thiboy
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4 - Très bien
A en croire les deux premiers films du réalisateur Jonathan Levine, celui-ci possède un talent assez particulier, son dernier film 50/50 est un objet cinématographique possédant un potentiel de charme incroyable alors que le sujet n’est pas facile à transposer au cinéma, en effet le sujet est assez casse gueule mais là où la plupart des téléfilms ou autres tentatives au cinéma se cassent les dents, 50/50 réussit le pari haut la main, il touche le spectateur à tous les étages en misant aussi beaucoup sur le duo d’acteurs pourtant improbables mais qui marche bien. On remarque dès les premières minutes du film que le réalisateur laisse de côté les ambitions formelles propre aux comédies US afin de mieux se concentrer sur le récit et les acteurs c’est d’ailleurs un excellent choix car il s’agit du moteur unique pour ce type de comédie, échappant aussi aux pièges que ce type de sujet peut apporter, avec d’un côté le pathos lié au cancer, mais aussi l’humour assez délicat à maitriser à la perfection étant donné le sujet, le réalisateur a fait le bon choix de parler de ce sujet en employant le budy-movie. Chaque personnage catalysant un des aspects du film, ainsi le drame du sujet revient à l’excellent Joseph Gordon-Levitt que l’on retrouvera bientôt dans le prochain Batman et pour la partie comédie à Seth Rogen et le moins que l’on puisse dire est que tout cela fonctionne à la perfection, depuis son film Mysterious Skin, Joseph a bien grandit et à les épaules assez larges, avec un talent indéniables, pour ce qui est de Seth, appartenant depuis à l’écurie Apatow, assure un max dans sa spécialité à savoir l’humour gras. L’alchimie fonctionne parfaitement, le tout aidé par des seconds rôles féminins comme Anna Kendrick qui propose une interprétation aussi intéressante que celle de In the Air, avec la construction d’un personnage de débutante dans un métier complexe, Bryce Dallas Howard qui certes ici ne porte pas le meilleur des rôles puisqu’elle trompe le personnage principal, on retrouve ainsi par le biais de ce personnage le côté réel de l’histoire. Le film arrive donc à oser jouer une partition funambule entre rire et émotion ce qui fait toute la réussite du film. A noter que le scénariste est ici tout débutant il s’agit de Will Reiser et n’a pas fait ses armes dans le milieu de la télé alors que l’on retrouve tout de même une ambiance de sitcom dans le film, par le nombre restreints de lieux permettant aux personnages de prendre le pouvoir de façon total sur l’environnement, tout est ici maitrisé à la perfection même les scènes les plus difficiles comme la tonte du malade, la première chimio….le drame finit par prendre le pas sur la comédie mais sans lourdeur et ce de façon naturel. Bref 50/50 montre que l’on peut rire de tout même de sujet grave si cela est raconté avec beaucoup de talent, ce qui est le cas ici.
Ajoutée le 11 mai 2012 à 16h48
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