Film choc de Akinola Davies. Nigéria, 1993. Deux frères traversent Lagos avec leur père un jour d'élection dans un pays où la démocratie est encore fragile. C'est le récit du jour où les deux enfants découvrent la violence du monde, les élections encadrées par des mitraillettes, les salaires qui ne sont pas versés et les trahisons secrètes au sein des couples. On pourrait reprocher au réalisateur le trop grand esthétisme de son film, pour autant le monde découvre là un jeune talent sachant parfaitement manier sa caméra et parvenir à créer une atmosphère étouffante. Captivant.
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2,0
Publiée le 11 juin 2026
« Mourir pour le Nigeria, c'est mourir pour rien. » Folarin se rend à Lagos dans l'espoir d'obtenir le paiement de ses salaires impayés. Il est accompagné par ses deux fils dans ce qui sera un court, mais important voyage, que ce soit pour leur relation ou pour le souvenir qu'il laissera. « My Father's Shadow », c'est une quête initiatique dans une capitale qui ne sert pas simplement de décor, mais qui prend vie. Lagos est un personnage à part entière, avec ses fractures sociales, ses divergences politiques et ses nombreux personnages. C'est très animé autour du trio, mais c'est pourtant de leur côté qu'il y a quelque chose à creuser avec cette distante relation père-fils. Folarin, dont l'air pensif ne le quitte pas, fait tout pour ne pas inquiéter ses fils. Il les protège du mieux qu'il peut, même si cela veut dire endosser le mauvais rôle. Quelques moments intimes et attendrissants malheureusement noyés dans une mise en scène lourdingue et un montage saccadé. D'un côté, c'est à l'image du rythme effréné de la ville, mais que c'est fatigant à la longue. Au final, un film dont le fond m'a intéressé tandis que la forme m'a laissé totalement indifférent.
La promotion du film Un jour avec mon père met en avant une vision originale de l’Afrique ainsi qu’une photographie remarquable, récompensée par la Caméra d’or au Festival de Cannes. j'ai aimé : - J’ai particulièrement apprécié la beauté visuelle du film et cette invitation au voyage, à la fois poétique et immersive. - Le travail sonore, notamment les rythmes et les tam-tams, contribue également à créer une ambiance unique et captivante. Je n'ai pas aimé - j’ai trouvé que l’histoire manquait parfois de clarté et partait un peu dans toutes les directions, ce qui rend l’ensemble assez énigmatique. Malgré cela, le film parvient à dénoncer avec justesse la misère et la corruption en Afrique, tout en offrant un regard triste mais profondément émouvant sur la réalité vécue par de nombreux Même si j’ai eu un peu de mal à entrer pleinement dans le récit, l’expérience reste marquante grâce à sa force visuelle et émotionnelle. Ma note
Ce qui s'apparent d'abord comme une énième routine familiale se transmute en une odyssée portée par le regard innocent de 2 jeunes enfants qui découvrent l'ambiance d'un Niger rongé par la corruption politique et des révoltes qui en résultent.
