The Dog Stars : on ne s'attendait pas à un film aussi poétique et optimiste de la part de Ridley Scott !
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Deux ans après le passé de "Gladiator II", Ridley Scott se tourne vers un (possible) futur proche avec "The Dog Stars", film post-apocalyptique grâce auquel le réalisateur anglais va vous surprendre sur plusieurs aspects.

Ça parle de quoi ?

Dans un futur proche où une pandémie sans nom a décimé la société américaine, Hig, un pilote vit sur une base aérienne abandonnée du Colorado avec son chien et un ex-marine. Lorsqu'une transmission aléatoire passe par la radio de son Cessna 1956, la voix fait naître au plus profond du pilote l'espoir qu'une vie meilleure existe en dehors de leur périmètre étroitement contrôlé...

The Dog Stars
The Dog Stars
Sortie : 26 août 2026 | 1h 59min
De Ridley Scott
Avec Jacob Elordi, Margaret Qualley, Josh Brolin
Spectateurs
2,6
Séances (619)

Maps to the (dog) stars

Tout au long de sa riche carrière cinématographique entamée il y a près de cinquante ans maintenant, Ridley Scott s'est montré davantage intéressé par le passé que le futur... alors qu'on lui doit deux des plus grands films de science-fiction de l'Histoire du Cinéma avec Alien et Blade Runner. Des longs métrages qui traduisent son approche, sombre, violente et pessimiste, d'un genre dans lequel le plus léger et optimiste Seul sur Mars fait figure d'exception. Comme The Dog Stars, son trentième film.

Deux ans après les futurs Beatles Paul Mescal et Joseph Quinn dans Gladiator II, le cinéaste s'offre les services de deux autres stars montantes, Jacob Elordi et Margaret Qualley, pour cette adaptation du roman "La Constellation du Chien" de Peter Heller, qui marque ses retrouvailles avec la science-fiction pour la première fois depuis 2017 et un Alien Covenant particulièrement nihiliste, adjectif souvent associé au traitement de ses personnages (avec "misanthrope"). Sur le papier, ça n'est pas avec The Dog Stars et son monde post-apocalyptique que cela risquait de changer, mais si.

Twentieth Century Studios

Dans un futur très proche sans date, où la majeure partie de la population a été décimée par un virus sans nom, laissant les survivants sans vaccin et à la merci d'autres bactéries, et où le "M" géant de McDonald's symbolise les ruines du capitalisme, il y avait tout pour que le réalisateur de Thelma & Louise rappelle que l'homme est un loup pour lui-même. Surtout lorsque la survie est en jeu, comme dans The Walking Dead, The Last of Us ou encore 28 jours plus tard, auquel on pense le temps d'une séquence, qui n'est pas représentative de l'ensemble. Pas plus que la bande-annonce.

Il y a bien sûr un peu d'action (dont une sublime attaque en vision nocturne), mais ils sont secondaires et rares dans un film qui valorise l'humain et le calme. Avec un brin de poésie, quand ce héros qui a tout perdu visite son ancienne maison (quitte à voir des souvenirs douloureux resurgir), observe les étoiles avec son chien Jasper ou coupe le moteur de son avion pour se laisser planer. Opposant plusieurs visions du monde à travers ses personnages, Ridley Scott penche d'ailleurs plus vers le western que vers la science-fiction au fil de son récit, avec une Amérique revenue à l'état sauvage, où prévaut la loi du plus fort.

Go West

En confrontant Hig à un troupeau de bisons qui charge, puis à une tribu de natifs américains (ou assaillants habillés de la même façon) désireux de les déloger de leur territoire, Ridley Scott inverse même, par petites touches, les codes d'un genre auquel il rêve de s'attaquer pour de bon. A tel point que l'on peut voir The Dog Stars comme une nouvelle approche, qui surprend autant par rapport aux attentes suscitées par son postulat que Le Denier duel vis-à-vis des Duellistes ou de Kindgom of Heaven, ses précédents films médiévaux.

Alors qu'il devrait s'attaquer sous peu à une nouvelle version de L'île au trésor, Ridley Scott nous rappelle qu'il a encore de la ressource et qu'il sait ne pas se répéter lorsqu'il revient à un registre qu'il a contribué à façonner : si la notion de violence est encore présente, comme très souvent chez lui, c'est par son humanité et l'apparente simplicité d'une grande partie de son récit que The Dog Stars nous séduit, en parlant de reconstruction plus que de destruction.

Maximilien Pierrette
Maximilien Pierrette
-Rédacteur cinéma
Journaliste cinéma - Tombé dans le cinéma quand il était petit, et devenu accro aux séries, fait ses propres cascades et navigue entre époques et genres, de la SF à la comédie (musicale ou non) en passant par le fantastique et l’animation. Il décortique aussi l’actu geek et héroïque dans FanZone.
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