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J’ai adoré ! J’ai regardé plusieurs mois après la sortie car je n’avais pas la possibilité de le voir plutôt. Et en grande amatrice de thrillers, j’ai été servie : l’intrigue est palpitante et surtout truffée de détails qui donnent envie de revoir le film.
spoiler: J’ai particulièrement aimé les références bibliques — et par ricochet coraniques — que j’ai cru percevoir jusque dans les noms : Mikael, Jahnaël, Gabriel/Walter, Judy/Juda, Moïse… avec l’ironie savoureuse d’avoir fait de Moïse un sorcier, quand le Moïse des textes sacrés affronte justement les sorciers d’Égypte.
J’ai aussi beaucoup aimé les réflexions philosophiques et la référence spoiler: au Loup-Garou : la recherche du traître, les accusations et délibérations, la Petite Fille, la Sorcière ici incarnée par un homme…
Tout y est presque.
Mais ce que j’ai préféré, c’est qu’on peut terminer WHO avec la certitude d’avoir compris qui est la « poucave », puis le revoir attentivement et commencer à douter de tout. Certains détails prennent alors un tout autre sens.
Bref, exactement le genre de thriller que j’aime : celui qui continue à nous travailler après le générique.
spoiler: J’ai particulièrement aimé les références bibliques — et par ricochet coraniques — que j’ai cru percevoir jusque dans les noms : Mikael, Jahnaël, Gabriel/Walter, Judy/Juda, Moïse… avec l’ironie savoureuse d’avoir fait de Moïse un sorcier, quand le Moïse des textes sacrés affronte justement les sorciers d’Égypte.
J’ai aussi beaucoup aimé les réflexions philosophiques et la référence spoiler: au Loup-Garou : la recherche du traître, les accusations et délibérations, la Petite Fille, la Sorcière ici incarnée par un homme…
Tout y est presque.
Mais ce que j’ai préféré, c’est qu’on peut terminer WHO avec la certitude d’avoir compris qui est la « poucave », puis le revoir attentivement et commencer à douter de tout. Certains détails prennent alors un tout autre sens.
Bref, exactement le genre de thriller que j’aime : celui qui continue à nous travailler après le générique.
Une purge prétentieuse et sans consistance… Une véritable vidéo YouTube de plus d’une heure sans fond. Aucune remise en question, c’est sans doute ça le plus grave
Honnêtement, je ne comprends pas pourquoi ce film a été autant critiqué.
J'ai trouvé l'histoire superbe c’est le genre d'œuvre qu'on n'a pas forcément l'habitude de voir.
L'intrigue est captivante, et les personnages tout comme le jeu des acteurs étaient très bons, bien au contraire de ce qui a pu être dit.
Bravo à toute l'équipe qui a permis de réaliser ce projet avec peu de moyens.
Bravo Wil Aime pour ton taf !
J'ai trouvé l'histoire superbe c’est le genre d'œuvre qu'on n'a pas forcément l'habitude de voir.
L'intrigue est captivante, et les personnages tout comme le jeu des acteurs étaient très bons, bien au contraire de ce qui a pu être dit.
Bravo à toute l'équipe qui a permis de réaliser ce projet avec peu de moyens.
Bravo Wil Aime pour ton taf !
Incompréhensible et beaucoup trop pompeux en terme de scénario . Trop décousu . Trop long . Pas bon du tout .
L'exemple parfait de quand tu veux tout faire tu fais tout mal. C'est complètement foiré, c'est même gênant.
A tous les haters qui ce prennent pour des inspecteurs du guide Michelin version septième art ( oui cher hater le septième art représente le cinéma et l audiovisuel vous dormirez moin con ce soir )
Les anges de la téléréalité, desperate housewife, les blockbuster américain marvel ( a part les 1 er ) ne sont pas la vraie représentation du cinéma mais uniquement le foin qu on donne à manger aux mouton.
Alors certes vous êtes plus nombreux, mais je vous rappelle que, au guide michelin, ceux qui attribue les étoiles sont une très petite minorité, savant que la masse ne sont bon qu a suivre le troupeau et ne faire aucun effort de réflexion.
