Dimanche dernier j’ai emmené mon adolescente de 16 ans au cinéma. Deux heures arrachées à son téléphone, aux notifications, au flux incessant des réseaux. Deux heures suspendues. Et quelle évidence, en sortant, d’avoir fait ce choix.
Ce film raconte l’histoire bouleversante d’Hadara, cet enfant de deux ans perdu dans le désert au début du XXe siècle, emporté par une tempête de sable… et sauvé par l’improbable. Recueilli par des autruches, protégé, nourri, élevé, il a survécu ainsi pendant des années, loin des hommes, au cœur du vivant. Dix ans d’une existence sauvage, instinctive, essentielle. Puis un jour, il est retrouvé. Il lui faut alors réapprendre à parler. À écrire. À être humain parmi les humains. Même si une partie de lui n’a jamais quitté le désert.
Ce film est une traversée. Une claque douce et puissante. Une ode à la résilience, à la capacité incroyable du vivant à protéger, à relier, à faire grandir. C’est brut, intense, profondément humain. On en ressort silencieux, presque différent.
Merci Gilles de Maistre pour ce moment hors du temps. Pour cette parenthèse rare qui nous rappelle que, sous le bruit du monde, il existe encore une humanité simple, fragile, magnifique, puissante... si on veut bien s'y (re)connecter.
Et ce soir, dans la pénombre d’une salle de cinéma, elle battait fort. Elle était Palpable. A portée de coeur.