Deadwood
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Pascal I
Pascal I

903 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,5
Publiée le 5 octobre 2025
Un huis clos de 3 saisons au scénario typé théâtre de boulevard. Des acteurs truculant, des dialogues chocs (oreilles chastes passez votre chemin), l'immersion dans l'époque avec le position de la femme, les moyens limités et la dureté du quotidien.
Au delà de cela, le rythme est très lent avec des dialogues permanents (et longs), aucune action même minime et des moyens au final très limité (tout ce passe dans quelques établissements et une rue au bout du cimetière ...).
Ici, pas de conquête de l'ouest, uniquement des pionniers installés qui défendent leurs "camp". Une série de circonstances alimente le scénario pour donner un peu de consistance. Pour moi, loin d'être suffisant pour en faire une bonne série. !
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 003 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 6 janvier 2024
Les personnages de l'Ouest américain se retrouvent dans ce lieu où vivent les chercheurs d'or. Une certaine truculence dans le langage des putains et cowboys sans oublier le langage châtié des bourgeoises respectables qui suivent leurs maris. Dommage que les 36 épisodes se déroulent quasiment dans la même rue.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 845 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 23 février 2026
"I'd follow your career, 'cause you're one of those pains in the balls who think the law can be honest."

Créée par David Milch, vétéran des séries policières, coproduite notamment par Walter Hill (qui réalisa en 1995 Wild Bill déjà adapté d'un roman de Pete Dexter), la série Deadwood est une sorte de climax du western : une ville aurifère en territoire natif, non soumise à la Loi des Etats-Unis, quelques années après la fin de la Guerre de Sécession et ayant vu passer pas mal de légendes de l'Ouest sauvage, de Calamity Jane à Wyatt Earp en passant par George Hearst. Un condensé plus qu'intéressant pour une fresque socio-historique hors des cadres sociaux.

Entre légendes, précisément, et intrigues, à la manière d'autres séries de qualité, Deadwood joue sur les tableaux de la reconstitution à huis clos, d'un parfait équilibre narratif et de personnages attachants malgré leurs troubles penchants et leur part d'ombre.

Si je déteste habituellement Ian McShane pour son jeu stéréotypé et simpliste, quels que soient les films ou les séries auxquels il a participé, je dois reconnaître qu'il joue ici un salaud de premier plan particulièrement saisissant voire attachant et qui finit par gagner en respect. Brad Dourif, que j'adore a contrario, interprète, lui, un médecin à la sagesse pragmatique rassurante, particulièrement expressif, notamment dans le dernier épisode de la première saison, Brian Cox un artiste insupportable et Jeffrey Jones un trop discret éditeur de journal à l'embonpoint introspectif. Une foule d'interprètes moins connus, sinon Keith Carradine en Wild Bill Hickok, Timothy Olyphant en héros nocturne à la démarche autoritaire, nonchalante et un rien rigide tout à la fois, ou Garret Dillahunt dans deux rôles successifs et magistralement joués leur donnent la réplique.

Il faut donc souligner la direction d'acteurices de plus en plus convaincante et de moins en moins figée dans les séries télévisées malgré le schéma imposé des stéréotypes. Nous sommes en 2004 et on sent déjà poindre ce nouvel âge d'or des séries. Le scénario a par ailleurs misé sur le fait de ne pas identifier un personnage précis en héros ou héroïne, ce qui permet à toustes de gagner en ampleur. Molly Parker incarne ainsi une jeune veuve bourgeoise fascinante, Paula Malcomcon une prostituée solide au grand coeur, Kim Dickens une autre en quête de rédemption et Robin Weigert une Calamity Jane alcoolique à la fois fragile et rude prophétesse à qui on a envie de faire un câlin mais uniquement si elle dort et qu'elle a pris un bain (c'est paradoxalement le personnage qu'on voit le plus souvent se laver ou se faire laver).

La réalisation est quant à elle assez propre malgré, parfois, quelques fantaisies somme toute assez pardonnables. Surtout, par petites touches, et plus rarement en plans larges, elle témoigne de l'évolution d'un simple campement sauvage en territoire natif vers le statut de ville "annexée" aux Etats-Unis, symbole de la colonisation sauvage sur la Frontière (et qui pourrait résonner de manière contemporaine avec une autre situation géopolitique hélas bien connue).

