Mutiny
Note moyenne
2,5
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125 critiques spectateurs

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Jean N.

336 abonnés 756 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 août 2026
Jason fait son Staham.
Cole Reed, ancien agent des forces spéciales reconverti en chef de sécurité, est accusé à tort du meurtre de son patron ...
Mmmmm, j'ai déjà vu ça quelque part ,moi ??? Un mec des forces spéciales caché dans un phare pris à tort pour un terroriste international ?? Et bin ,non ! ça c'est le tout dernier Jason Statham sorti !
Aprés Jason ouvrier du batiment, Jason apiculteur , Jason dans le phare , voilà Jason va en bateau mais pas pour déglinguer du Mégalodon , non , ça c'est déjà fait.
Ici il vient en aide à des migrants esclavagés par des vilains pas beaux sur un gros rafiot.
Il y a des méchants, des femmes et des enfants effrayés , des alarmes et évidemment il y a Jason le taciturne renfrogné, un grand chauve mal rasé aux mâchoires serrées qui déboite des clavicules, trucide des cascadeurs et gunfighte des ombres et tout cela sous la caméra amorphe du frenchy Jean-François Richet ici en service commandé. Le trailer n'apporte rien de plus que The Beekeeper, Working Man, Shelter, ni même Safe, Parker, Homefront ou Blitz.
En France on a Christian Clavier et Didier Bourdon parodiant 1000 fois leurs unique rôle dans une kyrielle de films consécutifs et nos voisins , eux , ils ont pépé Staham !!!
Pour Stathamophiles ,only !Moi 45 mn m'ont achevé parcequ'en plus je m'étais fadé "Shelter" en dvd la semaine dernière !!
Archange
Archange

9 abonnés 44 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 août 2026
Evidemment ; lorsque l'on se déplace pour ce genre d' Actioner , nous savons à quoi nous attendre , surtout avec Jason Statham en tête d'affiche ! L'idée de départ me plaisait : Un hui-clos dans un cargo porte-container ( c'est surtout lui la star du film ) ou ce bon vieux Jason se retrouve seul et défouraille à tout va contre une bande de méchants mercenaires ! associé à la belle blonde de passage ... j'ai espéré que le scénario me surprenne et sorte du chemin archi balisé de ce type de production en vain ! Jason est trop fort dans toutes les situations et le jeux des autres acteurs n'est franchement pas convaincant !
Mutiny navigue dans un océan de banalité du début à la fin ! vaut mieux jeter l'ancre !
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 905 abonnés 8 271 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 août 2026
Cole, un ancien agent des forces spéciales est accusé à tort du meurtre de son patron…

Jason Statham, c’est un peu l’équivalent de Barbie, il sait tout faire (tous les métiers). Avec une filmo aussi passionnante qu’un mode d’emploi Ikea, il enchaîne les rôles interchangeables. Après The Beekeeper (2024) où il était apiculteur et ex-agent secret, A Working Man (2025) où il était ouvrier dans le BTP et ex-agent antiterroriste, Shelter (2026) un ancien agent d’élite, cette fois-ci, il incarne un garde du corps et un ex-agent des forces spéciales.

Pour cette énième "Stathamerie", vous l’aurez compris, l’acteur coche encore et toujours les mêmes cases de son cahier des charges, spoiler: à savoir qu’il incarne un ex-agent super badass (entendez par-là, doté d’une paire de couiIIes en titane), qui s’en va sauver la veuve et l’orphelin, armez de tout ce qui lui tombe sous la main (prêt à casser des bouches sans discontinuer) et surtout, son éternel inexpressivité à la mâchoire serré et sourcils froncés (pour bien accentuer le côté virile et bad guy, pour peu qu’on soit trop ɔon pour comprendre qui il est. D’ailleurs, c’est un peu ça le problème lorsque l’on est mono-expressif, la palette des émotions s’en trouve restreinte)
.