1993 au Niger, ce récit semi-autobiographique narre une journée passée entre deux fils (8 et 10 ans) et leur père. Alors que Lagos est en ébullition car dans l’attente des résultats d’élections prétendues démocratiques et libres ; cette journée entre enfants et père restera ancrée dans la mémoire des enfants comme un moment suspendu et c’est bien ce que montre le film avec le plus de talent. En effet, ce père peu présent dans leurs vies est une énigme et le film tourné sur pellicule 35 mm et non pas en numérique fait ressortir davantage les souvenirs et le chagrin d’enfants devenus adultes. Le montage aussi avec des vignettes sous forme de flash de mémoire participent à cet effet. Ce premier long métrage de Akinola Davies Jr a reçu la Caméra d’Or à Cannes ; juste récompense pour un premier film à la mise en scène élégante soignant la sensation du souvenir. En se mettant à hauteur d’enfant, c’est bien la perception qu’ils ont de la situation qui est retranscrite au travers de souvenirs flous et peut-être même parfois idéalisés. Par contre pour le spectateur, le contexte politique reste hermétique et pas assez explicité ; dommage, on ne fait que ressentir ou plutôt subir l’inquiétante fébrilité qui pèse sur la ville en ce jour charnière d’élection. Donc cette montée de tension soutenue par des effets d’annonces successives injecte une tension dramatique artificielle. Contextualiser ce moment aurait eu du bon, car ce film est intime mais aussi très politique, et on ne cerne pas du tous les enjeux vis-à-vis des ravages de la dictature nigérienne. Dans ce road movie urbain, on retiendra surtout l’écriture poétique scénique et le montage permettant un beau voyage intérieur dans la tête de ces enfants qui tentent de graver à jamais dans leur esprit quelques bribes d’image des derniers moments avec un père absent… avant qu’ils ne s’évanouissent. Pour le reste le film reste abscons et trop à distance.
Le réalisateur livre un pan de son passé en nous entraînant avec lui et son frère, à hauteur d'enfant, dans une journée qui semble ordinaire au premier abord, malgré la crise politique qui couve au Nigeria, et l'espoir suscité par l'élection en cours, mais une journée qui va compter intimement pour ces deux enfants. Au rythme des déambulations du trio dans Lagos et de leurs rencontres, la relation avec le père, qui apparaît d'abord comme un personnage impressionnant, presque inquiétant, va évoluer progressivement avec une ouverture et une tendresse spoiler: qui rendent la fin d'autant plus brutale .
La violence de la répression politique au Nigeria (et sans doute ailleurs) vu par des gamins, qui perçoivent leur père comme une cible des "forces de l'ordre" (j'ai pensé à ce titre à L'Homme sur les quais de Raoul Peck -1993). Mais qui est vraiment celui qui vient consacrer une journée à ses deux fils ? Un mystère qui rajoute une dose de poésie à cette histoire.
Ce film africain est est une vraie réussite, entre chronique familiale, dénonciation politique et conte onirique. Un très touchant portrait de relations parentales. Une mention Caméra d'or méritée.
Présenté en compétition officielle à Cannes 2025, ce film nigérian raconte la journée d'un campagnard qui va emmener ses deux fils (11 et 8 ans) vers la capitale Lagos. "Un jour avec mon père" se situe en 1993, en plein chaos politique. L'émotion et la tension ne sont pas tout de suite palpables même si ce travailleur est bien exploité par son patron. La journée se déroule au gré de baignades (superbe moment), de glaces et de retrouvailles. Néanmoins, la figure paternelle transmet des valeurs de respect à ses enfants et tout cela est filmé avec maestria. On sent le vécu du cinéaste Akilona Daevis pour signer une réflexion intéressante sur un monde avec lequel les deux petits vont devoir composer. Une réussite.
J'ai toujours pensé que le cinéma et les acteurs en général ne méritaient absolument pas leur célébrité et l'adoration que leur porte les spectateurs. Le cinéma c'est tout simplement un pseudo art qui fait son auto promotion par l'image et qui est très populaire. Populaire tout simplement parce que c'est plus facile d'aller voir un film que de lire un livre. Ceci étant dit, ce film est absolument médiocre et je ne comprends absolument pas les critiques dithyrambique dont il fait l'objet. Donc au lieu d'aller le voir ou feriez mieux d'acheter un livre et de le lire. À bon entendeur. Salut.
au début j'ai bien aimé ce film, dont la photo est assez belle mais très vite je me suis laissée d'un scénario assez faible, de situations artificielles et d'un père pontifiant alors qu'il n'a jamais été présent pour ses enfants. on dirait qu'il ambitionne de tout transmettre en une journée. la beauté de l'acteur qui joue le père ne rattrape pas ce film ennuyeux et bien pensant que j'ai quitté avant la fin, tellement son personnage m'insupportait...