Acteur, Réalisateur, Scénariste, Producteur, Ingénieur du son, Monteur, Producteur exécutif, Mixage
américain
Né
le
24 juillet 1952
à Louisville, Kentucky (Etats-Unis)
Actuellement dans la série :
Boss
Biographie détaillée
Voir notre interview video avec Gus Van SantPassionné de peinture dès son plus jeune âge, Gus Van Sant reçoit le diplôme de la Rhode Island School of Design en 1970. Après avoir voyagé plusieurs années en Europe, il s'installe en 1976 à Los Angeles, où il se prend bientôt d'affection pour la population marginale, source d'inspiration de plusieurs de ses films.
Assistant de production auprès de
Ken Shapiro, et auteur de nombreux courts métrages, Van Sant réalise et produit en 1985 son premier long métrage,
Mala Noche, romance homosexuelle filmée en 16 mm et en noir blanc, primé par l'Association des critiques de Los Angeles. Courtisé par Universal, le réalisateur choisit pourtant de partir à Portland où il peut enfin concrétiser d'anciens projets de films. Il conte ainsi la dérive d'une bande de
junkies dans
Drugstore cowboy (1989), inspiré de l'univers de
Burroughs, et brosse le portrait de deux prostitués dans
My Own Private Idaho (1992). Avec ces deux œuvres très personnelles, dans lesquelles brillent
Matt Dillon,
River Phoenix et
Keanu Reeves, Van Sant définit les grandes lignes de son oeuvre (l'homosexualité, le mal-être adolescent, la mort) et s'impose comme l'un des cinéastes indépendants les plus originaux et prometteurs.
Après l'échec du psychédélique
Even cowgirls get the blues, Van Sant tourne pour la Columbia
Prête à tout, satire féroce qui vaut à
Nicole Kidman le Golden Globe de la Meilleure actrice en 1996. La notoriété du cinéaste grandit encore avec le succès critique et public de
Will hunting. Cette chronique, autour d'un jeune délinquant sauvé par un professeur de maths, est récompensée par deux Oscars, dont l'un attribué aux scénaristes en herbe
Matt Damon et
Ben Affleck. Sur un thème quelque peu similaire, Van Sant signera en 2000
A la rencontre de Forrester avec
Sean Connery.
Se réclamant de
Chantal Akerman et
Bela Tarr, Gus Van Sant se tourne ensuite vers un cinéma plus expérimental. Ainsi, après un intrigant
remake plan par plan (et en couleurs) de
Psychose en 1998 et malgré une parenthèse en 2009 avec le biopic consacré au politicien homosexuel
Harvey Milk (qui reçoit huit nominations aux Oscars), il signe une série d'oeuvres méditatives, centrées sur l'adolescence et certaines problématiques qui en découlent :
Gerry (2002), ou l'hypnotique traversée de deux amis dans le désert californien,
Elephant, évocation de la tuerie du lycée de Columbine qui obtient la Palme d'or et le Prix de la mise en scène à Cannes en 2003,
Last days (2005), dans lequel il explore la fascination exercée par le suicide de l'icône
grunge Kurt Cobain,
Paranoid Park (2007), plongée mélancolique dans l'univers des skaters de Portland qui lui vaut de nouveau un prix sur la Croisette, et
Restless (2011), lui permettant d'illustrer une fois de plus les rapports entre l'adolescence et la mort.