Bref, sans surprise, on sait pertinemment ce que l’on vient voir, même si l’on ne désespère pas à chaque fois qu’il puisse nous surprendre en sortant de sa zone de confort (c’est pas pour cette fois). Côté réalisation, ça fait bien longtemps que l’on n’espère plus rien de la part de Jean-François Richet (Mayday - 2023) qui nous entraîne en plein coeur d’une Série B maritime, un ersatz de Piège de cristal (1988) où le Nakatomi Plaza est remplacé par un porte-conteneurs et dont le chef des terroristes (ici des mercenaires) n’est plus allemand mais danois. Côté réalisation, c’est d’une banalité sans nom (même le travelling compensé ("l’effet Vertigo") se demande ce qu’il vient faire là), un jeu du chat et de la souris sans réel intérêt et sans la moindre tension (qu’est-ce qu’on s'ennuie !). Dans le même registre (se déroulant sur un porte-conteneur), autant (re)voir To the North (2025), qui avait le mérite d’être bien plus efficace (et intéressant).

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selenie

7 478 abonnés 6 712 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 septembre 2026
Un pur action movie siglé Jason Statham, ni plus ni moins. On adore l'acteur, et il a déjà prouvé à maintes fois qu'il sait faire autre chose que le gros bras mais il semble que depuis 5-6 ans surtout Statham semble se reposer sur la même et éternelle recette. Donc il est un homme au pedigree guerrier forcément impressionnant, un as dans son domaine qui va partir cette fois en mode vengeance. Le filme est scindé en deux, une première partie assez courté sur terre avec un drame, puis une seconde partie plus longue en mer qui est évidemment celle attendue où notre homme va devoir se défaire (presque) seul d'un équipage de mercenaires. On sait qu'il va gagné, le tout repose donc sur deux paramètres : la qualité des scènes d'action et Jason Statham lui-même. Les scènes d'action ne sortent pas du lot, rien d'innovant mais l'ensemble reste efficace. Statham fait son job toujours à fond mais en mode automatique. En conclusion, pour un action movie alimentaire c'est suffisant surtout si on aime Statham, sinon passé votre chemin.
Site : Selenie
Cinememories

604 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 août 2026
Jean-François Richet embarque Jason Statham sur un cargo à la dérive pour venger un patron thaïlandais et sauver son honneur. Sur le papier, Mutiny sentait bon la marée sanglante en haute mer. À l’écran, on se retrouve surtout invités à une croisière étrangement tranquille, où la tempête se fait attendre.

"Au jeu de la mâchoire la plus contractée du cinéma d’action contemporain, il existe deux prétendants sérieux, et Jason Statham y bat Liam Neeson à plate couture depuis longtemps. Les deux hommes ne jouent pourtant pas dans la même cour physique. Neeson compose un vieil ours fatigué, cabossé par les années, qui traîne sa carcasse jusqu’à ce qu’on le pousse à bout, et qui prouve, chaque fois, qu’il sait encore parfaitement se servir de ses crocs. Statham, lui, reste chirurgical, précis, presque trop propre dans chaque geste, sans jamais laisser transparaître l’effort. L’Irlandais a aussi eu droit à davantage de films à concept quand Statham semble s’être résigné à pencher vers la série B bourrine qui met avant tout en valeur ses cascades. Et c’est aussi pour cette raison qu’on aime suivre sa trajectoire."

"Le pitch a le mérite d’être clair comme de l’eau de roche : Cole Reed, ex-policier reconverti en agent de sécurité d’un riche industriel thaïlandais, voit son patron liquidé sous ses yeux, hérite du mauvais rôle dans la machination qui suit, et se retrouve à bord d’un porte-conteneurs tenu par des mercenaires. Un homme, un bateau, des sbires tatoués avec un accent étranger en option, il y a tout pour plaire. Sauf que la formule Statham ne sort jamais des rails d’un récit aussi bancal que programmatique."