Restez a votre place et n allait pas nuire a un film dont votre intelect ne peux comprendre
Merci
Les anges de la téléréalité, desperate housewife, les blockbuster américain marvel ( a part les 1 er ) ne sont pas la vraie représentation du cinéma mais uniquement le foin qu on donne à manger aux mouton.
Alors certes vous êtes plus nombreux, mais je vous rappelle que, au guide michelin, ceux qui attribue les étoiles sont une très petite minorité, savant que la masse ne sont bon qu a suivre le troupeau et ne faire aucun effort de réflexion.
Restez a votre place et n allait pas nuire a un film dont votre intelect ne peux comprendre
Merci
WHO : les deux faces d’une même pièce
⚠️ SPOILERS IMPORTANTS
Je suivais Wil Aime depuis ses vidéos Facebook et YouTube, et j’étais donc particulièrement curieuse de voir comment son univers allait survivre au passage au long métrage. WHO est loin d’être parfait, mais je trouve les critiques qui le réduisent à un mauvais film beaucoup trop sévères, parce qu’il y a derrière ses maladresses une vraie architecture d’idées.
J’ai d’abord aimé son choix de personnages. Cette vieille dame qui préside une réunion de gangsters sans paraître le moins du monde intimidée, Walter, Moïse, Wilson qui débarque avec son allure d’étudiant presque penaud… Ils forment un étrange Cluedo grandeur nature. Au premier degré, le film nous demande évidemment : qui est la taupe ? Mais assez vite, j’ai eu l’impression que cette question n’était qu’un prétexte à une autre : qui est réellement innocent, qui est réellement coupable, et qu’est-ce qui sépare les deux ?
C’est là que Wilson et Jahnaël deviennent pour moi essentiels. Ils sont tous les deux interprétés par Wil Aime, et je ne crois pas que ce soit simplement un exercice d’acteur. Je les vois comme des doubles cinématographiques, les deux faces d’une même pièce. Wilson est présenté comme extérieur au jeu, presque innocent, alors que Jahnaël incarne immédiatement quelque chose de beaucoup plus sombre. Pourtant, au fil de l’histoire, Wilson devient lui-même indispensable au fonctionnement du jeu. Des décisions reposent sur lui ; il participe à l’équilibre de la partie ; il finit presque par devenir maître d’un jeu auquel il était censé ne pas appartenir.
Et justement, la pièce de monnaie qu’on lui remet n’est pas anodine. Pile et face. Lumière et obscurité. Wilson et Jahnaël. Chance et malchance. Bien et mal. Le film repose constamment sur des oppositions que l’on croit séparées avant de découvrir qu’elles appartiennent au même ensemble.
Tout l’univers du jeu renforce cette idée : les probabilités, les calculs, les règles, les choix binaires, le casino, les dés, le hasard. Mais le film va, selon moi, plus loin qu’un simple discours sur la chance. Il pose une question beaucoup plus intéressante : la chance d’une personne peut-elle exister indépendamment de la malchance d’une autre ?
L’exemple des 20 euros trouvés dans la rue résume parfaitement cela. Pour celui qui trouve le billet, c’est de la chance. Mais cette chance suppose nécessairement que quelqu’un d’autre l’ait perdu. Il en va de même, à une autre échelle, du jeu d’argent : celui qui décroche un énorme gain célèbre son bonheur sans penser à la multitude de mises perdues qui ont alimenté la cagnotte. Le film transforme donc la fameuse idée selon laquelle « le malheur des uns fait le bonheur des autres » en véritable principe narratif : tout gain possède un revers, toute victoire a un prix, toute face lumineuse projette quelque part une ombre.
C’est aussi pour cela que le vocabulaire religieux m’a intéressée. Un personnage refuse de se dire « chanceux » et préfère parler de bénédiction. Le groupe n’est pas lié par un simple accord mais par un pacte. La nuance est importante : le mot évoque immédiatement l’idée du pacte faustien, de quelque chose que l’on obtient en échange d’autre chose. À mes yeux, le film met constamment en balance hasard, bénédiction, malédiction, dette et contrepartie.
Le personnage de Moïse concentre particulièrement cette ambiguïté. Et l’une des scènes qui m’a le plus marquée est paradoxalement une scène que le film laisse presque sans explication : une mère arrive avec son bébé qui ne respire plus. Elle est désespérée tandis que tout le monde autour d’elle demeure étrangement calme. Est-ce de la peur ? De l’habitude ? De la confiance absolue en Moïse ? Sont-ils drogués, envoûtés, sous son emprise ? Le film refuse de nous le dire.
