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Paris10
96 abonnés
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5,0
Publiée le 12 mars 2026
Rarement un film sur l’histoire de la Palestine aura touché avec une telle justesse à l’universel. Sur 80 années, à travers le destin d’une famille, c’est notre humanité commune qui affleure. Cette famille devient la nôtre, et son histoire fait battre notre cœur contre la guerre, contre les armes, contre tout ce qui défait les liens entre les êtres.
Totalement bouleversant ! Ce film est magnifique. L’histoire des palestiniens est racontée avec intelligence et finesse. Les images sont superbes et les interprètes excellents. On ne voit pas passer le temps.
Superbe film sur l'histoire d'une famille palestinienne expulsée de son pays, en 1948, avec la bénédiction des anglais. On suit les péripéties de ces pauvres gens, leurs humiliations, leur résilience aussi. Dans sa seconde partie le film prend un tour poignant avec un épisode que nous de dévoilerons pas. Sans pathos ni accents vengeurs la description lucide d'un peuple obligé de fuir sous la menace des nouveaux occupants. Comment survivre ? Quelles seront les répercussions de la répression sur les enfants quand ils grandiront? Comment se comporter ? Faut-il s'exiler définitivement ? On trouvera une réponse à ces grandes questions qui restent très contemporaines. Au moment où le Moyen Orient s'embrase à nouveau une réflexion passionnante sur l'origine de l'un des conflits.
Initialement, Cherien Dabis avait prévu de tourner Ce qu’il reste de nous à Jéricho. Comme c'était devenu impossible, plusieurs lieux ont été choisis sur le pourtour méditerranéen. Le propos de la réalisatrice, déjà autrice de Amerrika, notamment, est ambitieux : retracer en moins de 150 minutes plus de 70 ans d'histoire palestinienne, depuis 1948. Une véritable fresque placée sous le signe de l'occupation, de la répression et de l'humiliation, sous forme de saga familiale où l'intime et l'humain se heurtent à la réalité de situations difficiles. Ce qu'il reste de nous représente un geste politique, mais ne verse surtout pas dans l'excès, s'autorisant un versant sentimental et quelques pincées d'humour, quand le contexte le permet. Ainsi, le long métrage évite les écueils de l'œuvre trop manifestement militante et vindicative, s'inscrivant dans des pages d'histoire incontestables, relayées par un sens du romanesque qui fait systématiquement mouche. Il était une fois en Palestine : le récit est jonché de drames et pétri de tristesse, mais il ne s'arrête pas là, il évoque aussi avec puissance et lyrisme l'importance de la transmission, génération après génération, et l'espoir de jours meilleurs, même si l'actualité démontre aujourd'hui qu'ils auront du mal à se concrétiser à l'avenir.
Le film m'a arraché le cœur. La Nakba n'a jamais vraiment été abordée au cinéma, et le film Cherien Dabis fait un bien fou : elle raconte avec un humanisme fou le contexte palestinien de 1948 à aujourd'hui à travers une famille qu'on suit sur trois générations.
« Comment on en est arrivé là ? » 70 ans de solitude, de souffrance, de blessures qui se transmettent de générations en générations. C'est sans doute ce qu'il y a de plus beau dans le film : comment les évènements historiques majeurs nous façonnent en tant qu'individu ? Et peut-on protéger nos descendants des souffrances que nous avons subit ?
On jurerai un mélo américain tellement c'est déchirant et ça emporte tout sur son passage.
Cherien Dabis, est une réalisatrice, elle joue ici dans son propre film….Le film défend la cause palestinienne en racontant l’histoire d’une famille de 1948 à 2022...il y a une grande clarté dans la réalisation, jeu d’acteur impeccable, photographie, lumière, musique harmonieuses, et force est de constater que la réalisatrice fait passer un message fort sur la condition palestinienne, sous le joug d’Israël….Le film en trois volets, a peut être quelques longueurs (un film de plus de deux heures n’éloignent ils pas des spectateurs ? cette année forte baisse en France.) et un manque de poésie, de contemplation. J’ai eu quelques doutes pendant les deux premiers volets sur l’énergie positive du film, mais avec patience ( est ce pour cela les deux heures trente?) je concède que l’émotion de la dernière heure est extraordinaire et laisse même des regrets quand à la mise en scène….Ce n’est pas un chef d’œuvre, c’est un film militant sans doute nécessaire dans les temps qui courent ( suivre l’actualité au proche Orient), mais je ne saurais trop le conseiller ( nous n’étions que cinq dans la salle 1 des studios à Brest)
Un film plein d'émotions et de vie! Je craignais un film didactique, ou pire haineux, mais pas du tout c'est juste plein d'humanité. Si on suit l'Histoire, c'est via l'histoire de cette famille, à laquelle on s'attache tout de suite. On est happé : on frémit, on s'attendrit, on s'indigne, on se passionne...