"Le cargo, décor rêvé pour un huis clos qui aurait dû transformer chaque coursive en piège, reste largement sous-exploité malgré de belles idées et une photographie correcte. On n’a jamais la sensation d’un navire vivant qui se referme sur sa proie, ni la sensation d’un héros en difficulté une seule seconde. De même, l’ouverture en flash-forward et les quelques plans de drone font davantage figure de gadgets marketing que de réelles idées de mise en scène. Quant au scénario, on le sent évoluer sans boussole."

"On pourrait se dire, pour l’excuser, que Statham n’est pas venu réinventer quoi que ce soit. Il ne l’a jamais fait, et le public ne lui en demande pas davantage. Mais Mutiny avait justement l’occasion de creuser un sillon différent. [...] Le vrai test pour Punch Palace n’était pas de remplir une salle un soir d’août, mais de prouver que la boîte de Statham sait maintenir ses propositions à flot, et l’embarquement n'est franchement pas recommandé."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

186 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 septembre 2026
Une production sans grand intérêt, un Statham ramolli, un scénario linéaire, une réalisation parfois chaotique.
bolt
bolt

160 abonnés 834 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 août 2026
Ah ! que celà fait du bien de temps en temps de regarder un petit film d'action bien bourrin. Inutile de chercher un scénario incroyable ou des dialogues élaborés. Non, ici, rien de tout çà, juste, un film d'action à l'ancienne, d'une durée d'une heure trente. Si vous cherchez un film d'action, divertissant, ce film est pour vous.
Rudy M
Rudy M

80 abonnés 961 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 septembre 2026
Un film de Jason Statham à la statham à savoir de làction certes mais très peu de suspense , de nuance de jeu . On sort les pop corn on laisse le cerveau à l’entrée de la salle et on se laisse guider , du déjà vu mais ca se laisse regarder
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

77 abonnés 645 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 septembre 2026
Un film d'action mou, primaire et sans surprise aucune.
On en a à peine pour son argent.
Scénario sans génie qui accompagne péniblement un Statham poussif.
Vu et revu.
Legid
Legid

45 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 août 2026
38 ans après sa sortie, « Die Hard » fait encore des petits. Et oui, ce « Mutiny » est un simili « Die Hard » sur un bateau avec l’humour en moins.
Il faut donc comprendre qu’avec ce nouveau Jason Statham, vous serez en terrain conquis. Et en terrain d’autant plus conquis que le « Die Hard » sur un bateau a déjà été fait dans les années 1990 avec Steven Siegal en tête d’affiche avec « Under Siege » premier du nom ou « Piège en haute mer ».
Ces considérations passées, cela ne veut pas dire qu’on passe un mauvais moment devant « Mutiny », juste un moment assez classique.
Jason Statham fait son numéro habituel d’homme d’action, ancien soldat / policier, reconverti en garde du corps qui va se retrouver face à un complot et va, bien sur, en trouver les coupables et les éliminer.
Ce dernier Jason Statham est plaisant car bien réalisé. Jean-François Richet, réalisateur Français, connu pour le très bon diptique « Mesrine » est toujours à l’aise dans le registre de l’action et le montre à nouveau. Le film est généreux en scènes de combat et fusillades et celles-ci sont bien exécutées avec une violence sèche et parfois sanglante. Le réalisateur maitrise son rythme et le film atteint son objectif de divertissement pur sans en faire trop.
« Mutiny » est donc un petit film d’action, classique et sans grande surprise mais suffisamment bien réalisé et incarné pour ne pas bouder son plaisir.
Note : 13/20
Cedric C.
Cedric C.