Et Moïse pose une question curieuse : depuis combien de temps l’enfant ne respire-t-il plus ? La mère répond : « depuis hier ». À partir de là, la scène quitte presque le réalisme. On n’est plus devant une urgence médicale normale : on entre dans un espace où l’on attend éventuellement un miracle, un rituel ou quelque chose qui dépasse les règles ordinaires.
J’ai trouvé très belle la manière dont Moïse tourne simplement la tête. Le geste est minuscule, mais j’ai eu l’impression qu’il faisait symboliquement pivoter quelque chose : le destin, la roue, le cours des événements. Je ne sais pas si c’est ce que Wil Aime a voulu signifier, mais l’image fonctionne ainsi pour moi.
Et le film devient encore plus étrange lorsqu’on retrouve ensuite de la cocaïne enveloppée dans ce qui semble reprendre l’imagerie du linge entourant le bébé. La mère avait annoncé qu’elle pouvait payer. A-t-elle payé ainsi ? Moïse a-t-il réellement fait quelque chose pour l’enfant ? Est-il guérisseur, escroc, sorcier, dealer, chef spirituel ? Le film ne tranche pas. Et c’est précisément l’un des rares moments où je trouve qu’il fait ce qu’il devrait faire davantage : il nous laisse avec l’image et nous oblige à travailler nous-mêmes.
Le nom de Moïse ajoute évidemment une dimension religieuse. Le Moïse biblique n’est d’ailleurs pas un prêtre au sens strict — le rôle sacerdotal revient plutôt à Aaron — mais il est médiateur, guide et homme des signes miraculeux. Si le costume du personnage évoque en plus un vêtement ecclésiastique, le film semble volontairement mélanger les codes : prophète, prêtre, sorcier, trafiquant. Le sacré et le profane deviennent encore deux faces difficiles à séparer.
C’est aussi ce qui m’a fait penser à Sinners. Pas parce que les deux films racontent la même histoire, mais parce qu’ils travaillent tous les deux autour du double, de la lumière et de l’ombre, du péché, de la foi, de la mort, de ce qui existe peut-être après elle et du prix qu’on accepte de payer. Chez Ryan Coogler, Michael B. Jordan interprète deux frères jumeaux ; dans WHO, Wil Aime fait également de son propre visage le support d’une dualité. Dans les deux cas, le double n’est pas simplement un effet : il devient une manière de mettre en scène une nature humaine qui contient en même temps plusieurs forces contradictoires.
C’est d’ailleurs pour cela que je trouve l’affiche de WHO intéressante : elle est presque entièrement construite sur le rouge et le noir, avec une silhouette noire sur fond rouge et le slogan « Le monstre se cache dans les détails ». Rouge du sang, du danger, peut-être de l’enfer ; noir de la dissimulation et de l’inconnu. Là encore, deux masses extrêmement simples qui racontent déjà la confrontation entre ce que l’on voit et ce qui se cache.
Et pourtant, c’est précisément là que se trouve pour moi le principal défaut du film : Wil Aime ne fait pas suffisamment confiance à son spectateur.
C’est presque paradoxal venant de l’auteur de Chaque détail compte. Dans ses anciennes vidéos, il nous donnait des indices et nous laissait chercher. On revisionnait, on lisait les commentaires, on découvrait ce qu’on avait raté. Dans WHO, au contraire, la voix off intervient sans arrêt. Certaines scènes sont expliquées alors que l’image venait déjà de nous faire comprendre ce qui se passait. Le film semble parfois dire : « Regardez attentivement » puis, trois secondes plus tard, nous donner lui-même la réponse.
C’est dommage, parce que ses meilleures idées sont justement celles qu’il n’explique pas : la pièce, les doubles, Moïse, le bébé, les échanges, les pactes, les rapports entre chance et malchance. Ce sont ces éléments-là qui donnent envie de discuter après le générique.
