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Dik ap Prale
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Critique de la saison 3
3,0
Publiée le 30 novembre 2022
De nouveaux visages, auxquels on s'habitue aisément, font leur apparition. Olivia Colman devient ainsi le nouveau visage immanquable d'Élisabeth II, lui offrant un regard expressifs et compatissants qui collent à l'expression de son âge et à son expérience sous la couronne. Ses enfants ont grandi, les figures rassurantes disparaissent et un changement ministériel conséquent se prépare. Un saison sous vigilance bienveillance et conciliation.
Cette dernière période, plus proche encore de nous, se devait d'être encore plus irréprochable côté casting, plus encore que les saisons précédentes, et pourtant l'image ne colle pas. Sur une mélodie bien amère autour du mariage de Charles & Diana jusqu'à leur divorce, c'est toute la monarchie qui tremble. Beaucoup de personnages de la famille s'effacent, peu de points développés si ce n'est Diana seule face à la monarchie. Une cinquième saison qui ferait une bien mauvaise conclusion.
Une première saison pleine de péripéties avec la déchirure du trône, un couronnement et une prise de position ministérielle, hiérarchique et conjugale. Une reconstitution sans compromis. Un projet hors norme. On peu juger à tour de rôle de l'importance médiatique, politique, géopolitique ou de leurs affaires de cœurs, de mœurs mais toutes ont leur importance.
Avec les années Thatcher pour fond et l'émergence de Diana Spencer au sein de la famille royale, cette saison ne manque pas d'arguments. Avec un épisode axé sur les difficultés sociales d'un anglais ordinaire ou celui du conflit médiatique autour du Commonwealth qui ébranla grandement la couronne, Thatcher est au cœur de tous les débats avec une Gillian Anderson implacable. Dans une période déjà chargée, la saison 4 brosse également un portrait audacieux du Prince Charles et de son mariage avec Diana Spencer, en pleine errance. Tout ne peut être développé, les choix sont limités mais cette saison est bien plus palpitante que la précédente.
Globalement, voici une série historique d'exception. Même si la famille royale d'Angleterre désire qu'elle soit considérée comme une fiction, tout est mis en œuvre pour coller à la réalité, jusqu'au moindre détail comme les chiens Welsh Corgi Pembroke. Étant nos contemporains, on relie plus facilement les faits et les personnages qui gouvernent l'Angleterre comme Margaret Thatcher ou Winston Churchill. Le fait que les membres de la famille royale changent toutes les deux saisons est ce qui m'a le plus dérangé. Tout en comprenant la raison, on voit trop de changement de personnalité, en particulier la reine Élisabeth et le prince Philip. Le poids des traditions intervient tellement dans leurs relations et leurs choix sentimentaux que l'on ressent une sorte de malaise par moment.
C'est plutôt déstabilisant de devoir s'habituer à d'autres visages en ce début de saison. La dynamique du couple royal Élisabeth / Philip est totalement changée. La reine qui semblait très éprise de son mari est devenue une femme plus sûre d'elle, plus austère et froide. Son époux semble plus conforme à l'image que l'on se fait de Philip, un homme plus stable. Parmi les autres changements notoires, dur de reconnaître le duc de Winstor en Derek Jacobi. Le prince Charles apparaît comme un jeune homme sentimental, qui souffre de la froideur de sa mère. Dans cette saison, une grande place est donnée à la princesse Margaret et à ses frasques. Par ailleurs, l'oncle de Philip, Lord Mounbatten joue un rôle important également.
Une série de Netflix absolument excellente. Vu le sujet, la vie d'Elisabeth II au début de son règne, on pourrait penser qu'on va au devant d'un ennui profond. Bien au contraire, cette série qui reprend plusieurs fait historiques fait comprendre pourquoi les Anglais sont si attachés à leur royauté, ciment de leur unité. Tout est joué à la perfection et si les personnages sont moyennement ressemblants (notamment les Kennedy en saison 2), on oublie vite ce détail pour nous intéresser à leur psychologie, leur histoire et la Grande Histoire qui les entoure. Du très bel ouvrage.
Une continuité passionnante de la série 1, avec un choix d'acteurs et actrices parfait. On suit avec intérêt le défilé des premiers ministres et les avatars de la Grande Bretagne en ce début de règne d'Elisabeth.
