S'il y a bien un truc qui m'insupporte au cinéma, pire que Bay, ou Emmerich puisque finalement tout le monde sait qu'ils sont des tocards, c'est Apatow. Je ne supporte pas ce mec. Il me sort par les trous de nez avec ses réalisations et ses productions. Seulement, je dois dire que je crois trouver dans le cinéma de Adam McKay du cinéma justement et quelque chose que j'aime. Si j'avais bien aimé Very Bad Cops, Ron Burgundy, (mais pas Frangins malgré eux), c'est vraiment avec ce Ricky Bobby que je commence à vraiment l'aimer. Parce que ce film m'a fait chialer. Il y a un moment où je n'en pouvais plus. C'était plus possible et j'ai craqué, le rire nerveux qui ne veut pas s'arrêter devant une scène complètement conne et improbable, c'est bon. Je pense à la scène du "feu", qui dure une plombe et à chaque fois Ferrell vient en remettre une couche jusqu'à qu'on flirte avec la connerie la plus totale. C'est bon de rire. Et je dois dire que ça doit faire très longtemps que je n'ai pas ri ainsi devant un film. Et peu sont les films qui m'ont fait autant rire. Alors oui ce n'est pas raffiné pour un sous, mais il y a une intelligence dans le dispositif, un décalage que je trouve vraiment bon. L'histoire m'a beaucoup fait penser à Jour de Tonnerre de Tony Scott que j'avais étrangement apprécié dont ce Ricky Bobby semble être une parodie complètement géniale. Tout est bien, de la mise en scène des scènes de courses, aux seconds rôles (avec un casting génial et une Amy Adams que je n'ai jamais connu aussi belle), jusqu'au moindre détail, chaque réplique est là pour donner la pêche. Seulement j'avais un peu peur du schéma classique de la Bromance qui me sort par les trous de nez (particulièrement chez Apatow), alors oui on passe par les passages obligés, ça serait le défaut du film, mais ils sont tellement cons et arrivent à ne pas être gnangna, qu'on a là un putain de bon film. Le film est quand même long pour une comédie et à aucun moment je n'ai senti la moindre longueur.
Mais j'avoue que dans le même "genre" je préfère peut-être Hot Rod parce qu'en plus de tout ça il est mignon tout plein. Alors que Ricky Bobby c'est que de la déconne. Et pour une fois j'adore Sasha Baron Cohen dans un film qui n'est pas axé sur un de ses personnages. Il est juste génial en gay français avec son accent tout sauf français complètement surjoué.
Je suis un peu déçu par ce film en dents de scie car il avait pourtant un bon potentiel. La mise en scène est très bonne, mais hélas excepté la 1ère partie et le défi final trépidant c'est vraiment lourd de longueurs, en plus dans le genre avec Will Ferrel on a vu mieux. Si on rajoute la vulgarité, les niaiseries, les problèmes familiaux et des trucs plutôt prévisibles on loupe alors le coche; et même s'il y a des points positifs et que j'aime cet humour décalé on ne peut que regretter autant de défauts qui finissent par tout plomber!
Alors oui, si on s'arrête à la caricature de J. Girard et qu'on est guère friand de l'humour énôôôrme venu des USA, on aimera pas cette comédie. Mais pour les autres, quel pied !!!! Bon sang que ça fait du bien de se bidonné devant cette caricature acide et méga poilante d'une Amérique consummériste, hypocrite, beauf, obsédé, bête et crasse, où aucun personnage ne rattrape l'autre. Le héros est un égoïste demeuré dont le père est un loser patenté (superbe G. Cole), flanqué d'une femme magnifique qui court après le fric et d'un pote plus couillon tu meurs, ajouté 2 marmots plus horribles que Bart Simpson, un chef d'écurie à la carrure de M. C. Duncan mais qui rêve d'être Donna Summer ou encore un concurrent direct incarné par l'impayable S. B. Cohen, pilote gay et féru de Camus qui a des rêves de vie bien étranges. Bref, du portnawak délirant, reposant sur l'impro et dont chaque scène enfonce un peu plus ses persos dans une crétinerie abyssale. Les scènes de course sont bien faites et cette parodie de "Jours de tonnerre" vaut son pesant d'or. La comédie US se porte bien et tant mieux. D'autres critiques sur
Et si ce "Ricky Bobby : Roi du Circuit", inédit dans les salles françaises - honte aux distributeurs ! - était le meilleur résultat à date de la collaboration - occasionnelle - Ferrell / Apatow ? Si on arrive à s'arrêter de rire pendant assez longtemps pour y réfléchir, ce n'est pas une hypothèse idiote : car ce triomphe de la comédie US "moderne" conjugue l'abattage parfait d'un Will Ferrell brillantissime, le numéro impeccable d'un Sacha Baron Cohen encore une fois superbe dans un numéro de transformiste (pilote français existentialiste gay : tout un programme !), et surtout une virulence quasi "politique" qui va bien au-delà des habituelles piques contre la beauferie américaine et le matérialisme déshumanisant. Tout en se plaçant avec détermination du côté des marginaux (le personnage magnifique du père auto-destructeur), et en filmant frontalement la bêtise et l'égoïsme sans leur trouver aucune excuse, le film reste pourtant fondamentalement "apatowien" : généreux, lucide… épatant !