38 abonnés 57 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 septembre 2026
Je comprends pas pourquoi c’est aussi mal noté c’est un film d’action pas philosophique ! On s’accroche au fauteuil tout du long , c’est ce qu’on demande à ce genre de film…
P~❥
P~❥

17 abonnés 419 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 août 2026
Le plus mauvais film de Jason Statham que j’ai visionné !!
C’est vraiment ennuyant et l’histoire n’est pas dingue non plus
spoiler: Toute l’action du film se passe sur un cargo de marchandise …
Jason s’est pris un sacré coup de pelle, avec ce film on voit qu’il n’est plus en mesure de faire ce qu’il a toujours fait ; des films d’action à hautes intensité
Là on s’ennuie ferme! Dommage
mat niro

468 abonnés 2 184 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 août 2026
Notre petit réalisateur français révélé en 1997 par "Ma 6-T va crack-er" s'exporte outre-Atlantique pour se spécialiser dans les films d'action. Qui de mieux que Jason Statham pour incarner un ancien flic accusé d'avoir tué son patron. Après un préambule pour poser les enjeux, ça castagne dur, et le britannique de bientôt 60 ans -co-producteur au passage- montre les muscles spoiler: face à de vilains trafiquants d'êtres humains
. Cela ravira certainement les amateurs du genre mais on ne peut occulter un sentiment de déjà-vu, comme souvent malheureusement dans ces productions. Les spectateurs payent pour ça et ils en ont pour leur argent. Niveau scénario et psychologie, c'est quand même faiblard, mais bon...
Michel C.

375 abonnés 1 833 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 août 2026
Pardon pour certains commentaires peu objectifs pour rester poli ! Le personnage principal de ce fim d’ Action ( et je mets une majuscule ) Cole Reed est interprété par Jason Statham, s’ est forgé une réputation solide à travers les prestations telles que les « Fast and Furious… », « Expendables… » ou « Le Transporteur…. » et a de beaux restes. Car ces « restes » dans le double domaine du Thriller et de l’ Action font référence pour moi, et pour les amateurs, à voir les mines des spectateurs ravis à la sortie des projections. Personnellement, et pas spécialement fan du genre, j’ avoue être satisfait de la dernière réalisation de Jean-François Richet, même si des scènes puisent dans des situations précédentes ( « En eaux Troubles » par exemple ). La mise en scène, le scénario, et la précision des prises de vue, au-delà de la performance physique intrinsèque, assurent un niveau d’ exigence sévère et remplit parfaitement la mission attendue. Le duo formé avec Annabelle Wallis fonctionne astucieusement et pimente les scènes musclées ! Jean-François Richet confirme, après des défis tels les 2 « Mesrine… », ou dans le remake de « Un moment d' égarement » et la direction d’ immenses acteurs, un talent certain et un parcours remarquable.....!!**
Zola Ntondo
Zola Ntondo

77 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2026
On reproche souvent à certains films ce qu’ils ne cherchent pas à être. À force de vouloir mesurer chaque œuvre à l’aune de la nouveauté, de la profondeur psychologique ou de l’ambition formelle, on finit parfois par oublier qu’un genre possède sa propre grammaire, ses propres exigences et, surtout, ses propres formes d’excellence.

Mutiny, réalisé par Jean-François Richet et porté par Jason Statham, appartient pleinement à cette catégorie. Il ne cherche ni à réinventer le cinéma d’action ni à déplacer ses frontières. Il cherche simplement à être un excellent film d’action. Et, sur ce terrain-là, il remplit très largement son contrat.

Le postulat lui-même appartient à une tradition ancienne et immédiatement identifiable : un homme hautement compétent se retrouve pris dans un dispositif qui le dépasse en apparence, isolé, accusé, traqué, puis contraint de reprendre progressivement le contrôle de la situation. Une mécanique que le cinéma populaire connaît depuis longtemps, et dont l’un des modèles les plus évidents reste Piège en haute mer, avec Steven Seagal. Là aussi, l’intérêt ne résidait pas tant dans la question de savoir si le héros allait s’en sortir que dans la manière dont il allait retourner contre ses adversaires un environnement initialement hostile.

