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« Astérix et Obélix : Mission Cléôpatre » est sans nul doute l’une des meilleures comédies françaises des années 2000. Je la placerais même sur l’une des trois marches du podium. « Astérix aux Jeux Olympiques », c’est tout l’inverse. Ce constat suffit, je pense, à traduire mon immense déception lorsque j’ai vu cette bouse infâme, réalisée par Frédéric Forestier, déjà auteur d’un précédent navet, « Les Parrains », et de Thomas Langmann, qui s’est fort heureusement repris depuis en produisant « The Artist ». Que dire sur ce film ? Le tintamarre médiatique qu’on en a fait (durant les semaines précédant la sortie du long-métrage, il ne se passait pas un jour sans qu’une émission ne fasse un reportage sur les coulisses du film) ne présageait, réflexion faite, rien de bon. Rien n’est drôle, ou presque. Si certains acteurs s’en sortent avec la mention « passable » - Depardieu égal à lui-même, Debbouze qui fait une brève mais bonne apparition à la fin, Alexandre Astier -, d’autres sont pitoyables, voire affligeants : Clovis Cornillac n’est pas crédible en Astérix (mais on ne peut lui en vouloir, il n’a pas dû être simple de devoir endosser un rôle déjà joué par un autre acteur avant), Poelvoorde, Dubosc et Rousseau sont à chier. Et je m’arrêterai là. Le scénario aurait gagné à être plus décalé, comme dans « Mission Cléôpatre ». Mais pour cela, il aurait fallu garder Chabat derrière la caméra… Les effets spéciaux sont bien fait et la magie de la B.D. apparaît ci et là, malheureusement trop rarement. Mais le tout reste une inénarrable suite de blagues foireuses, et ce même sans comparer le film à son prédécesseur. Sans parler de l’apparition de Zidane et consorts à la fin : un bon moyen de faire grimper les ventes de tickets… Bref, à éviter.
Ajoutée le 03 févr. à 23h10 Signaler un abus
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