Le jeu des acteurs est également inégal. J’ai trouvé Wil Aime convaincant dans ses rôles et Hassan Koné, qui joue Walter, particulièrement bon. En revanche, certains personnages me semblent beaucoup moins naturels. La jeune fille, notamment, m’a sortie de certaines scènes : après des événements extrêmement traumatiques, son expression reste si peu modifiée que je n’arrivais plus à croire à la situation. Cela peut être un problème d’interprétation, mais aussi de direction d’acteur. Certains dialogues, notamment autour de Dieu et de la rédemption, sont également tellement démonstratifs qu’on entend parfois davantage le scénariste exposer son idée que le personnage parler réellement.
Enfin, j’ai eu pendant tout le film le sentiment que WHO aurait peut-être été plus naturel sous forme de série ou de mini-série. Il possède trop de personnages, trop de pistes, trop de ramifications et trop de questions laissées ouvertes pour fonctionner pleinement comme un récit fermé de deux heures. Certaines séquences ressemblent presque à des introductions d’épisodes futurs. La fin elle-même semble davantage ouvrir un nouvel arc que terminer véritablement celui que l’on vient de voir.
Au fond, c’est peut-être le grand paradoxe de WHO. Le film est beaucoup plus intéressant lorsqu’il se tait que lorsqu’il explique. Il contient de vraies idées sur la dualité, la responsabilité, le hasard, la croyance, le prix des choix et la porosité entre l’innocence et la culpabilité. Mais il veut tellement s’assurer que nous remarquions son intelligence qu’il nous prive parfois du plaisir de la découvrir.
Je ne trouve donc pas WHO raté. Je le trouve maladroit, inégal, parfois trop bavard, mais réellement stimulant. Et, chose assez rare pour être soulignée : après l’avoir terminé, j’avais encore envie d’en parler, d’interpréter certaines scènes et de revenir sur certains détails. Pour un thriller qui prétend que chaque détail compte, ce n’est déjà pas rien.
⚠️ SPOILERS IMPORTANTS
Je suivais Wil Aime depuis ses vidéos Facebook et YouTube, et j’étais donc particulièrement curieuse de voir comment son univers allait survivre au passage au long métrage. WHO est loin d’être parfait, mais je trouve les critiques qui le réduisent à un mauvais film beaucoup trop sévères, parce qu’il y a derrière ses maladresses une vraie architecture d’idées.
J’ai d’abord aimé son choix de personnages. Cette vieille dame qui préside une réunion de gangsters sans paraître le moins du monde intimidée, Walter, Moïse, Wilson qui débarque avec son allure d’étudiant presque penaud… Ils forment un étrange Cluedo grandeur nature. Au premier degré, le film nous demande évidemment : qui est la taupe ? Mais assez vite, j’ai eu l’impression que cette question n’était qu’un prétexte à une autre : qui est réellement innocent, qui est réellement coupable, et qu’est-ce qui sépare les deux ?
C’est là que Wilson et Jahnaël deviennent pour moi essentiels. Ils sont tous les deux interprétés par Wil Aime, et je ne crois pas que ce soit simplement un exercice d’acteur. Je les vois comme des doubles cinématographiques, les deux faces d’une même pièce. Wilson est présenté comme extérieur au jeu, presque innocent, alors que Jahnaël incarne immédiatement quelque chose de beaucoup plus sombre. Pourtant, au fil de l’histoire, Wilson devient lui-même indispensable au fonctionnement du jeu. Des décisions reposent sur lui ; il participe à l’équilibre de la partie ; il finit presque par devenir maître d’un jeu auquel il était censé ne pas appartenir.
Et justement, la pièce de monnaie qu’on lui remet n’est pas anodine. Pile et face. Lumière et obscurité. Wilson et Jahnaël. Chance et malchance. Bien et mal. Le film repose constamment sur des oppositions que l’on croit séparées avant de découvrir qu’elles appartiennent au même ensemble.
Tout l’univers du jeu renforce cette idée : les probabilités, les calculs, les règles, les choix binaires, le casino, les dés, le hasard. Mais le film va, selon moi, plus loin qu’un simple discours sur la chance. Il pose une question beaucoup plus intéressante : la chance d’une personne peut-elle exister indépendamment de la malchance d’une autre ?