Cette figure du professionnel que l’on sous-estime traverse toute une histoire du cinéma d’action. Schwarzenegger, Stallone, Seagal, puis d’autres après eux ont occupé ce territoire avec des variations différentes. Jason Statham en est aujourd’hui l’un des héritiers les plus naturels. Sa seule présence constitue presque déjà un pacte avec le spectateur. Lorsqu’il apparaît à l’écran, on sait à peu près quel type de personnage il va incarner, quelle compétence physique il va mobiliser, quel rapport au danger il va adopter. Et ce n’est pas nécessairement une faiblesse. L’archétype, lorsqu’il est maîtrisé, peut devenir une forme de précision.

Mutiny repose précisément sur cette précision. Son récit avance avec une grande fluidité. Les informations arrivent au bon moment, les situations se renouvellent sans donner l’impression d’être artificiellement empilées, les rapports de force évoluent, et l’action découle généralement de ce qui la précède. Le film sait où il va. Il ne s’attarde pas inutilement et ne cherche pas davantage à compliquer son intrigue pour lui donner une gravité qu’elle n’aurait pas besoin de posséder.

C’est sans doute là que réside sa principale qualité : la trajectoire est claire.

Jean-François Richet comprend parfaitement ce type de cinéma. Son parcours permet d’ailleurs de regarder Mutiny avec un peu plus d’attention que ne le ferait penser son apparente simplicité. De Ma 6-T va crack-er à Assaut, puis surtout aux deux Mesrine, Richet a souvent travaillé autour de personnages soumis à la pression, de rapports de force, de situations de violence et de récits gouvernés par le mouvement. Son passage vers un cinéma d’action plus international n’a donc rien d’incongru.

Mutiny est à cet égard un objet intéressant : un film parfaitement inscrit dans une grammaire hollywoodienne, mais mis en scène par un réalisateur français qui en maîtrise depuis longtemps les principaux ressorts. Richet ne cherche pas à exhiber sa mise en scène. Il privilégie la lisibilité, la continuité et l’efficacité. La photographie est très soignée, les espaces restent compréhensibles, l’action conserve sa géographie, et le montage évite cette confusion parfois utilisée pour donner artificiellement de l’intensité à des scènes qui n’en possèdent pas suffisamment.

Il y a là une qualité presque devenue invisible : on comprend ce que l’on regarde.

Cela ne signifie pas pour autant que Mutiny représente le sommet contemporain du genre. Un film comme The Amateur, avec Rami Malek, montre qu’il est encore possible de pousser cette même famille de récits vers une sophistication narrative, dramatique et psychologique supérieure. À ce niveau-là, le film d’action cesse presque de se contenter de son efficacité pour devenir un objet plus riche, plus inattendu, parfois plus ambitieux.

Mutiny ne joue pas exactement dans cette catégorie. Et il serait inutile de prétendre le contraire.

Mais cette distinction ne diminue pas nécessairement sa réussite. Elle permet au contraire de la situer correctement. Il existe une différence entre un film qui transcende son genre et un film qui l’exécute avec une très grande maîtrise. Mutiny appartient plutôt à la seconde catégorie.

C’est aussi pour cela qu’il serait un peu injuste de le rabattre automatiquement vers une appréciation moyenne sous prétexte qu’il s’agit d’« un simple film d’action ». Une œuvre doit aussi être jugée à partir du programme qu’elle se donne. Et lorsque l’on regarde Mutiny de cette manière, une question finit par s’imposer : dans le cadre précis qu’il a choisi, qu’aurait-il réellement fallu faire de beaucoup mieux ?

La réponse n’est pas évidente.

Le film est bien photographié, bien rythmé, lisible, efficace, correctement construit, porté par un acteur parfaitement adapté à son registre et dirigé par un cinéaste qui connaît la mécanique du genre. Il ne bouleverse rien, mais il fonctionne presque constamment.

Il existe des films qui impressionnent parce qu’ils inventent. D’autres parce qu’ils approfondissent. Et certains, plus modestement, parce qu’ils savent exactement ce qu’ils sont et accomplissent leur programme avec une remarquable sûreté.

Mutiny appartient à ceux-là.
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