Très belle série dont on ne peut que louer la qualité de la production! J'ai clairement une préférence pour les deux premières saisons, les personnages étant bien plus attachants, les évènements relatés bien plus intéressants et le casting, bien que moins prestigieux que dans les deux saisons suivantes, est parfait et bourré de charisme! La faute à une Claire Foy vraiment exceptionnelle que, malgré tout son talent, Olivia Colman ne fera jamais oublier!
Une saison 1 extraordinaire. L'on est ravis que la série prenne le temps. Elle prend le tempo anglais, lent, grisâtre, mais finalement raffiné et somptueux. La performance de Foy est remarquable. La mise en scène est d'une grande subtilité. La série se veut précise et prudente. Un magnifique travail journalistique. A ce rythme là, il y aura 12 saisons, espérons que les audiences suivront pour pouvoir se délecter de la suite.
Dans la continuité de la saison 1, le tempo est le même. L'évolution de la reine est magistralement distillée. La seconde saison s'achève après les 10 premières années de règne d'Elizabeth. A souligner un épisode remarquable où la reine et Jackie Kennedy se rencontrent.
Il y a un changement de cap dans cette saison. Alors que le premier opus s'attachait à mettre au même niveau intrigue historique et personnelle, cette saison 2 dérive vers l'intime de la Reine, de sa famille et ses satellites, avec l'Histoire (avec un grand H) ici en toile de fond. C'est donc davantage de l'humain que des faits historiques qu'on s'oriente ici, une forme de drame familial qui se donnera donc des libertés sur la réalité car les portes toujours très closes de Buckingham ne peuvent laisser qu'à interprétation. Cette seconde saison perd donc cet aspect documentaire du premier opus et déçoit un peu sur ces 2 premiers épisodes. Mais cela ne retire en rien la qualité formelle de l'ensemble, des magnifiques moyens mis en place, et la saga familiale n'en est pas moins traitée que par le sérieux de la lorgnette, et moins par l'oeil d'un magazine à scandale. Toujours intriguant et riche en informations, malgré son orientation romancière.
Une saison 5 moins dense que les précédentes, la cause à vouloir engager cet opus sur une courte poignée d'années de règne. Certes, l'"Annus Horribilis" a de quoi nourrir un scénario digne d'une comédie dramatique, mais "The Crown" nous a habitué à plus de contenu, particulièrement historique. C'est donc une saison sous les flash des paparazzi, liée à Diana, Charles, leur divorce, l'avenir de la couronne et sa place dans le futur. Cela aurait pu faire 1 ou 2 épisodes sous une saison 1, 2 , 3 ou 4, mais cet "épisode" s'étale ici sur une complète saison. Pourtant, on ne s'ennuie pas vraiment, notre oeil voyeuriste trouve des réponses que les tabloïds ont tellement mis en scène. Toujours réalisé avec un immense souci du détail, cette saison respecte le cahier des charges qui fait la très grande qualité formelle de la série. Même la qualité des interprètes (qui ont encore changé en cette 5ème saison) est toujours aussi irréprochable, illuminée cette fois-ci par une Diana - E.Debicki particulièrement rayonnante. Dès le 1er épisode de la première saison, on s'attendait à ce que "The Crown" réponde à nos questions sur les secrets de la famille royale que la presse people contribuait à attiser par une malsaine curiosité. Cette saison 5 y répond enfin et sobrement, et c'est tout à son honneur. Mais, nous ayant habitué à plus de richesse dans sa narration, et à cette incroyable habilité de mêler l'intimité de la famille royale et la destinée historique du Royaume Uni, cette saison raccourcie sur le temps et un peu pauvre en contenu déçoit un peu.
tres bien saison 2 assez remarquable je ne la porté pas dans mon coeur cette reine mais cest fou ca vie de l'intérieur c'est vachement dur. belle interprétation du couple royal. une des meilleures séries après GOT.
Avec plus de nouvelles têtes donc un autre jeu d'acteur ! je découvre l'épisode de #TheCrown sur la tragédie d'#Aberfan. Magnifique épisode : l'esthétique visuelle, le jeu des uns et des autres, tout y est. Ça m'a inciter à vite, très vite, finir la saison 3....