La seconde saison a dû être annulée et réécrite en prenant compte du décès de l’acteur Chance Perdomo (André) quelques semaines avant le début du tournage.
On sent que le scénario a été chamboulé, et que les auteurs ont tout fait pour essayer de continuer de raconter cette histoire.
La principale décision a été de remplacer Perdomo par l’acteur jouant son père, Polarity (Sean Patrick Thomas).
L’intrigue de saison suit à la fois le retour de nos héros, sorti de la prison Elmira, et l’arrivée du nouveau doyen de l’université Cipher (Hamish Linklater).
Si j’ai bien aimé revoir le cast de la première série, on sent que l’esprit n’y est plus vraiment.
Les personnages font beaucoup d’aller et retours inutiles, prennent une décision et reviennent dessus l’épisode suivant.
Les maladresses d’écritures, le focus anormal sur les traumas des protagonistes, occasionnant beaucoup trop de dialogues, à la limite d’un mélo-drame, rend le show bavard, fourrés à ras bord d’expositions et d’explications en tous genre.
Il manque la subtilité, la finesse dans l’acting, on sent que les acteurs en font trop dans certaines scènes.
Chose plus étrange, la série est très avare sur les séquences osées, crades, sanglantes. Les scènes d’actions sont écourtées au maximum, comme si les auteurs avaient peur de s’y engager.
Le final nous laisse penser qu’il s’agit de la dernière saison, les protagonistes semblant vouloir intégrer le vaisseau amiral The Boys pour sa dernière saison.
Seul l’acteur Hamish Linklater, grand habitué des comédies, se démarque dans la série, incarnant un personnage entouré de zones d’ombres, capable de surprendre en permanence les personnages, de les remettre à leur place de la manière la plus géniale et naturelle possible.
Une seconde saison très passable, qui ne restera pas dans les annales. Il aurait fallu soit recaster le personnage d’André, soit faire table rase du scénario déjà écrit.
Au final, les rustines, morceaux de scotch et béquilles scénaristiques handicapent la série et l’empêche d’atteindre le niveau de qualité de la première saison.