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    Roman Polanski

    État civil

    Métiers Réalisateur, Acteur, Scénariste plus
    Nom de naissance

    Rajmund Roman Liebling.

    Nationalités Français, Polonais
    Naissance 18 août 1933 (Paris - France)
    Age 86 ans

    Biographie

    Né à Paris, Roman Polanski a pourtant passé son enfance en Pologne. Echappé du ghetto de Cracovie, il perd sa mère dans les camps et ne reverra son père qu'après la guerre. Ce traumatisme et le manque d'affection marquera toute son oeuvre.


    Dans les années 50, Roman Polanski tourne dans plusieurs films et entre à l'école de cinéma de Lodz, où il réalise plusieurs courts métrages. En 1962, il réalise son premier long, Le Couteau dans l'eau. Nommé à l'Oscar du Meilleur film étranger, le film permet au jeune cinéaste de partir en Angleterre où il réalise, entre autres, le thriller Repulsion (Ours d'argent à Berlin), l'étrange Cul-de-sac (Ours d'Or à Berlin) et la comédie d'horreur Le Bal des vampires.


    Ces succès critiques et commerciaux lui permettent de réaliser son premier film hollywoodien en 1968, le thriller fantastique Rosemary's Baby. L'année suivante, sa femme, Sharon Tate, est assassinée par le tueur en série Charles Manson. Il revient alors en Europe pour tourner le très violent Macbeth. Mais c'est en 1974 qu'il obtient son plus grand succès public et critique avec Chinatown, qui reçoit 11 nominations aux Oscars.


    En 1977, une condamnation pour le viol d'une adolescente de 13 ans le conduit à fuir les Etats-Unis pour éviter la prison. Roman Polanski réalise alors le mélodrame Tess (nommé 6 fois aux Oscars) en hommage à sa femme. Dans les années 80 et 90, il alterne des films commerciaux comme Pirates et La Neuvieme Porte et des films plus intimistes comme La Jeune Fille et la Mort, sans connaître le succès rencontré dans les années 60/70.


    Roman Polanski renoue avec le succès en 2002 grâce au Pianiste, film au sujet plus personnel, celui de l'occupation de la Pologne et du ghetto de Varsovie pendant la Seconde Guerre mondiale. Le film lui vaut la Palme d'Or à Cannes. Trois ans plus tard, il réalise Oliver Twist, adaptation du classique de Charles Dickens. Après une longue parenthèse, Polanski revient en 2010 avec le thriller The Ghost Writer, emmené par Ewan McGregor et Pierce Brosnan, qui sort en salles alors qu'il est assigné à résidence dans son chalet suisse, du fait de ses problèmes avec la justice.


    Fin septembre 2009, le cinéaste est en effet arrêté sur mandat d'arrêt américain dans l'affaire, vieille de plus de trente ans, de sa condamnation pour viol. Il passe deux mois en prison, et est ensuite encore une fois assigné à résidence en attendant une décision de la justice américaine. En juillet 2010, les États-Unis émettent une demande d'extradition du cinéaste, mais cette décision est refusée par la Suisse, qui le déclare libre à l'intérieur de son territoire. La même autorisation se produira en sol français.


    Ainsi, c'est en France que Polanski voit la pièce Le Dieu du Carnage, de Yasmina Reza, qu'il décide assez rapidement d'adapter au cinéma, avec la dramaturge en co-scénariste. Le huit clos comique et caustique entre quatre adultes bourgeois est rebaptisé Carnage, et se dote d'un casting quatre étoiles : Kate Winslet, Jodie Foster, Christoph Waltz et John C. Reilly. Le film présenté en sélection officielle au festival de New York, est récompensé lors de celui de Venise où il obtient un petit Lion d'Or. Surtout, il rapporte au cinéaste un César de la meilleure adaptation en 2012.


    Roman Polanski ne reste pas longtemps inactif. Alors qu'il est à Cannes pour la présentation de Tess en version restaurée, le cinéaste hérite du manuscrit de La Vénus à la fourrure écrit par David Ives et qui triomphe à Broadway. Le coup de foudre est immédiat pour cette histoire d'un metteur en scène recherchant désespérément la comédienne de sa future pièce. En compagnie d'Ives, il réécrit la pièce et l'adapte au langage cinématographique, porté par Mathieu Amalric et sa femme Emmanuelle Seigner


    Après l'échec tant critique que commercial du thriller psychologique D'après une histoire vraie, Roman Polanski s'attaque à un projet des plus ambitieux : J'accuse, centré sur la tristement affaire Dreyfus. Le long métrage, qui lorgne davantage du côté du thriller d'espionnage que du film en costumes, est emmené par Jean Dujardin dans le rôle de Picquart, lequel tente de prouver l'innocence de Dreyfus, joué quant à lui par Louis Garrel. 


