forestiers. Bienvenue au Camp Redwood. Bienvenue dans les années 80.
Si le souci du détail est bien là pour retranscrire cette période et donner un côté nostalgique sympathique à ceux qui l'ont vécu, du rock à l'aérobic en passant par la mode vestimentaire et les coupes de cheveux hasardeuses, il faut avouer qu'après un démarrage intéressant jouant sur la nouveauté, on est très vite saoulé par l'immense fourre-tout qu'on décidé des nous offrir les auteurs. Si la forme se renouvelle (depuis, on a compris le principe), on commence à être plus qu'habitué à ces changements de directions soudains et à ces sauts temporels qui ne nous amènent finalement pas là où on l'aurait imaginé. Et du slasher ne reste finalement très vite que le décor et les morts qui s'enchaînent comme les épisodes. Même si encore une fois, quelques bonnes idées sont à retenir, s'articulant majoritairement autour de la particularité du lieu, on est très loin des débuts inquiétants de la série. Certes, pour faire le tour de l'horreur, on a encore quelques saisons de répit mais entre-nous, Brad, Ryan, il serait peut-être temps de s'arrêter maintenant non ? On pourrait dire que ce petit saut dans le passé vient clôturer le cycle. Et puis, on terminerait sur une note médiane. Un petit 5/10, avant qu'il ne soit trop tard.

Saison 10

Une saison achetée, une saison à -50%. La réduction s'applique sur le moins cher des deux articles. Une offre presque obligatoire pour le spectateur qui ne se délectera que du produit initial.

En effet, pour ses 10 ans, AHS se découpe malheureusement en deux. Malheureusement car, si la première histoire réussit à dynamiter Hollywood, la seconde débarque sans rien demander à personne et, en plus d'être plus décevante, vient casser l'engouement d'une première salve d'épisodes plutôt bien emmenés. On se retrouve donc d'abord pour un hiver désenchanté à Cape Cod sur les traces d'une petite famille visiblement épanouïe et d'un père scénariste à la recherche d'inspiration. Ah Cape Cod en arrière saison !!! Son cimetierre, ses Nosferatus 2.0, ses hobos. L'endroit parfait pour se ressourcer et pour mettre en place cette relecture du mythe du vampire déjà entamée avec bien moins d'efficacité dans la 5ème saison. Car ici, l'idée d'un raccourci vers le talent permet d'explorer certaines facettes de l'humain prêt à tout pour la célébrité et la réussite, et moi, ça, j'aime beaucoup.

Mais ce plaisir ne s'étalera pas sur l'ensemble de la saison puisqu'un autre mythe vient prendre le relais et AHS prend une tournure inattendue en s'attaquant aux aliens (comme lors de la 2ème saison) avec ici une relecture de l'histoire américaine, histoire qui aurait été dictée par ses êtres Roswelien venus d'ailleurs. Si cette réécriture du passé sert à angoisser notre présent en jetant sur la table tous les travers de l'humanité à travers 80 années bien compressées, les enjeux sont moins intéressants et l'ambiance bien moins sombre. Pour autant, il faut avouer que voir ses Présidents lutter comme ils le peuvent face à l'envahisseur secret (Craig Scheffer, bluffant en Richard Nixon en tête) est assez délicieux.

Une 10ème saison en demie-teinte donc après un épilogue de la première partie qui aurait pu se prolonger pour nous en montrer davantage. 6/10.