L’exemple des 20 euros trouvés dans la rue résume parfaitement cela. Pour celui qui trouve le billet, c’est de la chance. Mais cette chance suppose nécessairement que quelqu’un d’autre l’ait perdu. Il en va de même, à une autre échelle, du jeu d’argent : celui qui décroche un énorme gain célèbre son bonheur sans penser à la multitude de mises perdues qui ont alimenté la cagnotte. Le film transforme donc la fameuse idée selon laquelle « le malheur des uns fait le bonheur des autres » en véritable principe narratif : tout gain possède un revers, toute victoire a un prix, toute face lumineuse projette quelque part une ombre.
C’est aussi pour cela que le vocabulaire religieux m’a intéressée. Un personnage refuse de se dire « chanceux » et préfère parler de bénédiction. Le groupe n’est pas lié par un simple accord mais par un pacte. La nuance est importante : le mot évoque immédiatement l’idée du pacte faustien, de quelque chose que l’on obtient en échange d’autre chose. À mes yeux, le film met constamment en balance hasard, bénédiction, malédiction, dette et contrepartie.
Le personnage de Moïse concentre particulièrement cette ambiguïté. Et l’une des scènes qui m’a le plus marquée est paradoxalement une scène que le film laisse presque sans explication : une mère arrive avec son bébé qui ne respire plus. Elle est désespérée tandis que tout le monde autour d’elle demeure étrangement calme. Est-ce de la peur ? De l’habitude ? De la confiance absolue en Moïse ? Sont-ils drogués, envoûtés, sous son emprise ? Le film refuse de nous le dire.
Et Moïse pose une question curieuse : depuis combien de temps l’enfant ne respire-t-il plus ? La mère répond : « depuis hier ». À partir de là, la scène quitte presque le réalisme. On n’est plus devant une urgence médicale normale : on entre dans un espace où l’on attend éventuellement un miracle, un rituel ou quelque chose qui dépasse les règles ordinaires.
J’ai trouvé très belle la manière dont Moïse tourne simplement la tête. Le geste est minuscule, mais j’ai eu l’impression qu’il faisait symboliquement pivoter quelque chose : le destin, la roue, le cours des événements. Je ne sais pas si c’est ce que Wil Aime a voulu signifier, mais l’image fonctionne ainsi pour moi.
Et le film devient encore plus étrange lorsqu’on retrouve ensuite de la cocaïne enveloppée dans ce qui semble reprendre l’imagerie du linge entourant le bébé. La mère avait annoncé qu’elle pouvait payer. A-t-elle payé ainsi ? Moïse a-t-il réellement fait quelque chose pour l’enfant ? Est-il guérisseur, escroc, sorcier, dealer, chef spirituel ? Le film ne tranche pas. Et c’est précisément l’un des rares moments où je trouve qu’il fait ce qu’il devrait faire davantage : il nous laisse avec l’image et nous oblige à travailler nous-mêmes.
Le nom de Moïse ajoute évidemment une dimension religieuse. Le Moïse biblique n’est d’ailleurs pas un prêtre au sens strict — le rôle sacerdotal revient plutôt à Aaron — mais il est médiateur, guide et homme des signes miraculeux. Si le costume du personnage évoque en plus un vêtement ecclésiastique, le film semble volontairement mélanger les codes : prophète, prêtre, sorcier, trafiquant. Le sacré et le profane deviennent encore deux faces difficiles à séparer.
C’est aussi ce qui m’a fait penser à Sinners. Pas parce que les deux films racontent la même histoire, mais parce qu’ils travaillent tous les deux autour du double, de la lumière et de l’ombre, du péché, de la foi, de la mort, de ce qui existe peut-être après elle et du prix qu’on accepte de payer. Chez Ryan Coogler, Michael B. Jordan interprète deux frères jumeaux ; dans WHO, Wil Aime fait également de son propre visage le support d’une dualité. Dans les deux cas, le double n’est pas simplement un effet : il devient une manière de mettre en scène une nature humaine qui contient en même temps plusieurs forces contradictoires.
C’est d’ailleurs pour cela que je trouve l’affiche de WHO intéressante : elle est presque entièrement construite sur le rouge et le noir, avec une silhouette noire sur fond rouge et le slogan « Le monstre se cache dans les détails ». Rouge du sang, du danger, peut-être de l’enfer ; noir de la dissimulation et de l’inconnu. Là encore, deux masses extrêmement simples qui racontent déjà la confrontation entre ce que l’on voit et ce qui se cache.