Alors que Will Ferrell est injustement boudé en France, la résistance s'organise pour saluer ce génie comique qui pousse la débilité à un point rarement atteint. S'attaquant à l'univers du Nascar, il est clair que le monde va en prendre plein la gueule et même si certains Français se sentiront vexés par le personnage de jean Girard (beaucoup ont l'esprit complètement fermés et n'ont aucun sens de l'humour) ce n'est rien en comparaison de ce que subiront les Americains et leurs cultures, représenté par des crétins tous plus débile les uns que les autres bloqués dans un monde consumériste complétement affligeant.
Des gags ultra prévisible servit par une histoire toute aussi prévisible.Et tout ça dure 2h pour pas grand chose.Seul Sacha Baron Cohen sort son personnage du lot,et encore on ne peut pas dire que cette comédie soit franchement drôle.
Un énorme succès coté US... Et un direct to DVd par chez nous... JE me demande bien ce qu'on pu trouver les américains d'appréciable dans ce film (enfin faut dire qu'ils ont toujours des gouts très spéciaux^^). Si le film serait passé par la case cinéma, le bide aurait été de mise ; a 100%! Outre l'histoire, certe originale mais pas spécialement intriguante ou interessante. Will aux commandes, on se laisse tenter pensant que le tout va être à mourir de rire (apres chacun aura son avis sur ce réalisateur, qui pour ma part ; ne m'a jamais réellement convaincu dans le domaine de la comédie). Niveau casting, seul "Borat" retiendra un peu notre attention et relèvera (le mot est bien grand) l'ensemble. Mais pour le reste, on frôle le ridicule (je crois même que l'on est en plein dedans). Aucune surprise ou rebondissement, avec une fin dés plus prévisible. Bon apres tout, on se doute que cela ne sera pas le film qui nous fera réfléchir et nous offrira quelques choses d'innatendu ; mais l'on s'attend quand même à quelques surprises. Mais c'est le néant le plus complet. LA faute à un réalisateur qui a seulement voulu miser sur l'humour (mettant de coté le scénario qui n'est absolument pas approfondi, ni travaillé) en s'attaquant aux français et aux Américains (chacun en prenant pour son grade^^). Mais l'humour ne passe pas vraiment. Une ou deux répliques feront peut être mouches pour certains, et encore ; il faut se forcer un peu. Voir même beaucoup, pour rester jusqu'au bout. Bref, je me suis ennuyé du début à la fin (et le tout sans le moindre sourire) ; et heureusement que je suis tomber dessus par hazard. Mais je ne suis pas pres de revisionner ce navet qui est plat d'un bout à l'autre. Car l'humour est bien plus que potache. Il est même indéfinissable. LE film à éviter a tout prix! Même en cadeau! Vendez le au plus vite sur un vide grenier!
Adam McKay s'approprie le temps d'un film, le fabuleux ou pas (thème très subjectif) monde de la NASCAR (mais si vous connaissez... ces bagnoles de course sponsorisées à outrance qui tournent et tournent encore jusqu'à, de temps en temps, se percuter... Toujours pas ? Un indice alors: jour de tonnerre et le couple Cruise-Kidman). Sorte de parodie sans avoir l'air de se moquer, Ricky Bobby raconte l'ascension d'un coureur en quête de reconnaissance paternel. Évidemment, on rigole de bon cœur. Le tandem Ferrell-Reilly fonctionne à merveille comme ils l'ont encore prouvés par après, notamment dans Step Brothers.