Magnifique fresque racontant l'histoire d'une famille palestinienne. Sans jamais tomber dans le patos lourd ni sans jamais de critique frontale, le film réussit avec brio d'être un immense missile politique contre les envahisseurs et l'injustice immense subie par le peuple palestinien. Quelle finesse de précision ! Un film de snipper qui aurait mérité d'être présent dans les grands concours internationales du cinéma.
Sans doute l’un des films les plus intelligents sur l’histoire de la Palestine/israël. Profondément empathique, sans jugement, pas manichéen. Porté par des acteurs magnifiques, bouleversants. On sort de la séance en connaissant mieux les Palestiniens, ce qu’ils subissent depuis les années 40 et jusqu’en 2023. On en sort aussi déterminés à ne pas laisser l’occupation les effacer dans leur lutte, leur combat, y compris intime, y compris contre eux-mêmes, pour être libres. Libres sur leur terre. Tout simplement. Bravo à la réalisatrice. Courez le voir. Que vous soyez impliqués ou pas. C’est en plus un magnifique plaidoyer pour le don d’organes.
Un film absolument nécessaire pour donner corps à l'histoire douloureuse de peuple palestinien et de son oppression. Je l'ai vu en avant-première à Fribourg en présence de la réalisatrice.
la terrible histoire de 3 générations de Palestiniens vue d'un point de vue humain ,très humain. Ce film fort donne des visages , une incarnation ,nous rend ce drame des déplacements de population plus proche, plus concret .Le film n'est pas militant ,il raconte ,il dit ce qui se joue pour une famille un couple confrontés à la violence des évèé et humanité sont au rendez-vous et l'espoir pointe le bout de son nez.
"La première fresque sur l'histoire de la Palestine", indique l'affiche du film. On apprend cependant peu ici sur l'histoire de cet État en tant que telle. L'histoire et la politique servent avant tout des fins romanesques, à travers une saga familiale marquée par la spoliation, l'exclusion et l'humiliation, entre souffrance et résilience. Le point de vue palestinien, "de l'intérieur", est intéressant. Et la perspective, plus humaniste que vindicative, a sa dignité. Bref, les intentions de Cherien Dabis, réalisatrice et actrice palestino-états-unienne, sont louables. Mais la réalisation laisse une impression mitigée en raison de son côté illustratif et démonstratif, de son classicisme stylistique un peu désuet et de son pathos. Impression amplifiée par la longueur du film mais tempérée par la qualité de l'interprétation, portée majoritairement par la dynastie Bakri (Saleh, Adam et Mohammad).
Vu en avant-première à l’UGC Les Halles en présence de la réalisatrice. Sans doute le film qui m’a le plus ému depuis ces dernières années … Une grande fresque familiale sur 3 générations (quel travail sur les maquillages !) d’une grande sincérité, qui est aussi le miroir de l’histoire du peuple palestinien depuis 1948, la Nakba et la création de l’État d’Israel. Le film est politique mais reste très nuancé et joue sur l’émotion et la chronique familiale.
Vu en avant première dans le cadre d'un festival avec Amnesty International, ce film est plein d'espoir, même si le destin de la Palestine à travers cette famille est tragique. A travers de nombreux messages de paix et d'humanité, ce film montre une famille Palestinienne qui traverse le chaos avec beaucoup d'humanité. Alors que le conflit n'a jamais été aussi intense et inhumain, le regard posé sur cette famille nous ramène à l'essentiel : protéger les siens et tenter de vivre en paix.
Film très moyen, avec un parti-pris politique caricatural très gênant ! L’histoire racontée aurait mérité beaucoup mieux, car elle est sensible et juste mais très desservie.