Et pourtant, c’est précisément là que se trouve pour moi le principal défaut du film : Wil Aime ne fait pas suffisamment confiance à son spectateur.
C’est presque paradoxal venant de l’auteur de Chaque détail compte. Dans ses anciennes vidéos, il nous donnait des indices et nous laissait chercher. On revisionnait, on lisait les commentaires, on découvrait ce qu’on avait raté. Dans WHO, au contraire, la voix off intervient sans arrêt. Certaines scènes sont expliquées alors que l’image venait déjà de nous faire comprendre ce qui se passait. Le film semble parfois dire : « Regardez attentivement » puis, trois secondes plus tard, nous donner lui-même la réponse.
C’est dommage, parce que ses meilleures idées sont justement celles qu’il n’explique pas : la pièce, les doubles, Moïse, le bébé, les échanges, les pactes, les rapports entre chance et malchance. Ce sont ces éléments-là qui donnent envie de discuter après le générique.
Le jeu des acteurs est également inégal. J’ai trouvé Wil Aime convaincant dans ses rôles et Hassan Koné, qui joue Walter, particulièrement bon. En revanche, certains personnages me semblent beaucoup moins naturels. La jeune fille, notamment, m’a sortie de certaines scènes : après des événements extrêmement traumatiques, son expression reste si peu modifiée que je n’arrivais plus à croire à la situation. Cela peut être un problème d’interprétation, mais aussi de direction d’acteur. Certains dialogues, notamment autour de Dieu et de la rédemption, sont également tellement démonstratifs qu’on entend parfois davantage le scénariste exposer son idée que le personnage parler réellement.
Enfin, j’ai eu pendant tout le film le sentiment que WHO aurait peut-être été plus naturel sous forme de série ou de mini-série. Il possède trop de personnages, trop de pistes, trop de ramifications et trop de questions laissées ouvertes pour fonctionner pleinement comme un récit fermé de deux heures. Certaines séquences ressemblent presque à des introductions d’épisodes futurs. La fin elle-même semble davantage ouvrir un nouvel arc que terminer véritablement celui que l’on vient de voir.
Au fond, c’est peut-être le grand paradoxe de WHO. Le film est beaucoup plus intéressant lorsqu’il se tait que lorsqu’il explique. Il contient de vraies idées sur la dualité, la responsabilité, le hasard, la croyance, le prix des choix et la porosité entre l’innocence et la culpabilité. Mais il veut tellement s’assurer que nous remarquions son intelligence qu’il nous prive parfois du plaisir de la découvrir.
Je ne trouve donc pas WHO raté. Je le trouve maladroit, inégal, parfois trop bavard, mais réellement stimulant. Et, chose assez rare pour être soulignée : après l’avoir terminé, j’avais encore envie d’en parler, d’interpréter certaines scènes et de revenir sur certains détails. Pour un thriller qui prétend que chaque détail compte, ce n’est déjà pas rien.
Je suis plutôt fan des vidéos de Wil Aime, mais entre une vidéo montée et un film, ce n’est clairement pas la même chose. Il y a plus de contraintes, plus de rythme à gérer, plus de cohérence à maintenir. Et je trouve que WHO échoue dans plusieurs aspects importants.
Le film dure trop longtemps, ou plutôt il met trop de temps à se développer. On ressent une vraie longueur, un manque de dynamisme, et ça n’aide pas du tout l’histoire. Les coupures d’information avec les livres cassent complètement l’immersion : au lieu de renforcer le mystère, ça donne l’impression de sortir du film à chaque fois.
Plusieurs acteurs et actrices jouent assez mal, que ce soit dans les émotions ou dans l’intonation. Ça sonne faux, ça manque de naturel, et ça affaiblit les scènes censées être fortes.
Un autre problème, c’est que pour les personnes qui connaissent Wil Aime, le suspense est brisé dès le départ. On sait qu’il se donne presque toujours le rôle principal. Donc la recherche du coupable perd de son intérêt : pour moi, c’était presque évident que c’était lui. Le film essaie de créer du doute, mais ça ne fonctionne pas.