« Il n’y a rien de plus effrayant que de conduire à côté d’un puma. »
Film réalisé par Adam McKay dont c’est la troisième collaboration avec Will Ferrell, Talladega Nights : The Ballad of Ricky Bobby regroupe pas mal d’interprètes habitués des productions de Judd Apatow : Will Ferrell, bien sûr, John C. Reilly, Amy Adams, Jack McBryer, David Koechner, mais aussi un Sacha Baron Cohen qui surjoue à la perfection, qualité rare, Michael Clarke Duncan, Leslie Bibb et un surprenant et très attachant Gary Cole avec ses faux airs de James Woods, sans oublier la kyrielle de caméos, une habitude prise depuis Présentateur Vedette : La Légende de Ron Burgundy (du même McKay, 2004).
Entre satire au vitriol du Sud profond, et de son obsession pour la virilité toxique et la religion, comme une extension à Borat (Larry Charles, 2006), et parodie potache des films de vitesse, cette œuvre réunit tous les ingrédients nécessaires à la réussite d’une comédie déjantée : un scénario inexistant sinon dans ses travers, clichés pourfendus jusqu’à la moëlle, des interprètes drôles jusqu’à l’absurde, du politiquement incorrect au second degré qui fustige le racisme et l’homophobie, et une fidélité aux codes du genre pour mieux les casser avant de les réintégrer en surfant, grande tradition SNL, sur un tsunami de références à la culture populaire des Etats-Unis.
Ça n’est pas du grand cinéma, même si Adam McKay nous gratifie d’images parfois particulièrement léchées, mais c’est assurément un exemple type de comédie aboutie et sans complexe, un genre transgressif typique des Etats-Unis (un temps tenté, en France, par les Nuls), qui tend, sans en avoir l’air, à la recherche en sociologie (jusqu’à la dernière seconde du générique final), comme le sont souvent les productions Apatow. Une pépite.
Second volet de la trilogie du boauf américain, une comédie énooooorme et instantanément culte, remplis de séquences d'anthologie (Sacha Baron Cohen n'a jamais été aussi drôle) et qui a le mérite d'avoir des scènes de courses immersives comme c'est pas permis.
C'est plus une sorte de satire d'une certaine Amérique qu'une véritable comédie. Malgré quelques scènes quasi-anthologiques, ce film ne restera pas comme l'un des meilleurs Apatow.
Le retour du grand, de l'immense, du colossale Will Ferrell dans une comédie plus déjantée que jamais. Après "Présentateur Vedette" qui avait quelques défaut de narration, l'humoriste revient, et ça va faire mal!D'emblée Ferrell s'attaque à une Amérique insouciante limite attardée. Brillante parodie d'une famille style hamburger-voitures-silicones:le père est un pilote de formule 1 deux de QI, la mère une bombe blonde encore moins futée que son mari, et les enfants sont deux nationalistes fachos. On est littéralement mitraillé de gags et on arrête pas de rire du début à la fin: le film pourrait dévier sur un décalage au deuxième degré comme le fond beaucoup de critiques sociales, mais là non, le réalisateur a décidé de jouer franco avec le spectateur et d'assumer ses gags, aussi cons soient t-ils. Le film a un réel potentiel et ne se contente pas de faire rire: le spectacle est total, autant au niveau de l'action qu'au niveau du casting, impeccable. Une des meilleurs comédies jamais faites.
Une comédie jouissif qui fait mouche . Son histoire ses répliques et ses acteurs sont tous très bons . Mention spéciale a Will Ferell et Sacha Baron Cohen qui livre un duel irrésistible . Un classique de la comédie américain malheureusement très peu connu chez nous en france .
Voici l'un des films nés de la collaboration du trio déjanté Ferrell, Reilly, McKay. Les deux premiers font état de leur humour absolument régressif, grâce à l’excellent duo qu'ils forment, pour incarner deux conducteurs automobiles américains complètement beaufs, qui rendent hommage aux valeurs mercantiles les plus absurdes, à la vulgarité et aux bienfaits de la chirurgie esthétique. Mais ce n'est pas tout: Sasha Baron Cohen vient y jouer un Français, dans le cliché texan le plus volontairement stupide: un accent affreux, de la pédanterie et une vie amoureuse menée avec un éleveur de bergers allemands. La compagnie propose un humour totalement décérébré et régressif comme eux seuls savent le faire. Malheureusement, cela n'empêche pas le film de pâtir de quelques baisses de rythme, mais un tel spectacle étant inconnu en France, ne boudons pas notre plaisir.