Mon compte
    Décès du cinéaste Jacques Deray
    10 août 2003 à 12:00

    Le cinéaste français Jacques Deray, spécialiste du cinéma policier et réalisateur de "La Piscine", s'est éteint ce dimanche 10 août. Il avait 74 ans.

    Le réalisateur français Jacques Deray est décédé ce dimanche 10 août des suites d'une longue maladie. Spécialiste du film policier, directeur d'acteurs d'exception, le cinéaste avait 74 ans.

    Un apprentissage aux côtés des plus grands

    Fils d'une famille d'industriels lyonnais, Jacques Deray montre très jeune un intérêt pour les activités artistiques, et s'inscrit au Cours Simon. Il ambitionne alors de devenir comédien. Son entrée dans le cinéma, il l'a fait par l'assistanat : Jacques Deray apprend ainsi son futur métier de réalisateur aux côtés de Jean Boyer (Le trou normand), Gilles Grangier, Luis Buñuel(Cela s'appelle l'aurore) ou encore Jules Dassin.

    Après ces années d'apprentissage, où il développe ses talents techniques, Jacques Deray signe Le Gigolo, un premier long métrage, et déjà un drame mâtiné de polar. La critique en fait d'emblée le successeur de Jean-Pierre Melville, alors le maître incontesté du film policier français. Ses réalisations suivantes creusent le même sillon, sans pour autant parvenir à retrouver la maestria de son premier essai.

    Deray / Delon : de "La Piscine" à "L'Ours en peluche"

    En 1969, il connaît enfin la reconnaissance, et rallie public et critique autour de La Piscine. Jacques Deray y démontre ses qualités de directeur d'acteurs dans un film qui réunit Maurice Ronet, Romy Schneider, la toute jeune Jane Birkin, et Alain Delon, qui fait de Jacques Deray son réalisateur attitré. Les deux hommes se retrouveront à huit reprises : de leur collaboration naissent quelques classiques du film policier, comme Borsalino (1970), Borsalino&co (1974), Flic story (1975), Trois hommes à abattre (1980) ou encore L'Ours en peluche (1994), la dernière réalisation de Jacques Deray pour le cinéma.

    Un maître du polar

    Fidèle à un cinéma de genre qu'il lui vaut les faveurs du public, le cinéaste décline le policier sous différentes formules, l'action musclée (Le Marginal, avec Jean-Paul Belmondo), l'intrigue ( On ne meurt que deux fois, avec Michel Serrault et Charlotte Rampling), l'espionnage (Netchaïev est de retour, avec Yves Montand), le thriller (Un papillon sur l'epaule, avec Lino Ventura) tout en dirigeant les plus grands comédiens de leur génération. Privilégiant les atmosphères troubles (Les Bois Noirs), fin connaisseur de la littérature policière, adaptant notamment Robin Cook, Jean-Patrick Manchette et Georges Simenon, Jacques Deray s'impose comme l'une des personnalités incontournables du cinéma français.

    Vincent Garnier
    FBwhatsapp facebook Tweet
    Commentaires
    • grimmy6
      Merde, critiquer Deray, faut le faire!!Ce type a fait de très bons films : "La piscine" c'est qqchose!Reardez bien "Flic Story" et "Un homme est mort", ça tiens toujours la route!Si nos cinéastes pouvaient faire des films populaires et intelligents ce serait pas mal...Apparament, c'est trop honteux.
    • laminche
      En tous cas il aura quand même fait quelques classiques incournables. Je e connais rien du personnage, mais "la piscine", c'est quand même quelque chose !
    • RayFernandez
      c pas grave, svtigressece vieux réac de deray ne manquera qu'à un pseudo journaliste qui l'a qualifié de "hitchcock français", ce qui est une insulte pour le maître du suspenseil manquera peut-être aussi à raffarin qui, jamais à court de raffarinades, a déclaré qu'il incitait les jeunes cinéastes français à suivre l'exemple de jacques derayau secours!
    Voir les commentaires
    Back to Top