L'autre bonne surprise de cette série, c'est le rôle tenu par la ville et c'est après tout logique puisqu'elle lui donne son titre, personnage à part entière de l'histoire et peut-être même le principal, comme symbole d'une époque, et sans jugements ni partis pris. Cette volonté d'objectivité historique et l'importance des lieux de vie animent par ailleurs l'esprit de bon nombre d'autres séries historiques postérieures toutes aussi rondement menées (pensons à Hell on Wheels, Boardwalk Empire, Copper, Black Sails, 1883 ou, plus récemment, American Primeval). On peut se demander quelle est la part d'influence du Nouvel Hollywood dans l'émergence de ces oeuvres, notamment celle de Martin Scorsese. Ceci pourrait faire l'objet, si ce n'est déjà fait, d'une thèse. Dans ce cadre, il est intéressant aussi d'analyser les rapports de domination et, surtout, d'emprise subie par les dominé·es (Trixie, Dan, Farnum, Adams, Stapleton, Richardson, Joanie, Leon) à l'égard de leur "boss" vers lesquels iels retournent toujours, la queue entre les jambes, certes, mais en maugréant. Le personnage d'Albert Swearengen finit ainsi par s'imposer comme presque respectable, ce qui n'est pas sans rappeler les figures de parrains vues chez Coppola ou, précisément, Scorsese.

Enfin, il faut parler des dialogues, tantôt crus, tantôt énigmatiques, qui ne facilitent pas la vision en VO pourtant indispensable pour savourer tout le sel d'une langue elle aussi en construction, se détachant de l'anglais d'Angleterre encore parlé dans l'Est des Etats-Unis. C'est peut-être le petit plus qui permet de tenir lors des épisodes creux, hélas trop nombreux et qui ralentissent la narration, surtout dans la seconde saison, avant une troisième assurément la plus réussie.

Au fil des saisons, précisément, on remarquera l'évolution du ton, progressivement plus drôle (principalement de l'humour noir et de caractères), mais surtout des personnages de plus en plus humains jusque dans leurs excès, à travers luttes de pouvoir, amitiés provisoires et rédemptions dans un monde en plein changement, la violence hors-la-loi étant peu à peu remplacée par une violence plus civilisée mais toujours aussi cruelle. On se rappellera utilement Il Était Une Fois Dans l'Ouest de Sergio Leone (1968), oeuvre fondatrice et liée au Nouvel Hollywood cité plus haut. Au niveau du changement civilisationnel, précisément, on notera l'interaction mouvementée, dans la troisième saison, entre Merrick le journaliste et l'affairiste minier George Hearst, père de William Randolph Hearst, futur magnat de la presse et inspiration du Citizen Kane d'Orson Welles (1941), révélatrice de ce que semble défendre la série.

Si Deadwood n'est pas, loin s'en faut, une série chef d'oeuvre, elle n'en reste pas moins intéressante sur un plan psychologique et, évidemment, en tant que fresque sociale, historique, politique et économique. A voir absolument, avec un regard critique, pour le fond plus que pour la forme.

"I spit in my hand. Will that drive you screaming into the hills ?"
Benjamin Martinez
Benjamin Martinez

8 abonnés 179 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 30 juillet 2021
excellente série, les personnages , l'histoire , les décors , on attend toujours la suite impatiemment
François R.
François R.

4 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 11 février 2025
Certaines critiques reprochent à cette série son manque d'action, mais c'est avant tout basé sur une histoire vraie. Et dans la réalité, la conquête de l'Ouest n'était pas tous les jours rythmée par les coups de feu. Les gens y menaient aussi une vie "normale". Parfois difficile, souvent misérable, mais une vie normale de pionnier. Alors, oui, le langage est ordurier, les protagonistes parfois détestables mais c'était comme ça à l'époque. Deadwood est, à mon avis, la série la plus réussie pour qui veut voir comment ça se passait vraiment dans l'Ouest en 1876. Les costumes, les armes de l'époque et les extérieurs sont restitués à la perfection. Et une mention toute particulière pour l'excellent Ian Mc Shane, l'ignoble Al Swearengen qui a rellement existé, tout comme le shériff Seth Bullock. Deadwood en 1876 est une page majeure de l'histoire de l'Ouest. Celui d'HBO une pierre angulaire dans le western cniématographique.
Akamaru
Akamaru