    La sortie du film est accompagnée d'une nouvelle accusation d'agression sexuelle concernant le metteur en scène : Valentine Monnier, une photographe française, affirme avoir été violée par lui en 1975. Via son avocat, Roman Polanski nie ces accusations. Ce nouveau témoignage intervient moins de deux ans après le classement sans suite d'une plainte pour viol sur mineure pour des faits qui se seraient également déroulés en 1975. Depuis 2009, et les suites de l'affaire Samantha Geimer, Polanski fait régulièrement la Une de la rubrique judiciaire pour des affaires de moeurs.

    Suite à cette nouvelle accusation, la promotion de J'accuse est fortement chahutée : plusieurs avant-premières sont ainsi annulées par les actions de militantes féministes.

    Ses premiers pas à l'écran

    Une fille a parlé
    Une fille a parlé
    1954
    Zaczarowany Rower
    Zaczarowany Rower
    1955
    Rower
    Rower
    1955
    Génération
    Génération
    1955

    Ses meilleurs films et séries

    Le Pianiste
    Le Pianiste
    2002
    Chinatown
    Chinatown
    1974
    La Vénus à la fourrure
    La Vénus à la fourrure
    2013
    Rosemary's Baby
    Rosemary's Baby
    1968

    Sa carrière en chiffres

    65
    Années de carrière
    25
    Récompenses
    64
    Films
    0
    Série
    79
    Nominations
    53,3 M
    Entrées ciné