Les flashbacks des criminels sont mal racontés. On ne s’attache pas aux personnages, on ne comprend pas vraiment leur passé, et du coup, leur sort n’a aucun impact. Qu’ils meurent ou non, ça ne change rien émotionnellement, parce que le film ne construit pas de lien avec eux.
Finalement, je me demande si un film plus simple, centré sur un débat autour de la table, avec des flashbacks courts montrant ce qui aurait pu se passer cette nuit‑là, n’aurait pas été bien meilleur. Voyager sur deux ou trois jours rend le récit bizarre, étiré, et casse le rythme.
Au final, WHO est un film ambitieux, mais qui manque de rythme, de cohérence, de direction et de justesse dans le jeu des acteurs. Il a des idées, mais il ne les exploite pas bien.
Le film dure trop longtemps, ou plutôt il met trop de temps à se développer. On ressent une vraie longueur, un manque de dynamisme, et ça n’aide pas du tout l’histoire. Les coupures d’information avec les livres cassent complètement l’immersion : au lieu de renforcer le mystère, ça donne l’impression de sortir du film à chaque fois.
Plusieurs acteurs et actrices jouent assez mal, que ce soit dans les émotions ou dans l’intonation. Ça sonne faux, ça manque de naturel, et ça affaiblit les scènes censées être fortes.
Un autre problème, c’est que pour les personnes qui connaissent Wil Aime, le suspense est brisé dès le départ. On sait qu’il se donne presque toujours le rôle principal. Donc la recherche du coupable perd de son intérêt : pour moi, c’était presque évident que c’était lui. Le film essaie de créer du doute, mais ça ne fonctionne pas.
Les flashbacks des criminels sont mal racontés. On ne s’attache pas aux personnages, on ne comprend pas vraiment leur passé, et du coup, leur sort n’a aucun impact. Qu’ils meurent ou non, ça ne change rien émotionnellement, parce que le film ne construit pas de lien avec eux.
Finalement, je me demande si un film plus simple, centré sur un débat autour de la table, avec des flashbacks courts montrant ce qui aurait pu se passer cette nuit‑là, n’aurait pas été bien meilleur. Voyager sur deux ou trois jours rend le récit bizarre, étiré, et casse le rythme.
Au final, WHO est un film ambitieux, mais qui manque de rythme, de cohérence, de direction et de justesse dans le jeu des acteurs. Il a des idées, mais il ne les exploite pas bien.
Excellent ! Scénario qui nous tient en haleine du debut a la fin ! Ca valait la peine d’attendre ! On attends le WHO 2 avec impatience !
J’ai passé un superbe moment au cinéma et je le regarderai à nouveau rien que pour la beauté de la poésie de l'écriture.
Un film dont tous les codes ont été empruntés à la téléréalité. Des personnalités forcées et caricaturales, l'effet bodycam cheap et inutile, une voix off permanente pour rappeler ce qu'on vient de voir 10 secondes plus tôt, et surtout un scénario compliqué mais sans aucun fond. Aucun intérêt je ne recommande pas
Je l’ai trouvé fantastique, très beau film francais. On reste en haleine gâté de voir la suite ! Chaque détails compte !
Bon, bien évidemment c'est pas du niveau de l'ancien wil aim, et j'ai l'impression que ca été baclé et fait juste pour être fait, mais c'est quand même bien, c'est dommage il faisait mieux avec 0 budget et une caméra de téléphone mais quand il y'a budget et du matériel c'est moins bien
Ce film est tout simplement époustouflant.
J’ai regardé WHO pendant deux heures sans voir le temps passer. L’histoire attise constamment la curiosité et entretient le suspense du début à la fin. Plus le récit avance, plus on s’attache aux différents protagonistes et on cherche à comprendre leurs motivations. C’est un thriller captivant qui réussit à maintenir l’intérêt jusqu’à son dénouement.
J’ai regardé WHO pendant deux heures sans voir le temps passer. L’histoire attise constamment la curiosité et entretient le suspense du début à la fin. Plus le récit avance, plus on s’attache aux différents protagonistes et on cherche à comprendre leurs motivations. C’est un thriller captivant qui réussit à maintenir l’intérêt jusqu’à son dénouement.
Paie tes collaborateurs stp. Paie tes collaborateurs stp. Paie tes collaborateurs stp. Paie tes collaborateurs stp.
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