3 502 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 27 décembre 2013
L'Ouest américain n'a jamais été autant crasseux et demystifié. Une règle d'or chez HBO que de montrer des univers réalistes et aboutis,où le sang et le sexe sont choses communes,sans être édulcorées. A l'époque des pionniers(1876),un campement anarchique nommé Deadwood attire les propriétaires de saloons crapuleux,les prospecteurs impitoyables et les marchands en quête d'une vie sédentaire. Mais une communauté sans lois,ni hommes de lois ne peut qu'aller a sa perte. Fascinant renversement des codes du western traditionnel,et soin étonnant apporté à l'évolution de la vingtaine de personnages principaux. Une série chorale donc,qui épouse différents points de vues,tout en étant par la figure d'Al Swearengen,ultime manipulateur et cynique,qui sur faire fructifier ses intérêts sans comprendre l'évolution des moeurs(Ian McShane,incroyablement bon). Les dialogues sont spirituels,toutefois bien pourvus en insultes fleuries! Le défaut majeur concerne la platitude de l'ensemble,dû à la quasi-absence de musique et d'une mise en scène linéaire,abusant trop du tournage en intérieur. Mais sur la durée,c'est tout de même un régal prenant et intelligent.
Peer
Peer

3 abonnés 45 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 17 février 2022
On l'imagine comme cela la conquête de l'ouest sur un territoire tellement immense que c'est d'abord le non droit qui y régnait. De grands acteurs qui nous reproduisent bellement la vie de l'époque. Une grande série passée hélas inaperçue
El Che
El Che

19 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 27 janvier 2025
Une série avec une vraie écriture, de l'action des évolutions non-forcément prévisibles, rien de très attendu. On est porté par la vie de ses personnages, fous, dangereux, tarés ou exploités. Mais leur histoire et ce qu'ils défendent est crédible. J'ai vraiment adoré. Si la Saison 3 n'était pas un effondrement, comme pour se débarrasser de cette histoire et faire une fin, j'aurais mis 5*. Je conseille, de rester en suspens à la saison 2 si on veut rester sur une formidable impression. Voire de revoir ces deux saisons.
Pascal B
Pascal B

11 critiques Suivre son activité

Critique de la série
0,5
Publiée le 24 mai 2022
Voilà encore une série où il est demandé beaucoup de patience et de bonne volonté pour la regarder jusqu'au bout. Pour tout dire je n'y suis pas parvenu. Je lâche l'affaire à la saison deux, je suis las de cette succession d'épisodes sans véritable scénario, si ce n'est qu'une succession de scènes d'ambiance ou de personnages qui s'insultent histoires de faire authentiques. Rien d'intéressant absolument rien dans cette série. Il est vraiment cruel de demander aux acteurs quels que soient leurs talents, d'endosser des personnages aussi grotesques et caricaturaux avec des dialogues aussi minables dans une histoire inexistante. Je les plains, j'espère qu'on les paye bien, quand à moi le téléspectateur on ne me paye pas pour regarder cette série, j'arrête donc immédiatement cette corvée.
SpiderBaby
SpiderBaby

50 abonnés 619 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 10 mars 2012
A des années lumières des western spaghettis magnifiés par Leone, Deadwood est sordide, poisseux, salace, glauque, poussièreux. S'y conjuguent, de manière détonnante, la langue léchée de quelques lettrés avec les "cocksuckers" à répétition de la faune. Des personnages -dont certains mythiques- charismatiques et fouillés, la palme revenant à Al Swearengen, véritable ordure qui vole la vedette au bon Bullock. Bref, encore une pépite de HBO.
BLOGALLO
BLOGALLO

64 abonnés 398 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 28 décembre 2012
La meilleure série télé western que l'on ai vu temps du temps du farwest ;) ! A+ sur www.blogallo.com
Didier M
Didier M