    Genres de prédilection

    Drame : 46 %
    Thriller : 19 %
    Comédie : 19 %
    Documentaire : 17 %

    Ses stats sur AlloCiné

    12
    Vidéos
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    A tourné le plus avec

    Emmanuelle Seigner
    Emmanuelle Seigner
    6 films
    J'accuse (2019), D'après une Histoire Vraie (2017), La Vénus à la fourrure (2013), La Neuvième porte (1999), Lunes de fiel (1992), Frantic (1988)
    Commentaires
    • Camille B
      des pépins avec la justice ? séquestration, drogue et viol sur une mineur c'est un simple pépin selon vous ?
    • Ashen One (The AO)
      Je ne suis malheureusement pas un spécialiste de la morale californienne des années 70, et donc des facteurs aggravants ou des circonstances atténuantes.
    • Seb
      SI il y avait pas préméditation ça excuse ?
    • Camille B
      mdrrrr non mais par pitié arrêter vos discours pseudo intellectuel sur le cinéma de Polanski,qui, je suis au regret de vous dire est juste nullissime !
    • Camille B
      dites ça aux victimes de cet homme ! ne plus en parler cest cautionner
    • Camille B
      ah bon je ne savais pas que la pédophilie était autorisé dans les années 70 ! j'ai tjs pensé que les plus fervents défenseur de Polanski devaient sûrement être des soixenteraires bedonnants eux même avec des envies de dégénérés et de toute évidence vous avez typiquement le discours des vieux cinéastes ou des vieux auteurs d'une époque révolue qui justifie leurs décadence par cetait une autre époque. quand au féminisme quel est le rapport ??? enfin bref la majorité des films de Polanski sont ennuyeux, insipides, du cinéma de Bourgois pompeux voilà tout.
    • Ashen One (The AO)
      Et vous, même pas la trentaine et incapable d'être impartial ?Ce n'est pas parce qu'en 1977 la révolution sexuelle avait déjà eu lieu qu'il était considéré comme acceptable qu'un homme de 44 ans invite une jeune fille de 13 ans dans un jacuzzi pour avoir des relations sexuelles avec elle. -> prouvez nous la préméditation pour affirmer de tels propos ^^
    • Ashen One (The AO)
      Vous continuez à transformer ce qui est pourtant juste sous vos yeux ...
    • S DC
      Ce n'est pas grave. C'est réservé à ceux qui sont équipés pour comprendre.Continuez à vous entraîner, ça viendra.
    • Doudeg
      j'ai pas lu
    • S DC
      50 ans et déjà quelques pertes de mémoire?Il est faux de dire que dans les années 70 tout était autorisé et possible. D'ailleurs si c'était le cas, il n'y aurait pas d'affaire Polanski.Ce n'est pas parce qu'en 1977 la révolution sexuelle avait déjà eu lieu qu'il était considéré comme acceptable qu'un homme de 44 ans invite une jeune fille de 13 ans dans un jacuzzi pour avoir des relations sexuelles avec elle.Ce n'est pas parce que la drogue était assez répandue dans les soirées que d'un seul coup tous les parents encourageaient leurs enfants de 13 ans et même plus à en consommer accompagnée d'alcool.Ce n'est pas parce qu'une mère a trouvé intéressant d'exposer sa fille de 11 ans nue dans un magasine que toutes les autres mamans ont trouvé cette idée formidable. D'ailleurs, cette mère a perdu la garde de sa fille et sa fille a par la suite porté plainte contre sa mère.Je ne me permettrais pas de critiquer les mœurs de votre entourage à cette époque. Toutefois si autour de vous il y avait des choses comparables à ce qu'a décrit S. Geimer dans son livre à propos de sa relation avec R. Polanski, je vous l'assure ce n'était pas normal. La très grande majorité des gens en Europe et aux Etats-Unis le condamnait.Ah oui, la vie privée de R. Polanski ne m'intéresse pas non plus. Sincèrement, je n'ai pas besoin de savoir s'il aime le chocolat, la couleur de ses pantoufles ou s'il dort encore avec son doudou.En revanche, je trouve plutôt séduisante l'idée qu'un individu quel qu'il soit, comparaisse en justice dès lors qu'il a enfreint la loi et qu'en plus il a déjà reconnu sa culpabilité.Concernant la période que nous vivons je ne sais pas de qui vous parlez quand vous dites qu'on nous impose. Mais, au regard de votre âge, les plus jeunes pourraient vous dire que vous n'y êtes pas pour rien non plus.^^
    • Dan T
      Roman Polanski est un réalisateur de génie (Le bal des vampires, Rosemary's baby, Ghostwriter, le pianiste, ...) que j'estime au plus haut point.Sa vie privée ne m'intéresse pas et toutes les attaques venant des feministes me saoulent. Le décalage est tellement énorme entre la liberté des années 70, où tout était autorisé et possible, et les tristes années actuelles avec un énorme retour à la morale, au bien-pensant et au politiquement correct.J'ai 50 balais et j'exècre la période qu'on nous impose depuis quelques années déjà...
    • ludovic r
      Il y a des dommages collatéraux autour de chaque génie... Ici je juge son travail pas l'homme.
    • Stark 07
      Ah donc les adultes sont pas responsables quand ils font boire, droguent et violent une gamine de 13 ans ? Parce qu'elle est consciente ? C'est une blague ?
    • Ashen One (The AO)
      N'importe quoi. Elle a bu en conscience, pris la drogue en conscience, et était consciente, bien que défoncée, quand il l'a prise. Elle parle d'ailleurs bien mieux de son expérience que vous qui n'y étiez pas !Vous refusez la complexité du réel et le transformez pour satisfaire votre petite perception du monde.
    • LoveSalma
      Un homme méprisable mais un génie du cinéma : beaucoup de films puissants, voire éprouvants !
    • Frank Castle
      Très bon réal... mais il a tout de même des comptes à rendre, talent ou non.
    • Frank Castle
      Si on va en parler, tant qu'il n'aura pas été condamné on en parlera. On tape sur Cantat à chaque fois qu'il sort un album ou fait un concert, mais lui au moins a fait un tour par la case prison. Polanski a lui-même reconnu une partie de ses crimes, il doit y avoir justice.
    • S DC
      A la lecture de certains commentaires, je m'interroge sur la capacité des défenseurs de Roman Polanski à faire preuve de discernement.Il y a au moins une affaire où Roman Polanski reconnait les faits qui lui sont reprochés. Même si la plaignante qui avait 13 ans à l'époque préfèrerait la clôture du dossier pour enfin être réellement libérée de cette affaire qui la poursuit depuis 40 ans, il est un fait que Roman Polanski l'a drogué et a ensuite eu des rapports sexuels avec elle. Pour moi, c'est un viol. Si d'autres trouvent cela normal, c'est peut-être qu'ils sont eux aussi quelque peu détraqués. L'accord financier entre S Geimer et R. Polanski n'efface pas le fait qu'il est en fuite, qu'il n'a pas été jugé au pénal et qu'il n'a donc pas exécuté de condamnation (48 jours de prison préventive ne peuvent être considérés comme une condamnation).Dans certains commentaires on qualifie la justice américaine d'inique.C'est peut-être le cas.Néanmoins, R.Polanski a drogué et eu des rapports sexuels avec une jeune fille de 13 ans.Dans certains commentaires on explique que R. Polanski a déjà beaucoup souffert dans sa vie. Son enfance dans le ghetto de Cracovie et l'assassinat de sa femme Sharon Tate sont en effet de vraies tragédies.Pour cela il a toute ma compassion.Néanmoins, R.Polanski a drogué et eu des rapports sexuels avec une jeune fille de 13 ans.Il ne m'appartient pas de commenter les décisions de justice en France ou aux USA.A partir du moment où R. Polanski est libre, il a le droit de faire ce que chaque citoyen est autorisé à faire. Il a donc le droit de faire la promotion de ses films.MAIS, compte tenu que R. Polanski a drogué et eu des rapports sexuels avec une jeune fille de 13 ans ce qui est à mes yeux extrêmement condamnable, j'estime indécent qu'on mette à l'honneur cet homme.Qu'on applaudisse ses films, je le comprends. Qu'on applaudisse l'homme, je trouve cela irrespectueux à l'égard de toutes les personnes qui ont eu à souffrir de viol.Si certains ne comprennent pas la nuance alors de toutes évidences ils ont un problème de capacité de discernement.
    • bluedahlia
      Tout à fait d'accord, on nous gonfle et les pseudos féministes qu'on entend gueulerdevant la cinémathèque sont les premières à regarder Nabilla en cachette ! Et même si c'est affreux ce qu'il a fait, ses films n'ont rien de pédophiles que je sache !
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