6 abonnés 158 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Je viens de voir les 2 premiers épisodes de Deadwood qui sont excellents.
Je suis impatient de connaître la suite si Canal+
veut bien continuer la diffusion même tardive.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 15 janvier 2012
Deadwood est une très bonne série avec une très bonne ambiance
lhomme-grenouille
lhomme-grenouille

3 606 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 3
3,0
Publiée le 9 janvier 2015
Lâchée par HBO en cours de route, cette troisième saison de Deadwood est donc la dernière de la série, faute de suite. Or il est toujours triste qu’une série se termine sur une fin qui n’en est pas vraiment une. Ça l’est d’autant plus quand, comme c’est le cas ici, toute une aventure passionnante s’arrête sur un ventre mou dont on aurait pu se passer. Parce que oui, je l’adorais cette série, du moins pour sa première saison. La deuxième saison avait su continuer sur la lancée de la première, malgré un léger ralentissement. Mais bon, sur cette troisième et dernière saison, je ne peux que constater une chose : la magie de la chose s’est considérablement émoussée faisant retomber l’univers de ce « Deadwood » dans quelque chose de juste convenable. Et c’est dommage, parce que c’est toujours bien écrit et bien filmé et il y a toujours de bonnes idées qui sortent du tiroir... Mais bon, que c’est long à se mettre en place. Toute une saison à nous faire miroiter des élections qui ne viennent jamais. Toute une saison pour nous faire sentir le souffle destructeur de Hearst mais pour qu’au final son poing vengeur ne se soit toujours pas abattu sur la ville à la fin de cette saison... Rah ! Quel dommage ! Se dire que la série se finit la dessus, sur des pertes de temps et un tel ventre mou pour diluer l’ensemble, c’est quand même rageant...
this is my movies
this is my movies

821 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 7 décembre 2017
Série western HBO nantie d'un imposant budget, ce qui a permis à l'équipe du film de reconstituée en dur une vraie ville du Far West, pleine de boue et de bois. Ce décorum sert un propos plus nébuleux en apparence, sorte de relecture de l'Ouest fondateur, loin de tout sentimentalisme et glorification des héros. D'ailleurs, les noms connus de la légende de l'Ouest sont parfois convoqués pour être aussitôt malmenés. Une démarche guère novatrice certes mais qui permet d'envisager les légendes sous un autre angle. Mais à part ça, que vaut la série ? Les interprètes déjà sont fabuleux. Le casting est royal, avec pour chacun des rôles bien campés, tangibles et humains. Le souci pour moi vient plutôt de sa narration et plus particulièrement des intrigues au coeur de la série. Milch et son équipe de scénaristes sont de brillants dialoguistes, utilisant un vocabulaire et des formules de phrases particulièrement retors, souvent savoureuses. Non, en fait, mes réserves viennent d'une narration incroyablement lente, qui peine parfois à aller vers un but bien identifiable, se perdant dans des discussions infinies autour de petites histoires de luttes de pouvoir qui se répètent jusqu'à plus soif, sans oublier certains personnages dont on peine à mesurer la pertinence (Calamity Jane se soûle, vomit, éructe, se resoule, revomit, digresse sans jamais faire avancer l'intrigue). Surtout, si on sent bien la volonté de montrer aux américains la naissance de leur pays, en montrant déjà les ravages de la corruption, en démythifiant certaines figures, en montrant des êtres cruels mais humains, on assiste bel et bien à la construction d'une nation dans la boue, le sang, la haine parfois et plein d'autres détails mais la série ne connaissant pas de vraie fin spoiler: (se concluant sur les bases d'un affrontement qui s'annonçait dantesque)
, on peut regretter deux premières saisons un peu lentes, trop dispersées et peinant à captiver sur la durée (d'où des mauvaises audiences qui aboutiront à son annulation alors que l'histoire prenait forme). De plus, les dialogues comptent bien trop de vulgarités gratuites (presque 3 000 fuck et ses dérivés en 36 épisodes, sans oublier d'autres propos orduriers) et on se retrouve face à une série certes intéressante mais qui m'a laissé un peu circonspect. Mais vivement le film de conclusion, dans les tuyaux depuis l'arrêt de la série.